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Réfer. : AL1204A
Auteur : Heinrich Khunrath.
Titre : Amphithéâtre de l'Eternelle Sapience.
S/titre : seule vraie.

Editeur : Guilielmus Antonivs. Hanav.
Date éd. : 1609.
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AMPHITHEATRE
CHRISTIANO - KABBALISTIQUE DIVINO - MAGIQUE PHYSICO - CHIMIQUE TER - TRI - UNO - CATHOLIQUE
DE L'ETERNELLE
S A P I E N C E
SEULE VRAIE
DISPOSE PAR
HENRI KHUNRATH
DE LEIPZIG


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H A N A V ------ 1609
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E X T R A I T
DU PRIVILEGE DE L'EMPEREUR
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Par Privilège de Sa Majesté sacrée Impériale, défense est faite, dans toutes les limites du Saint Empire Romain et de tous les Royaumes et Domaines de sa Majesté, à tous
Dessinateurs, Graveurs, Typographes, Libraires, et en un mot à tous ceux qui fabriquent
et font commerce des livres, de contrefaire soit en partie ou en totalité des caractères
semblables ou d'autre forme, de remanier ou de faire remanier, de reproduire ailleurs par
gravure ou impression, de vendre ou distribuer ouvertement ou en secret, les oeuvres d'Henri
Khunrath, de Leipzig, Docteur en Médecine, qu'elles soient écrites ou dessinées, médicinales,
chimiques, kabbalistiques, ou traitant de toute autre science occulte, latines ou allemandes,
traduites d'autres auteurs ou écrites et inventées par lui-même, et en particulier parmi
celles-ci, l'AMPHITHEATRE Christiano-Kabbalistique, Divino-Magique, Physico-Chimique et
Ter-Tri-uno-Catholique de l'Eternelle Sapience, seule vraie, sans avoir obtenu auparavant
le consentement du dit Docteur Henri Khunrath ou de ses héritiers, et cela par l'espace de
dix années, à partir du premier jour où il lui plaira de donner cette édition. Si quelqu'un,
en commettant une de ces actions, était assez téméraire pour essayer, en quelque lieu que ce
soit, de mépriser, négliger ou transgresser ce Privilège et Interdit Impérial, non seulement
il sera privé, de fait, de tous les exemplaires ainsi contrefaits ou reproduits (ce que pourront
faire ledit Henri Khunrath ou ses héritiers ou leurs mandataires en quelque lieu que ce soit,
ou par eux-mêmes, car nous leur accordons à ce sujet toute autorité, ou par l'intermédiaire
du magistrat du lieu dont ils pourront requérir l'aide) mais il sera en outre irrémissiblement
condamné en expiation de la fraude à une amende de dix marks d'or pur envers le fisc
Impérial, et à une amende égale au profit du dit Docteur Khunrath ou de ses héritiers,
etc., etc.

Prague, le premier jour de juin. Année 1598.
RUDOLPHUS.
Par ordre exprès de Sa Majesté Impériale et Sacrée.
A. BENCK.
Auquel il a été ajouté le sceau de cire rouge de Sa Majesté Impériale.
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A L'E T E R N E L, A L'I N V I S I B L E, AU SEUL SAPIENT, AU MEILLEUR DE TOUS LES ETRES,
INFINI ET OMNIPOTENT
צֶבָאוֹת אְלֶחִים יְהוָֹה
(TZEBAOTH) (AELOHIM) (TETRAGRAMMATON)
A U D I E U D E S D I E U X
L'ETRE DES ETRES TRI-UN
SAINT, SAINT, SAINT
AU PERE, et AU FILS, incarné dans la plénitude du temps J E S U H - C H R I S T, ainsi qu'au SAINT- ESPRIT,
De l'Universalité des choses existantes, créées et renfermées dans tout l'UNIVERS
AUTEUR, CONSERVATEUR, GUBERNATEUR
pour toujours;
A son SEIGNEUR et SOUVERAIN Universel, bénignissime, en le craignant filialement, l'aimant uniquement, l'adorant humblement; et dans toute l'éternité, avec la dévotion qu'il lui doit, avec raison le louant;
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II.
A TOUTE LA MILICE OMNIPOTENTE DE L'ARMEE SPIRITUELLE ET CELESTE, respectueusement rassemblée; à ces esprits de flamme qui sont les ministres de IEHOVAH, divinement concédés à moi, et m'assistant de leur plein gré, par leur office didactique et tutélaire,
III.
A SON PROCHAIN (à celui qui aime véritablement et artistiquement son Dieu) à tout fidèle, quel qu'il soit, en l'aimant extrêmement,
IV.
A LUI-MEME serviteur et organe de DIEU (que la jactance et la calomnie soient loin de sa bouche!) avec tout le soin possible, suivant la mesure des DONS, par le SEIGNEUR, très libéralement accordés.
V.
(*1) A TOUTE LA SACRO-SAINTE ECRITURE BIBLIQUE, utile vers. pour instruire, pour démontrer, pour corriger, pour conduire dans la justice, afin que l'HOMME DE DIEU soit parfait, étant préparé à toute oeuvre de bien,
VI.
A LA NATURE mirifique, régie par les ELOHIM dans le MONDE universel (et à son fils, appelé la MAGNESIE des Philosophes jamais odieuse, qui doit être considéré comme MOUVEMENT et LUMIERE,
Enfin:
(*1) S. Paul II. Timoth. III. vers. 16.

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VII.
AUX SCIENCES ET ARTS, tous en général, par lesquels la gloire de DIEU est étendue sur tout l'Orbe Terrestre, et principalement aux sciences les plus secrètes et les plus sublimes qui s'accomplissent spagyriquement par le moyen du FEU qui éprouve toutes choses,
CET AMPHITHEATRE
DE L'ETERNELLE SAPIENCE
SEULE VRAIE
Et même
De ces vierges très chastes, qui, comme ELLE touchent presque aux demeures sacrées les plus secrètes, et dont il n'existe pas, parmi les Sciences et Arts utiles, sur tout l'Orbe Terrestre, au genre humain, de plus augustes, de plus saintes et (à cause de l'UTILITE et des FRUITS, tant macro et micro-cosmiques que DIVINS, salutaires dans l'Eternité) de plus éminentes par exemple
DE LA KABBALE, DE LA MAGIE ET DE L'ALCHIMIE,
Prudentissimement, Theo- et Philo-SOPHIQUEMENT auxiliatrices (par un artifice miraculeux et multiple) de LEUR HEROINE très sainte, dans l'ORATOIRE et le LABORATOIRE macro- et micro-COSMIQUE, nécessairement repurgées sous la conduite et par l'assistance de RUACH-HHOCHMAH-EL, et selon la norme de Vérité de la plus Sainte et CHRETIENNE PHILOSOPHIE, seule vraie, de tous ces spectres trompeurs, de ces sophismes exécrables, diaboliquement et faussement substitués à la VERITE elle même; conformées de nouveau sincèrement par la dextérité catholique à l'exemple de l'Archétype; dignement restituées et restaurées dans leur primordiale Simplicité et Bonté tri-uno Catholique,
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CHRISTIANO - CABALISTIQUE
D I V I N O - M A G I Q U E
et aussi
PHYSICO-CHIMIQUE
TERTRIVNO-CATHOLIQUE
Dans lequel, Theo- et Philo-SOPHIQUEMENT est enseignée la VRAIE SAPIENCE et son étude qui est la source la plus sincère de la PHILOSOPHIE, l'origine naturelle de l'INTELLECT, la Puissance et la Lumière essentielle DE LA NATURE catholiquement répandue dans le MONDE et réellement, synoptiquement, catholiquement existante dans son FILS qui est la MAGNESIE des Sages; et aussi le DROIT OU la LOI DE DIEU divinement écrite dans nos coeurs, et même la méthode d'entendre et d'interpréter habilement et orthodoxement la BIBLE sacrée; et encore la SCIENCE de l'arbre de Vie du Bien et du Mal, et des choses honnêtes et honteuses, toutes choses qui sont abondamment expliquées;
OEUVRE, Théorique et Pratique, attestant une άυτοψἰᾳ (fi de Momus et de Zoïle) réellement supérieure, nouvellement corrigé, AMPHITHEATRIQUEMENT pourvu de QUATRE cercles et
d'autres FIGURES hiéroglyphiques, artistiquement gravées sur cuivre, afin de relever et
venger la cause de la VERITE qui, en certains lieux, souffre au mépris de la pudeur une
violence très inique, qui est comme gémissante, pliant sous le poids des calomnies et
presque (ô douleur!) succombant, proche de la mort; par lequel aussi est fournie aux
hommes l'occasion nullement blâmable d'expérimenter et de pratiquer excellemment en
public certains autres arts et industries, et qui, par un pieux mouvement de l'âme, et dans
l'UTILITE commune et pour l'UTILITE du monde CHRETIEN est enfin, et avec grand'peine (mais assez tôt, si comme je l'espère, il est suffisamment parfait) envoyé,
qui enseigne, autant qu'il le peut et le doit, la SAPIENCE VRAIE et QUAND, COMMENT, POURQUOI,
en COMBIEN DE TEMPS, à QUI, QUOI, OU, à L'AIDE DE QUOI elle est enseignée ; le PLUS HAUT DES BIENS de l'HOMME, fécond autant dans la vie future que dans cette vie, don de DIEU, singulier, ter-tri-un, catholicissime, c'est-à-dire:
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l'Agnition, Cognation, Union la Cognition la Cognition
et Fruition et Fruition
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DE IEHOVAH DU MONDE majeur, et de JESUS-CHRIST DE SON IPSEITE PROPRE, et de son Fils, la MAGNESIE
qu'il a envoyé, et des Tri-Une. des Philosophes, qu'il a
Livres de la Sacro-Sainte donné; l'un comme Ecriture, Tri-Une. l'autre Tri-Un. /-------------------------------------------^------------------------------------------\

C'est-à-dire qui les montre par la SOPHIA orthodoxe catholiquement
T O U T E S L E S T R O I S

comme dans un limpide miroir;
DONT
L'A P O C A L Y P T I Q U E C L E F TRI-UNE
des mystères impénétrables (puisque le PERE DES LUMIERES, ouvrant le trésor de sa Bénignité divine, la lui a libéralement concédé) dignement réservée au pouvoir de l'auteur de CET OEUVRE, par sa LOI Tri-une, sainte, équitable et juste c'est-à-dire au moyen de LA FOI, DU SILENCE LEGITIME et DES BONNES OEUVRES (qui concernent au moins l'âme reconnaissante).
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N'est due qu'aux seuls fils de la DISCIPLINE et de la DOCTRINE, qu'aux fidèles et purs héritiers aimés candidats à la SACRO-SAINTE SAPIENCE car les choses sacrées ne doivent pas être données aux chiens, ni les perles projetées aux pourceaux, violemment obsédés par le diabolisme; car TOUTES CHOSES ne conviennent pas à tous, mais suivant
QUI, OU, AUXQUELS, POURQUOI, COMMENT QUAND et COMBIEN
DE L'AME RECONNAISSANTE, DE LA GRATULATION, DE LA CHARITE, DE LA REVERENCE, DE L'ATTENTION, DE L'ADMIRATION, DE L'HONNEUR DU,
Donc
HENRI KHUNRATH, DE LEIPZIG, fidèle amateur de la THEOSOPHIE et DOCTEUR en l'une et l'autre médecine; le CONSACRE humblement, le DEDIE officieusement, l'OFFRE amicalement, l'INTITULE dignement, le LEGUE religieusement, le DONNE respectueusement, le DISPOSE studieusement,
PAR IEHOVAH qui l'inspire, qui l'enflamme, le stimule et l'accorde TRI - UN
Docte, Ducteur, Inventeur et Auteur, EN L'AN DE MASCHIACH
envoyé selon la promesse Divine,
MDCIV.
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HALLELU - IAH! HALLELU - IAH! HALLELU - IAH! Phy Diabolo ! Trois et quatre fi à tous les calomniateurs, quels qu'ils soient, aucun excepté!

A I E H O V A H TRI - UN LOS, HONNEUR ET GLOIRE. AMEN
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A U L E C T E U R
C A N D I D E ,
SALUT
L'OEUVRE INSIGNE DE CET AMPHITHEATRE, dans lequel l'auteur, Henri Khunrath, de Leipzig, à la fois Docteur en Médecine et en Philosophie, a proposé à tous la SAPIENCE DIVINE,
HUMAINE, MACRO et MICRO - COSMIQUE, Divino-Magique, Christiano-Cabalistique et Physico-
Chimique, à admirer par l'application, à observer par les YEUX, à contempler par l'ESPRIT,
à rechercher par les oeuvres dans l'Oratoire et le Laboratoire; cet oeuvre, ami et candide
lecteur, nous te le donnons maintenant, intégral et absolu. L'auteur lui-même, prévenu par
une mort prématurée, en avait laissé après lui une partie imparfaite, peu importante,
il est vrai. En mourant, il en imposa la charge à mes épaules d'une force, certes, bien
inférieure, afin que cet Oeuvre posthume fut, par mes soins, produit à la lumière, tant parce
que je fus lié à lui de la plus intime familiarité, que parce qu'il m'a fait participant
à ses desseins dans cet oeuvre que je dois éditer, avec d'autres laissés par lui plus secrets.
Je donne donc cet oeuvre dans sa plus grande exactitude afin qu'il soit livré à la publicité tel que, du mieux que j'aie pu le comprendre, l'auteur lui-même l'aurait publié; et si dans
le nombre, tous n'en sont pas satisfaits, que ceux-ci considèrent la magnitude de ce TRAVAIL
et fassent mieux. Il me reste à te donner quelques avis sur la fin de l'oeuvre. Que de soins
pour acquérir le SAVOIR que l'esprit humain désire naturellement, de l'aveu de tous! Combien
de volumes des livres des sciences sont feuilletés! Combien d'ennuis sont éprouvés ?
quelles sommes sont dépensées; que d'élucubrations, de veilles, de labeurs sont employés?
dont la fin ultime est, ou vanité, ou indigence, souvent même la ruine des forces du corps
et le délire de l'âme, jusqu'au moment ou la raison humaine montre l'entrée et la route
difficile qui mène à la Philosophie parfaite. Tout autrement procède notre Théosophie dans
cet OEUVRE; car d'abord elle ne coûte ni tant de travaux, ni tant d'argent. Ecoute-la elle-
même te parler: « Elle est facilement vue de ceux qui l'aiment, et trouvée par ceux qui
la cherchent; elle préoccupe ceux qui la désirent ardemment, de sorte qu'elle se montre
la première à eux. Qui, dès la Lumière aura veillé pour elle, ne travaillera pas; il la trouvera
ASSISE à la porte de sa maison. Ensuite elle ne cause pas tant de soucis; sa conversation (*1)
n'a aucune amertume, son intimité aucun ennui, mais de la joie et du plaisir. » Facile
et spontanée est donc cette nôtre Sapience. Tels sont tous les VRAIS DONS de DIEU. Tandis
que les tromperies du monde, les illusions, fantaisies, sophistiqueries du Diable coûtent
beaucoup de travail et beaucoup d'argent.
Enfin c'est pourquoi on doit d'avance dissuader du mépris de cet ouvrage, parce que


(*1) Sapient. VI, vers. 12, 14, 15. Sapient. VIII, vers. 16.

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condamner la chose non encore lue, et repousser la chose non encore comprise, est d'un
homme fou et inepte. Je te le demande: est-ce que doivent être méprisés les astres, parce
que tu n'en connais pas dignement la science? Est-ce que doivent être rejetées et foulées
aux pieds les plantes, que la féconde mère Terre fait croître pour nous, parce que tu en ignores
les symboles et les forces occultes? Combien d'inutiles et vides foetus enfante l'Esprit humain ?
Et cependant tu leur donnes souvent la première place dans ta bibliothèque, et ils tiennent
dans ton esprit le premier rang en Philosophie. Tu te souviendras donc de ne pas considérer
cet AMPHITHEATRE comme contenant une Philosophie fausse et vaine; mais qu'il traite
de l'ETERNELLE SAPIENCE SEULE VRAIE, que pour ta mort et ton plus grand mal tu négligerais
et mépriserais. ADIEU et que cet Amphithéâtre te conduise à l'Agnition de DIEU
à la Cognition de toi-même, à la Dignition de la Nature, à l'Illumination de l'Ame, à la
Pureté de l'esprit, à la Santé du corps.
Donné à Wernigerode, dans le célèbre comté Stolbergique en Frise, dans les Ides de mars de l'année de l'enfantement salutaire de la Vierge, 1609.

ERASMUS WOLFART. S.

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ELOGE:
DU GRAND ET ADMIRABLE AMPHITHEATRE DU TRES CELEBRE
DN. HENRI KHUNRATH, DE LEIPZIG,
DOCTEUR en l'une et l'autre MEDECINE et
INSTAURATEUR de L'ETUDE DE
LA SAPIENCE
PAR
THEOPHILE ARETIUS
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En vain quelqu'un entreprendra de pénétrer plus haut Dans les mystères du Verbe cachés par Dieu Ou de plonger son regard dans les arcanes S'il n'est par sa contemplation des choses célestes Séparé du commerce des hommes. Heureuses âmes, auxquelles une si grande grâce fut donnée D'entendre les langues Angéliques dans leur corps mortel, De sentir la voix de DIEU dans leur poitrine humaine! Ou est celui qui de nos jours, possède la sagacité? Ou se cache maintenant l'échelle d'or des Cieux, Par laquelle descendent les Etres d'en haut? A qui a été donné de découvrir l'entrée des séjours sacrés ? Et qui nous conduira aux Divinités pies? Difficile est, crois-moi, d'entrer dans la voie Qui mène à ce but, car il n'a pas été donné à tous De voir clairement ces divines lumières sidérales Qui habitent l'espace. Cependant, bien que nous pensions qu'il fut autrefois permis D'approcher par une familiarité humaine, De ces bienheureux esprits angéliques, C'est par un art infiniment abstrus, je crois, Qu'il te faudra renouveler des plus anciens auteurs. Le soleil s'est couché; il a été submergé
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Au loin dans l'Océan. Et bientôt les ténèbres informes surgissent, Et l'immédicable erreur prévaut; Le menteur sort sa tête du fond de l'enfer. Limpide est la source de la SOPHIA; c'est la divine KABBALE Que possèdent les MAGES qui offraient Et l'encens odorant des Sabéens Et le SEL, dans la coupe dont le nom est un secret, A celui qui donne la VIRIDITE. Nul, sans la permission de DIEU Ne possédera cette SOPHIA triple: Théologie, Astronomie et Science médicinale Nul sans l'inspiration divine, ne sera grand ni élevé. La triple Sapience influe de la source abondante et une, Du souffle éthéréen, de l'esprit infusé en toutes choses, Qui fortifie les terres, remplit l'air, la mer et les astres Tu m'en seras témoin, Roi de paix Dont l'âme possédait autant de gemmes de la SOPHIA, Qu'il y a de grains de sable sur les rivages; De qui le coeur avait atteint par la Sapience, Les sommets les plus inaccessibles. Combien de fois ici, la belle colombe gémissante, Par les soupirs de son coeur Du haut du mont Liban avait appelé? Car elle avait choisi une compagne pour sa vie. O viens, ma bien-aimée, supplie ton cher fiancé Le Roi de Solyme; et par la Divinité sacrée il jure D'être pour toi un chaste et fidèle époux. Ce présent de la confiance de IEHOVAH Nous vint par Abraham, qui s'entretint avec lui; Puis parti de la race chaldéenne, il le porta en Egypte, Et le fit connaître dans les terres de l'Idumée. C'est grâce à toi que fut connue de Jacob La science des choses; grâce à toi, IEHOVAH, à toi échelle de DIEU, Par la grande vision des cieux ouverts. C'est toi qui fit naître dans son troupeau Des agneaux de couleurs diverses Afin qu'il put se libérer de la dette de Rachel. C'est par toi que le Pharaon d'Egypte Comprit les songes qui lui furent traduits Lorsque le sage et prudent Joseph Lui prédit les choses futures, Après la mystique prophétie de la coupe. Elevé à la cour d'Egypte, Moïse en fut pénétré;
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Par elle, il put se tenir lui-même en face de IEHOVAH, Au milieu de l'éclat de cette divine et double Lumière. Par elle encore, sincère, exempt de crime Et d'avarice honteuse, il connut et scruta Jusque dans leurs profondeurs Les choses cachées de DIEU Et sut parler judicieusement à son saint peuple. C'est par cette royale puissance, que l'adroit Arabe Sut résoudre les énigmes du roi des Isacides Que nul autre des plus sapients n'avait pu éclaircir Par elle, Daniel, plus savant que les Mages, Dans leur royale école de la Perse, Leur en donna une notion exacte Et prédit également aux deux monarques Un sinistre destin: A l'un qu'il serait déchu de la puissance souveraine; A l'autre, qu'il serait dégradé au rang des bêtes. Combien, à cause d'elle nous semble prestigieux Le nom trois fois grand d'Hermès. C'est elle qui, respectueuse de DIEU Visita le berceau du CHRIST, Qu'enseigna Reuchlin dans son de Verbo mirifico; C'est elle que le sage Agrippa Dévoila de sa bouche admirable; Que dévoila l'Hermès helvétique, fils des Muses, Objet de haine pour les fats, Lumière admirable pour les sapients, Qui posséda la Sapience Qui surpasse les pensées humaines. La Germanie entière, sublime Soleil, T'adresse ses actions de grâces. Par un agréable poème, cette divine Sapience est célébrée; Elle est (crois-moi) la science, La vraie Lumière de la Nature qui t'explique Les forces abstruses du monde immense; C'est une très-glorieuse Lumière. Sans elle, toutes choses stagnent, Plongées dans des ténèbres profondes; Elle te sera un flambeau; elle sera le guide Qui te conduira en te précédant, Dans les mystères les plus cachés de toutes choses. Et ainsi tu ne seras pas un spectateur inerte De cet admirable Amphithéâtre; et son étude Ne sera pas pour toi une étude fastidieuse; Mais tu seras un hôte intime, érudit et agissant
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Et non un hôte indécis et toujours errant. Elle révèle le cours et les propriétés des étoiles Et indique la succession des temps Et la recherche de vicissitudes des choses; Elle s'oppose à l'impétuosité Des vents et de la mer. Elle règle le lever des astres et le cours de la vie; Par elle l'accroissement des choses est enseigné; Et tu pourras tirer des trésors de la terre. C'est elle qui résout les trois principes de toutes chose, Cette Théosophie est persuasive; elle l'emporte Sur toutes les autres, quelles qu'elles soient; C'est Elle, DEESSE engendrée de DIEU, Epouse des Dieux et génitrice des choses Qu'honore l'assemblée des Philosophes. La Médecine est ton oeuvre, ô DEESSE; Les tremblements frénétiques cèdent à ton pouvoir; L'hydropisie est détruite, la noueuse goutte, La lèpre immonde qui rend l'homme un vivant cadavre, La toux et la consomption qui, comme par des flammes, Dévorent jusqu'au centre les os desséchés, L'humeur apoplectique corrompue, la fureur épileptique, La fièvre qui corrompt et souille la gorge, Toutes ces chimères, tu les vaincs, Quoique jusqu'ici indomptées et insaisissables. Salut, aimable bienfaitrice! Salut, Lumière longtemps attendue! Tu es venue enfin, chassant les nuées du Ciel. Je t'adresse ma louange, HENRI KHUNRATH, Asklépide, immortel honneur des Philosophes, Divin Prométhée, de l'avoir choisie pour amie, D'avoir fait revivre Cette génération des Grâces agréable à DIEU Cette Sapience admirable Mise de nouveau en lumière dans cet AMPHITHEATRE Et qu'on apercevait à peine dans les oeuvres des anciens. L'impuissante envie, les cris des sots, Le sifflement de l'enfer succombent sous de meilleures puissances. O par quel fortuné labeur, quel doux travail, Quels bienheureux soins? Que les fruits en sont féconds! Combien la voie est agréable, exempte d'ennuis! C'est par toi que ce trésor sera tiré de la poussière Et rendu à la Lumière Gloire des Muses, toi qui es mon Pylades,
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Vis toutes les années de Nestor! Adieu. Perce les secrets les plus obscurs du Ciel et de la Terre; Gravis les sommets les plus élevés et les plus inaccessibles, De la Médecine, de la Chimie et de la Divine Kabbale. Vis longtemps; que ta santé prospère Et que ta mort soit bienheureuse!

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E P I G R A M M E
POUR L'EDITION DE L'AMPHITHEATRE DU TRES GLORIEUX
HENRI KHUNRATH, DE LEIPZIG
DOCTEUR EN MEDECINE et PHILOSOPHE INSIGNE
Et le premier de notre époque, etc., son Auteur respectable.
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Toi qui te réjouis de censurer, tu ne peux rien censurer ici; Toute oeuvre s'efface devant cet Amphithéâtre physique; Khunrath, le plus grand des MEDECINS, Par une inspiration divine, par l'amour du vrai Par une pensée envoyée d'en haut, Instruit, illumine les mystères Par l'usage de la Sophia, Redresse les erreurs, revivifie les membres viciés. De toutes les forces, il n'en est pas Dans le monde, d'égale à la sienne. Il est renommé dans cet art divin Comme le lion est réputé pour sa griffe puissante Les dons de DIEU varient par la gloire Qui naît des livres répandus dans le monde; Mais celui-ci est certes un noble don; Et par lui, le génie d'un seul homme S'élève cent fois et cent fois plus haut Que ne le peuvent à grand'peine mille autres.
M. ZUBERUS P. L.
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SUR L'AMPHITHEATRE
DE TRES GLORIEUX ET TRES SAVANT HOMME
DN. HENRI KHUNRATH
TRES CELEBRE DOCTEUR EN MEDECINE
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Celui qui veut s'approcher du MONDE qui est au dessus du monde On qui s'efforce de connaître Ce qui est en lui-même ou hors de lui-même N'a plus besoin de recourir Aux oeuvres anciennes et abandonnées Ou aux nouvelles qui en sont de vaines copies; Qu'il renonce plutôt au monde et à lui-même Et fuie les ténébreuses erreurs. Qu'il vienne, ô KHUNRATH, prendre place A ton théâtre qui, par le feu céleste de ton génie, Nous montre, par le divin miroir d'Emeraude de la Sapience, Les mystères du Macrocosme et du Microcosme. L'Asclépie Hygea règne par la Panacée d'Hermès Et répand ses dons divins aux seuls dignes. Par ton génie, KHUNRATH, tu dévoiles dans ton théâtre L'envie dévorante. Poursuis; Le fondement sur lequel tu as établi ton théâtre Restera inébranlable Tant que sera le Macrocosme, tant que sera le Microcosme
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Dédié par JEAN SEUSSIUS, du Conseil ecclésiastique privé de l'Electeur de Saxe, à son très-cher ami, en considération de son rang et de son amitié.
Dresde, dans les Ides de Mars, Ann. 1604.
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P R O S Φ O N E S E ou ACCLAMATION
DE THEODORE AQUILINUS, P. L., AMATEUR DE THEOSOPHIE
AU
SAGE PHILOSOPHE
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Les Muses futiles, depuis longtemps délaissées? Ne souffrent pas les chants profanes Et ne sont pas inspirées d'Apollon. Ce fut autrefois une folle entreprise, Une imposture, un aveuglement, un songe, D'exciter Phoebus inflexible, dans l'antre Delphique; D'appeler les Muses Déesses, De croire mériter et attirer les dons de DIEU En les demandant aux fontaines, Aux bois et aux montagnes. Maintenant une autre force dirige l'Esprit, grand DIEU; Elle demande d'autres moeurs; Elle exige de l'homme le don de sa vie; Afin que nous vivions par le Père; Elle défend de s'attacher aux choses vaines, Oisiveté ou négoce et lettres profanes, Afin que nous observions ses lois. L'art subtil des Philosophes, des Rhéteurs Et les fictions des Poètes Obscurcissent sa Lumière admirable; Tant de langues instruisent Qui ne prouvent rien Comme si elles apportaient le Salut Qui dévoile la Vérité. Que peuvent trouver Ceux qui cherchent le Bien et le Vrai
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Sans chercher l'origine même du Vrai, La source et la fomentation du Bien: DIEU? Nul ne pourra voir, sinon par le Christ. Il est la Lumière de la Vérité, la Voie des Voies, La Force, l'Esprit, la Main, la Puissance du Père, Le Soleil d'Equité, la Source des biens, le Fleuron de DIEU, L'Issu de DIEU, le Créateur du Monde; Lui, le Maître qui tient notre vie en son pouvoir, S'est fait homme pour nous; s'est abaissé; Il s'est revêtu de la mortalité de notre vie, Etablissant ainsi une éternelle alliance Entre les hommes et Dieu Lui-même. C'est pour nous qu'il fait luire dans le Ciel La lumière des étoiles; Il dissipe la tristesse qui engourdit le corps; Il rénove la disposition de l'Esprit; Il accueille ceux en qui la volupté coupable A fait place à la Chasteté; Il revendique tout notre être par la Loi du Seigneur Et veut dans notre coeur, en tout temps, en tous lieux, Etre compris, recherché, choisi; Il veut être craint et aimé. Et, je t'en prie, ne crois pas inerte ou perverse La science ici exposée en entier; Ne l'accuse pas d'impiété. Comment la piété pourrait-elle être éloignée du chrétien? Car l'argument est réciproque: Ce qui est chrétien est pieux; et l'impie N'est pas soumis au Christ. Cet oeuvre entièrement mystique, Cet admirable Amphithéâtre enseignera Et montrera à ton coeur Par les nombres éternels, un et trois, A trouver la fin excellente Et le but unique à atteindre Par lesquels tu auras la possession de DIEU.
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ORAISON THEOSOPHIQUE
D U C H R E T I E N P R U D E N T

A
L A S O U R C E D E S A P I E N C E LE CHRIST, LE PLUS PARFAIT
DES ETRES
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Christ, fais que je devienne Sapient, Parce que Tu es seul la Sapience du Père Et que celui-là seul est Sapient Qui est Sapient avec Toi. Qui dissipera l'obscurité qui me voile la Lumière, Afin que je connaisse la douce voie du salut ? Je m'adresse à Toi, parce que, pour les mortels, Tu es Toi-même la Lumière Par laquelle toutes choses créées ont vu le jour. Donne-moi la LUMIERE DE LA NATURE Ecarte les ténèbres; que nos pensées S'inspirent de Ton Esprit. Je confesse, il est vrai, que je ne suis pas digne D'un tel honneur; je suis misérable; Je suis accusé, ô Christ de grands crimes. Mais toutefois j'ai confiance En l'effusion de Ton sang, dont la plus petite goutte Effacera mes souillures. Si Tu me donnes la Vie, pourquoi donc Ne point me donner aussi Tous les avantages de cette Vie Que tu nous offres dans ta bonté? Car il n'est pas de grâces Que nous ne devions recevoir Lorsque, dis-Tu, nous les demandons Au Père, en Ton nom.
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Je ne cherche pas le lucre; je ne m'efforce pas De m'attirer la gloire; Toi seul es ma gloire et mon lucre. Mais ne me donne pas Ces richesses qu'admire l'avare, Car toutes choses périssent Et les trésors du monde n'ont pas de stabilité. Dirige mon entreprise; Emplis mon esprit des célestes feux, Et, par Ta prudence, Détourne les ombres dangereuses. Rien ne me sera obscur Et je serai facilement conduit Dans les mystères de la Nature, Si Toi-même, ô Christ me montres la voie. Et je Te rendrai grâces, Et je T'adresserai mes louanges, Car l'homme ne possède rien de meilleur Que ce qu'il remet entre Tes mains.


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I S A G O G E ou H Y P O T Y P O S E ou ABREGE ET ESQUISSE DU P R O L O G U E SUIVANT DE L'AMPHITHEATRE CHRISTIANO - KABBALISTIQUE DIVINO - MAGIQUE ET PHYSICO - CHIMIQUE DE LA S A P I E N C E E T E R N E L L E SEULE VRAIE ET ADRESSE CATHOLIQUEMENT A U X H O M M E S A TOUS UNIVERSELLEMENT, ET A CHACUN EN PARTICULIER.
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Le présent PROLOGUE de l'ETUDE de la SAPIENCE vraie, et de la manière de PHILOSOPHER avec rectitude est assimilé à l'ECHELLE mystique des SEPT GRADES orthodoxes, par laquelle
(DIEU appelant et conduisant, le GENIE stimulant, le TALENT coopérant, le TRAVAIL exact et
actif absolvant) la doctrine vraiment sapiente, tant par la SAPIENCE vraie que par son
sapient apologiste (suivant le voeu très candide de IEHOVAH lui-même) ascend THEOSOPHIQUEMENT
à la PORTE du dit AMPHITHEATRE, laquelle, bien qu'étroite, menue et méprisée, est
cependant assez auguste et majestueuse; EN et PAR laquelle tout fils fidèle de la DOCTRINE,
persévérant constamment jusqu'à la fin ENTRERA joyeusement, et où il OBTIENDRA heureusement
CE SOUVERAIN BIEN, Ter-tri-Uno catholicissime, c'est-à-dire: premièrement, l'agnition
de DIEU et de celui qu'il a envoyé, JESUS-CHRIST, et l'intellection exacte du Livre de la
Sacro-Sainte Ecriture; deuxièmement la cognition de SOI-MEME; troisièmement la cognition
du MONDE majeur et de Celui qu'il a donné, son FILS, la MAGNESIE des Philosophes,
du SUJET prédestiné et parfait de la PIERRE des Philosophes, catholique ou universelle, plus
que parfaite par la Régénération physique, avec l'aide de l'Art de la Chimie, plus que perfectible;
Et ceci premièrement: EN et PAR DIEU et Celui qu'il a envoyé, JESUS-CHRIST, et par
le Livre de la Sacro-Sainte Ecriture; deuxièmement, en et par SOI-MEME; troisièmement,
en et par le MONDE majeur et Celui qu'il a donné, son FILS, la MAGNESIE des Sapients TOUTE
en TOUS (qui, pour cette raison, Tri-unement composée par אלחים ELOHIM tri-un, d'un
Corps, d'un Esprit et d'une Ame, a été placée principalement dans le Paradis de ce
monde); et dont il JOUIRA Théosophiquement comme d'un don et d'une récompense excellente
de sa victoire.
CE PROLOGUE CONTIENT autant de VERSETS qu'il y a de jours dans l'année, c'est-à-dire trois cent soixante-cinq, afin que, par CHACUN des jours de l'année entière, par une égale et
soigneuse contemplation, il soit acutissimement médité de celui qui aime sincèrement la
SOPHIA, considéré avec tout l'effort de la pensée, et comme souvent repassé dans son esprit,
de sorte que ce salutaire aliment de la DOCTRINE THEOSOPHIQUE, destiné à l'âme, se change
en une douce récréation de l'âme, en une nourriture de l'âme très-efficace, aussi convenable
qu'agréable; ainsi donc, par l'espace d'une année entière (car crois bien que l'acquisition
de l'expérience, surtout pour celui qui n'est que très-récemment initié, n'est pas le
travail d'un jour, d'une semaine ni d'un mois!) et aussi par l'aide et l'assistance du RUACH-
HHOCHMAN-EL, ou ESPRIT DE LA SAPIENCE DE DIEU, envoyé par le père DES LUMIERES, qu'il ne
soit pas goûté seulement des lèvres, et superficiellement, mais qu'il soit profondément et
fréquemment ingéré et de nouveau goûté, et, de plus, qu'il enseigne non seulement
QUINT-ESSENTIELLEMENT QUELLE, COMBIEN et COMMENT SUAVE est la SAPIENCE vraie, mais encore
quelle est la règle pour PHILOSOPHER sincèrement; et enfin, et surtout qu'il fasse pénétrer
sa DOCTRINE dans les plus intimes profondeurs du coeur humain.
Et nul vraiment ne goûtera facilement et dignement ces festins somptueux et magnifiques, et même THEOSOPHIQUES, et bien peu deviendront sapients si chacun n'est auparavant,
au moyen d'une réverbération et d'une tribulation suffisante, par l'Amour de la Croix
entièrement humilié; arraché à la mollesse par une vie austère (et par les épreuves de
l'esprit) au moins insignement préparé; puis, s'il n'est chrétiennement lavé dans l'Eau
des larmes de la pénitence de toute impureté, jusqu'à ce qu'il soit devenu propre et candide,
et si encore, par la pratique de la philosophie, toutes les vanités de ce monde
immonde ne sont complètement rejetées par lui et laissées loin de lui; de sorte qu'il soit,
par cette méthode, rendu spirituel et bien préparé, heureusement disposé à ce banquet.
C'est pourquoi il faudra qu'il se soit lui-même souvent essayé, sévèrement examiné, très-
exactement éprouvé et ainsi suffisamment probe, constant, irrépréhensible, pour qu'il soit

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légitimement reçu au nombre des Fils et des fidèles de la DOCTRINE et de la SAPIENCE, et
inscrit aux annales, et qu'il s'associe dignement et solennellement au banquet Théosophique
et qu'il soit marqué à juste titre au nombre des convives. Voici maintenant le
SOMMAIRE de cette ECHELLE des sept degrés prologétiques.

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A R G U M E N T
D U P R E M I E R G R A D E

LE PREMIER GRADE est celui par lequel tous les Hommes, sans exception, tous, en général et en particulier, par une affection vive envers tout le genre humain, sont fidèlement
appelés de toutes parts, soigneusement invités à Entendre avec ardeur et de leur
mouvement propre le Sapient, c'est-à-dire le vrai et parfait Théosophe de l'ETERNELLE
SAPIENCE, seule vraie, le magnifique et royal apologiste divinement constitué et subdélégué;
et aussi la SAPIENCE elle-même, citée ci-dessus; par eux-mêmes d'abord; ensuite par
l'Amour, l'Admiration et l'Etude de la MAGIE (SOPHIA) ou SAPIENCE DIVINE, c'est-à-dire de
la Philosophie Théosophique, la plus sainte et la seule légitime et vraie; puis dans lequel
encore, les disciples à initier, pour les causes énoncées plus haut, sont gravement et
révérentement (avec respect et dévotion) accoutumés à obéir sans contradiction.

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A R G U M E N T
D U S E C O N D G R A D E

LE SECOND GRADE est celui où, après avoir reçu cette Semence Divine (par l'appel du DIVIN ELOHIM et l'action de DIEU, le Père des Lumières), on doit persévérer avec bonheur
dans cette bienheureuse Obédience primitive, sans qu'il en répugne à la conscience; puis
aimer la SAPIENCE ETERNELLE, seule vraie, source et fondement unique, seul, catholique et
éternelle, seule mère de toute Vérité, de la Vertu, de la bonne Sapience, de la Cognition et
de l'Intelligence vraie, et aussi, par conséquent, de la Philosophie Théosophique infiniment
sacrée, seule légitime et vraie, tant par les choses de la Religion que par les Arts et
les Sciences utiles au genre humain, comme aussi par la Philosophie orthodoxe; de tout
ton coeur, de toute ton âme, de toutes tes forces et de tout ton esprit (en considération du
don bénignement concédé et communiqué), et par tout genre d'oblation et de tradition de
soi-même, et en général par toute pensée ou sentiment venant du fond de l'Etre; continuer
ardemment cette étude;(a) abandonner entièrement cette sapience seulement humaine,


(a) I. Corinth. II, v 4, 5, 13.

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(b) charnelle, (c) mondaine, fausse et estimée des hommes, enflée de l'ambitieuse éloquence,
(d) par les sublimes et sophistiques discours (e) et les paroles persuasives de ceux qui sont habiles
dans les sciences, et par les vaines couleurs de la puissance oratoire (de laquelle l'apôtre
S. PAUL, par l'ordre Divin, nous détourne fidèlement) qui s'enorgueillit superbement
et se fait la rivale de la SAPIENCE DIVINE et vraie; qui trompe par de (f) faux raisonnements et
par la vraisemblance des discours, diaboliquement née et propagée et divulguée très pernicieusement
par ses admirateurs, qui sont son organe (semblable à elle-même), bâtarde, illégitime
et même profane, génitrice de tous les vices, ténèbres, erreurs, séduction et confusion
de cette pseudo-Philosophie ((g) appelée par le vase d'élection du SEIGNEUR, qui a eu connaissance
du troisième ciel et révélation des mystères du Paradis, (h) Vaine tromperie et déception),
qui parfois triomphe de la vraie SAPIENCE elle-même et la rejette loin d'elle, et que
tu vois ici fort bien dépeinte sous ses véritables couleurs (ou plutôt par ses productions
stercorales, par lesquelles seules elle est caractérisée); haïr le chien et le serpent qui est
(*1) pire; et même sévèrement et de toutes ses forces, les abominer, les exécrer et les détester;
éloigner et détourner les autres du culte de cette fausse sapience, de toutes ses forces et
par une assiduité infatigable, ou du moins afin qu'ils la suivent et s'y attachent moins;
afin que, par suite de réflexions, ils commencent à haïr ce qu'ils doivent fuir maintenant
et toujours.

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A R G U M E N T
D U T R O I S I E M E G R A D E

LE TROISIEME GRADE est celui où, par la Grâce de IEHOVAH, il nous est fait connaître et savoir, Comment et Combien Belle, Glorieuse et Incomparable est la SAPIENCE ETERNELLE,
seule vraie, qui est la seule racine, le fondement et le principe unique, seul catholique et
éternel, de la Philosophie la plus sincère, la plus saine et la plus vraie, et même de toute
la THEOSOPHIE ou méthode de philosopher avec rectitude; en outre, aussi, qu'est-ce qui est
particulièrement dit de cette PHILOSOPHIE vraie ?

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A R G U M E N T
D U Q U A T R I E M E G R A D E

LE GRADE QUATRIEME est celui où l'on apprend à connaître ce que donnera la SAPIENCE vraie; auprès de quel Docteur ou Maître, et elle doit être cherchée et trouvée; d' elle
vient, dans Quels Livres elle est transmise; en combien de manières, dès le commencement,
elle s'est manifestée à toutes les créatures et principalement aux Hommes; et, jusqu'aujourd'hui,


(b) Rom. VIII, v 7. II. Cor. II. v 12.
(c) I. Cor. I v 20. et I. Cor. III. v 19.
(d) I. Cor. II v 1 et 14.
(e) I. Cor. I v 17.
(f) Coloss. II. v 4.
(g) Actes 9. v 15 II. Cor. XII. v 1 et 4.
(h) Coloss. II. v 8.
(*1) O race exquise vraiment!

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en quels lieux elle a apparu, tant dans le Macro et Microprosope à qui elle s'est
offerte à contempler un grand nombre de fois, que dans la BIBLE sacrée (et principalement
par l'Enthousiasme par lequel, sans aucune tromperie, plusieurs sont vraiment illuminés
des rayons de l'ESPRIT DE LA SAPIENCE DE DIEU)?

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A R G U M E N T
D U C I N Q U I E M E G R A D E

LE CINQUIEME GRADE, est celui par lequel on peut savoir à qui sera donnée la vraie SAPIENCE et à qui elle ne le sera pas; qui est son élève fidèle, naturel et légitime, c'est-à-
dire Théo et Philosophe orthodoxe; qui est sophiste; de quelle manière ou par quelle étude
et par quelle méthode elle doit être recherchée; à qui elle vient et se communique; par
quels aides ou moyens; quand et en combien de manières (IEHOVAH aidant et consentant) elle
veut, doit et peut être obtenue ou perçue; si enfin, parmi les secrets les plus sublimes de
cette Philosophie la plus sincère, Divinement révélée, il en est ou n'en est pas qui peuvent
être exposés, décrits, enseignés, révélés et communiqués à d'autres, et par qui, à qui
pourquoi ou par quelles causes graves, combien, par quelles lois ou conditions, comment,
et quels lieux, quand et lesquels?

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A R G U M E N T
D U S I X I E M E G R A D E

Le GRADE SIXIEME nous fait savoir quels sont les Biens et les Dons de la vraie SAPIENCE; quels sont les Exercices pour l'étude de la Sapience, c'est-à-dire de la Philosophie vraie;
quel en est l'Usage ou l'Abus, le Fruit et la Fin; et quels Trésors sont donnés encore et
leurs diverses sortes lorsque la Doctrine parvient réellement aux fils, selon la volonté de
IEHOVAH.

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A R G U M E N T
D U S E P T I E M E E T U L T I M E G R A D E
Le SEPTIEME et ultime grade consiste à mépriser tous les Sophistes, quels qu'ils soient, comme s'ils étaient poussière, (Die das Eitele so lieb haben und die Lügen so gerne),
c'est-à-dire qui aiment la vanité et recherchent avidement le mensonge, qui attaquent

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(*1) calomnieusement la VERITE et qui méprisent et condamnent frivolement non seulement
la SAPIENCE seule vraie, et pour cette raison aussi le seul mode de philosopher avec rectitude,
qui est né d'elle, ou la méthode Théosophique et orthodoxe de cet AMPHITHEATRE
DE LA SAPIENCE éternelle, mais encore même les amateurs assidus et fidèles, pieux adeptes
de la VERITE et de la SAPIENCE. Et qui plus est, de les considérer tous très-magnanimement
et vraiment philosophiquement comme néant, et de les estimer intrépidement chacun
comme un vain souffle, de se préparer allègrement et se disposer entièrement soi-même
à la confession et à la défense philosophique de la VERITE légitime (en proportion de la
grâce que DIEU a donnée), et aussi de la propager utilement à la postérité, de la lui communiquer
comme elle le doit être et même de se réjouir en action de grâce de ce que le
sophiste qui opine aveuglément n'étend pas plus loin le labyrinthe de son erreur, et que
le vrai et savant PHILOSOPHE existe, qui (se réglant d'après la SAPIENCE ETERNELLE et la
VERITE) marche suivant la ligne droite de la Vérité sans aucune déviation; enfin jusqu'à
ce qu'on soit agrée du très petit nombre qui, théosophiquement doctes, voient et connaissent
seuls la VERITE catholique. Ce qui est un signe qui ne doit certes pas être contemné, de la
VERITE.



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(*1) La fin de tous les sophistes est tragique à cause de leur contemnement
de la vérité, sinon en cette vie, certainement au dernier jugement; et à
quoi sont invités ceux qui voient porter atteinte à la vérité et qui à cause
d'elle sont opprimés.

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P R O L O G U E I.
PREMIER GRADE PROLOGETIQUE
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NOUVELLE VERSION 0 PASSAGES CITES TRADUCTION ANCIENNE DE LA DES PROVERBES, OU SACRO SAINTE DE L'HEBREU, VULGATE ECRITURE ET DE LA SAPIENCE DU GREC I. ECOUTE, ô mon Fils, dit SALOMON Prov. I. I. ECOUTE, ô mon Fils, dit SALOMON, (*1)
fils de DAVID, Prophète et Roi d'ISRA-EL, vers. 1. fils de David, Prophète et Roi d'ISRA-EL,
Roi Sapient, panégyriste sublime et le Roi Sapient, panégyriste sublime et le plus remarquable de tous de la SAPIENCE plus remarquable de tous de la SAPIENCE ETERNELLE, seule vraie, ECOUTE, Ibid. ETERNELLE, seule vraie, ECOUTE,
ô mon fils, dit-il, ces miennes paraboles vers. 2. ô mon fils, dit-il ces miennes para-
afin de connaître la SAPIENCE et la DISCIPLINE boles, afin de connaître la SAPIENCE et de comprendre les paroles de et l'ERUDITION et de comprendre les discours la PRUDENCE, de l'INTELLIGENCE. II. Et pour recevoir l'ERUDITION de la Ibid. II. Pour recevoir l'ERUDITION de l'INTELLIGENCE,
DOCTRINE, la JUSTICE et la faculté de vers. 3. la JUSTICE et la faculté de (*2)
JUGER et l'EQUITE: JUGER et les RECTITUDES: III. Afin que l'Astuce soit donnée vers. 4. III. Pour donner la callidité aux
à l'enfant; la Science et l'Intellect à simples, à l'enfant la Science et la Cogi- l'adolescent. tation. IV. Le Sapient, les entendant deviendra vers. 5. IV. Le Sapient les entendra et augmentera
plus Sapient, et l'Intelligent en lui la connaissance de la acquerra l'art de gouverner. Doctrine, et l'intelligent possédera les conseils. V. Il considérera les paraboles et vers. 6. V. Afin de comprendre la parabole
l'interprétation; les paroles des Sapients et l'élocution, les paroles des Sapients et leurs énigmes. et leurs énigmes. VI. Ecoute, ô mon Fils, et reçois Prov. IV, VI. Ecoute, ô mon Fils, et reçois
mes discours, et les années de ta vie vers. 10. mes paroles, et que les années de ta vie
se multiplieront. soient multipliées. VII. Je te montrerai la voie de la vers. 11. VII. Je t'ai enseigné à marcher par
SAPIENCE et te conduirai par les sentiers la voie de la SAPIENCE; je t'ai fait suivre de l'EQUITE: les droits sentiers. VIII. Lorsque tu seras entré, tes pas vers. 12. VIII. Lorsque tu marcheras, ton pas
ne seront plus resserrés et en courant tu ne sera pas arrêté, et lorsque tu courras, ne rencontreras pas de pierre d'achoppement. tu ne heurteras pas. IX. Car je suis le Fils tendrement Ibid. IX. Puisque je suis le fils cher à mon
aimé de mon père, et l'unigénéré aux vers. 3. père, et l'unique entre les fils de ma
yeux de ma mère: mère. X. Je suis véritablement moi-même Sapient. VII, X. Je suis moi-même véritablement (*3)
un homme mortel semblable à tous les vers. 1. un homme mortel semblable à tous les
autres, et de la race terrestre de celui autres, et j'ai été procréé de cet homme

(*1) Ici la SAPIENCE sera véritablement enseignée.
(*2) FORCE. UTILITE et FRUITS de la vraie SAPIENCE
(*3) La condition de tous les hommes à l'entrée comme au sortir de cette vie est la même.

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qui le premier a été créé, et j'ai été qui, le premier a été formé de la terre. figuré sous forme de chair, dans le
ventre de ma mère,
XI. Pendant dix mois j'ai été coagulé vers. 2. XI. Pendant dix mois, j'ai pris chair
dans le sang, de la semence de dans l'utérus de ma mère; formé de la l'homme, dans le délectement propice semence de l'homme, j'ai été coagulé du sommeil. dans le sang, dans la volupté du sommeil, qui accompagne cette (formation). XII. Etant né, j'ai reçu l'air commun, vers. 3, XII. Et, de plus, étant né, j'ai aspiré
et je suis tombé dans la même l'air commun; je suis tombé dans la terre; et j'ai comme tous les autres même terre exposée aux maux et aux émis pour la première fois ma voix, incommodités, et j'ai émis ma première en pleurant. voix semblablement aux autres en pleurant, XIII. J'ai été nourri, enveloppé de vers. 4. XIII. J'ai été élevé dans les langes
langes, et entouré de grands soins. et les soins. XIV. Car il n'en est point parmi les vers. 5. XIV. Car nul Roi n'a connu une
Rois, dont le commencement de la autre manière de naître: naissance soit différent.
(*1) XV. Il n'est pour tous qu'une manière vers. 6. XV. Mais l'entrée dans la vie est d'entrer à la vie et aussi qu'une semblable pour tous et la sortie également. manière d'en sortir.
XVI. Et il m'instruisait (mon Père) et Prov. III XVI. Et lui-même m'instruisait et
me disait: Que ton coeur reçoive mes vers. 4. me disait: Que ton coeur garde mes
paroles; garde mes préceptes et tu vivras. discours; garde mes préceptes et tu vivras. XVII. Possède la SAPIENCE, possède vers. 5. XVII. Recueille la SAPIENCE, recueille
la PRUDENCE; n'oublie point les l'INTELLIGENCE; n'oublie point les paroles paroles de ma bouche ni ne t'en détourne. de ma bouche ni ne t'en détourne. XVIII. Ne l'abandonne point et elle vers. 6. XVIII. Ne l'abandonne point et elle
te gardera; aime-la et elle te conservera. te gardera; aime-la et elle te conservera: XIX. Le commencement de la SAPIENCE, vers. 7. XIX. Acquiers donc la SAPIENCE, c'est
c'est de chercher à posséder la le commencement de la SAPIENCE, et SAPIENCE; et acquiers la PRUDENCE au acquiers l'INTELLIGENCE au moyen de moyen de tout ce que tu possèdes. toutes tes richesses. XX. Saisis-la avec effort, et elle vers. 8. XX. Exalte-la et elle t'exaltera; elle
t'exaltera: tu seras glorifié par elle te glorifiera lorsque tu l'auras embrassée: lorsque tu l'auras embrassée.
XXI. Elle donnera à ta tête un augment vers. 9. XXI. Elle donnera à ta tête un
de grâces, et elle te protégera augment de grâce et te remettra une d'une couronne éclatante. couronne de beauté. (*2) XXII. O mon fils n'oublie pas ma Prov. III. XXII. O mon Fils, n'oublie pas ma Loi, et que ton coeur garde mes préceptes. vers. 1. Loi, et que ton coeur garde mes préceptes.
(*3) XXIII. Car ils te donneront la Longueur vers. 2. XXIII. Parce qu'ils te donneront la des jours et les années de la vie, Longueur des jours et les années de la et la paix. vie, et la paix. XXIV. La miséricorde et la vérité vers. 3. XXIV. Que la miséricorde et la vérité
ne t'abandonneront point; place-les ne t'abandonnent point; attache- autour de ton cou, et trace-les sur les les à ton coeur et écris-les sur la table de tables de ton coeur. ton coeur. (*4) XXV. Et tu trouveras grâce et bonne vers. 4. XXV. Et tu trouveras grâce et intellect

(*1) Job. I, 22. I. Timoth. VI, 7.
(*2) APPRENDS
(*3) L'étude infatigable de la vraie sapience, donne les années de la vie,
et la paix.
(*4) Comment trouver grâce et succès aux yeux de Dieu et des hommes.
Exhortation à la conservation et à la contemplation des préceptes ou de
cette doctrine de la Loi.

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discipline devant DIEU et devant les parfait aux yeux de DIEU et des hommes. hommes. XXVI. Qu'ils ne s'éloignent pas de Prov. IV, XXVI. Qu'ils ne s'éloignent pas de
devant tes yeux; garde les (mes discours) vers. 21. devant tes yeux; mais garde-les (mes
au milieu de ton coeur. discours) au milieu de ton coeur. XXVII. Ils sont la vie de ceux vers. 22. XXVII. Ils sont la vie de ceux
qui les trouvent, et la santé de toute qui les trouvent et la santé de leur chair. chair. XXVIII. Lorsque tu marches, qu'Ils Prov. VI, XXVIII. Lorsque tu déambules, qu'elle
marchent avec toi; lorsque tu dormiras, vers. 22. te conduise (cette doctrine de la Loi ou des
qu'Ils te gardent, et en te réveillant, préceptes), lorsque tu dormiras, qu'elle te parle avec Eux. garde; et lorsque tu seras réveillé, qu'elle converse avec toi: XXIX. Parce que le MANDEMENT est vers. 23. XXIX. Parce que le mandement est
une lampe et la Loi une lumière et comme une lampe et la Loi comme une l'incrépation de la DISCIPLINE, la voie lumière, et que les incrépations de l'érudition de la vie. sont la voie de la vie. XXX. Possède la SAPIENCE parce Prov. XVI, XXX. Acquérir la SAPIENCE est beaucoup
qu'elle est meilleure que l'or, et acquiers vers. 7. plus excellent qu'acquérir l'or précieux,
la PRUDENCE, parce qu'elle est et acquérir l'intelligence est plus précieuse que l'argent. beaucoup plus excellent qu'acquérir l'argent rare. XXXI. Maintenant donc, ô mon fils, Prov. V, XXXI. Maintenant alors, ô mes fils,
écoute-moi et ne te détourne pas des paroles vers 7. obéissez-moi, et ne vous éloignez pas
de ma bouche, vers. 11, et que tu des discours de ma bouche, vers. 11, ne gémisses pas enfin, vers. 12, en disant: et que vous ne rugissiez pas enfin, Ah! pourquoi ai-je détesté la vers. 12, en disant: Comment ai-je Discipline, et mon coeur n'a-t-il pas acquiescé haï l'érudition, et comment mon coeur aux remontrances, a-t-il méprisé la remontrance, XXXII. Et n'ai-je pas écouté la voix XXXII. Et n'ai-je pas obtempéré à la de ceux qui m'enseignaient, ni prêté vers. 13. voix de ceux qui m'instruisaient, ni
l'oreille aux maîtres ? prêté l'oreille à ceux qui m'enseignaient ?
(En vérité, en vérité, je te le dis:) (En vérité, en vérité, je te le dis:)
XXXIII. Mon Fils, que ton âme devienne Prov; XXIII, XXXIII. Mon Fils, que ton coeur devienne
sapiente, et mon coeur se réjouira vers. 15. sapient; mon coeur se réjouira,
avec toi. et moi-même, je me réjouirai: XXXIV. Et mes reins exulteront vers. 16. XXXIV. Et mes reins exulteront,
quand tes lèvres auront parlé selon la lorsque tes lèvres diront les choses droiture. droites. Mais courage! XXXV. Est-ce que la SAPIENCE (חְכָמְחָ, Prov. VIII, XXXV. LA SAPIENCE (חְכָמְחָ, HHOCHMAH)
HHOCHMAH) ne crie pas, et la PRUDENCE vers. 1. ne crie-t-elle pas, et l'INTELLIGENCE (*1)
(בינח BINAH) ne donne-t-elle pas sa ne donne-t-elle pas sa voix? voix ? (La voici elle-même ou elles-mêmes).
XXXVI. En se tenant sur les sommets vers. 2. XXXVI. Elle se tient à la sommité
les plus élevés au-dessus de la des lieux les plus élevés, le long route, et au milieu des sentiers; vers. 3. route et dans les sentiers.
XXXVII. Près des portes de la ville, XXXVII. Près des portes, à l'entrée aux entrées, elle parle ainsi: de la ville, elle s'écrie: XXXVIII. O hommes, c'est à vous vers. 4. XXXVIII. O hommes, c'est à vous


(*1) LA SAPIENCE se recommande elle même et appelle tous les hommes à elle.

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que je clame, et ma voix s'adresse aux que je clame, et ma voix s'adresse aux fils des hommes. fils des hommes. XXXIX. Comprenez, enfants, ce vers. 5. XXXIX. Comprenez, simples, ce
qu'est l'astuce, et vous, insensés, rentrez qu'est l'astuce, et vous, insensés comprenez en vous-mêmes. en votre coeur. XL. Ecoutez, parce que je vais parler vers. 6. XL. Ecoutez, parce que je parlerai
de grandes choses, et mes lèvres de choses dignes d'honneur, et l'apertion s'ouvriront afin qu'elles proclament des de mes lèvres aura lieu pour les choses droites. choses droites. XLI. Ma gorge méditera la VERITE, vers. 7. XLI. Parce que mon palais prononcera
et mes lèvres détesteront l'impie. la vérité, et que l'impiété est l'abomination de mes lèvres. XLII. Justes sont tous mes sermons, vers. 8. XLII. Dans la Justice sont toutes les
rien n'est en eux, dépravé ni pervers. paroles de ma bouche; rien n'est, en elle, dépravé ni pervers. XLIII. Ils sont droits pour les intelligents vers. 9. XLIII. Elles sont entièrement droites
et équitables pour ceux qui ont pour l'intelligent et droites pour ceux trouvé la science. qui ont trouvé la science. XLIV. Reçois ma Discipline et non vers. 10. XLIV. Reçois mon Erudition, et non
l'argent; préfère la Doctrine à l'or. l'argent, et que la science soit élue par toi, plutôt que l'or. XLV. Car la SAPIENCE est meilleure vers. 11. XLV. Parce que la SAPIENCE est
que toutes les richesses les plus précieuses meilleure que la perle précieuse, et que et tout ce qui est désirable ne toutes les choses désirables ne lui peuvent lui peut être comparé: être égalées. XLVI. Maintenant donc, mes enfants, Ibid. XLVI. Maintenant alors, mes enfants,
écoutez-moi. Bienheureux ceux vers. 32. obéissez-moi, et bienheureux ceux
qui gardent mes voies. qui garderont mes voies. XLVII. Ecoutez la DISCIPLINE et soyez vers. 33. XLVII. Ecoutez l'ERUDITION et soyez
sapients, afin de ne jamais la rejeter. sapients et ne la repoussez pas. XLVIII. Bienheureux l'homme qui vers. 34. XLVIII. Bienheureux l'homme qui
m'entend et veille quotidiennement à m'écoute en se tenant quotidiennement mon seuil et qui observe à ma porte. auprès de mon seuil et en observant à mes portes. (*1) XLVIX. La SAPIENCE (dit encore le Roi Prov. I, XLIX. La SAPIENCE (dit encore le Roi très sapient) parle au dehors; elle fait vers. 20. très sapient) clame au dehors; elle fait
entendre sa voix sur les places publiques: entendre sa voix sur les places publiques: L. Elle clame à la tête des assemblées vers. 21. L. Elle clame à la tête des assemblées
et profère ses paroles aux portes tumultueuses et à l'entrée des de la ville en disant: portes, dans la ville; elle prononce elle-même ses discours, et dit: LI. Jusques à quand, enfants, aimerez-vous vers. 22. LI. Jusques à quand, simples, aimerez-vous
l'enfance, et fous, désirez-vous la simplicité; êtres dérisoires, ce qui vous est nuisible, et imprudents, chercherez-vous la dérision, et fous aurez-vous haïrez-vous la science? en haine la science ? (*2) LII. Convertissez-vous à ma correption; vers. 23. LII. Convertissez-vous à mon incrépation; voici que je proférerai mon ESPRIT voici que je retirerai mon Esprit sur vous, et que je vous montrerai mes en vous, et que je vous fais connaître paroles. mes paroles. LIII. Parce que je vous ai appelés vers. 24. LIII. Parce que je vous ai appelés et
et que vous avez refusé; que j'ai vous avez refusé; que j'ai étendu ma étendu ma main, et nul ne se trouva main et nul ne se trouva pour y prêter pour me voir. attention:

(*1) La SAPIENCE se plaint d'être méprisée des sophistes, et prédit la ruine
des contempteurs.
(*2) Esaïe, LXV, 12. Et. LXVI, 4. Jerem, VII, 13.

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LIV. Vous avez méprisé tout mon vers. 25. LIV. Vous avez fait mépris de tout
conseil et négligé toutes mes incrépations. mon conseil et vous n'avez pas voulu de mon incrépation: LV. Et moi aussi, je rirai à votre vers. 26. LV. Et moi aussi je rirai dans votre
mort et je me moquerai lorsqu'il vous contrition; je me moquerai quand sera sera advenu ce que vous craignez. venu l'objet de votre crainte. LVI. Lorsque le malheur imprévu vers. 27. LVI. Lorsque, dis-je, l'objet de votre
sera venu, et que la mort aura fondu crainte sera venu comme une désolation, sur vous comme une tempête; quand et que votre contrition sera venue viendra sur vous la tribulation et l'infortune. comme un tourbillon, lorsque viendra sur vous la tribulation et l'infortune. LVII. Alors ils m'invoqueront et je vers. 28. LVII. Alors ils m'invoqueront et je
ne les exaucerai point; ils se lèveront ne les exaucerai point; ils me chercheront dès le matin et ne me trouveront point: dès le matin et ils ne me trouveront point: LVIII. Et cela parce qu'ils auront eu vers. 29. LVIII. Et cela parce qu'ils ont haï la
en aversion la DISCIPLINE et qu'ils n'auront Science et qu'ils n'ont pas fait choix de point gardé la CRAINTE DU SEIGNEUR. la CRAINTE DE IEHOVAH. LIX. Et qu'ils n'ont point acquiescé vers. 30. LIX. Et qu'ils n'ont point acquiescé
à mon Conseil et se sont éloignés de à mon conseil et ont méprisé toute mon toute ma correption. incrépation. LX. Ainsi ils mangeront le fruit de vers. 31. LX. Ainsi ils mangeront du fruit de
leur voie et seront rassasiés de leurs leur voie, et seront rassasiés de leurs conseils. conseils. LXI. L'aversion des enfants les fera vers. 32. LXI. Parce que le repos des simples
mourir, et la prospérité des fous les les fera mourir et la prospérité des fous perdra. les perdra. LXII. Mais celui qui M'écoute, reposera vers. 33. LXII. Mais celui qui m'obéit habitera
sans terreur, et il jouira de l'abondance, dans la confiance et reposera loin soustrait à la crainte de tous de la crainte du mal. les maux.
C'est pourquoi, droitement et sagement, l'homme sapient conclut et admoneste ainsi: LXIII. Meilleure est la SAPIENCE que Sapient. VI, LXIII.
la force, et l'homme prudent que vers. 1. (Ce verset manque dans le texte grec).
l'homme fort.
LXIV. Ecoutez donc (aussi), ô Rois, et vers. 2. LXIV. Ecoutez donc, Rois, et prêtez (*1)
comprenez; soyez informés, juges de attention; soyez informés, juges de la la terre entière. terre entière. (*2)
LXV. Prêtez l'oreille, vous qui contenez vers. 3. LXV. Prêtez l'oreille, vous les modérateurs
les multitudes et qui vous plaisez du peuple, et qui vous glorifiez dans le grand nombre de nations: de la multitude des nations. LXVI. Parce que cette puissance vous vers. 4. LXVI. Parce que cette domination (*3)
est donnée par le SEIGNEUR et cette grandeur vous est donnée par le SEIGNEUR et ce par l'ALTESSE, qui interrogera pouvoir par l'Altissime, qui s'enquerra vos oeuvres et scrutera vos cogitations. de vos oeuvres et perscrutera vos conseils. LXVII. Parce que lorsque vous étiez vers. 5. LXVII. Parce que lorsque vous étiez
les ministres des Royaumes, vous les ministres de son Royaume, vous n'avez pas jugé droitement, et n'avez n'avez pas jugé droitement et n'avez pas pas gardé la LOI DE LA JUSTICE, ni n'avez conservé la loi, ni n'avez suivi le conseil marché suivant la volonté de DIEU. de DIEU. 3
(*1) Prov. XVI, 32. Eccles. IX, 18. Eccles. VII, 20.
(*2) Le Sapient exhorte les grands à la justice et à la Sapience.
(*3) Rom. XIII, vers. 1.

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LXVIII. Il apparaîtra à vous horriblement, vers. 6. LXVIII. Il viendra à vous d'une façon
et sous peu de temps, parce horrible et soudain, parce que le que le jugement sera très dur pour jugement sera rendu très sévèrement ceux qui gouvernent. contre les grands. LXIX. Car on concède la Miséricorde vers. 7. LXIX. Car les hommes infimes, sont
au petit; mais le puissant souffrira dignes de miséricorde; on informera puissamment les tourments. sévèrement contre les puissants. (*1) LXX. DIEU ne soustraira personne vers. 8. LXX. Le SEIGNEUR n'épargnera personne, et ne craindra la magnitude d'aucun, ni ne craindra la magnitude, parce qu'il a fait le petit comme le parce qu'il a créé l'infime comme l'élevé grand dans l'IPSEITE, et que ses soins dans l'IPSEITE, et accordé pareillement s'étendent également à tous. sa providence à tous. LXXI. Mais aux plus forts il adviendra vers. 9. LXXI. Aux puissants adviendra
une cruciation plus grande. réellement une inquisition véhémente. LXXII. (car) il n'est point de sapience, Prov. XXI, LXXII. Point n'est de sapience' ni
il n'est point de prudence, il n'est vers. 30. d'intelligence, ni de conseil contre IEHOVAH.
point de conseil contre le SEIGNEUR.
(Car) (Car) (*2) LXXIII. Echapper à ta main, ô, SEIGNEUR, Sapient XVI, LXXIII. Que quelqu'un échappe à ta est impossible, parce que tout le vers. 15. main, ceci ne peut être; attendu que le
monde (orbs) est la vengeance des vers. 17. monde (mundus) lui-même, est la vengeance
justes. des justes. (*3) LXXIV. C'est donc à vous, ô Rois LXXIV. A vous donc, tendent ces
(s'écrie ici encore et non hors de propos Sapient. VI. miens discours, ô tyrans, afin que vous
notre Sage), que s'adressent ces miens vers. 10. appreniez la SAPIENCE et que vous ne
discours, afin que vous appreniez la l'offensiez pas. SAPIENCE et que vous ne la perdiez pas.
LXXV. Car ceux qui auront gardé la vers. 11. LXXV. Car ceux qui auront conservé
JUSTICE seront jugés justement; et ceux saintement les droits et les devoirs qui auront appris les devoirs trouveront de sainteté seront regardés comme de quoi répondre. saints, et ceux qui seront instruits auront de quoi répondre. LXXVI. Désirez donc ardemment mes vers. 12. LXXVI. Recherchez donc mes discours
discours; aimez-les et vous aurez la et désirez-les, et vous obtiendrez DISCIPLINE. l'Erudition. (*4) LXXVII. Si donc vous vous délectez Ibid LXXVII. Si donc vous vous délectez dans les trônes et les sceptres, o Rois vers. 22. dans les trônes et les sceptres, ô Rois des
du peuple, aimez la SAPIENCE, afin que peuples, honorez la SAPIENCE, afin que vous régniez perpétuellement. vous régniez perpétuellement. LXXVIII. Aimez (ô aimez) la LUMIERE vers. 23. LXXVIII.
DE LA SAPIENCE; vous tous qui Ce verset manque dans le texte grec. commandez aux peuples.
LXIX. Car la multitude des Sapients vers. 26. LXXIX. Car la multitude des Sapients
est la santé de tout l'orbe Terrestre, et un est le salut du Monde, et un Roi prudent Roi Sapient, la stabilité de son peuple. la stabilité du peuple: LXXX. Recevez donc la DISCIPLINE vers. 27. LXXX. Pour cela soyez donc instruits
par mes discours, et elle vous sera par mes paroles, et qu'elles vous profitable. soient utiles.
Apprenez donc ô mortels LA SAPIENCE et
(*5) LXXXI. Aimez la JUSTICE, vous qui Sapient, I. LXXXI. Aimez la JUSTICE, vous qui jugez la Terre. vers. 1. jugez la Terre.


(*1) Deuter. X, 17. 2 Paral. XIX, 7. Job. XXXIV, 19. Eccl. XXXV, 16.
Act. X, 34. Rom. II, 41. Galt. II, 6. Ephes. VI, 9. Coloss. III, 25.
I. S. Pier. I, 17.
(*2) Car la CREATURE exercera la vengeance du juste contre le mauvais.
(*3) Sapient V. 18. et jusqu'à la fin. Et chap. XIX. (*4) Nombres. XXVII. 16. II. Rois. XIV, 11. III. Rois. III. 9.
(*5) III. Rois. III, 3. Isaïe. LVII. 1.

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II.
SECOND GRADE PROLOGETIQUE
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NOUVELLE VERSION PASSAGES CITES TRADUCTION ANCIENNE DE LA DES PROVERBES ou SACRO-SAINTE DE L'HEBREU, VULGATE ECRITURE ET DE LA SAPIENCE DU GREC LXXXII. Ecoutez, fils, la DISCIPLINE Prov. IV, LXXXII. Ecoutez, fils, la Discipline (*1)
du Père, et soyez attentifs afin que vous vers. 1. du Père, et soyez attentifs, afin de connaître
sachiez la PRUDENCE. l'Intelligence. LXXXIII. Je vous accorderai un DON vers. 2. LXXXIII. Parce que je vous donne
excellent; n'abandonnez pas ma Loi. une Doctrine excellente; n'abandonnez pas ma Loi. LXXXIV. Ne rejette pas, mon fils, Prov. III, LXXXIV. Ne rejette pas, mon fils, la
la DISCIPLINE DU SEIGNEUR, et ne perds vers, 11. CORRECTION DE IEHOVAH et ne te donne (*2)
pas courage lorsque tu reçois de lui la pas à l'ennui à cause de son incrépation: correption:
LXXXV. Car celui que le SEIGNEUR vers. 12. LXXXV. Car celui que IEHOVAH aime,
aime, il le corrige et il se complaît en reçoit de lui l'incrépation, et de même lui comme un père en son fils. qu'un père la donne à son fils qu'il aime extrêmement. LXXXVI. Tiens la DISCIPLINE; ne la Prov. IV, LXXXVI. Appréhende la correction;
quitte point; garde-la, parce qu'elle est vers. 13. ne la quitte point, garde-la, parce qu'elle
ta voie. est ta vie. LXXXVII. Achète la VERITE et ne Prov. XXIII, LXXXVII. Achète la VERITE et ne la
vends pas la SAPIENCE, ni la DOCTRINE, vers. 23. vends pas; achète la Sapience et l'érudition
ni l'INTELLIGENCE. et l'intelligence. LXXXVIII. Sème (aussi) ta semence Eccl. XI, LXXXVIII. Sème ton grain dès le
la matin, et que ta main ne cesse pas vers. 6. matin, et que le soir tu ne fasses point
le soir. reposer ta main. LXXXIX. (Car) la LUMIERE est douce vers. 7. LXXXIX. Douce vraiment est la Lumière;
et l'oeil est délecté à voir le SOLEIL. joyeux est l'oeil de contempler le Soleil. XC. Va à la fourmi, ô paresseux et Prov. VI, XC. Va à la fourmi, paresseux: regarde
considère ses voies, et apprends la SAPIENCE. vers. 6. ses voies et sois sapient. (*3)
XCI. Elle qui, bien qu'elle n'ait vers. 7. XCI. Laquelle, bien que n'ayant ni
ni chef, ni précepteur, ni prince, chef, ni préfet, ni seigneur, XCII. Prépare en été sa nourriture vers. 8. XCII. Néanmoins elle prépare en été
et amasse pendant la moisson ce qu'elle sa nourriture, et amasse pendant la mange. moisson ses aliments. XCIII. Jusques à quand dormiras tu, vers. 9. XCIII. Jusques à quand dormiras-
paresseux; quand te lèveras-tu de tu, paresseux ? Quand surgiras-tu de ton ton sommeil? sommeil ? XCIV. Tu dormiras un peu, tu vers. 10. XCIV. En prenant un peu de sommeil,


(*1) Le Sapient admoneste et enseigne quelle est la sapience et le fruit
qu'on en recueille, et quelle est la voie à chercher pour y pénétrer.
(*2) La correction de DIEU doit être supportée avec joie. Hébr XII. 5.
Apocal. III, 17.
(*3) Le paresseux est exhorté au travail et à l'étude et à l'investigation
de la Sapience.

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sommeilleras un peu; tu conjoindras un peu de repos, un peu de conjonction un peu tes mains afin que tu dormes. des mains, afin de dormir: XCV. Et ton indigence viendra vers. 11. XCV. Et ton indigence viendra
comme un voyageur; et la pauvreté comme un voyageur, et la pauvreté comme un homme armé. Si vraiment comme un homme armé d'un bouclier. tu n'es pas paresseux, ta moisson viendra
comme une fontaine et l'indigence
fuira loin de toi.
XCVI. Celui qui amasse dans la Prov. X, XCVI. Celui qui amasse dans l'été
MOISSON est un fils sapient; mais celui vers. 5. est un fils intelligent; mais celui qui
qui se repose pendant l'ETE, un enfant dort dans la moisson est un enfant qui de confusion. agit avec confusion. Ensuite XCVII. La femme insensée et criarde Prov. IX. XCVII. La femme insensée, qui fait
et pleine de séduction et qui ne sait vers. 13. du tumulte est simple et ne sait rien
rien du tout, du tout. XCVIII. S'assit à la porte de sa maison, vers. 14. XCVIII. Et s'assoit au seuil de sa
sur un siège, en un lieu élevé maison sur un siège, dans les lieux de la ville, élevés de la ville. XCIX. Afin qu'elle appelât ceux qui vers. 15. XCIX. Afin qu'elle appelle ceux qui
passent sur le chemin et poursuivent passent par le chemin, et qui se dirigent leur itinéraire, dans leurs sentiers, disant: C. Qui est enfant, se détourne vers vers. 16. C. Quiconque est simple se détourne
moi; et elle a parlé au pervers: ici; et elle a dit à celui qui manque de coeur: CI. Les eaux furtives sont plus vers. 17. CI. Les eaux dérobées sont douces, et
douces, et le pain caché est suave. le pain caché est suave. CII. Et il a ignoré que les géants vers. 18. CII. Et il ne sait pas, le simple, que les
sont là, et que ses convives sont dans morts sont là, et que ceux invités par les profondeurs de l'enfer. elle sont dans les profondeurs de l'enfer. Car celui qui s'en approche descend Extrait des aux enfers et celui qui s'éloigne d'elle Septante. est sauvé.
(*1) CIII. (O) mon fils, garde mes discours, Prov. VII. CIII. O mon fils, garde mes discours et cache en toi mes préceptes. vers. 1. et cache auprès de toi mes préceptes.
Mon fils, honore le SEIGNEUR et tu Des Septante. auras l'autorité et la force, car ensuite
tu ne craindras rien.
CIV. Conserve mes MANDEMENTS et vers. 2. CIV. Garde mes préceptes et tu vivras,
tu vivras; et ma Loi comme la pupille et ma Loi comme la pupille de tes de ton oeil. yeux. CV. Lie-la à tes doigts; écris-la sur vers. 3. CV. Attache-la à tes doigts; écris-la
les tables de ton coeur. sur la table de ton coeur. CVI. Dis à la SAPIENCE tu es ma vers. 4. CVI. Dis à la SAPIENCE, toi es ma
soeur, et appelle la PRUDENCE, ton soeur et appelle l'INTELLIGENCE, ton alliée. amie.
CVII. Afin qu'elle te garde de la vers. 5. CVII. Afin qu'elle te garde de la
femme étrangère, et de l'indigne qui femme indigne, de l'étrangère qui adoucit rend ses paroles douces. ses discours. CVIII. Que ton esprit ne soit pas Ibid. CVIII. Ne détourne pas ton coeur vers
entraîné dans les voies de celle-ci et que vers. 25. ses voies, et que tu n'erres pas dans ses
tu ne t'oublies pas dans ses sentiers. sentiers. CIX. Car elle en a abattu plusieurs, vers. 26. CIX. Car elle en a fait choir plusieurs,
blessés, et les plus forts ont été mis à blessés, et tous les forts, tués d'elle. mort par elle.


(*1) Exhortation à la SAPIENCE et à l'observation des préceptes.

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CX. Voies de l'enfer, sa maison, pénétrant vers. 27. CX. Voies de l'enfer, sa maison, descendant
aux parties intérieures de la au chevet de la mort. mort.
CXI. Si la SAPIENCE pénètre ton coeur Prov. II. CXI. Quand la SAPIENCE aura pénétré
et la SCIENCE plaît à ton âme, vers. 10. ton coeur et que la cognition sera (*1)
douce à ton âme, CXII. Le CONSEIL, te gardera et la vers. 11. CXII. La cogitation te gardera et
PRUDENCE te servira. l'Intelligence te conservera, CXIII. Afin que tu sois délivré de la vers. 12. CXIII. Afin qu'elle te délivre de la
voie mauvaise et de l'homme qui dit voie mauvaise et de l'homme parlant de des choses perverses: choses perverses: CXIV. Qui laissent le chemin droit vers. 13. CXIV. Qui délaissent les sentiers droits
et marchent par les voies ténébreuses. afin qu'ils marchent par les voies ténébreuses. CXV. Qui se réjouissent lorsqu'ils vers. 14. CXV. Qui se réjouissent de faire le
ont mal fait, et exultent dans les choses mal, exultent dans les perversités du pessimes: mal. CXVI. Dont les voies sont perverses vers. 15. CXVI. Dont les sentiers sont pervers,
et leurs démarches infâmes. et qui sont pervers dans leurs voies. CXVII. Afin que tu sois arraché à la vers. 16. CXVII. Afin qu'elle t'arrache, dis-je
femme indigne, à l'étrangère qui adoucit à la femme étrangère, à l'indigne qui ses sermons. adoucit ses discours. CXVIII. Et abandonne le guide de sa vers. 17. CXVIII. Qui déserte le guide de son
puberté, et a oublié son pacte de Dieu. adolescence et a oublié son pacte de DIEU. CXIX. Car sa maison est inclinée vers. 18. CXIX. Parce que s'est inclinée vers la
vers la mort et ses sentiers aux enfers. mort, sa maison; et aux morts, ses sentiers conduisent. CXX. Tous ceux qui entrent vers vers. 19. CXX. Tous ceux qui entrent vers elle,
elle ne retourneront point, ni ne rentreront ne retourneront point ni ne prendront dans les sentiers de la vie. les sentiers de la vie. CXXI. Afin que tu marches dans la vers. 20. CXXI. Afin que tu marches, dis-je,
bonne voie et que tu gardes le chemin par la voie des bons, et que tu gardes les des justes. sentiers des justes. CXXII. Pourquoi es-tu séduit, mon Prov. V. CXXII. Pourquoi te délectes-tu, mon
fils, par une indigne, et restes-tu dans vers. 20. fils, avec une autre, et embrasses-tu le
le sein d'une autre ? sein de l'étrangère, CXXIII. Le SEIGNEUR regarde attentivement vers. 21. CXXIII. Quand devant les yeux de
les voies de l'homme (homo) IEHOVAH sont les voies de l'homme (vir) et considère toutes ses démarches. et qu'il pondère tous ses sentiers? CXXIV. Ses iniquités le prennent, vers. 22. CXXIV. Ses iniquités le prendront,
l'impie, et il est contraint par les liens l'impie, et il sera tenu par les liens de de ses péchés. son péché. CXXV. Il mourra parce qu'il n'a pas vers. 23. CXXV. Il mourra, de ce qu'il n'a pas
eu la Discipline, et dans la multitude écouté l'érudition, et à cause de la multitude de sa folie il sera déçu. de sa folie, il errera: CXXVI. Applique-toi (ainsi) en tout à Prov. IV. CXXVI. Applique-toi (donc) entre (*2)
la garde de ton COEUR, parce que de lui vers. 23. toutes choses à la garde de ton COEUR,
procède la vie. parce que, de lui s'élèvent les vies. CXXVII. Détourne de toi la BOUCHE vers. 24. CXXVII. Détourne de toi la perversité (*3)
dépravée, et loin de toi soient les lèvres de la BOUCHE, et éloigne de toi la dépravation qui détractent. des lèvres. CXXVIII. Que tes YEUX voient droit, vers. 25. CXXVIII. Que tes YEUX regardent (*4)
et que tes paupières précèdent tes dans la droiture, et que tes paupières démarches. dirigent ta voie devant toi.

(*1) LA SAPIENCE délivre de la voie des impies, de la débauche et des
sophistes et dirige dans la bonne voie.
(*2) LE COEUR.
(*3) LA BOUCHE.
(*4) LES YEUX.

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(*1) CXXIX. Dirige le sentier pour tes vers. 26. CXXIX. Pondère le sentier de tes PIEDS PIEDS, et toutes tes voies seront stables. et toutes tes voies seront dirigées. CXXX. Ne décline à dextre ni à senestre: vers. 27. CXXX. Ne décline à dextre ni à senestre;
écarte ton pied du mal. détourne ton pied du mal. CXXXI. Si tu deviens sapient, tu le Prov. IX, CXXXI. Si tu deviens sapient, tu seras
seras par toi-même; mais si tu es moqueur, vers. 12. sapient par toi-même; mais si tu es moqueur,
toi seul porteras le mal. tu porteras seul la peine.
S O M M A I R E.
CXXXII. Qui renonce la SAPIENCE et Sap. III, CXXXII. Car, qui estime pour néant la
la DISCIPLINE est malheureux, et leur vers. 11. SAPIENCE et la DISCIPLINE est misérable;
espérance est vide, et leurs travaux l'espérance de telles gens est vaine et sans fruit, et leurs oeuvres inutiles. leurs travaux infructueux et leurs oeuvres inutiles.


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(*1) LES PIEDS ou la démarche.

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III.
TROISIEME GRADE PROLOGETIQUE.
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NOUVELLE VERSION PASSAGES CITES TRADUCTION ANCIENNE DE LA DES PROVERBES OU SACRO-SAINTE DE L HEBREU VULGATE ECRITURE ET DE LA SAPIENCE DU GREC CXXXIII. Je référerai ce qu'est la Sapient. VI, CXXXIII. Je référerai ce qu'est la
SAPIENCE, et de quelle manière elle a vers. 24. SAPIENCE et comment elle est née, et ne
été faite, et je ne vous cacherai point vous cèlerai pas les mystères; mais je les sacrements de DIEU, mais je pousserai pousserai mon investigation dans la mon investigation dès le commencement cognition d'elle, dès la première origine, de la naissance et je mettrai en et je proférerai ouvertement ni ne négligerai lumière la science d'elle et ne négligerai la vérité. point la vérité.
CXXXIV. Car dans la SAPIENCE est Sapient. VII, CXXXIV. Car en Elle est l'ESPRIT
l'esprit d'Intelligence, Saint, Unique, vers. 22. Intelligent, Saint, Simple, Multiple,
Multiple, Subtil, Discret, Mobile, non Subtil, Mobile, Illustre, Impollué, Perspicace, souillé, Certain, Suave, aimant le Bien, Innuisible, cherchant le Bien, Aigu, à qui rien ne peut défendre de Aigu, Prompt, Bénéfique, bien faire,
CXXXV. Humain, Bénin, Stable, Certain, vers. 23. CXXXV. Humain, Stable, Certain,
Sûr, ayant tous pouvoirs, voyant Sûr, voyant tout, et perméant tous les tout et qui garde tous les esprits, Intelligible, Esprits Intelligents, purs et subtilissimes. Mondé et Subtil.
CXXXVI. Car la SAPIENCE est la plus vers. 24. CXXXVI. Il n'est nul mouvement dont
mobile de toutes les choses mobiles, l'agilité surpasse la SAPIENCE qui, à car elle atteint partout, à cause de sa cause de sa pureté demeure et passe par pureté. toutes choses. CXXXVII. C'est une vapeur de la vers. 25. CXXXVII. C'est une vapeur de la
vertu de DIEU, et l'Emanation de la vertu de DIEU, et le déflux sincère de la Clarté sincère de l'Omnipotent, et c'est gloire de l'Omnipotent, et pour cela rien pourquoi aucune souillure en elle ne de pollué en elle ne tombe. se trouve.
CXXXVIII. Puisqu'elle est la candeur vers. 26. CXXXVIII. Car elle est la splendeur (*1)
de la LUMIERE éternelle, et le miroir de la Lumière éternelle et le miroir de la sans tache de la MAJESTE DE DIEU vertu de DIEU, nullement souillé, l'image et l'image de sa BONTE. de sa BONTE. CXXXIX. (Aussi cette) SAPIENCE est plus Ibid. CXXXIV. (car) ELLE-MEME est plus
spécieuse que le SOLEIL, et au-dessus vers. 29. spécieuse que le SOLEIL et placée au-
de toute la disposition des étoiles; comparée dessus du lieu de toutes les étoiles, et à la lumière elle est trouvée comparée à la lumière elle est trouvée supérieure. supérieure. CXL. Car la nuit lui succède, mais vers. 30. CXL. Car la nuit suit celle-ci, mais
la malice ne vainc pas la SAPIENCE. la malice ne vainc pas la SAPIENCE.

(*1) S. Paul aux Hébr. I. vers. 3.

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CXLI. Elle atteint donc fortement Sapien. VIII, CXLI. Elle s'étend ainsi fortement
d'une fin à une autre fin et dispose vers. 1. d'un extrême à un autre extrême, et
TOUTES CHOSES suavement. elle modère toutes choses utilement. CXLII. (Car) elle est belle et la SAPIENCE Sapient. VI. CXLII. Elle est très belle et la SAPIENCE
n'est jamais flétrie. vers. 13. n'est jamais flétrie.
CXLIII. Elle glorifie sa générosité, Sapient. VIII, CXLIII. Elle illustre sa noblesse en
ayant l'intimité de DIEU; et le SEIGNEUR vers. 3. ce qu'il vit unie avec DIEU, et le SEIGNEUR
de toutes choses l'aime. de toutes choses l'aime. CXLIV. (Elle) préoccupe ceux qui la Sapient. VI, CXLIV. En avertissant elle s'offre à
désirent, afin qu'elle se montre la première vers. 14. connaître à ses attachés.
à eux.
CXLV. Parce que les dignes d'elle, vers. 17. CXLV. Parce que les dignes d'elle,
Elle-même tourne, les cherchant, et Elle-même les cherche en tournant, et dans les voies elle se montre à eux dans les voies, se montre bénévolement avec hilarité, et dans toutes choses la à eux-mêmes et en toute cogitation s'offre providence s'offre à eux. à eux. CXLVI. Je l'ai aimée (cette SAPIENCE) Sapient. VIII, CXLVI. Je l'ai aimée et cherchée dès
et je l'ai recherchée dès ma jeunesse vers. 2. ma jeunesse; je me suis étudié à me l'adjoindre
et j'ai cherché à me l'assumer épouse, épouse, et suis pris d'amour de et je suis devenu amateur de ses sa pulchritude. formes.
CXLVII. Je l'ai apprise sans fiction, Sapient. VII, CXLVII. Je l'ai perçue sans fraude,
et la communique sans envie et ne vers. 13. la communique sans envie, et ne cache
cache pas son honnêteté. pas ses richesses. Maintenant parle ainsi d'Elle-même LA SAPIENCE: (*1) CXLVIII. Le SEIGNEUR m'a possédée Prov. VIII. CXLVIII. IEHOVAH m'a possédée dans au commencement de ses voies avant vers, 22, le principe de sa voie, de tout temps,
qu'il créât aucune chose dans le principe. avant ses oeuvres. (*2) CXLIX. J'ai reçu l'ordination dès vers. 23. CXLIX. Dès les siècles je fus principiée l'éternité, et dès le temps le plus reculé, dans le principe avant la Terre. avant que la Terre fût.
CL. Les abîmes n'étaient pas encore vers. 24. CL. Lorsque les gouffres n'étaient pas
et j'avais déjà été conçue, et les encore, j'étais formée, lorsque n'étaient fontaines des Eaux n'avaient pas encore pas encore les fontaines abondantes des fait éruption. Eaux. CLI. Les montagnes n'étaient pas vers. 25. CLI. Avant que les montagnes fussent
encore constituées en gravitante masse, fondées; avant les collines, j'étais formée. et avant les collines j'étais enfantée.
CLII. Il n'avait pas encore fait la vers. 26. CLII. Il n'avait pas encore fait la
Terre et les fleuves, et les pôles de Terre et les grandes places, et la sommité l'orbe de la Terre. de l'orbe de la Terre. CLIII. Quand il préparait les cieux, vers. 27. CLIII. Quand il préparait les Cieux,
j'étais présente; quand il entourait les j'étais là; quand il décrivait un cercle abîmes d'une loi certaine et d'une limite: sur la superficie de l'abîme: CLIV. Quand il affermissait les espaces vers. 28. CLIV. Quand il affermissait les Cieux
éthériformes, en haut, et qu'il d'en haut, quand il fortifiait les sources équilibrait les fontaines des Eaux. de l'abîme: CLV. Lorsqu'il traçait à la mer ses vers. 29. CLV. Quand il posait à la mer ses
limites, et posait une loi aux Eaux statuts, et aux eaux, afin qu'elles ne afin qu'elle ne passassent point leurs passassent point leurs limites; quand il

(*1) Sapient. XI, 9.
(*2) Eccles. XXIV, 14.

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bornes, quand il suspendait les fondements décrivait les fondements de la Terre: de la Terre,
CLVI. J'Etais avec LUI, composant vers. 30. CLVI. J'étais auprès de LUI, comme
toutes choses, et je me délectais par un disciple, et j'étais en joie quotidiennement, chaque jour, me jouant en tout temps et je joue devant lui en tout devant LUI: temps: CLVII. Me jouant dans l'orbe des vers. 31. CLVII. Je joue dans l'orbe de la Terre,
Terres et mes délices d'être avec les et mes délectations, avec les fils des fils des hommes. hommes. CLVIII. Moi (חכמח, HHOCHMAH) la Ibid. CLVIII. Moi (חכמח, HHOCHMAH),
SAPIENCE, j'habite dans le conseil, et je vers. 12. la SAPIENCE, j'habite dans l'astuce, et
suis présente parmi les cogitations érudites. je me trouve dans la science des cogitations. CLIX. La CRAINTE du SEIGNEUR hait vers. 13. CLIX. LA CRAINTE DE IEHOVAH est avoir
le mal, l'arrogance et la superbe; je en haine le mal, la superbe et l'arrogance, déteste la voie dépravée et la bouche et je hais la voie mauvaise et la bouche bilingue. parlant de perversités. CLX. Ceux qui M'aiment, je les vers. 17. CLX. Ceux qui m'aiment, je les
aime, et ceux qui, dès le matin veillent aime, et qui me cherchent me trouvent. pour MOI, ME trouveront.
CLXI. Je marche dans les voies de vers. 20. CLXI. Je m'avance parmi les sentiers
la JUSTICE et dans le milieu des sentiers de la JUSTICE, au milieu des sentiers du du jugement. jugement. Ecoutons de nouveau le Sapient: CLXII. Le SEIGNEUR fonda la Terre Prov. III. CLXII. IEHOVAH fonda la Terre dans
par la SAPIENCE, et stabilisa les Cieux vers. 19. la SAPIENCE: et stabilisa les Cieux dans
par la PRUDENCE. l'INTELLIGENCE. CLXIII. Par sa SAPIENCE ont jailli les vers. 20. CLXIII. Dans la SCIENCE les abîmes
abîmes et les nuées se sont concrétisées ont jailli eux-mêmes, et les cieux distillent en rosée. la rosée. CLXIV. Qui est monté au Ciel et qui Prov. XXX, CLXIV. Qui est monté au ciel et descendu?
est descendu? Qui a contenu l'Esprit vers. 4. Qui a colligé le vents en ses
en ses mains'? Qui a retenu les Eaux poings: Qui a congrégé; les Eaux, dans comme dans un vêtement? Qui a suscité un vêtement? Qui a stabilisé toutes les toute les bornes de la Terre ? QUEL bornes de la Terre? Quel nom est le Sien, NOM EST LE SIEN, et QUEL EST LE NOM DE et quel est LE NOM DE SON FILS, si tu le SON FIL, le sais-tu ? sais ? CLXV. (Par conséquent), mon fils, vers. 13. CLXV. Mange, mon fils, le miel parce
mange le MIEL parce qu'il est bon, et qu'il est bon, et le rayon de miel, qui est le rayon de miel très doux à ta gorge, doux à ton palais. CLXVI. Comme à ton âme est la doctrine CLXVI. Comme suave sera à ton âme de la SAPIENCE, laquelle, quand tu vers. 14. la cognition de la SAPIENCE, si tu la
l'auras trouvée, tu auras de nouveau trouves; et elle sera ta récompense; et l'espérance et ton espérance ne périra ton expectation ne se perdra point. point.


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IV.
QUATRIEME GRADE PROLOGETIQUE.
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NOUVELLE VERSION PASSAGES CITES TRADUCTION ANCIENNE DE LA DES PROVERBES OU SACRO-SAINTE DE L'HEBREU, VULGATE ECRITURE ET DE LA SAPIENCE DU GREC: (*1) CLXVII. LE SEIGNEUR donne la SAPIENCE, Prov II, CLXVII. IEHOVAH donne la SAPIENCE; et de sa bouche la PRUDENCE et vers.6. de sa bouche sort la cognition et l'Intelligence.
la SCIENCE.
CLXVIII. Il gardera le salut des vers. 7. CLXVIII. Il cachera l'essence pour les
droits et protégera ceux qui marchent droits et sera le bouclier de ceux qui simplement, marchent parfaitement, CLXIX. Conservant les sentiers de vers. 8. CLXIX. Afin qu'ils gardent les sentiers
la Justice et gardant les voies des du jugement et il gardera la voie de saints. ses miséricordieux. * Alors, tu connaîtras la Justice et Prov. II, * Alors tu connaîtras la Justice, et le
le jugement et l'équité et tout sentier Jugement et les Rectitudes et tout sentier excellent. excellent. CLXX. Afin qu'il soit notoire à tous, Sapient. XVI, CLXX. Afin qu'il soit notoire que le
qu'il importe de prévenir le SOLEIL pour soleil doit être prévenu pour le rendre TA BENEDICTION et de T'adorer à l'Orient l'action de grâce, et tu dois être salué de la LUMIERE. au lever de la lumière. CLXXI. Tu (SEIGNEUR) es celui qui Sapient. XVI, CLXXI. Tu (IEHOVAH) as appris à
libère de tout mal. vers. 8. nos ennemis que tu es celui qui délivre
de tout mal. CLXXII. Tu es, SEIGNEUR, celui qui a vers. 13. CLXXII. Tu (IEHOVAH) as puissance
puissance de vie et de mort et qui de vie et de mort; tu mènes aux portes mène aux portes de la mort et en ramène. des enfers et tu en ramènes. CLXXIII. La Bénédiction du SEIGNEUR Prov. X, CLXXIII. La Bénédiction de IEHOVAH
fait les riches, et l'affliction ne vers. 22. enrichit, et IEHOVAH ne joint pas la douleur
s'associera pas à eux. à sa bénédiction. CLXXIV. LE NOM DU SEIGNEUR est une Prov. XVIII, CLXXIV. Comme une forte tour est
tour très forte; le juste y a recours et vers. 10. le NOM DE IEHOVAH; le juste y aura recours
il sera exalté. et il sera exalté. CLXXV. Beaucoup de cogitations Prov. XIX, CLXXV. Beaucoup de cogitations sont
dans le coeur de l'homme, mais la volonté vers. 21. dans le coeur de l'homme, mais le conseil
du SEIGNEUR permanera. de IEHOVAH permane. CLXXVI. On apprête un cheval pour Prov. XXI, CLXXVI. Un cheval a été apprêté
le jour du combat; mais le SEIGNEUR vers. 31. pour le jour du combat; mais IEHOVAH
donne le salut. est le salut lui-même. CLXXVII. Beaucoup recherchent la Prov. XXIX, CLXXVII. Beaucoup cherchent la face
face du prince et le jugement pour chacun vers. 26. du dominateur; et le jugement de chacun
vient du SEIGNEUR sort de IEHOVAH.

(*1) La Sapience, la science et l'Intelligence sont des dons de DIEU.

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CLXXVIII. Comme les divisions des Prov. XXI, CLXXVIII. Comme les ruisselets des
eaux, de même le coeur du Roi dans la vers. 1. eaux est le coeur du Roi dans la main de
main du SEIGNEUR; il l'inclinera de tel IEHOVAH; il l'incline partout où il veut. côté qu'il voudra.
CLXXIX. Toute voie de l'homme lui vers. 2. CLXXIX. Toute voie est droite à ses
semble droite; mais le SEIGNEUR pèse yeux; IEHOVAH pondère les coeurs. les coeurs.
CLXXX. Les sorts sont mis dans le Prov. XVI, CLXXX. Le SORT est projeté dans le
pli d'un manteau mais ils sont tempérés vers. 33. pli d'un manteau, et le jugement de ce
par le SEIGNEUR. sort provient de IEHOVAH. CLXXXI. (C'est pourquoi) aie confiance Prov. III, CLXXXI. Foi de IEHOVAH en tout ton (*1)
dans le SEIGNEUR, de tout ton coeur, et vers. 5. coeur; et ne te repose pas sur ton intelligence.
ne te repose point sur ta Prudence.
CLXXXII. Révèle ton oeuvre au SEIGNEUR Prov. XVI, CLXXXII. Dévolue ton oeuvre à IEHOVAH
et tes cogitations seront dirigées. vers. 3. et tes cogitations seront affermies. (*2)
CLXXXIII. Dans toutes tes voies, Prov. III, CLXXXIII. Dans toutes tes voies, reconnais-LE:,
(donc, ô mortel) reconnais le SEIGNEUR et vers. 6. et l'Ipséité dirigea tes sentiers.
l'IPSEITE dirigera tes sentiers.
CLXXXIV. Ne sois point sapient vers. 7. CLXXXIV. Ne sois point sapient à
suivant toi-même; crains DIEU et éloigne-toi tes yeux; crains IEHOVAH, et éloigne toi du mal. du mal. CLXXXV. DIEU m'a donné de dire à Sapient VII, CLXXXV. DIEU m'a donné de parler
mon gré, des paroles dignes de ce qui vers. 15. à mon gré et de penser suivant la dignité
m'a été donné, parce que son IPSEITE des choses qui m'ont été données; est le guide de la SAPIENCE, et qu'il parce que son ipséité est le guide de la amende les sapients. Sapience, et le modérateur des sapients. CLXXXVI. Car dans sa main, nous vers. 16. CLXXXVI. Car nous sommes dans Sa
et nos discours et toute la SAPIENCE et main, aussi bien que nos discours, avec les SCIENCES des oeuvres et la DISCIPLINE. toute la prudence et la science des oeuvres. CLXXXVII. Lui-même m'a donné CLXXXVII. DIEU m'a donné la vraie ces choses qui sont la SCIENCE vraie. cognition des choses qui sont dans la Nature. Voici ensuite combien donne DIEU. Prov. IX, CLXXXVIII. La SAPIENCE s'est édifié vers. 1. CLXXXVIII. La SAPIENCE a édifié sa
une maison; elle a taillé sept maison; elle a taillé ses sept colonnes: colonnes,
CLXXXIX. Elle a immolé ses victimes, vers. 2. CLXXXIX. Elle a immolé ses victimes,
mixtionné son vin et proposé la mixtionné son vin, et aussi préparé table. sa table. CXC. Elle a envoyé ses servantes vers. 3. CXC. Elle a envoyé ses jeunes filles
afin qu'elles appellent à la citadelle, et et appelé sur les sommets des lieux les aux murailles de la cité. plus élevés de la cité, en disant: CXCI. Si quelqu'un est enfant qu'il vers. 4. CXCI. Quiconque est simple décline (*3)
vienne à moi; et aux insipients elle a ici. Aux manquants de coeur elle a dit dit: aussi: CXCII. Venez, mangez mon pain vers. 5. CXCII. Venez, mangez mon pain et
et buvez le vin que j'ai mixtionné pour buvez du vin que j'ai mixtionné. vous.
CXCIII. Quittez (donc) l'enfance et vers. 6. CXCIII. Quittez simples, votre voie
vivez et marchez par les voies de la et que vous viviez; et avancez par la PRUDENCE. voie de l'Intelligence. (Ce que je vous ai montré fidèlement et que je vous confie paternellement).


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(*1) On doit se confier à DIEU.
(*2) Psaum. XXXVII, vers. 5. I. Epit. de S. Pierre, V, 7.
(*3) LA SAPIENCE invite tous à elle.

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V.
CINQUIEME GRADE PROLOGETIQUE.
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NOUVELLE VERSION PASSAGES CITES TRADUCTION ANCIENNE DE LA DES PROVERBES, ou SACRO- SAINTE DE L'HEBREU VULGATE ECRITURE ET DE LA SAPIENCE DU GREC CXCIV. Qui est BON, recevra la grâce Prov. XII, CXCIV. Le Bon recevra le bienfait
du SEIGNEUR; celui qui, au contraire se vers. 2. de IEHOVAH et DIEU condamnera l'homme
confie dans ses cogitations est insipient. des mauvaises cogitations. CXCV. Les hommes méchants ne Prov. XXVIII, CXCV . Les hommes méchants ne comprennent
pensent pas au jugement; ceux qui, vers. 5. pas le jugement; ceux qui, au
au contraire recherchent le SEIGNEUR contraire cherchent IEHOVAH comprennent remarqueront TOUTES CHOSES. toutes choses. CXCVI. La Bénédiction du SEIGNEUR Prov. X, CXCVI. Les bénédictions sont sur la
est sur la tête du juste; le visage des vers. 6. tête du juste; le visage des impies cache
impies cache l'iniquité. l'iniquité. CXCVII. Tout trompeur est l'abomination Prov. III, CXCVII. Le pervers est l'abomination
du SEIGNEUR, et avec les SIMPLES vers. 32. de IEHOVAH et avec les Droits son
sa conversation. secret. CXCVIII. Lui-Même jouera les trompeurs vers. 34. CXCVIII. LUI-MEME vraiment insultera
et donnera aux doux la grâce. aux trompeurs et aux humbles donne la grâce. * Le coeur dépravé est abominable Prov. II, * Les pervers du coeur sont abominables
au SEIGNEUR, et sa volonté est dans ceux vers. 20. à IEHOVAH, et la voie du parfait est
qui marchent simplement. son bienfait. CXCIX. Qui est d'un coeur pervers Prov. XVII, CXCIX. Le pervers du coeur ne trouvera
ne trouvera pas la BIEN; et qui détourne vers. 20. pas le bien; et qui est détourné dans
sa langue tombera dans le mal. sa langue tombera dans le mal. (*1) CC. Meilleur est le pauvre, marchant Prov. XXVIII, CC. Plus noble est le pauvre qui marche
dans sa simplicité que le riche dans sa vers. 6. dans sa perfection que le riche lui-
voie dépravée. même, par des voies perverses. CCI. Que sert au fou d'avoir des richesses Prov. XVII, CCI. Que peut-être l'objet précieux,
puisqu'il ne peut acheter la vers. 16. dans la main du fou, pour qu'il achète
SAPIENCE ? la SAPIENCE, puisqu'il n'a pas de coeur. CCII. La CRAINTE DU SEIGNEUR est la Prov. XV, CCII. LA CRAINTE DE IEHOVAH, est l'érudition
Discipline de la SAPIENCE, et HUMILITE vers. 33. de la SAPIENCE, et avant la
précède la gloire. gloire, l'humilité. CCIII. Où a été la superbe sera aussi Prov. XI, CCIII. Quand vient la superbe vient
l'affront; au contraire où est l'Humilité, vers. 2. aussi l'ignominie, et avec les humbles
là est la Sapience. la Sapience: Prov. XVI, vers. 5. Tout arrogant est Prov. XVI, vers. 5. Tout superbe de l'abomination du SEIGNEUR. coeur est l'abomination de IEHOVAH. CCIV. Dans le coeur du prudent re- vers. 33. CCIV. Dans le coeur de l'Intelligent


(*1) Proverb. XIX, vers. 1.

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pose la SAPIENCE, et il enseignera tous repose la SAPIENCE; et au milieu des fous les ignorants. lui-même est connu. CCV. Qui marche avec les Sapients Prov. XIII, CCV. Qui marche avec les sapients
sera sapient; l'ami des fous deviendra vers. 20. sera sapient; mais qui est l'ami du fou
semblable. sera écrasé. CCVI. Où n'est pas la SCIENCE de Prov. XIX, CCVI. Car sans la science le désir n'est
l'AME, n'est pas le BIEN. vers. 2. pas bon.
CCVII. (Car) je ne ferai pas route avec Sap. VI. CCVII. Je ne ferai certes pas route avec
l'envie desséchante (dit le sapient) parce vers. 25. celui que l'envie dessèche parce qu'ainsi
qu'un tel homme n'est pas participant il ne participera pas à la SAPIENCE. à la SAPIENCE.
CCVIII. Le VIN est chose luxurieuse Prov. XX, CCVIII. Le vin rend dérisoire et la
et l'ébriété tumultueuse; quiconque bière (שֵׁכָר séchar, sicera) rend tumultueux; s'y délectera ne sera pas Sapient. tout homme qui y prend sa joie ne sera pas sapient. CCIX. Le coeur sapient cherche la Prov. XV, CCIX. Le coeur intelligent cherche la
DOCTRINE et la bouche des fous se repaît vers. 14. SCIENCE et la bouche des fous se repaît
d'impéritie. de folie. CCX. La CRAINTE du SEIGNEUR est le Prov. I, CCX. La CRAINTE de IEHOVAH est le
principe de la SAPIENCE. Les fous méprisent principe de la SCIENCE; les fous méprisent la SAPIENCE et la DOCTRINE. la Sapience et l'Erudition. CCXI. La CRAINTE du SEIGNEUR est la Prov. XIV, CCXI. La CRAINTE de IEHOVAH est
source de la vie pour détourner la vers. 27. comme une veine de vie, afin d'éloigner
ruine de la mort. des filets de la mort. CCXII. Le principe de la SAPIENCE est vers. 10. CCXII. Le principe de la SAPIENCE
la CRAINTE du SEIGNEUR, et la SAPIENCE est la crainte de IEHOVAH, et la science des Saints, la PRUDENCE. des Saints, l'Intelligence. CCXIII. Que ton coeur n'envie (donc) Prov. XXIII, CCXIII. Que ton coeur n'envie pas les
pas les pécheurs; mais sois tout le vers. 17. pécheurs; sois plutôt tout le jour dans
jour dans la crainte du SEIGNEUR. la crainte de IEHOVAH. CCXIV. Car tu auras l'espoir dans le vers. 18. CCXIV. Parce que la récompense
très-nouveau, et ton attente ne sera pas existe réellement et que ton espérance déçue. ne sera pas renversée. CCXV. Songez (ô mortels) au Seigneur Sap. 1, CCXV. Songez, (ô hommes) au SEIGNEUR
dans la bonté, et cherchez-le dans la vers. 1. dans la bonté, et cherchez-le dans
simplicité du coeur: la simplicité du coeur: CCXVI. Parce qu'il est trouvé par vers. 2. CCXVI. Parce qu'il est trouvé par (*1)
ceux qui ne le tentent pas; il apparaît ceux qui ne le tentent pas, et il se montre à ceux qui ont foi en lui. à ceux qui ne se défient pas de lui. CCXVII. Car les cogitations perverses vers. 3. CCXVII. Car les cogitations perverses (*2)
séparent de DIEU et si sa force est éprouvée, séparent de DIEU; quand sa puissance il corrige les insensés. est tentée il confond les insensés. CCXVIII. Parce que la SAPIENCE n'entrera vers. 4. CCXVIII. Parce que la Sapience n'entrera
pas dans l'âme malévole, ni n'habite pas dans l'âme malicieuse ni n'habitera dans le corps sujet du péché. dans le corps coupable du péché. CCXIX. Car si tu invoques la SAPIENCE, Prov. II, CCXIX. Car si tu clames vers l'Intelligence
et si tu inclines ton coeur à la vers. 3. et que tu donnes ta voix à
PRUDENCE, l'Intelligence: CCXX. Si tu la recherches comme de vers. 4. CCXX. Si tu la recherches comme de
l'argent et si tu creuses pour la trouver l'argent et que tu la recherches comme comme pour des trésors: des trésors, CCXXI. Alors tu comprendras la vers. 5. CCXXI. Alors tu comprendras la
crainte du SEIGNEUR et tu trouveras la CRAINTE de IEHOVAH, et tu trouveras la science de DIEU. cognition de DIEU.

(*1) Deuter. IV, vers. 29. II, Paralip. XV, vers. 4.
(*2) Comment DIEU doit être cherché et quels sont ceux auxquels il se montre.

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CCXXII. CAR TE CONNAITRE (ô SEIGNEUR) Sap. XV, CCXXII. Car TE connaître est la Justice
est la JUSTICE consommée, et connaître vers. 3. consommée, et comprendre ta puissance,
ta JUSTICE et ta VERTU est la racine de la racine de l'immortalité. l'immortalité .
CCXXIII. C'est pourquoi je l'ai CHOISIE, Sap. VII, CCXXIII. C'est pourquoi j'ai choisi,
et le sens m'a été donné; et J'INVOQUE, vers. 7. et la prudence m'a été donnée; j'ai invoqué,
et l'ESPRIT de SAPIENCE est venu et l'Esprit de Sapience est venu en moi. à moi. CCXXIV. Je l'ai préférée aux royaumes vers. 8. CCXXIV. Je l'ai préférée aux sceptres
et aux trônes et j'ai méprisé les et aux royaumes, et j'ai estimé pour rien richesses en comparaison d'elle. les richesses auprès d'elle. CCXXV. Je ne lui ai pas comparé la vers. 9. CCXXV. Je ne lui ai certes pas comparé
pierre précieuse, parce que tout l'or, la Pierre précieuse, parce que l'or en comparaison d'elle n'est qu'un peu opposé à elle n'est qu'un peu de sable, de sable, et l'argent sera estimé comme et l'argent comparé avec elle est estimé de la boue devant elle. de la boue. CCXXVI. Je l'ai aimée plus que le vers. 10. CCXXVI. Je l'ai aimée plus que la
salut et la beauté et je me suis proposé santé et la pulchritude des formes, et de l'avoir pour Lumière, parce que sa j'ai souhaité extrêmement d'en jouir lumière est inextinguible. comme lumière parce que sa splendeur ne peut être supprimée. CCXXVII. (En effet) elle est facilement Sapient. VI, CCXXVII. Elle est facilement perçue
vue de ceux qui l'aiment et est trouvée vers. 13. de ceux qui l'aiment, et trouvée par ceux
par ceux qui la cherchent. qui la cherchent. CCXXVIII. Elle préoccupe ceux qui vers. 14. CCXXVIII. En devançant, elle s'offre
la désirent, de sorte qu'elle se montre à connaître à ses fidèles. à eux la première.
CCXXIX. Celui qui, dès la LUMIERE vers. 15. CCXXIX. Celui qui dès le matin se
aura veillé pour elle ne travaillera pas, lèvera pour elle, ne travaillera pas, car car il la trouvera assise à sa porte. il la trouvera assise à sa porte. CCXXX. Donc occuper d'Elle ses COGITATIONS, vers. 16. CCXXX. Car la cogitation reçue d'elle,
c'est le sens consommé, et c'est la perfection de la prudence, et qui, qui veillera pour Elle sera bientôt en veillera pour elle sera immédiatement sécurité. en sécurité. CCXXXI. Parce que les dignes d'ELLE, vers. 17. CCXXXI. Parce que les dignes d'elle,
ELLE-MEME tourne les cherchant, et dans elle-même les cherche en tournant; et les voies Elle se montre à eux avec dans les voies se montre bénévolement à hilarité et dans toutes choses la providence vers. 18. eux-mêmes, et en toute cogitation s'offre
s'offre à eux. à eux. CCXXXII. Donc son commencement vers. 18. CCXXXII. Donc son commencement
est le vrai désir de la DISCIPLINE. est la vraie recherche de l'érudition; le souci de l'érudition, l'amour. CCXXXIII. Donc le soin de la DISCIPLINE vers. 19. CCXXXIII. L'amour, l'observation de
est la dilection; la dilection est ses lois est la conservation de l'immortalité. la garde de ses LOIS; la garde de ses
lois est la consommation de l'incorruption.
CCXXXIV. Et l'incorruption fait vers. 20. CCXXXIV. Ensuite l'immortalité fait
l'homme proche de DIEU. que nous accédons proche de Dieu. CCXXXV. Ainsi le DESIR de la SAPIENCE vers. 21. CCXXXV. La recherche de la Sapience
conduit au ROYAUME ETERNEL. conduit donc au Royaume. CCXXXVI. Entrant (ainsi) dans ma Sap. VIII, CCXXXVI. Entré dans ma maison,
maison je dormirai avec elle. Sa Conversation vers. 16. je dormirai avec elle et sa fréquentation
n'a pas d'amertume et son n'a nulle acerbité et son intimité nul
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intimité aucun ennui, mais de la joie ennui, mais de la joie et du plaisir. et du plaisir. Vers. 18. Je tournais la Vers. 18. Je la cherchais en tournant cherchant afin de me l'assumer à afin de l'attirer auprès de moi. moi.
CCXXXVII. Ne parle pas témérairement Eccles. V, CCXXXVII. Ne te hâte pas par ta (*1)
et que ton coeur ne soit pas rapide vers. 1. bouche, et que ton coeur ne se presse pas
à proférer des discours devant de proférer des paroles devant DIEU, DIEU, car DIEU est dans le Ciel et toi parce que DIEU est dans le Ciel, et toi sur la Terre; c'est pourquoi, que soient sur la Terre. C'est pourquoi, que soient rares tes discours. rares tes paroles. CCXXXVIII. (Et) Si tu as voué quelque vers. 3. CCXXXVIII. Lorsque tu auras voué (*2)
chose à DIEU, ne temporise pas pour un voeu à DIEU, ne tarde pas à le lui rendre, le rendre; car la promesse infidèle et parce que DIEU ne place pas son bienfait folle lui déplaît mais ce que tu auras dans les fous, donc, ce que tu as voué, voué, rends-le. rends-le. CCXXXIX. Bien meilleur est de ne vers. 4. CCXXXIX. Mieux est que tu ne voues
rien VOUER que de ne point rendre pas, plutôt que tu voues et que tu ne après le VOEU, les choses promises. rendes pas. CCXL. Les victimes des impies sont Prov. 15, CCXL. Le sacrifice des impies est l'abomination
abominables au SEIGNEUR; les VOEUX des vers. 8. de IEHOVAH; mais l'oraison (*3)
justes lui sont placables. des droits est ce qui lui plaît. CCXLI. L'Erudit dans le VERBE trouvera Prov. 16, CCXLI. Celui qui comprend la chose
les choses bonnes, et qui ESPERE vers. 20. trouvera le Bien, et le confiant en IEHOVAH
en le SEIGNEUR est bienheureux. est bienheureux. Prov. XXVIII, vers. 25, qui ESPERE Prov. XXVIII, vers. 25. Qui a foi à dans le SEIGNEUR sera guéri. IEHOVAH sera engraissé. CCXLII. Ceux qui se CONFIENT à Lui Sap. III, CCXLII. Ceux qui placent leur foi en
comprendront la VERITE, et les fidèles vers. 9. Lui, comprennent la vérité, et les fidèles
dans la dilection se reposent en Lui, en charité, permanent en Lui; parce parce que le don et la paix est pour ses qu'il a grâce et miséricorde envers ses élus. saints, et qu'il prend soin de ses élus. CCXLIII. Loin des impies est le SEIGNEUR; Prov. XV, CCXLIII. Car IEHOVAH est loin des
et il exaucera les ORAISONS des vers. 29. impies; mais il exauce l'oraison des justes.
justes.
CCXLIV. Qui décline ses oreilles Prov. XXVIII, CCXLIV. Qui détourne son oreille,
pour ne pas entendre la LOI, son ORAISON vers. 9. afin de ne pas entendre la loi, son oraison
sera exécrable. même sera SON abomination. CCXLV. Celui qui cache ses scélératesses vers. 13. CCXLV. Celui qui couvre ses iniquités
ne réussira point; mais celui ne sera jamais heureux; mais celui qui qui les aura confessées et s'en retire, les confesse et les abandonne, obtiendra obtiendra MISERICORDE. MISERICORDE. CCXLVI. Par la miséricorde et la Prov. XVI, CCXLVI. Par la miséricorde et la
vérité, est rachetée l'iniquité; et dans vers. 6. vérité, est rachetée l'iniquité; et dans la
la CRAINTE DU SEIGNEUR on s'éloigne du crainte de IEHOVAH on s'écarte du mal. mal.
CCXLVII. Ceux-là errent (donc) qui Prov. XIV, CCXLVII. N'errent-ils pas ceux qui
accomplissent le mal; mais la Miséri- vers. 22. pensent le mal? Mais la miséricorde et
corde et la Vérité préparent les Biens: la vérité à ceux qui pensent le bien. CCXLVIII. Ceux (donc) par qui est Prov. XXI, CCXLVIII. Celui par qui sont recher-
suivie la Justice et la Miséricorde trouveront vers. 21. chées la justice et la miséricorde, trouvera
vie, justice et gloire. vie, justice et gloire. CCXLIX. J'étais un enfant ingénieux Sap. XVIII, CCXLIX. J'étais un enfant doué d'un
et j'avais reçu du sort une bonne âme. vers. 19. naturel excellent, ayant reçu du sort une
bonne âme.
(*1) Ne rien prononcer témérairement auprès de DIEU.
(*2) LE VOEU. Deuteron, XXV, vers. 21.
(*3) Eccles. XXXIV, vers. 23.

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CCL. Et comme je devenais meilleur, vers. 20. CCL. Puisque vraiment je devenais
je vins vers un corps non souillé. bon, j'entrai dans un corps impollué. CCLI. Et comme je savais que je ne vers. 21. CCLI. Puisque le comprenais que je
pourrais autrement être continent, à ne pourrais autrement que par lui être en (*1) moins que DIEU ne me donne cela, et puissance de moi-même, à moins que ceci c'était déjà la Sapience de savoir que ne me fut donné de DIEU, et c'était déjà ce don était de lui; je m'adresserai au de la Prudence de comprendre que ce SEIGNEUR, et lui fis ma déprécation et bienfait venait de lui, je m'adressai au dis du plus profond de mon coeur: SEIGNEUR et lui fis mon oraison, et dis de tout mon coeur: (*2) CCLII. DIEU de mes pères et SEIGNEUR Sap. XI, CCLII. DIEU de mes pères et SEIGNEUR de de miséricordes, qui as fait TOUTES Miséricorde, qui as crée toutes choses par CHOSES par ton VERBE, ton verbe, CCLIII. Et qui as constitué l'homme vers. 2. CCLIII. Et qui as fait l'homme par ta
par la SAPIENCE afin qu'il dominât les Sapience afin qu'il dominât sur les choses créatures qui, par toi ont été faites, par toi créées, CCLIV. Afin qu'il dispose l'orbe Terrestre vers. 3. CCLIV. Et qu'il administre le monde
en Equité et Justice, et qu'il juge en Sainteté et Justice, et qu'il exerce le le jugement dans la direction du coeur: Jugement en rectitude du coeur. (*3) CCLV. Donne-moi la SAPIENCE, assise vers. 4. CCLV. Donne moi la SAPIENCE assise sur ton trône, et que je ne sois pas avec toi sur ton trône, et ne me chasse réprouvé parmi tes enfants: pas du nombre de tes serviteurs. (*4) CCLVI. Parce que je suis ton serviteur vers. 5. CCLVI. Parce que je suis ton serviteur
et le fils de ta servante, un homme infirme et le fils de ta servante, un homme et de peu de temps, et faible pour imbécile et de brève vie, et trop infirme l'Intellection du Jugement et des Lois. pour comprendre le Jugement et les Lois. CCLVII. Et si quelqu'un est consommé vers. 6. CCLVII. Car si quelqu'un est parfait
entre les fils des hommes, si entre les fils des hommes, si pourtant ta ta SAPIENCE est absente de lui, il sera Sapience est absente de lui il sera estimé compté pour rien. pour rien. (*5) CCLVIII. Tu m'as élu Roi à ton vers. 7. CCLVIII. Tu m'as élu roi de ton peuple peuple et juge de tes fils et de tes et juge de tes fils et de tes filles. filles.
(*6) CCLIX. Et tu m'as dit d'édifier un vers. 8. CCLIX. Tu m'as ordonné d'édifier un Temple sur ta montagne sainte, et un Temple sur ta montagne sainte, et un autel dans la cité de ton habitation, à la autel dans la ville de ton habitation à similitude de ton tabernacle saint que l'instar du Tabernacle saint que tu as tu as préparé dès le commencement. préparé dès le commencement. CCLX. Et avec toi la SAPIENCE qui vers. 9. CCLX. Et avec toi est la Sapience qui
connaît tes oeuvres, qui était présente connaît ton oeuvre, qui était présente lorsque tu façonnais le monde, et qui lorsque tu fis le monde, qui sait ce qui savait ce qui plaît à tes yeux, et quelle est agréable à tes yeux, et ce qui est droit rectitude dans les préceptes. dans tes préceptes. CCLXI. Envoie-la des cieux, ton vers. 10. CCLXI. Envoie-la des cieux sacrés,
sanctuaire et du trône de ta Magnitude, et envoie-la du trône de ta gloire, afin afin qu'elle soit avec moi, et qu'elle travaille présentement avec moi, TRAVAILLE avec moi afin que je sache et que je comprenne ce qui est agréable ce qui est agréable à toi. à toi. CCLXII. Car elle sait et comprend vers. 11. CCLXII. Car elle connaît et comprend
TOUTES CHOSES et me conduira sobrement toutes choses, et me conduira modérément dans mes oeuvres, et me gardera dans toutes mes actions et me gardera en sa puissance. dans sa gloire. CCLXIII. Et mes oeuvres seront vers, 12. CCLXIII. Et mes oeuvres seront agréables,
agréables, et je conduirai ton peuple et je jugerai droitement ton peuple,

(*1) La SAPIENCE doit donc être appelée du ciel par les prières et les
voeux assidus.
(*2) ORAISON de Salomon pour obtenir la sapience.
(*3) III. Rois, III, vers. 9.
(*4) Psaum. CXV, vers. 16.
(*5) I. Paralip. XXVIII, vers. 5.
(*6) II. Paralip. I, vers. IX.

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justement, et je serai digne du trône et serai digne du trône de mon père. de mon Père.
CCLXIV. Car quel est l'homme qui vers. 13. CCLXIV. Car quel est l'homme qui
pourra savoir le conseil de DIEU? ou comprend le conseil de DIEU? ou qui qui pourra projeter sa cogitation sur ce comprend en son âme ce que veut DIEU ? que veut DIEU?
CCLXV. Car les cogitations des mortels vers. 14. CCLXV. Car les cogitations des mortels
sont timides, et nos prévoyances sont timides, et nos opinions fallacieuses. incertaines.
CCLXVI. Car le corps qui se corrompt vers. 15 CCLXVI. Car le corps, sujet à la corruption
aggrave l'âme, et cette habitation aggrave l'âme, et ce domicile terrestre déprime les sens par les terrestre, plein de soins, déprime l'esprit. multiples cogitations.
CCLXVII. Et difficilement nous estimons vers. 16. CCLXVII. Et difficilement nous parvenons
ce qui est sur la terre, et nous à former une conjecture sur ce discernons avec peine ce qui est devant qui est sur terre, et nous trouvons avec nos yeux; ce qui est alors dans les cieux, peine ce qui se trouve dans nos mains; qui le connaîtra? qui donc alors a pénétré ce qui est dans les cieux? CCLXVIII. Et qui saura ton sentiment, vers. 17. CCLXVIII. Qui connaît ton conseil à
A MOINS QUE TU NE DONNES L'ESPRIT moins que tu ne donnes la SAPIENCE, et SAINT DU PLUS HAUT DES CIEUX: que tu n'envoies ton Esprit saint, du plus haut des Cieux. CCLXIX. Et que soient corrigés les vers. 18. CCLXIX. Car les voies de ceux qui
sentiers de ceux qui sont sur la Terre, habitent la Terre ont été redressées, et et que les hommes apprennent ce qui ils ont appris ce qui t'est agréable, t'est agréable?
CCLXX. Car, par la SAPIENCE ont été vers. 19. CCLXX. Et par la SAPIENCE ont été
guéris tous ceux qui t'ont plu, à toi, conservés. SEIGNEUR dès le principe.
CCLXXI. Je t'ai demandé (en outre) Prov. XXX, CCLXXI. J'ai postulé vers toi pour
DEUX CHOSES; ne me les dénie pas avant vers. 7. deux choses; ne me les prohibe pas avant
que je meure, que je meure. CCLXXII. Mène loin de moi la vanité vers. 8. CCLXXII. Eloigne de moi la vanité et
et les paroles mensongères. Tu ne me la parole mensongère. Tu ne me donneras donneras ni la mendicité ni les richesses; ni la pauvreté ni les richesses; ménage attribue-moi seulement ce qui moi la nourriture qui me convient: est nécessaire à ma vie;
CCLXXIII. De peur que, rassasié je vers. 9. CCLXXIII. De peur que, rassasié je
sois induit à te nier et à dire: Qui renonce en disant: qui est IEHOVAH? est le SEIGNEUR? ou qu'étant forcé par et de peur que, me trouvant pauvre, je la pauvreté je ne dérobe et que je parjure dérobe, et que j'assume en vain le nom le nom de mon DIEU. de mon DIEU. Voici Eccl. X. CCLXXIV. Après l'INDUSTRIE (enfin vers. 10. CCLXXIV. Et l'excellence de la rectification
vraiment) vient la SAPIENCE! est la Sapience.
Aussi, toi, fils de la Doctrine, qui par la grâce de IEHOVAH, as ainsi obtenu la SAPIENCE ou quelques-uns de ses DONS super excellents,
CCLXXV. Donne (aussi) au sapient Prov. IX. CCLXXV. Donne au sapient l'incrépation
l'occasion, et la SAPIENCE lui sera aug- vers. 9. et il sera plus sapient; enseigne

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mentée; enseigne le juste, et il se le juste, et il augmentera la doctrine. hâtera de recevoir.
CCLXXVI. Ne parle (donc) pas aux Prov. XXIII, CCLXXVI. Ne parle pas aux oreilles
oreilles des insipients, parce qu'ils vers. 9. du fou, parce qu'il condamnera la prudence
mépriseront la Doctrine de ton discours. de tes discours. CCLXXVII. Le père du juste exulte vers. 24. CCLXXVII. Le père du juste exultera
de joie; qui engendra le sapient se en exaltant, et celui qui engendre le réjouira en lui. sapient se réjouira en lui. CCLXXVIII. L'oreille qui écoute les Prov. XV, CCLXXVIII. L'oreille qui écoute l'incrépation
incrépations de vie demeurera au milieu vers. 31. de vie, demeurera au milieu
des sapients. des sapients. CCLXXIX. Celui qui rejette la Dis- vers 32. CCLXXIX. Qui néglige la Discipline
cipline, méprise son âme; mais qui méprise son âme; mais qui entend l'incrépation acquiesce aux incrépations est possesseur possède le coeur. du coeur. Prov. XIII, CCLXXX. L'indigence et l'ignominie vers. 18. CCLXXX. La pauvreté et l'ignominie
à celui qui déserte la Discipline; mais à ceux qui s'éloignent de la correction, celui qui acquiesce à la remontrance mais qui garde l'incrépation aura l'honneur. sera glorifié.
CCLXXXI. Car celui qui instruit le Prov. IX, CCLXXXI. Qui corrige le dérisoire,
dérisoire se fait lui-même injure, et vers 7. reçoit lui-même l'ignominie, et qui reprend
qui reprend l'impie se fait lui-même l'impie reçoit lui-même sa tache. une tache.
CCLXXXII. Ne reprends point le dérisoire, vers. 8. CCLXXXII. Ne reprends donc pas le
de peur qu'il te haïsse; enseigne dérisoire, de peur qu'il t'ait en haine; le sapient et il t'aimera. reprends le sapient et il t'aimera. CCLXXXIII. Le dérisoire (en effet) Prov. XIV, CCLXXXIII. Le dérisoire cherche la
cherche la SAPIENCE et ne la trouve vers. 6. Sapience et ne la trouve pas; mais la
pas; la doctrine des prudents est facile. science est facile à trouver à l'intelligent. CCLXXXIV. Sur la face du prudent, Prov. XVII, CCLXXXIV. Dans le regard de l'Intelligent
luit la SAPIENCE; les yeux des fous sont vers. 21. apparaît la SAPIENCE, et les yeux
aux confins de la Terre. du fou sont à l'extrémité de la Terre. CCLXXXV. On comprendra l'enfant Prov. XX, CCLLXXXV. Et l'enfant sera connu
par ses inclinations, si pures et droites vers. 11. par ses oeuvres, si pure et droite est son
sont ses oeuvres. oeuvre. CCLXXXVI. Qui marche frauduleusement Prov. XI, CCLXXXVI. Qui marche frauduleusement
révélera les arcanes; mais qui vers. 13. révèle le secret, mais le fidèle
est fidèle cèle la chose confiée par son d'esprit cèle la chose. ami.
CCLXXXVII. Qui révèle les mystères Prov. XX, CCLXXXVII. Qui révèle le secret, s'avance
et marche frauduleusement, et dilate vers, 19. frauduleusement et avec celui qui
ses lèvres, ne te mêle pas avec lui. séduit par ses lèvres, ne te mêle pas. CCLXXXVIII. Beaucoup d'hommes vers. 6. CCLXXXVIII. Une multitude d'hommes
sont appelés miséricordieux, mais un où chacun prêche la miséricorde; homme fidèle, qui (facilement) le trouvera? mais l'homme sincère, qui le trouvera? CCLXXXIX. Ne fais (donc) pas de mal Prov. III, CCLXXXIX. Ne pense donc pas de
à ton ami, puisqu'il a confiance en vers. 29. mal contre ton ami puisqu'il est en sécurité
toi. avec toi. CCXC. (Car qui rend le mal pour le Prov. XVII, CCXC. C'est comme pour l'épreuve de
bien, le mal ne s'écarte jamais de sa vers 13 et 3. l'argent, et dans un creuset, que IEHOVAH
maison. éprouve les coeurs.
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VI.
SIXIEME GRADE PROLOGETIQUE.
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NOUVELLE VERSION PASSAGES CITES TRADUCTION ANCIENNE DE LA DES PROVERBES, OU SACRO-SAINTE DE L'HEBREU, VULGATE ECRITURE ET DE LA SAPIENCE DU GREC CCXCI. TOUS LES BIENS (atteste l'Homme Sap. VII, CCXCI. Tous les biens se sont approchés
sapient) sont venus à moi également vers. 11. de moi avec, et en même temps
avec (LA SAPIENCE) elle, et d'innombrables qu'elle, et par ses mains d'innombrables faveurs par ses mains. richesses. CCXCII. Et je me suis réjoui en vers. 12. CCXCII. Je me suis réjoui en toutes
toutes choses; parce que cette SAPIENCE choses parce que la Sapience est leur m'antécédait, et j'ignorais qu'elle est la auteur, et j'ignorais réellement qu'elle- mère de toutes ces choses. même est leur mère. CCXCIII. Car elle est un trésor infini vers. 14. CCXCIII. Car elle est pour les hommes
pour les hommes; ceux qui en ont un trésor inépuisable; ceux qui en ont usé sont faits participants à l'amitié de usé sont unis d'amitié avec DIEU et sont DIEU et sont recommandés à cause des recommandés à cause de la Discipline. dons de la DISCIPLINE.
CCXCIV. LUI-MEME m'a donné la vers. 17. CCXCIV. Car DIEU m'a donné la cognition
SCIENCE vraie des choses qui sont; afin vraie des choses qui sont dans que je sache la disposition de l'orbe la nature, afin que je comprenne la constitution des Terres et les vertus des Eléments, du Monde et la force des Eléments, CCXCV. Le commencement et la vers. 18. CCXCV. Le commencement, la fin, le
consommation et le milieu des temps, milieu du temps, les vicissitudes des solstices les permutations des vicissitudes et les et la variété des saisons, consommations des temps,
CCXCVI. Les mutations des coutumes vers. 19. CCXCVI. Les circuits des années et les
et les divisions des temps et dispositions des étoiles, du cours de l'année et les dispositions
des étoiles,
CCXCVII. La nature des animaux et vers. 20. CCXCVII. La nature des animaux et
les instincts violents des bêtes, la force les instincts violents des bêtes, la force des vents et les cogitations des hommes, des vents et les cogitations des hommes, les différences des arbrisseaux les différences des plantes et les facultés et les vertus des racines, des racines, CCXCVIII. Et j'ai appris toutes les vers. 27. CCXVIII. Et j'ai même connu toutes
choses qui sont absconses et imprévues. les choses qui sont cachées et non encore Car la SAPIENCE, ouvrière de toutes dévoilées, car la Sapience, ouvrière choses me l'a enseigné. de toutes choses me l'a enseigné. CCXCIX. Et puisque la SAPIENCE est vers. 27. CCXCIX. Puisqu'elle est unique, elle
une, elle peut TOUT; et permanent en peut tout, subsistant en elle-même, elle elle-même, elle rénove toutes choses rénove toutes choses, et, se transférant
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et se transfère parmi les nations dans dans chaque âge dans les âmes saintes, les Ames Saintes et constitue les Amis et forme les Amis de DIEU et les Prophètes. de DIEU et les Prophètes.
CCC. Car DIEU n'aime personne, si Vers. 28. CCC. Car DIEU n'aime personne, si ce
ce n'est celui qui habite avec la SAPIENCE. n'est celui qui se complaît avec la Sapience. Et,
CCCI. Lorsque les voies de l'homme Prov. XVI, CCCI. Lorsque les voies de l'homme
(homo) seront agréées du Seigneur, il vers. 7. (vir) seront agréées de IEHOVAH, il rendra
convertira aussi à la paix ses ennemis. aussi pacifiques ses ennemis. CCCII. (car) elle est Doctrice de la Sap. VIII, CCCII. Elle est habile et initiée dans
DISCIPLINE de DIEU et électrice de ses ouvrages. vers. 4. la science de DIEU et électrice de ses ouvrages.
CCCIII. Et si l'on souhaite les richesses vers. 5. CCCIII. Que si la possession des richesses
dans la vie, quoi de plus riche est désirable en cette vie quoi de que la SAPIENCE qui a fait TOUTES CHOSES? plus riche que la SAPIENCE par qui toutes choses sont faites ? CCCIV. Si le sens oeuvre, qui plus vers. 6. CCCIV. Si la Prudence agit et produit
qu'elle est l'artisan des choses qui une oeuvre, qui est plus artificieuse qu'elle sont ? dans les constitutions des choses? CCCV. Et si quelqu'un aime la JUSTICE, vers. 7. CCCV. Et si quelqu'un aime vraiment
les grandes vertus sont ses ouvrages; la JUSTICE, les vertus sont son ouvrage; car elle enseigne la sobriété et car elle enseigne la Tempérance et la la PRUDENCE, la JUSTICE et la VERTU auprès Prudence, la Justice et la Fortitude, auprès desquelles rien n'est plus utile desquelles rien n'est plus utile aux aux hommes dans la vie. hommes dans la vie. CCCVI. Et si quelqu'un désire la vers. 8. CCCVI. En outre, si quelqu'un désire
multitude de la SCIENCE, elle sait le l'usage de beaucoup de choses, elle connaît passé et estime l'avenir; elle sait les ce qui est ancien et conjecture des ruses des discours et les dissolutions choses à venir; elle comprend les ruses des arguments; elle sait les signes et des discours et les explications des énigmes; les monstres avant qu'ils paraissent et elle pronostique les signes et les ce qui doit arriver dans les temps et prodiges et les choses essentielles des dans les siècles. saisons et des temps. CCCVII. Je me suis donc proposé de vers. 9. CCCVII. J'ai donc décrété de me l'adjoindre
m'adjoindre CETTE Sapience pour vivre comme compagne habituelle de avec moi, sachant qu'elle me communiquera ma vie, sachant certainement qu'elle des biens et sera l'allocution de sera pour moi la pourvoyeuse des biens mes ennuis. et la consolatrice des peines et des tourments. CCCVIII. J'aurai, à cause d'ELLE de vers. 10. CCCVIII. J'acquerrai à cause d'elle
la lumière dans les assemblées, et de la gloire dans le vulgaire et, jeune, jeune, de l'honneur chez les vieillards. de l'honneur chez les vieillards. CCCIX. On trouvera mon acuité dans vers. 11. CCCIX. On trouvera mon acuité dans
le jugement et je serai admirable devant le jugement et je serai admirable devant les puissants, les puissants. Et les faces des princes m'admireront. CCCX. Ils s'arrêteront, moi me taisant vers. 12. CCCX. Ils m'attendront, moi me taisant
et me regarderont parlant, et lorsque m'écouteront attentivement parlant, je serai abondant en paroles, ils et lorsque je m'étendrai longuement, mettront leur main sur leur bouche. ils poseront leur main sur leur bouche. CCCXI. J'aurai en outre par Elle vers. 13. CCCXI. A cause d'elle j'obtiendrai

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l'immortalité, et je resterai en mémoire l'immortalité, et je laisserai ma mémoire éternelle pour ceux qui sont à sempiternelle à la postérité. venir après moi.
CCCXII. Je disposerai les peuples, et vers. 14. CCCXII. Je gouvernerai les peuples
les nations me seront soumises. et les nations me seront soumises. CCCXIII. Les Rois à redouter me vers. 15. CCCXIII. Lorsque les Tyrans formidables
craindront en m'entendant, on verra m'entendront, ils me redouteront; que je suis bon dans la multitude et on verra que je suis bon dans la multitude fort dans la guerre. et courageux dans la guerre. CCCXIV. Ayant pensé ces choses vers. 17. CCCXIV. Ayant donc considéré ces
en moi, et commémorant dans mon choses en moi, par le plus grand soin coeur parce que l'immortalité est dans de l'âme, considérant que l'immortalité la cogitation de la SAPIENCE, est dans la cognation de la Sapience, CCCXV. Et une bonne délectation vers. 18. CCCXV. Et une bonne délectation
dans son amitié et des honneurs sans dans son amitié et des richesses inépuisables défection dans les oeuvres de ses mains, dans les oeuvres de ses mains, et et la SAPIENCE dans l'évolution de son la prudence dans son entretien et sa langage, et la grande réputation dans collocution et la gloire dans la communication la communication de SES discours. de ses discours. CCCXVI. Bienheureux l'homme qui Prov. III, CCCXVI. Bienheureux l'homme qui (*1)
trouve la SAPIENCE et en qui la PRUDENCE vers. 13. trouve la Sapience, et l'homme qui produit
se trouve abondamment. (Il faut lire: en lumière l'Intelligence. et qui répand la Prudence).
CCCXVII. Meilleure est son acquisition vers. 14. CCCXVII. Parce que meilleure est sa
et son fruit que la négociation de négociation que la négociation de l'argent l'or et de l'argent le plus excellent et et son produit est meilleur que le plus pur. l'or. CCCXVIII. Elle est plus précieuse vers. 15. CCCXVIII. Elle est plus précieuse
que toutes choses et toutes choses qui que la perle et toutes les choses désirables sont désirées ne valent pas à lui être par toi ne l'égalent pas. comparées.
CCCXIX. La longueur des jours est vers. 16. CCCXIX. La longueur des jours est
dans sa droite et les richesses et la dans sa droite et les richesses et la gloire à sa gauche. gloire à sa gauche. CCCXX. Ses voies sont belles et tous vers. 17. CCCXX. Ses voies, voies délectables,
ses sentiers pacifiques. et tous ses sentiers la paix. CCCXXI. Elle est l'arbre de VIE pour vers. 18. CCCXXI. Elle est l'arbre de vie pour
ceux qui l'auront approchée et bien ceux qui l'approchent et bienheureux heureux celui qui la tiendra. ceux qui la tiennent. CCCXXII. (Car) la SAPIENCE a ouvert Sap. X, CCCXXII. Parce que la Sapience a
la bouche des muets et elle a vers. 21. ouvert la bouche des muets et qu'elle a
rendu disertes les langues des enfants. rendu disertes les langues des enfants. CCCXXIII. Avec moi (dit ultérieurement Prov. VIII, CCCXXIII. En ma possession est le
la SAPIENCE elle-même) est le CONSEIL, vers. 14. Conseil et la Sapience; je suis l'Intelligence;
et l'EQUITE; mienne est la PRUDENCE, mienne est la Fortitude. mienne la FORTITUDE.
CCCXXIV. Par moi règnent les Rois; vers. 15. CCCXXIV. Par moi règnent les Rois,
et les fondateurs de Lois décernent les et les Princes décernent la Justice. choses justes.
CCCXXV. Par moi les Princes commandent vers. 16. CCCXXV. Par moi les Princes dominent
et les puissants décernent la et les Princes, et tous les juges Justice. de la Terre.

(*1) Eloge de la SAPIENCE.

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CCCXXVI. Avec moi sont les richesses vers. 18. CCCXXVI. Avec moi sont les richesses
et la gloire, la justice et les et la gloire, les substances stables et la oeuvres superbes. justice. CCCXXVII. Meilleur est mon fruit vers. 19. CCCXXVII. Meilleur est mon fruit
que l'or et la pierre précieuse; et ma que l'or et l'obryzum; et mon produit race que l'argent pur. que l'argent pur. CCCXXVIII. Afin que j'enrichisse vers. 21. CCCXVIII. Afin que je rende ceux
ceux qui m'aiment et que je remplisse qui m'aiment héritiers perpétuels et que leurs trésors, je remplisse leurs trésors. CCCXXIX. Qui m'aura trouvée, trouvera vers. 35. CCCXXIX. Car qui me trouve, trouve
la vie, et il puisera le salut du la vie et puise la volonté de IEHOVAH. SEIGNEUR.
CCCXXX. Mais qui péchera en moi Prov. IX, CCCXXX. Mais qui pèche contre moi
blessera son âme. Tous ceux qui me vers. 11. méprise son âme: tous ceux qui m'ont
haïssent, haïssent la mort. en haine aiment la mort. CCCXXXI. Par moi (en effet) seront vers. 22. CCCXXXI. Car par moi seront multipliés
multipliés tes jours; et les années tes jours, et les années seront ajoutées seront ajoutées à ta vie. à ta vie. CCCXXXII. Mon Fils (admoneste de Prov. III, CCCXXXII. Mon Fils, que ces choses
nouveau notre Sapient) que ces choses ne vers. 21. ne s'éloignent pas de tes yeux; garde la
s'échappent point de devant tes yeux; Loi et la Cogitation. garde la Loi et le CONSEIL.
CCCXXXIII. Et ils seront la vie de vers. 22. CCCXXXIII. Et ils seront la vie de
ton âme et l'agrément de ton cou. ton Ame et l'agrément de ta gorge. CCCXXXIV. Alors tu connaîtras la Prov. II, CCCXXXIV. Alors tu connaîtras la
Justice et le Jugement et l'Equité, et vers. 9. Justice et le Jugement, et les Rectitudes
tous les bons sentiers. et tous les bons sentiers. CCCXXXV. Alors tu marcheras fiducialement Prov. III, CCCXXXV. Alors tu marcheras avec
dans ta voie, et ton pied vers. 23. confiance dans ta voie et ton pied ne
ne heurtera point. heurtera point. CCCXXXVI. Si tu dors tu ne craindras vers. 24. CCCXXXVI. Si tu es couché tu ne
point; tu reposeras et ton sommeil craindras point; lorsque tu reposeras, sera suave. ton sommeil sera suave. CCCXXXVII. Tu ne seras pas épouvanté vers. 25. CCCXXXVII. Tu ne craindras pas
par une terreur soudaine, ni une épouvante soudaine, ni qu'elle par l'irruption des puissances des impies. vienne par la désolation des impies. CCCXXXVIII. Car le SEIGNEUR sera vers. 26. CCCXXXVIII. Parce que IEHOVAH
à ton côté et gardera que ton pied ne sera ta confiance et gardera ton pied de soit capturé. la capture. CCCXXXIX. La SAPIENCE a libéré des Sapient. X, CCCXXXIX. La Sapience a libéré ses
douleurs ceux qui l'ont observée. vers. 9. adorateurs des tourments.
(*1) CCCXL. Honore (donc) le SEIGNEUR de Prov. III, CCCXL. Honore donc IEHOVAH de tes tes biens et des prémices de tous tes vers. 9. richesses et des prémices de tous tes produits.
fruits.
CCCXLI. Et tes greniers seront remplis vers. 10. CCCXLI. Et tes greniers seront remplis
et tes pressoirs regorgeront de vin. jusqu'à saturation, et tes pressoirs seront remplis de vin nouveau jusqu'à rompre. (*2) CCCXLII. Bois l'eau de ta citerne Prov. V, CCCXLII. Bois l'eau de ta citerne et et ce qui coule de ton puits. vers. 15. ce qui coule du milieu de ton puits.
CCCXLIII. Que tes fontaines se dispersent vers. 16. CCCXLIII. Que tes fontaines dérivent
dehors; dérive les eaux dans dehors, et divise tes eaux dans les places les places publiques. publiques.

(*1) Tobie, IV, 7. S. Luc. XIV, 13.
(*2) Elle veut que vivions de nos propres biens, sans en faire part aux
autres.

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CCCXLIV. Possède-les seul, et que vers. 17. CCCXLIV. Qu'elles soient à toi seul,
les autres étrangers n'y participent pas et pas d'étrangers avec toi. avec toi.
CCCXLV. Car (vraiment) le fruit des Sap. III, CCCXLV. Car le fruit des bons travaux
bons travaux est glorieux et la racine vers. 15. est glorieux et la racine de la Prudence
de la SAPIENCE ne finit pas. ne meurt pas.


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VII.
SEPTIEME GRADE PROLOGETIQUE.
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NOUVELLE VERSION PASSAGES CITES TRADUCTION ANCIENNE DE LA DES PROVERBES, ou SACRO-SAINTE DE L'HEBREU VULGATE ECRITURE ET DE LA SAPIENCE DU GREC CCCXLVI. Ne te délecte pas dans les Prov. IV, CCCXLVI. Ne marche pas dans les
sentiers des impies, et que la voie des vers. 14. sentiers des impies et ne marche pas
mauvais ne te plaise point. dans la voie des mauvais. CCCXLVII. Fuis loin d'elle; n'y vers. 15. CCCXLVII. Laisse-la; n'y passe pas;
passe pas; décline et ne t'y arrête pas. décline loin d'elle, et passe. CCCXLVIII. (Car) il est une voie qui Prov. XIV. CCCXLVIII. Car une voie est droite
est vue droite par l'homme et dont la vers. 12. devant les hommes; et sa fin, voie de la
fin mène à la mort. mort. CCCXLIX. Mais le sentier des justes Prov. IV, CCCXLIX. Mais le sentier des justes
procède comme une lumière splendide vers. 18. comme une Lumière brillante; il progresse
et croît jusqu'au jour parfait. et illumine jusqu'au jour parfait. CCCL. La voie des impies est ténébreuse; vers. 19. CCCL. Car la voie des impies est
ils ne savent où ils se précipitent. comme des ténèbres; ils ne savent où ils tombent. CCCLI. Car (vraiment) la VIEILLESSE est Sapient. IV, CCCLI. La vieillesse est honorable, non
vénérable, non (toutefois) par la longueur vers. 8. parce qu'elle a obtenu la longueur de la
de la vie ni par le nombre des années vie, ni par le nombre déterminé des comptées. Mais le sens de l'homme années; vers. 9, mais les cheveux blancs, est ses cheveux blancs. Vers, 9, et le pour les hommes sont la Prudence, et temps de la vieillesse est la vie immaculée. le temps de la vieillesse est la vie sans Prov. XVI, 31. La vieillesse nulle tache. Prov. XVI, vers. 31. La est une couronne de dignité; elle se vieillesse est une couronne de gloire, elle trouve dans les voies de la JUSTICE. est trouvée dans la voie de la justice. CCCLII. Il est de Proverbe quel Adolescent, Prov. XXII, CCCLII. L'enfant suivant sa voie,
suivant sa première voie, vers. 6. même lorsqu'il sera vieux ne s'en éloignera
même lorsqu'il sera vieux ne s'en point. Ibid., XXVII, vers. 22. car éloignera point. Ibid. XXVII, vers 22. si tu broyais le fou dans un mortier Quand tu broierais le fou dans un mortier comme du blé, le frappant avec un pilon, comme une tisane, frappant sur tu n'éloignerais pas de lui sa folie. lui avec un pilon, tu ne lui enlèverais car Eccles. I, vers. 15. Le pervers ne pas sa folie. (Car) Eccles. 1. vers. 15. peut être dirigé et le défectueux ne peut Les pervers sont difficilement corrigés être nombré. et le nombre des fous est infini.
CCCLIII. Le moqueur n'écoute pas Prov. XIII, CCCLIII. Le dérisoire n'écoute pas
lorsqu'on raisonne. vers. 1. l'incrépation.
CCCLIV. Réponds donc au fou selon Prov. XXVI, CCCLIV. Réponds donc au fou selon
sa folie, de peur qu'il ne se croie sage. vers. 5. sa folie de peur qu'il ne soit sapient à
ses yeux.
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CCCLV. Il vaut mieux (certes) rencontrer Prov. XVII, CCCLV. Rencontrer une ourse privée
une ourse à qui on a ravi ses vers. 12. de ses petits est mieux à propos que le
petits qu'un fat confiant en sa folie. fou dans sa folie. CCCLVI. La voie du fou est droite Prov. XII, CCCLVI. La voie du fou est droite à
à ses yeux; mais qui est sapient écoute vers. 15. ses yeux; et qui obtempère au conseil
les conseils. est sapient. CCCLVII. Qui (justement) reprend un Prov. XXVIII, CCCLVII. Qui reprend l'homme qui
homme trouve (à juste titre) grâce (chaque vers. 23. rétrograde trouve mieux grâce que celui
fois) qu'ensuite il se trouvera près qui flatte par la langue. de lui, mieux que celui qui déçoit par
les flatteries de sa langue.
CCCLVIII. L'homme qui contemne Prov. XXIX, CCCLVIII. L'homme repris qui endurcit
avec une tête dure celui qui le corrige, vers. 1. sa tête sera soudain frappé et
il lui surviendra une chute soudaine jamais ne sera guéri. dont la guérison ne suivra jamais.
CCCLIX. Qui marche dans un chemin Prov. XIV, CCCLIX. Qui marche dans sa rectitude
droit et craint DIEU est méprisé craint IEHOVAH; mais ceux qui de celui qui marche dans une voie pervertissent leurs voies les méprisent. infâme.
CCCLX. Les justes abominent les Prov. XXIX, CCCLX. L'homme inique est l'abomination
hommes impies, et les impies abominent vers. 27. des justes; mais la voie étroite est
ceux qui sont dans la voie droite l'abomination des impies. (mais)
CCCLXI. La simplicité des justes les Prov. XI, CCCLXI. La perfection des droits les
dirigera; et la supplantation des méchants vers. 3. conduira; mais les perversités des prévaricateurs
les ruinera. les perdra. CCCLXII. La fortitude du simple, Prov. X, CCCLXII. La fortitude pour le parfait
voie du SEIGNEUR, et la peur pour ceux vers. 29. est la voie de IEHOVAH, et la peur
qui font le mal. pour ceux qui commettent l'iniquité. CCCLXIII. Qui craint les hommes Prov. XXIX, CCCLXIII. La crainte des hommes
bientôt tombera; qui espère dans le vers. 25. dresse un piège; et qui a foi à IEHOVAH
SEIGNEUR sera surélevé. sera exalté. CCCLXIV. (Car) toute parole de DIEU Prov. XXX, CCCLXIV. Toute parole de DIEU est
est un bouclier embrasé pour ceux qui vers. 5. éprouvé comme par le feu; elle est un
espèrent en lui. bouclier pour ceux qui espèrent en lui. CCCLXV. N'ajoute rien du tout à vers. 6. CCCLXV. N'ajoute pas à ses paroles,
ses paroles, de peur que tu en sois de peur que tu en sois repris et répréhensible repris et trouvé menteur. comme menteur.



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INTERPRETATIONS
ET
A N N O T A T I O N S
de HENRI KHUNRATH, de Leipzig
Savant assidu en THEOSOPHIE et DOCTEUR en l'une et l'autre MEDECINE.
Par lesquelles, orthodoxement, le TEXTE DU PROLOGUE précédent, IEHOVAH aidant, a été enfin dans ce siècle éclatant, nécessairement et considérablement dégagé de son obscurité, non pas quant aux paroles, ce qui a déjà été fait suffisamment par d'autres, mais plutôt quant aux CHOSES y contenues, ce qui, dans les écrits Théosophiques les plus sublimes n'avait pas ENCORE été fait jusqu'ici (Démontre habilement le contraire, je t'en prie !) par la norme catholique tri-une de la Vérité Théosophique (qui est la Sacro-Sainte Ecriture Biblique: Le Livre macro-cosmique de la Nature, et le Témoignage de la Conscience dans le microcosme).
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2 INTERPRETATIONS ----------------------------------------------------------------------------------------

I.
G R A D E P R O L O G E T I Q U E
PREMIER EXPOSE
---------------- NOUVELLE VERSION PASSAGES CITES TRADUCTION ANCIENNE DE LA DES PROVERBES, ou SACRO-SAINTE DE L'HEBREU, VULGATE ECRITURE ET DE LA SAPIENCE DU GREC (*1) I. ECOUTE; ô mon %+ Fils, dit Prov. I, I. ECOUTE, ô mon Fils, dit SALOMON, SALOMON, Fils de DAVID, Prophète et Roi fils de DAVID, Prophète et Roi d'ISRA-EL, d'ISRA-EL, en Jérusalem, Roi sapient, panégyriste Roi Sapient, panégyriste sublime de la sublime de la SAPIENCE ETERNELLE, SAPIENCE ETERNELLE, seule vraie, et le seule vraie, et le plus remarquable Ibid. plus remarquable de tous; ECOUTE, mon
de tous, ECOUTE, mon fils, dit-il, ces vers. 2. fils, dit-il ces miennes paraboles, afin
(*2) miennes paraboles %+ afin de connaître de connaître la SAPIENCE et l'ERUDITION, la SAPIENCE et la DISCIPLINE et de comprendre et de comprendre l'éloquence de l'INTELLIGENCE. les paroles de la PRUDENCE.

Suivent
L E S E X P L I C A T I O N S
du Prologue.
ECOUTE] Autant des oreilles de la raison, de l'intellect et de l'esprit, que des sens ou du corps; afin que tu ne sois pas compté au nombre de ceux qui ont des oreilles et n'entendent point, des yeux
et ne voient point, que le Prince ténébreux de ce Monde immonde rend sourds, muets et aveugles
par le mauvais orgueil. Mon Fils] Le Fils n'est autre que l'HOMME ou VIR, Hébreu et Latin: et ici,
lorsque le Roi sapient parle à tous, c'est de cette voix Catholique qu'il fait usage. Car la SAPIENCE
appelle tous les hommes: Prov. VIII, vers. 4 et IX, 4. C'est elle qui, incarnée, dit: Venez tous à moi,
vous qui travaillez et êtes accablés; je vous réconforterai, καττ ὲξοχἠν, ce qui doit s'entendre par
excellence, mon Fils et héritier bien-aimé, de la DOCTRINE, de la DISCIPLINE et de la SAPIENCE ETERNELLE.
Panégyriste sublime] Parce qu'il est Roi, fils de Roi et par IEHOVAH LUI-MEME et par L'ESPRIT DIVIN de la
SAPIENCE (III. Rois. III) illuminé, enseigné et conduit. Lequel, comme on sait, nous devons entièrement
croire, sapientement élu et constitué dans cette expérience par la SOPHIA SUPERCELESTE. Afin de
connaître la SAPIENCE, etc.] Toutes les choses dont ce passasse donne l'énumération sont des Biens et
des Dons du DIEU Miséricordieux et Bénin qui viennent de sa pure Bonté par l'Esprit-Saint de SAPIENCE
et qu'il donne en diverses manières, c'est-à-dire: ou médiatement ou immédiatement, en des temps
ou lieux divers (suivant ce qu'il juge convenir à la gloire de son nom divin et être profitable au prochain
de ceux auxquels il distribue ou donne le don). Dieu ne donne pas toutes choses à un seul;
mais les plus secrètes, les plus véridiques et choisies sont communiquées ainsi qu'il convient aux fils
de la Doctrine, c'est-à-dire aux plus fidèles et à ceux qui sont véritablement élus (ceux-ci peu nombreux)
et doués de la dextérité nécessaire. C'est pourquoi, Le Lis, dans le traité de Lapide Philm,
parle ainsi: Si DIEU, dit-il, sait que dans l'homme se trouve un esprit fidèle, il lui intimera la vérité.


(*1) SALOMON oracle de la SAPIENCE DIVINE
(*2) FORCE UTILITE et FRUITS de l'étude de la vraie SAPIENCE.

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DU GRADE PREMIER 3 ------------------------------------------------------------------------------------------------

Sois donc dans la crainte de DIEU, (par les Dix revêtements Christiano-Kabbalistiques, marqués par la
figure seconde de cet amphithéâtre) en réduisant le Binaire et le Ternaire par le Quaternaire à la simplicité
de l'unité, en te confiant dans les forces divinement concédées, en cherchant le Royaume de
DIEU ainsi que sa Justice, de tout ton coeur, toute ton âme, toutes tes forces, tout ton esprit, ou au
moins cherche en étudiant théosophiquement, car alors IEHOVAH ne repoussera pas ta volonté;
parce que dans la recherche du bien (par un mouvement vers le mieux) la bonne volonté est suffisante.
C'est quelque chose de produire peu lorsqu'on ne peut donner au-delà; car, lorsque les forces manquent
la volonté n'en est pas moins louable. Dieu aime l'obéissance à sa volonté. DIEU n'a pas coutume, rapporte
S. Paul, d'éteindre le flambeau allumé. Si ton but est la gloire de DIEU et phy pour le diable, il sera
profitable à toi-même et à ton prochain; (c'est-à-dire pourquoi, à qui, quand et combien) en ascendant
par l'Echelle de la Conjonction et de l'U'lion, et même en descendant par les Dix Grades de la cognition,
ce que tu demanderas, en Orant et Laborant, tu l'obtiendras facilement de IEHOVAH; et aussi soit
par le sens, par la science ou par la foi, tu pourras ascendre à la cognition parfaite de TOUTES CHOSES
qui sont réellement. Car le SEIGNEUR (rien de plus certain) accomplira ta volonté, toi qui le crains.
Psaum. CXLX, 19 (vulg. CXLIX), voy. versets CLXIX et CCCXXXIV. Que tout doute (conçu par le diable
en toi) s'éloigne donc de toi: En travaillant sapientement et avec effort, crois par DIEU et en DIEU
avec une confiance ferme et non par une foi hésitante, et tu trouveras ce que tu cherches; ceci te
sera donné; tu recevras; il en sera ainsi. O incrédulité bestiale! Prie DIEU afin qu'il augmente ta foi.
La foi est un don de DIEU. Ne me la reprends jamais, je t'en conjure, Seigneur!

II. %+ Et pour recevoir l'ERUDITION Ibid. II. Et pour recevoir l'ERUDITION de
de la DOCTRINE, la JUSTICE et la faculté vers. 3. l'INTELLIGENCE, la JUSTICE et la faculté
de JUGER et l'EQUITE: de JUGER et les RECTITUDES.
Et pour recevoir] l'Erudition qui vient par grâce Divine, infiniment habile et qui s'adonne à celui qui a un céleste et saint désir. Remarquons aussi que c'est ici l'Intelligence érudite, non cette intelligence
vulgaire, commune, et que l'on trouve facilement; mais celle qui connaît l'érudition céleste,
théologique, macro et microcosmique. Celle-ci est distribuée en Justice, qui concerne l'âme de l'homme,
en Jugement, qui concerne son corps; en Rectitude, qui concerne son esprit et qui règle son devoir, ses
moeurs et sa vocation, afin qu'il agisse saintement dans les choses divines, justement dans les choses
humaines et avec rectitude dans les siennes propres, c'est-à-dire envers Dieu, envers les hommes et
envers lui-même.

III. Et pour donner la callidité aux vers. 4. III. %+ Afin que soit donnée à l'enfant
simples; à l'enfant la SCIENCE et la COGITATION. %+ l'astuce, et la SCIENCE et l'INTELLIGENCE et à l'adolescent.
Afin que soit donnée à l'enfant] Il appelle ici Enfants (de même qu'au vers. XXXIX) les simples qui, par leurs seuls conseils, ne peuvent se diriger, et pour cette raison attendent l'aide de DIEU et de la
SAPIENCE, adjutrice de DIEU; qui ne sont pas prudents par eux-mêmes, Prov. III, 7, comme le sont les
sapients de ce siècle, S. Paul aux Rom., XII, 16; à ceux-ci DIEU cache sa Sapience; ce dont
notre Sauveur rend grâces à son Père céleste. S. Matth. XI, 25, Aux enfants, dit-il, tu as révélé ces
choses. L'astuce] L'astuce signifie ici la circonspection et la prudence, afin que nous ne soyons ni surpris
ni séduits par les ruses du monde; mais afin que nous soyons prudents comme des serpents et
simples comme des colombes. S. Matth. X, 16; c'est-à-dire (comme l'interprète S. Paul, aux Rom.
XVI, 19.) sapients dans le bien, simples dans le mal. Comprends donc, ô enfant, l'Astuce et blâme les
insensés. La Science, etc.] La science et les cogitations sont jointes ici, afin que nous apprenions à
méditer; en méditant à approfondir la science; en approfondissant la science, à prier DIEU; et en
priant, à travailler.

IV. Le Sapient les entendant %+ deviendra vers. 5. IV. Le Sapient les entendra et augmentera
plus sapient, et l'Intelligent acquerra en lui la connaissance de la l'art de gouverner. Doctrine; et l'Intelligence possédera les conseils.
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4 INTERPRETATIONS ------------------------------------------------------------------------------------------------

Deviendra plus Sapient] Plus celui qui enseigne à l'expérience de l'âge, plus il excelle; de même le sapient est plus sapient. Il y a plusieurs grades parmi les fils de la Doctrine; l'un a la prééminence
sur l'autre; nul de ceux-ci pourtant ne doit être contemné. Admire les grands champs; cultive le petit,
enseigne judicieusement Virgile. C'est comme si Salomon disait: Celui qui est doué d'Intelligence et
qui suit mes principes acquerra non seulement les arts vulgaires, mais encore les plus secrets et les
plus cachés, et ainsi sera plus sapient; et alors, affermi et puissant par le jugement, la sapience et
l'expérience, il obtiendra Théosophiquement, dans toutes choses possibles, les conseils ingénieux et
subtils qui lui seront révélés de jour en jour. Ceux qui entreprennent d'acquérir l'art de la SAPIENCE,
il importe qu'ils le reçoivent d'un plus sapient, du SAPIENTISSIME DIEU, en Orant Théosophiquement
et Laborant Physico-Chimiquement. Le conseil] est la raison des choses à accomplir, en les rapportant
toujours toutes à DIEU, à l'homme, à soi-même. Ceci sera divinement reçu en Orant, afin que la fin
salutaire s'ensuive.

V. Il considérera %+ les paraboles vers. 6. V. Afin de comprendre la parabole et
et l'%+ interprétation; les paroles l'élocution, les paroles des Sapients et des Sapients et leurs énigmes. leurs énigmes.
Les Paraboles] Personne ne comprendra les discours occultes, pleins de mystères et de choses secrètes, sinon par la SAPIENCE de DIEU qui les révèle. Ce sont eux que la Reine de Saba essaya d'obtenir
de Salomon. C'est par eux que furent divinement enseignés le Patriarche Joseph, et David, le
Roi-Prophète; on les trouve encore dans les Prophètes et dans l'Apocalypse de S. Jean. Par eux
aussi furent célèbres les Egyptiens qui en cachèrent les mystères sous leurs figures hiéroglyphiques.
De là ces images mystiques par lesquelles les Mages, avec un art admirable, ont représenté les Mystères
Divins Théologiques, Politiques, Naturels et la nature cachée des choses. De là ces énigmes de
la Table d'Emeraude Hermétique, et les insignes figures de la pierre des Philosophes. Apprends ici
(toi qui as soif du nectar de la vérité, caché par les Sapients), la voie et la méthode pour parvenir à la
compréhension des énigmes, des paraboles, des allégories, des discours mystiques des anciens Sages,
dans TOUS les écrits cabalistiques, magiques, chimiques. Si tu as la SAPIENCE pour soeur et la PRUDENCE
pour amie (selon le vers. CVI), tu comprendras et apprendras Théosophiquement TOUTES CHOSES.
L'interprétation] La mensuration, comme disent les Hébreux et la pondération du verbe. Ici se rapporte
la Gimétrie des Kabbalistes: Tevos rasche ou Neoteriken. Ou (comme Jean Dée, de Londres,
l'explique dans ses Aphorismes aux Parisiens et dans sa Préface qui précède sa Monade hiéroglyphique,
dédiée au Roi Maximilien), la Géométrie Notariacon et Tzyruph. Et celle-ci s'appelle dans les
livres, Kabbale réelle, ou του̑ ὅντος; celle-là qui est la vulgaire, Grammaire kabbalistique ou του̑ λεγομένου̑;
et c'est de cette dernière seulement que traitent les plus remarquables ouvrages que peuvent écrire les
hommes. Il convient ici de placer quelques vers que le très illustre Jean Oléarius, Docteur en Théologie
et Professeur de Langue Hébraïque dans l'illustre académie Julia, a écrits à Prague sur S. Paul,
avant sa vingt-septième année, en éloge de la Kabbale:

Pas un point, pas un iota de la loi, Pas une lettre de ce qui se trouve écrit Dans les livres Prophétiques ne périra. Le Christ, leur auteur, l'affirme. Qui pourrait croire qu'une telle importance Soit attachée à de si petits détails: Considère pourtant le nom de JESUS, Du Maître des chrétiens, et tu en seras assuré. Car tu ne trouveras rien, crois-le bien De plus beau que la Kabbale; Et rien de plus parfaitement doux à l'âme. Désire donc sa sainte étude, afin que le Christ Comme à Saint Paul te dévoile les mystères Et ajoutes-y de fréquentes prières.
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DU GRADE PREMIER 5 ------------------------------------------------------------------------------------------------

VI. Ecoute, mon fils et reçois mon Prov. IV, VI. Ecoute, mon fils, et reçois mes
éloquence et %+ les années de ta vers. 10. paroles, et que les années de ta vie soient
vie se multiplieront. multipliées.
Se multiplieront] Au moyen de la PHYSICO-CHIMIE (qui, dans ce siècle, est comme la suivante fidèle de la SAPIENCE VRAIE, OU comme une vierge qui parvient jusqu'au chevet des secrets de la nature),
cette SOUVERAINE donne libéralement au fils industrieux de la Discipline les essences précieuses des
Végétaux, des Animaux et de leurs parties; des Minéraux, des Pierres, des Gemmes, des Perles et des
Métaux; et même la PIERRE DES PHILOSOPHES, très véritable Médecine catholique de notre restauration
et do notre conservation; et dont l'usage légitimement médical donne la longueur des jours. PROV. III. 2.
Et chap. IX, II.

VII. %+ Je te montrerai la voie de vers. 11. VII. Je t'ai enseigné à marcher par
la SAPIENCE et te conduirai par les sentiers la voie de SAPIENCE; je t'ai fait suivre de l'EQUITE. les droits sentiers.
La voie de la SAPIENCE] La voie royale de la SAPIENCE est la CRAINTE DU SEIGNEUR par laquelle on va aux astres de la Divinité. Les sentiers de l'Equité sont LES LOIS et les MANDEMENTS DU VERBE DIVIN.
C'est cette lumière et cette lampe de l'Ame, de l'Esprit et du Corps qui doit conduire à ce SOUVERAIN
BIEN DE L'HOMME (DON DE DIEU) ter-tri-un, catholique, et dont il est traité dans cet Amphithéâtre.
Heureux, trois et quatre fois heureux qui marche avec rectitude.

VIII. Lorsque tu y seras entré, tes vers. 12. VIII. Lorsque tu marcheras ton pas
pas ne seront plus resserrés, et %+ en ne sera pas arrêté, et lorsque tu courras courant %+ tu ne rencontreras pas tu ne heurteras rien.
En courant] Dans le stade ou dans la carrière de toute ta vie, tant active que contemplative. Tu ne rencontreras, etc.] Ni ne seras conduit par la philosophie et les vaines subtilités, du centre de la
vérité Théosophique à la glissante circonférence des sophismes mondains ou des mensonges diaboliques.
Au centre, la vérité; à la circonférence le mensonge. Qu'on s'efforce donc à parvenir au centre.
Car tu avanceras en sécurité vers le centre.

IX. Car je suis le Fils %+ tendrement Ibid, IX. Puisque je suis le fils cher à mon
aimé de mon père, et l'unigénéré vers. 3. père et l'unique entre les fils de ma mère.
aux yeux de ma mère:

Tendrement] Car l'exemple et le mandement sont clairement enseignés dans ce passage aux enfants tendres et jeunes qui doivent, dès les premières années de leur age, être instruits et élevés dans la
DISCIPLINE de la SAPIENCE VRAIE. Doivent-ils l'être tous? Plût à Dieu! mais Mercure, c'est-à-dire l'homme
éloquent, ne se façonne pas d'un bois quelconque; et ξύλον άγκύλον οὐδέποπ όρθὸν, c'est-à-dire: Le bois
tors ne deviendra jamais droit, hémistiche qui se trouve dans Galien. Lesquels donc alors, je vous le
demande ? Ceux qui sont doués d'un naturel d'exceptionnel génie, comme au verset CCXLIX, et ceux
qui sont pourvus d'une bonne âme. Et il ne faut pas attendre qu'ils soient parvenus à la vieillesse
des années. Car, comme le dit très bien Horace: L'amphore garde longtemps une odeur lorsqu'elle en a été
une fois imprégnée. Et ainsi, on doit s'y habituer dès les plus tendres années. Il est de proverbe dit le Sapient,
Prov. XXII, 6, que l'Adolescent, suivant sa première voie, même lorsqu'il sera vieux ne s'en éloignera point.
Car ils peuvent, excepté s'ils reçoivent à temps l'instruction, dépraver et pervertir leur bon naturel
primitif. La jeunesse est également admonestée afin, à l'exemple du Roi, que lorsqu'ils sont enfants
ils soient obédients et se complaisent en leurs parents, et que leurs parents leur tiennent lieu de précepteurs
fidèles.

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6 INTERPRETATIONS ------------------------------------------------------------------------------------------------

(*1) X. %+ Je suis véritablement moi même Sap. VII, X. Je suis moi-même véritablement un homme mortel, %+ semblable vers. 1. un homme mortel, semblable à tous et
à tous et de la race terrestre de j'ai été procréé de cet homme qui, le premier celui qui, le premier, a été créé; et j'ai a été formé de la Terre. été figuré sous forme de chair dans le
ventre de ma mère.

Je suis véritablement moi-même l'homme mortel] autrement dit: à qui DIEU révélera-t-il ses mystères? Me communiquera-t-il les secrets de la Nature? A moi vraiment? Qui suis-je donc? Sinon un
pécheur, et par suite un mortel? et par conséquent indigne de tant de Biens et de Dons de DIEU, c'est-
à-dire des trésors infinis de la SAPIENCE éternelle dont il est fait mention dans ce Prologue? Je réponds
que j'avoue être indigne de tels dons, mais que cependant j'en ai besoin. Considère le Roi sapient,
qui, ne marchant pas encore parfaitement dans les préceptes de David son père (car il immolait sur
les hauts lieux et brûlait des parfums) ne fut pas moins, par le songe d'une seule nuit, comblé par
DIEU de la Sapience des choses supérieures comme des inférieures. III. Rois, 3. Et au moment même
où il possédait la prudence dans le gouvernement des choses, à un tel point que nul ne lui fut comparable,
il disait néanmoins: Je suis un homme mortel, semblable à tous, etc. C'est ainsi (continué-je)
que Bezeleel fut cependant rempli de l'Esprit de DIEU, de la Sapience, de l'intelligence et de la Science
en toutes choses, pour inventer et exécuter tout ce qui se peut faire en or ou en argent, en airain,
en marbre et pierres précieuses, et tous les ouvrages en bois; et que Achaliab lui fut donné pour
compagnon; et dans leur coeur, instruit en toutes choses, fut placée la SAPIENCE par le SEIGNEUR, afin
qu'ils accomplissent tout ce qui leur avait été prescrit par Moseh. Exod. XXXI, 3. Ainsi également
David, qui, n'ayant pas étudié les lettres, fut cependant par l'élection de DIEU, de berger créé Prophète,
et le premier des Docteurs ès-choses Divines, puisque, par elles, il paracheva les Psaumes et
ainsi laissa loin de lui les plus exquis Poètes. Il était pécheur pourtant, adultère et homicide; cependant
il ne perdit pas le nom de juste, puisqu'il se réhabilita toujours par de fréquentes pénitences.
Hélie, dit S. Jacques, V, 17 (qui vient fort à propos dans l'objection présente) était un homme SEMBLABLE
A NOUS (en lui-même, bien qu'Apôtre, et sans le considérer hors de l'assemblée commune) sujet
à toutes les affections; et cependant, il pria avec ferveur afin qu'il ne plût pas sur la terre, et il cessa
de pleuvoir pendant trois ans et six mois. Et il pria de nouveau et le ciel donna la pluie, et la terre
son fruit. Et ainsi de suite. Ne persiste pas en objectant: « Tu ne dois pas, ami, te comparer à
ceux-ci; DIEU s'est servi spécialement de ces organes exceptionnels pour accomplir de grandes choses;
en considérant que leurs vocations et la tienne sont différentes, tu jugeras que tu diffères également
d'eux-mêmes. » C'est quelque chose, certes, que tu dis là excellent homme, vais-je te répondre, et qui
vraiment m'arrêterait si je n'en étais détourné par tant et de telles et si nombreuses vocations, invitations,
admonitions, adhortations catholiques et enfin même comminations sous la peine très grave de
l'ire de Dieu, opposées tant par la SAPIENCE elle-même que par le Sapient, ce qu'on verra souvent dans ce
Prologue, et si la Promesse Catholique de la VERITE, invitant tous les hommes, n'excluant personne,
si souvent répétée peu après avoir été déjà mentionnée, ne s'y opposait absolument. Je crois plus en
elle, unique et seule vraie que dans tout le cortège captieux de tes dubitations. Je suivrai donc
sapientement la SAPIENCE et le Sapient qui m'appelle et me stimule à la Divine patience. Pourquoi
m'en exclurais-je moi-même puisque je n'en suis pas exclu par DIEU? Mais quelqu'un doutera encore
et dira: Je suis jeune, et n'ai point encore de cheveux blancs. Je réponds: DIEU ne fait pas acception
de personnes, etc., Vers. XXXVIII, CLXXXIV, CCXCIX et que ce n'est point par la seule multitude des années
que la vieillesse est rendue docte et agréable à DIEU, comme dans le Vers. CCCLI. Que ce se soit aussi
une consolation et un exemple de penser que Joseph, David, Salomon, Daniel, Jérémie, Timothée, etc.,
et d'autres (même dans notre siècle) innombrables, quoique jeunes, ne furent pas insensés et furent
possesseurs (par la grâce de DIEU) des trésors inépuisables de la SAPIENCE. Qu'il soit de même répondu
à l'objection de l'ignorance ou de l'oubli des diverses langues, c'est-à-dire Hébraïque, Grecque, Latine,
etc. que Dieu a souvent coutume de faire des Sapients et Docteurs de ceux qui ne parlent que leur seule
et unique langue maternelle. Les exemples sont faciles à trouver, innombrables et dans tous les
peuples. IEHOVAH est celui qui donne la faculté de bien parler et la SAPIENCE, Exod. IV, II, S. Matth.,
X, 19, S. Marc., XIII, 11, S. Luc., XII, 11 et 12. L'Esprit du Seigneur a parlé par moi, dit David, II, Rois
ou Sam. XXIII, 2, et son discours a été sur ma langue. Les saints hommes de DIEU ont parlé, inspirés par
l'Esprit Saint, II, Ep. de S. Pierre, I, 21. Pour cela donc, tu ne douteras pas de la grâce de DIEU, dont
la miséricorde est depuis l'éternité jusque dans l'éternité sur ceux qui le craignent; Psaum. CIII, 17


(*1) La condition de tous les hommes, à l'entrée et au sortir de cette vie
est la même.

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DU GRADE PREMIER 7 ------------------------------------------------------------------------------------------------

(vulg. CII). Mais exception faite de ceux qui sont tellement dénués de facultés qu'ils ne peuvent secouer
leur paresse ni leur défiance envers Toi, DIEU bon, vers. CCXVI et CCCXXIV. Autant que je puisse chercher
dans le catalogue prolixe des anciens fondateurs de Sciences et d'Arts (les Païens non exclus) et dans
notre siècle, des savants et des instaurateurs de ces mêmes sciences et de tous leurs adeptes, Théosophiquement
docteurs et ducteurs, j'en trouve la majeure partie ignorante de nombreuses langues
sinon de celle qu'ils avaient coutume d'écrire dès leur enfance. Tous ceux-ci, dis-je, étaient mortels,
comme toi, comme moi et comme nous le sommes tous, et de plus pécheurs. Nous avons aujourd'hui
le même DIEU que le tien et le leur: nous avons été faits par le même Créateur, ELOHIM, un (tous
formés à son image et similitude), nous nous servons comme eux de la consolation, de la défense,
du ministère, de la garde et de la direction dans nos voies, que nous procurent les mêmes bons
Esprits (que DIEU nous les envoie!), nous jouissons des mêmes inclinations, dans le même Monde; de
même qu'à tous, la PROMESSE très vraie, catholique de la même SAPIENCE ETERNELLE, incarnée dans la
plénitude des temps nous est donnée. Qui donc diras-tu est celle-là de laquelle tu te glorifies tant
et en laquelle tu as tant de confiance? Je te réponds de suite: C'est la SAPIENCE qui doit s'incarner
que tu as entendue et entends dans ce Prologue; c'est la même incarnée, l'ipsissime VERITE, comme
dit S. Jean, XIV, 12: Amen, Amen, je vous le dis, c'est-à-dire à tous, en général et en particulier, qui
croit en moi fera lui-même les oeuvres que je fais et en fera de plus grandes que celles-ci; parce que je vais à
mon Père Et, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, je le ferai afin que le Père soit glorifié dans
le Fils. Si vous me demandez quelque chose en mon nom (vers. CLXXIV) je le ferai. Et S. Matth., XVII, 19:
Les disciples s'approchèrent secrètement de JESUS et dirent: Pourquoi n'avons-nous pu chasser ce
démon? JESUS leur répondit: A CAUSE DE VOTRE INCREDULITE (Et vraiment aujourd'hui!). Amen, je vous
le dis en vérité; si vous aviez de la foi, comme un grain de sénevé vous diriez à cette montagne: Transporte-
toi d'ici là; et elle s'y transporterait, et RIEN NE VOUS SERAIT IMPOSSIBLE. Car cette sorte ne se chasse que par
l'oraison et le jeûne. Et dans S. Luc.. XVII, 6, le SEIGNEUR a dit: Si vous aviez la foi comme un grain de
sénevé, vous diriez à cet arbre à mûres: Déracine-toi et va te transplanter au milieu de la mer; et il vous obéirait.
Ainsi aie donc la foi. Nous crierons donc avec les disciples du CHRIST (Id., même chap. 5): O
SEIGNEUR augmente en nous la foi. De cette manière, toi qui t'es confié au Christ en son nom, lorsque
tu auras appris par l'exercice Théosophique à prier le Père au nom de JESUS CHRIST CRUCIFIE et à CROIRE,
tu pourras TOUT. Tu continues ensuite, dubitateur, en disant: Le Christ en a dit autant aux Apôtres
dans ce passage de S. Marc, XVI, 17: Ceux qui croiront en moi seront marqués ainsi: ils chasseront les
démons en mon nom, etc. Or ceci ne s'applique réellement pas à tous les ministres de l'Eglise catholique
(et encore moins aux simples Chrétiens) ni à tous les temps ni à tous les lieux. Je te le demande, ô mon
Seigneur, est-ce qu'il n'a pas été dit également aux Apôtres: Recevez l'Esprit Saint; les péchés seront remis
à ceux à qui vous les remettrez et retenus à ceux à qui vous les retiendrez, S. Jean, XX, 22. Et: Allez dans le
monde universel, prêchez l'Evangile à toutes les créatures. Qui aura cru et aura été baptisé, etc. S. Marc,
XVI, 15. Parfaitement. Si donc il a tant donné aux Apôtres, pourquoi à eux plutôt qu'à d'autres ? Si
vous excluez ceux-là, pourquoi inclure plutôt (comme vous le dites) ceux-ci? Il faut montrer le mandement
séparatoire. Si les promesses de la force attachée à la foi ne sont pas catholiques, pourquoi
en usez-vous comme consolation pour l'assemblée universelle des hommes ? S'il en est ainsi (pour ne
rien dire de plus) pourquoi enseignez-vous des fables ? O le chapitre sinistre ! le XIe de l'Epîtr. aux Hébr.,
il se trouve avec moi contre vous. Je crains que, si le maître des chrétiens revenait au monde, il n'eût
beaucoup à vous reprendre de l'incrédulité et de la dureté de votre coeur, parce que, vous êtes de ceux
qui (convaincus de la vérité par le témoignage de la Conscience) savent fort bien tout ce qu'il a dit;
et pourtant vous ne croyez pas. Car personne ne doit désespérer des Biens et des Dons de la SAPIENCE
Eternelle, qu'on doit obtenir Théo-sophiquement; la main du SEIGNEUR ne manque jamais de libéralité
envers tous ceux qui l'invoquent dans la foi et la vérité. Je te rappelle à ce propos l'histoire du boiteux,
guéri par la foi, Actes, III. Que tes yeux, maintenant, mon frère, ainsi que ton Esprit se dirigent
vers la lumière éternelle et contemplent tout notre Amphithéâtre et alors il t'enseignera la Lumière de
TOUTE vérité. Mais il importe que le spectateur qui veut atteindre au centre soit illuminé par l'Esprit
de SAPIENCE. Autrement cette Sapience Théosophique, divinement annoncée par nous, ne sera que
ténèbres. J'ajoute ceci: c'est un blasphème gigantesque de vouloir excuser sa paresse et sa défiance
anti-chrétienne en citant la primitive Eglise, confirmée par des miracles. Nous avons la promesse
Catholique de la VERITE éternelle, donnée une fois pour toutes, et qui ne nous fera pas défaut dans
l'Eternité. Ton incrédulité (témoigne le Christ, S. Matth., XVII, 20) est ce qui fait obstacle aux Biens et
aux Dons mirifiques de DIEU. La promesse de DIEU, le Meilleur et le plus Grand des êtres, est constante,
ferme et toujours invariable, confirmée et affermie par le sceau de DIEU (qui est la VERITE, que
5
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8 INTERPRETATIONS ------------------------------------------------------------------------------------------------

tu ACQUERRAS par la figure première de cet Amphithéâtre) pourvu que tu prennes garde de n'en pas
repousser ou empêcher inconsidérément l'opération ou l'effet par ta malice et ta défiance. Beaucoup
de Théologiens (objectera-t-on encore) disent historiquement beaucoup de choses de la Foi, et pourtant
ne démontrent pas par le plus petit effet la présence de la force de cette foi agissante. Ceux-ci nient donc
(je ne parle pas des bons) par leur vie et leur actes ce que leurs bouche enseigne. Je sais le contraire
par des Théologiens qu'on ne peut révoquer en doute, aussi bien de notre temps que du temps de nos
pères; tu le sais par toi-même; d'autres nous l'enseignent et en témoignent. Tu dois accomplir et achever
par la Foi des choses merveilleuses et rares, non pas afin de confirmer la Doctrine de la Religion
laquelle (même sans tes avis) je sais avoir été déjà suffisamment confirmée; mais (remarque bien ce
que je veux, pour montrer la force de la Foi (ainsi qu'il convient au Fidèle si favorisé par la Foi) et
pour exercer chrétiennement envers ton Prochain nécessiteux, le devoir de Charité. C'est pourquoi je
désirerais que personne ne croie que peuvent être véritablement Théologiens, quel que soit leur âge,
quelle que soit leur aptitude à disputer, ceux qui sont souillés par toutes sortes de vices: superbe,
hypocrisie, avarice, haine, envie, ivresse et souvent (sous le manteau de la religion) luxure, et, le
le don de la Foi agissante et la lumière de l'esprit étant négligés, qui s'adonnent à toutes les affections
animales. AXIOME: Autant chacun de nous se sera soumis passivement à Dieu, autant il aura la foi. Autant il
aura la foi, autant il aura la force pour accomplir les choses merveilleuses. Je n'entends pas cette Foi morte,
S. Jacques, II, 17 (qui n'est pas plus la Foi, que le diable n'est un saint, ni que l'homme mort n'est un
homme) mais la foi vive et agissante, telle qu'elle est décrite dans la 2e Ep. de S. Pierre, I. SOMMAIRE:
Crois chrétiennement; vis Théo-Sophiquement; prie, en jeûnant dans l'Esprit et la Vérité, selon les
Règles et la Doctrine de cet Amphithéâtre; et, j'en prends DIEU à témoin, tu obtiendras de IEHOVAH (pour
son honneur, pour l'utilité honnête de ton pauvre Prochain, et phy pour le diable !) en collaborant
sapientement ce que tu demandes Chrétiennement, voy. vers. CCCXXXV. Semblable à tous les autres] Par
Adam protoplaste, c'est-à-dire formé le premier, qui a bu l'iniquité, qui est formé de la terre, dans la
même condition ou Loi que tous les autres; Et pour cela, aujourd'hui Roi, demain cadavre. La mort
rend égaux et le sceptre et la charrue.

(*1) XI. %+ Pendant dix mois j'ai été vers. 2, XI. Pendant dix mois, j'ai pris forme coagulé dans le sangs, de la semence de chair dans l'utérus de ma mère, formé de l'homme dans le délectement propice de la semence de l'homme, j'ai été coagulé au sommeil. dans le sang, et par la volupté du sommeil qui l'accompagne.
Pendant dix mois] Comme l'homme du peuple dans l'utérus maternel, qui est situé entre la vessie et les intestins. De là cette exclamation de Realdus Columbus, anatomiste Romain: O homme, combien
tu es vain de t'enorgueillir de ton faste, toi qui es né entre l'urine et les excréments! Considère, je t'en prie,
mon frère, ce que tu es, et cesse de t'enorgueillir: n'es-tu pas un foetus à ta naissance, une vaine
bulle pendant toute ta vie, et la pâture des vers après ta mort? D'ailleurs dans les Saintes Ecritures,
l'homme est parfois appelé boue, Genès. II, 7. Job. X, 9; poussière, Genès. III, 19; cendre, Genès. XVIII,
27. Pourquoi t'enorgueillis-tu, terre et cendre? Eccles. de Jésus. X, 9.
Puisque nous sommes un limon, une boue immonde, Pourquoi nous enorgueillir quand nous ignorons l'heure de notre mort.
XII, Etant né, j'ai reçu l'air commun, vers. 3. XII. Et, de plus, étant né, j'ai aspiré
et je suis tombé dans la même terre, et l'air commun, et je suis tombé dans la comme tous les autres j'ai émis %+ ma même terre exposée aux maux et aux première voix %+ en pleurant. incommodités et j'ai émis ma première voix semblablement aux autres, en pleurant.
Ma première voix] Laquelle? peut-être A pour les mâles et E pour les femelles, suivant que le remarque le noble Eib. I. V. D. au traité du mariage, et que toutes les obstétrices affirment l'avoir
observé. En pleurant] Et il est ainsi (comme dit S. Augustin) le prophète de ses calamités futures.
D'où Job, XIII, 1, a dit: L'homme né de la femme vit peu de temps; il est rempli de beaucoup de misères.


(*1) Job. X, vers 10.

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DU GRADE PREMIER 9 ------------------------------------------------------------------------------------------------

Syracides nous en donne la raison, chap. XL. Car c'est, dit Sénèque, la fin d'un mal qui marque la veille
d'un autre. Ce dont Job, était parfaitement bien instruit lorsqu'il dit, chap. VII, vers. 3 et 4: J'ai des
mois vides et je compte pour moi des nuits laborieuses. Si je dors, je dis: quand me lèverai-je? et m'étant levé
j'attends le soir, et je suis rempli de douleurs jusqu'à la nuit. Meilleur est donc le jour de la mort que le jour
de la naissance. Eccles. VII, 2.

XIII. J'ai été nourri, enveloppé de vers. 4. XIII. J'ai été élevé dans les langes et
langes et entouré de grands soins. les soins. XIV. %+ Car il n'y en a point vers. 5. XIV. Car nul Roi n'a connu une autre
parmi les Rois dont %+ le commencement manière de naître. de la Naissance ait été différent.

Il n'y en a point parmi les Rois] etc. C'est pourquoi Pétrone Arbiter s'écrie; Hélas! Hélas! Quel néant que le faible mortel? Le commencement ait été] De peur qu'il n'ait eu une cause de s'enorgueillir.
Nous sommes tous formés d'une masse corrompue.

XV. Il n'y a pour tous qu'une manière vers. 6. XV. Mais l'entrée dans la vie est semblable
d'entrer à la vie et %+ la fin pour tous et la sortie également. (*1) est semblable.

La fin est semblable] La Loi Catholique imposée à tous est de mourir une fois. S. Paul. Hebr. IX, 27. La voie de la mort doit être foulée par tous dit Horace. Odes Liv. I. Et Cornelius Gallus dit très bien:

La même voie de la mort est pour tous. Quoique cependant La façon de sortir de la vie soit différente.
Ne considère donc la vie, mon frère que comme une fumée passagère, une ombre vaine. Les jours de notre vie passent comme l'ombre, I. Paral XXIX, 15;. Job, VIII, 9, et XIV, 2. Psaum. CIX, 23 et CXLIV, 4.
Eccles, VII, 1. Sapience, II, 5, et V, 9. Ils s'évanouissent comme la fumée, Psaum. CII, 4, passent rapidement
comme la toile est coupée par le tisserand, Job. VII, 6, sont plus rapides qu'un courrier, Job. IX, 25; Ils
sont remplis de soucis comme ceux de l'araignée, Psaum. XC, 9, comme les veilles dans la nuit, Psaum. XC,
4 et 6. Notre vie est un souffle. Job. VII, 7, une vapeur qui parait peu de temps et est détruite ensuite, S.
Jacques, IV, 14 et 15, qui passe comme les nuages. Psaum. VII, 9. Toute chair est comme du foin et toute sa
gloire comme la peur des champs, qui s'épanouit le matin et meurt le soir. Esaïe, XL, 6, 7. Job. XIV, 2.
Psaum. XC, 4 et 6, Eccles. XIV, 18. Le Roi Prophète considérant, d'une part cette fragilité de la vie
humaine; de l'autre l'amplitude infinie de la majesté Divine, emporté par la stupeur, s'écrie éperdu:
Qui est l'homme, pour que tu te souviennes de lui? Psaum. VIII, 4 et 5. De même, lorsque Xerxès, qui était
un puissant Roi et un guerrier intrépide, contemplait d'un lieu élevé la multitude infinie et innombrable
des hommes de son armée, il versait des larmes en pensant qu'aucun de ceux qu'il admirait maintenant
ne serait survivant dans cent années. Compense donc la brièveté de cette vie par sa qualité
et son intégrité, toi qui te dis Chrétien; ne pense pas à vivre beaucoup de temps, mais à vivre selon
le bien. Et puisque rien n'est plus certain que la mort et rien de plus incertain que l'heure de la
mort, prépare-toi à bien mourir en vivant saintement dans la Crainte de DIEU.

XVI Et il m'instruisait (mon Père) et Prov. IV. XVI. Et lui-même m'instruisait et
me disait: Que ton coeur reçoive mes vers. 4. me disait: Que ton coeur garde mes discours;
paroles; garde mes préceptes %+, et garde mes préceptes et tu vivras. tu vivras.

Et tu vivras] Tu seras fort âgé sur la terre et tu jouiras ensuite de la vie dans l'Eternité dans la Jubilation ultime. Du verbe de vie émane la vie. Le verbe de DIEU est Esprit et vie: Donc celui qui
gardera le verbe vivifique aura la vie comme récompense.


(*1) Job. I, 21. I. Timoth. VI, 7.

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10 INTERPRETATIONS ------------------------------------------------------------------------------------------------

(*1) XVII. %+ Possède la SAPIENCE; vers. 5. XVII. Recueille la SAPIENCE; recueille possède la PRUDENCE; n'oublie point les l'INTELLIGENCE; n'oublie point paroles de ma bouche %+ ni ne les paroles de ma bouche, ni ne t'en détourne. t'en détourne.

Possède la SAPIENCE] DIEU n'aime personne hormis celui qui habite avec la SAPIENCE et a une habitude avec elle, dit le Sapient, vers. CCC. Ni ne t'en détourne] Qui s'éloigne des paroles de DIEU ne pourra
jamais accéder à DIEU lui-même, à la source de SAPIENCE.

XVIII. %+ Ne l'abandonne pas et vers.6 XVIII. Ne l'abandonne pas et elle te
elle te gardera; %+ aime-La et elle gardera; aime-La et elle te conservera. te conservera.

Ne l'abandonne pas] Car qui abandonne la SAPIENCE, la SAPIENCE l'abandonne avec juste raison à son tour; qui la méprise est digne d'en être pareillement méprisé. Aime-la] Aime et tu seras aimé. Le
Sapient (ce qui est digne de remarque) qui forme son fils à la SAPIENCE vraie, oeuvre autant (ainsi qu'on
le voit dans plusieurs endroits de ce prologue) en exhortant à l'amour de la SAPIENCE qu'en l'enseignant;
comme si celui qui aime la SAPIENCE y était presque préparé. O puissante force de l'amour!
L'amour animé par la vraie foi, peut Tout. Voy. vers. CCXXX.

XIX. %+ Comme principe de la vers. 7. XIX. Le principe de la SAPIENCE est
SAPIENCE, possède la SAPIENCE; et par donc d'acquérir la SAPIENCE, %+ et tout ce que tu possèdes, acquiers la par toutes tes richesses acquiers l'INTELLIGENCE. PRUDENCE.

Comme principe de la SAPIENCE] Il importe que ton conseil, dans toutes tes actions, théoriques ou pratiques, soit l'Esprit de la SAPIENCE de DIEU, RUACH HHOCHMAH EL, l'Ange du grand conseil. En Jupiter
(Jove), c'est-à-dire IEHOVAH, est la SAPIENCE IPSISSIME, la Muse des Muses, l'Origine de la Poésie,
disait fort sapientement l'antiquité païenne. Par toutes tes richesses] Par les Biens du Corps, de
l'Ame et de la Fortune, par la totalité absolue de ce que tu possèdes; par tout ton coeur, toute ton
âme, toutes tes forces, tout ton esprit, DIEU te l'inspirant et te la donnant. D'où le Sapient dit:
vers. CCLI, Je me suis adressé au SEIGNEUR; je l'ai prié et j'ai dit de tout mon coeur.

XX. Saisis-la avec effort, et %+ elle vers. 8. XX. Exalte-la et elle t'exaltera; elle
t'exaltera; tu seras glorifié par elle, te glorifiera lorsque tu l'auras embrassée. lorsque tu l'auras embrassée.

Elle l'exaltera] afin que tu administres ses richesses, car tu seras constitué toi-même l'héritier de ses trésors inépuisables (qui sont ceux qu'on verra exposés par la suite) dans cette vie, et tu posséderas
le Royaume perpétuel, le Sabbat des Sabbats, dans l'ultime Jubilation.

(*2) XXI. Elle donnera à ta tête %+ un vers. 9. XXI. Elle donnera à ta tête un augment augment de grâces et elle te protégera de grâces et remettra une couronne % de beauté.
Un augment de grâces] Couronne élégante de grâces. Tu seras couronné du Laurier de la grâce divine, non seulement devant le peuple mais devant toute l'universalité des créatures; tu sauras beaucoup
de choses en comparaison des autres hommes. Voy. vers. XXV et CCCVIII avec ceux qui suivent. Non
seulement la SAPIENCE promet saintement dans ce Prologue un ornement de grâce aux fils de la Discipline
et de la Doctrine, ses fidèles héritiers bien-aimés, mais elle le leur donne réellement dans cette


(*1) Il enseigne la voie pour chercher la Sapience et ses fruits.
(*2) Prov. I, 9.

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DU GRADE PREMIER 11 ------------------------------------------------------------------------------------------------

vie et dans l'autre. Une couronne éclatante] Tu seras honoré à cause de la crainte de DIEU qui est la
source de toutes les vertus. Sénèque dit: Jamais la glorieuse vertu ne sombre dans les eaux du Styx.

XXII, O %+ mon fils, n'oublie pas Prov. III, XXII. O mon fils, n'oublie pas ma (*1) ma LOI, et que ton coeur %+ garde vers. 1. LOI, et que ton coeur garde mes Préceptes.
mes Préceptes.

Mon Fils] Le très suave nom de Fils indique l'affection paternelle de celui qui instruit fidèlement. Garde] Que le fallacieux imposteur, l'esprit malin, au lieu de ma Loi n'occupe pas ton coeur et n'y
élise pas domicile.

XXIII. Car ils te donneront la longueur vers. 2. XXIII. Parce qu'ils te donneront la (*2)
des jours et des années de la longueur des jours et des années de la vie %+ et la paix. vie et la paix.
La paix] De deux sortes: l'externe, temporelle et mondaine; c'est pourquoi, dit le Sapient (Prov. XVI, 7) lorsque les voies de l'homme plaisent au SEIGNEUR il convertit aussi ses ennemis à la
paix: Et l'interne, ou de l'âme, éternelle et supercéleste, que, seule et unique, la SAPIENCE incarnée
donne en pur don, et que le monde immonde ne peut donner. Le véritable moyen de parvenir à cette
paix, est de faire à nous-mêmes une guerre, tant corporelle que spirituelle, externe et interne, et de
repousser chrétiennement le BINAIRE: (comme le montre la figure seconde de cet Amphithéâtre), c'est-
à-dire de combattre opiniâtrement contre nos vices; et alors nous vaincrons par la SAPIENCE. Que notre
vie soit donc toujours un combat sur la terre, Job, VII, 1, Sers dans la bonne milice en ayant la foi et la
bonne conscience. S. Paul, I, Tim. I, 18 et 19. S. Paul décrit les armes de ce combat spirituel:
Ephès. VI, 13 et suiv. Celui là vaincra vraiment qui se sera vaincu d'abord lui-même; et personne ne
vaincra hormis celui qui est Israélite, voy. vers. CCCXX. Invoquons avec DAVID, Psaum. CXLIV, 1
(vulg. CXLIII) IEHOVAH, afin qu'il enseigne à nos mains le combat et apprenne à nos doigts à faire la
guerre, et qu'il nous donne les forces nécessaires pour vaincre la bête nuisible de la DUALITE. La vraie
paix de l'âme est en le seul JESUS-CHRIST, et en cette vraie foi qui s'appuie sur le mérite du Christ par
laquelle se soutient notre paix. S. Paul. Rom. V, 1. Que la paix de DIEU qui s'élève au-dessus de tout
sens garde nos coeurs et nos intelligences en Jésus-Christ.

XXIV. %+ La Miséricorde et la Vérité vers. 3. XXIV. Que la miséricorde et la vérité (*3)
ne t'abandonneront point; %+ place-les ne t'abandonnent point; attache-les à autour de ton cou, et trace-les ton cou et écris-les sur la table de ton sur %+ les tables de ton coeur: coeur:
La Miséricorde] O homme bienheureux, toi qui est circonfus par la Miséricorde et la Vérité Divine, dans toutes tes actions et tes travaux! Tout ce que tu veux tu l'obtiens facilement (En orant et laborant)
de IEHOVAH. Je vous avertis, vous tous qui cherchez le SOUVERAIN BIEN, afin que vous soyez tous
en elles. Place-les] Que mes Lois soient toujours dans ta bouche, dans ton coeur, dans la gorge et sur
ta langue; place-les devant tes yeux, tant de l'âme que du corps, ordonne-leur de les méditer, de
les lire, de les étudier, nuit et jour, toute ta vie. Que ton coeur exhale le verbe du SEIGNEUR et non
du diable. Sur les tables de ton coeur] Pour lesquelles la Loi est divinement inscrite pour nous.

XXV. Et %+ tu trouveras grâce et vers. 4. XXV. Et tu trouveras grâce et intellect
bonne Discipline devant DIEU et devant parfait aux yeux de DIEU et des (*4) les hommes. hommes.
Tu trouveras grâce] De même que la grande vertu est agréée des grands, c'est-à-dire des bons, car seul est véritablement grand celui qui est bon, de même la vertu maxima est agréée du meilleur de


(*1) APPRENDS.
(*2) L'étude infatigable de la SAPIENCE vraie, donne des années de la vie et
de la paix. Deuter. VIII, 1 et XXX, 16.
(*3) Moyen de trouver la miséricorde et la vérité.
(*4) Comment trouver grâce et succès devant les yeux de DIEU et des hommes.

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12 INTERPRETATIONS ------------------------------------------------------------------------------------------------

tous les êtres. Une voix fut entendue du ciel: S. Matth. III, 17: Celui-ci est mon fils bien-aimé, en qui je
me suis parfaitement complu. Ecoute-le. Car si tu l'écoutes Chrétiennement (comme un Archétype) et
si tu l'imites, alors tu seras vraiment un fils adoptif de DIEU, en considération de son vrai fils; aimé
par l'aimé, sapient par la SAPIENCE, tu plairas à DIEU, parce qu'il habite avec la SAPIENCE, vers. CCC;
tu seras ami de DIEU, vers, CCXCVIII et CCXCIX; et tu trouveras la grâce, etc., comme il est dit dans le
texte. Voy. vers. XXI et CCCVIII, avec quelques-uns des suivants.

(*1) XXVI. Qu'ils ne s'éloignent pas de de- Prov. IV, XVI. Qu'ils ne s'éloignent pas de
vant tes yeux; garde-les (mes discours) vers. 21. devant tes yeux; mais garde-les (mes
au milieu de ton coeur. discours) %+ au milieu de ton coeur.
Au milieu de ton coeur] Dans l'extrémité et la solitude de l'Esprit, séparés des choses sensibles par la rétraction en DIEU, et dans la plus profonde retraite de sa sublimation et de son exaltation, que ces
discours soient toujours devant tes yeux. Si tu ne les garde pas au fond de ton coeur, à la mémoire
et à la révérence de DIEU succéderont les phantasmes diaboliques charnels et mondains.

XXVII. %+ Ils sont la vie de vers. 22. XXVII. Il sont la vie de ceux qui les
ceux qui les trouvent et la %+ santé trouvent et la santé de toute leur chair. de toute chair.

Ils sont la vie] Les paroles de vie, sortant de la source même de vie, sont les donatrices de la vie. Seuls les experts le savent. La Foule des Lévites n'a pas goûté la douceur de la vie et ne la goûtera
jamais. Que tout homme prie DIEU qu'il lui fasse miséricorde et qu'il le reçoive au nombre des fils
de la SAPIENCE, afin qu'il jouisse de la vie, en DIEU. La santé de toute chair] Notre chair mortellement
blessée par les affections, les désirs, les concupiscences charnelles, qui sont (ô douleur) autant de
plaies putrides et purulentes ne peut être guérie que par le verbe vivant de DIEU qui vivifie toutes
choses. Que ceci s'opère donc par le rejet du Binaire, comme l'enseigne la seconde figure de cet
Amphithéâtre.

XXVIII. %+ Lorsque tu marcheras, Prov. VI, XXVIII. Lorsque tu déambuleras,
qu'elles marchent avec toi; lorsque vers. 22. qu'elle te conduise (cette Doctrine de la Loi
tu dormiras, qu'elles te gardent, et ou des Préceptes); lorsque tu dormiras, % qu'elle te garde; et lorsque tu seras réveillé, qu'elle converse avec toi.
Lorsque tu marcheras] Partout, en tous lieux, en tous temps; le jour à Lumière du Soleil; la nuit à celle de la Lune, ou à la Lumière artificielle, médite dans la LOI et le VERBE du SEIGNEUR, Bibliquement
Macro et Micro-Cosmiquement écrits ou transmis par tradition; converse avec la SAPIENCE du
seul SAPIENT; entretiens Théosophiquement de bouche et de coeur une collocution avec IEHOVAH;
invite, par des voeux fidèles et de pieuses prières, RUACH HHOCHMAH-EL, c'est-à-dire l'Esprit de la
SAPIENCE de DIEU, à te devenir familier, et à se constituer l'auteur et le précepteur de tous les conseils
et travaux de toute ta vie; interroge dans l'Oratoire la SAPIENCE de DIEU, afin qu'elle veuille bien être
pour toi le meilleur des conseils; et suis sapientement ses conseils dans le Laboratoire, aussi bien en
public qu'en secret; tu ne t'en repentiras pas. Tu éprouveras, par l'onction de l'Esprit-Saint, l'inspiration
d'en haut, l'émotion divine, le ravissement, la transfiguration, l'enseignement, si tout d'abord
et avant toutes choses (comme nous l'avons dit) religieusement et avec la vénération due, tu t'adresses
Théosophiquement à IEHOVAH par des méditations et des soliloques. Les sceaux seront brisés; le LIVRE
de la Sacro-Sainte Ecriture, de la Nature et de Toi-même, ter-tri-un, catholique, scellé (pour tous les
autres) de sept sceaux, te sera ouvert; tu verras des yeux de l'Esprit et du Corps les délices de la bienheureuse
épouse; tu auras par les Travaux (Christiano-Kabbalistiques, Physico-Magiques et Physico-
Chimiques de la SAPIENCE, les grandes richesses du richissime Salomon; tu posséderas Physiquement,
Physico-Médicalement, Physico-Chimiquement, etc., comme dans les figures seconde, troisième et


(*1) Exhortation à la conservation et à la contemplation des préceptes ou
de cette Doctrine de la Loi.

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DU GRADE PREMIER 13 ------------------------------------------------------------------------------------------------

quatrième de cet Amphithéâtre, les Trésors infinis de la SAPIENCE vraie. La vie proférera le verbe de
vie; le Livre ouvrira le livre tandis que la mort n'enseignera que la science de mort. Ceci est vraiment
le mode de philosopher des Sapients. Par cette méthode sapiente dans le Livre Catholique, Tertri-un
de DIEU, l'Omnipotence, la Miséricorde infinie et la Bonté du Très-Haut se montreront à ta
contemplation, dont le nom est IEHOVAH, dont la gloire et la majesté remplissent les Cieux, remplissent
la Terre, remplissent la Mer, remplissent TOUTES CHOSES. Hallelu-jah; Hallelu-jah; Hallelu-jah. O béate
vision, par qui TOUTES CHOSES sont vues! En te réveillant] Premièrement du sommeil sensible, de
grand matin, lorsque tu es encore couché, et ensuite du sommeil du péché, de la nuit des ténèbres
de l'esprit pénitentiellement écartée, afin que se lève en toi le SOLEIL de TOUTE VERITE (Voy. vers. CLX).

XXIX. %+ Parce que le MANDEMENT vers. 23. XXIX. Parce que le MANDEMENT est
est une lampe et la LOI une lumière, et comme une lampe et la LOI comme une l'incrépation de la DISCIPLINE, la voie lumière : et que les incrépations de de la vie. l'érudition sont la voie de la vie.
Parce que le MANDEMENT est une lampe] Je t'en prie, ô IEHOVAH, que ton VERBE, Bibliquement, Macro et Micro-Cosmiquement écrit me soit une lampe non seulement pour éclairer mes pas, mais pour
éclairer mon Ame, mon Entendement, ma raison et mes sens dans toutes mes actions; et puisque de
Lui seul, tri-un, viendra la vérité de toutes choses, accorde-le moi bénignement, ô Hhochmah él! QUI
EST LA VOIE, LA VERITE ET LA VIE. Amen.

XXX. Acquérir la SAPIENCE est beaucoup Prov. XVI, XXX. %+ Possède la SAPIENCE
plus excellent qu'acquérir l'or précieux, vers. 16. parce qu'elle est meilleure que l'or, et
et acquérir l'intelligence est beaucoup acquiers la PRUDENCE parce qu'elle est plus excellent qu'acquérir l'argent plus précieuse que l'argent. rare.

Possède la SAPIENCE] Ce vieux distique s'y rapporte parfaitement: Qui est meilleur que l'or? la jaspe. Et que la jaspe? la vertu. Et que la vertu? DIEU. Et que la DIVINITE? Rien.
DIEU, la vertu, la Pierre des Philosophes (désignée philosophiquement pour d'excellentes raisons et
non sans mystère sous le nom de Jaspe à cause de sa couleur verte ou sanguine), l'or, TOUTES CHOSES,
la SAPIENCE de DIEU les donne, dans l'Oratoire et le Laboratoire. Voy. vers. XLV. Avec elle me viendront
TOUS LES BIENS, vers. CCXCI. Je dois donc chercher la SAPIENCE et la PRUDENCE avec d'autant plus
d'ardeur que l'une est meilleure que l'or et l'autre plus précieuse que l'argent. Les richesses pécuniaires
(qui sont ombre et choses caduques semblables à une fumée) et les trésors d'iniquité ne serviront
de rien à l'impie au jour de la vengeance. Ta SAPIENCE est l'arbre de vie, et la JUSTICE (que la
SAPIENCE ETERNELLE incarnée, dont le trésor est infini et pour cela inépuisable, nous donne en pur
don) seule délivre de la mort. Prov. X, 2, XI, 4. Psaum. XLIX. Ecclés. de Jésus, V, 10. Sophonias, I,
13. Zacharias, IX.

XXXI. %+ Maintenant donc, ô Prov. V, XXXI. Maintenant alors, mes fils
mon fils, écoute-moi, et ne te détourne vers. 7. obéissez-moi, et ne vous éloignez pas
pas des paroles de ma bouche, et ne vers. 11. des discours de ma bouche; et que tu ne
gémis pas enfin en disant: (Ah!) Pourquoi vers. 12. rugisses pas, enfin en disant: (Ah!) Comment
ai-je détesté la DISCIPLINE et pourquoi ai-je haï l'ERUDITION et comment mon coeur n'a-t-il pas acquiescé mon coeur a-t-il méprisé la remontrance, aux remontrances,

Maintenant] Tant de fois averti, invité par les récompenses, presque alléché par les flatteries. De même que l'acquisition de la Sapience est Gloire, Vie et Joie, de même le mépris de la Sapience est
ignominie, mort, deuil et sanglot perpétuel..

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14 INTERPRETATIONS ------------------------------------------------------------------------------------------------

XXXII. %+ N'ai-je pas écouté la vers. 13. XXXII. Et n'ai je pas obtempéré à la
voix de ceux qui m'enseignaient, ni voix de ceux qui m'instruisaient et n'ai- prêté l'oreille %+ aux Maîtres? (Amen, je pas prêté l'oreille à ceux qui m'enseignaient? Amen je te le dis). (Amen, Amen, je te le dis.)
N'ai je pas écouté la voix, etc.] Ni observé ce que DIEU me commandait par la voix et l'enseignement, dans la Nature, dans la Sacro-Sainte Ecriture et dans ma Conscience. Aux Maîtres] c'est-à-dire ceux
qui sont vraiment Maîtres, qui enseignent les Sciences et les Arts excellents des secrets mystères de
DIEU, abondamment pourvus des Biens et des Dons de la Nature; et l'oeuvre, dis-je, de Bereshit et
de Mercavah, vers CLXII, selon la Loi et le Témoignage de la Sacro-Sainte Ecriture, du Grand Livre
de la Nature, de la Conscience droite, Christiano-Kabbalistiquement, Physico-Magiquement et Physico-Chimiquement;
non Païennement sophistiquement ni fabuleusement. Car nous sommes enseignés
par l'Esprit de SAPIENCE, autant par les Maîtres vivants, Sapients et habiles, Divinement envoyés
à nous, ou muets, c'est-à-dire les Livres des Sapients, et par la clef de l'Esprit Saint qui les ouvre,
que par l'inspiration seule et nue ou la révélation secrète. Les Sciences excellentes, les Arts secrets, la
Pierre philosophale, qui est le nom que lui donne le vulgaire, et même le mode de sa préparation,
ces deux secrets de l'Art, TOUTES CHOSES, le Theo-sophe peut ainsi les apprendre. C'est pourquoi, soit
Prince, soit Noble, ne sois pas insensé, de peur de passer pour fou devant le DIEU des Sapients, et
afin de ne pas avoir à te repentir de cette folie, obéis à celui qui te reprend selon le bien; (L'exhortation
d'un ami est toujours bonne, dit Homère, Iliade, XL). C'est au Précepteur de te corriger Théosophiquement
et au savant de te régénérer de tes vices et de tes erreurs. Juvénal, Satire VII, s'écrie:
Les Dieux immortels veulent que le précepteur Tienne saintement lieu de père. Et Alexandre le Grand était digne de louanges lorsqu'il disait si bien: qu'il ne devait pas moins à son
précepteur Aristote qu'à son Père, parce qu'il avait reçu de son Père le don de vivre et de son Précepteur les
principes pour bien vivre. Néanmoins, tout ceci dépend de la volonté de DIEU. Car ceci ne dépend ni de
celui qui veut ni de celui qui s'avance par lui-même, mais de DIEU qui fait miséricorde (et qui devance) dit
S. Paul. Ep. aux Rom. IX, 16 et VII, 18: Car la volonté est près de moi mais je ne trouve pas la force d'accomplir
le bien. (Donc il est nécessaire que DIEU soit coopérateur.) Et S. Paul dit ensuite, vers. XXII et
suiv. Car je me délecte dans la voix de DIEU; mais je sens dans mes membres une autre loi qui répugne à la
Loi de mon Esprit et me tient captif pour la Loi du péché qui est dans mes membres. (Il est donc nécessaire
que DIEU en accomplisse l'action). De même que DIEU a coopéré dès le commencement du monde,
Ecclés. de Jésus, LI, II, de même le Christ a coopéré par les Apôtres, envoyés dans le monde universel,
afin de prêcher l'Evangile à toutes les créatures, et par les signes par lesquels il confirme ensuite
leurs discours. S. Marc, XVI, vers. dernier. Afin que DIEU ait pitié de toi, implore avec une fidèle disposition
de l'âme, la MISERICORDE du Miséricordieux.

XXXIII. Mon fils, %+ que ton Prov. XXIII, XXXIII. Mon Fils, que ton coeur devienne
âme devienne sapiente, et mon coeur vers. 15. sapient, mon coeur se réjouira
se réjouira avec toi. et moi-même (je me réjouirai).
Que ton âme devienne Sapiente] vers. CCLXXVII, notre Sapient dit avec raison: qui a engendré le Sapient se réjouit en lui. De même ici: Les parents, les précepteurs exultent de joie lorsqu'ils voient
la bonne doctrine bien placée, et que les perles ne sont pas foulées sous les pas des boeufs. Je dis
ceci pour tous ceux auxquels il adviendra de voir notre Amphithéâtre.

XXXIV. Et mes reins exulteront vers. 16. XXXIV. Et mes reins exulteront
% quand tes lèvres diront les choses droites.parlé selon la droiture.

Quand tes lèvres auront parlé selon la droiture] c'est-à-dire quand tu auras confessé la vérité, selon mon utile et fidèle instruction. Et quand par une astuce malicieuse, tu cèlerais la vérité, cette réticence

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DU GRADE PREMIER 15 ------------------------------------------------------------------------------------------------

n'affaiblirait pas un instant mon autorité, mais je dis avec Cicéron: A quoi bon les paroles quand
se trouvent les témoignages des choses? L'esprit qui a conscience d'une bonne renommée se rit du mensonge. Que
mes actes se complaisent toujours dans le bien. Ces paroles de Tertullien sont propres à nous consoler:
Lorsque nous sommes damnés par le monde, nous sommes absous par le SEIGNEUR.
Mais courage!
XXXV. Est-ce que (חכמח HHOCHMAH) Prov. VIII, XXXV. La SAPIENCE (חכמח HHOCHMAH)
% vers. 1 ne crie-t-elle pas, et l'INTELLIGENCE (*1)
BINAH) la PRUDENCE %+ ne donne-telle ne donne-t-elle pas sa voix? pas sa voix? (Voyez, c'est elle-même
ou ce sont elles-mêmes !)

La SAPIENCE crie] En quel lieu? dans tout l'Univers; par exemple dans les livres de la Nature et de la Créature, de la Sacro-Sainte Ecriture et de la Conscience propre, et même en toutes choses où elle
s'offre aux désirs; les Astres, en scintillant, clament et nous invitent à la Lumière Eternelle; les Vents
clament et annoncent l'Esprit du SEIGNEUR qui habite en chacun d'eux; les Eaux clament et nous
appellent au Fleuve Cristallin du Paradis et à ces eaux occultes des Philosophes; la terre clame et
par mille voix, par les fleurs et les fruits, et elle s'émaille de tant de couleurs Philosophiques de la
Nature; la terre clame quand elle tremble et s'ébranle, afin que nous comprenions le renversement
du monde. Donne sa voix] Quelle est-elle? Elle est Tri-une; la voix de la Nature, celle de la Sacro-
Sainte Ecriture et celle de la Loi de la conscience, ces trois étincelles de la Justice Divine. Nous écoutons
cette Voix catholique par les treilles des sens, de la raison, de l'Intellect et de l'Ame, dans
l'Oratoire en Orant, et dans le Laboratoire en laborant Micro et Macro-Cosmiquement, Physiquement,
Physico-Médicalement, Physico-Chimiquement, etc. Comme l'indiquent les figures seconde et quatrième
de cet Amphithéâtre. La voix de DIEU est en Tous par Toutes choses et vient de Toutes choses
vers Tous. Voyez l'exposé, vers. CLXXXV.

XXXVI. En se tenant sur les sommets vers. 2. XXXVI. Elle se tient au sommet des
les plus élevés %+ au-dessus lieux les plus élevés, le long de la route de la route %+ et au milieu des sentiers. et dans les sentiers;
Au-dessus de la route] de tout l'Univers, c'est-à-dire par Toutes choses qui sont dans tout l'Univers, selon que nous l'avons annoté dans la quatrième figure de cet Amphithéâtre. Au milieu des sentiers]
En présence de tous, en général et en particulier, en quelque lieu que ce puisse être, en présence de
DIEU, des Anges, des Hommes, du Monde.

XXXVII. %+ Près des portes de vers. 3. XXXVII. Près des portes, à l'entrée
la ville, aux entrées, %+ elle parle de la ville, elle clame: ainsi:

Près des portes] Comme en public, aux regards de tous, devant tous, par tout l'Univers créé, afin que nul ne se puisse excuser. Les anciens rendaient la justice aux portes des cités. Vers XLIX. Elle
parle] Par quelle voix? Réellement admirable, ce qui n'est point extraordinaire si, comme le dit
Hugues (Métellus?): elle accomplit les merveilles des merveilles. Voyez ces voix ou langues diverses de la
SAPIENCE annotées dans la figure quatrième de cet Amphithéâtre et dans la préface in Zebelem publiée
par moi. Et il est digne de remarque que la SAPIENCE du Très-Haut, par amour de notre amour, afin
que nous l'aimions, descend du haut du trône de sa Grandeur jusqu'à la profondeur de notre humilité
et ne dédaigne pas de se conjuguer et d'unir la lumière de son immortalité avec le limon de notre
mortalité. Voyez l'Exposé, vers. CLVII. Ce ferment admirable rend le mortel immortel. La Pierre des
Philosophes, seule Christiano-Cabalistique, Hyperphysico-Magique et vraiment Divine est ici connue.
O SAPIENCE, que les yeux de mon âme s'ouvrent afin que je te voie; et mes oreilles afin que je t'entende;


(*1) La SAPIENCE se recommande elle même et appelle à elle tous les hommes.

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16 INTERPRETATIONS ----------------------------------------------------------------------------------------

purge mes Sens, ma Raison et mon Intellect afin que je te comprenne; pénètre la langue de
mon coeur afin que je te goûte! Fais donc, je t'en prie, que je sois élevé par l'attraction de ton aimant,
que je sois sublimé, par le feu de ton Esprit, et conjugué et uni avec toi.

XXXVIII. %+ O hommes, c'est à vers. 4. XXXVIII. O hommes, c'est à vous que
vous que je clame, et ma voix s'adresse je clame, et ma voix s'adresse au fils aux fils des hommes. des hommes.
O hommes] Hommes, c'est-à-dire, selon les Hébreux, ceux qui sont nobles, par la race et la Doctrine; et fils des hommes, c'est-à-dire les humbles, les obscurs et les plébéiens. DIEU ne fait acception
de personne; mais tous ceux qui, de quelque race, ordre, âge ou état que ce soit, craignant DIEU et
rendant la Justice sont acceptés de lui. Actes des Ap. X, 35. C'est pour cela que la SAPIENCE, sans
distinction, appelle tous les hommes, vers. I. Devant DIEU, le paysan égale le Noble; par la raison
que l'un comme l'autre ont été rachetés au même prix du pouvoir du diable. Tant celui-ci que celui-là.
Et même le noble, par sa race, n'a pas la plus petite prééminence sur le plébéien probe et honnête,
car dans cette vie, la vertu ennoblit l'humilité. Sais-tu quelle est la vraie noblesse? Ecoute Juvénal.
Satire VII. La vertu est la seule et unique noblesse. Il convient de se reposer sur la vertu et non sur les liens
du sang. L'homme est chose méprisable, hormis s'il pratique la vertu. L'homme est regardé comme supérieur
ou plus grand, à cause de sa race, de ses richesses, de ses charges, de ses honneurs, mais mieux
vaut encore que ce soit pour sa seule vertu. Car l'homme le plus infime de la plèbe peut être doué de
celle-ci et l'homme le plus noble par la race peut en manquer. C'est de ces nobles, seulement de nom,
qu'un Italien dit très spirituellement: Le noble est une bête, qui s'assoit sur une bête, qui tient une bête
sur son poing et qui, au milieu des bêtes qui courent çà et là, chasse et poursuit lui-même une bête. Oh! quelle
belle description de ce genre de nobles! Et le Roi ignorant, disait le Roi Alphonse, est un âne couronné.
Et un autre, contre la jactance provenant des richesses, de la race, de la noblesse ou du sang, chante
ces vers:

Bien que tu sois né de parents libres et glorieux Tu ne peux être néanmoins qu'une grande bête. Ajoute la gloire de ton père; attribue-toi la renommée de tes proches, Tu ne peux être néanmoins qu'une grande bête. Que les richesses soient à toi et les meubles fastueux et précieux Tu ne peux être néanmoins qu'une grande bête. Enfin, qui que tu sois, si la prudence n'est pas avec toi Je te le dis, en vérité, tu seras toujours une grande bête.
Ecoute donc maintenant, toi que DIEU, père et auteur de la vraie noblesse, veut ennoblir. I. Rois, II,
30: C'est pourquoi le SEIGNEUR DIEU d'Israël dit: J'avais solennellement dit que ta maison et la maison de
ton père servirait devant ma face jusque dans l'éternité. Mais maintenant le Seigneur dit: Loin de moi
cette pensée; mais quiconque m'aura honoré, je le glorifierai, et ceux qui me contemnent seront ignobles.

XXXIX. Comprenez %+ enfants, vers. 5. XXXIX. Comprenez, simples, l'astuce
% et vous, insensés, comprenez en votreen vous-mêmes. coeur.
Enfants] Simples, qui êtes facilement entraînés çà et là, persuadés et séduits par le mal. De même qu'au verset III. Prions donc la SAPIENCE vraie, afin qu'elle s'accoutume à réconforter par la mirifique
douceur de la vérité ceux qui sont enfants et vraiment humbles, à les remplir de joie et de lumière,
et qu'elle daigne, nous tous qui travaillons dans l'Oratoire et le Laboratoire, nous combler de sa bénédiction
céleste et de sa grâce Divine. Il est à remarquer que comme le succès de la volonté continue
provient entièrement de la volonté Divine, celui qui exerce la Kabbale, la Magie et l'Alchimie, aura
soin de ne commettre aucune faute en aucun point de cette Impétration. Afin que IEHOVAH te favorise,
et qu'un rayon de son Soleil supercéleste t'illumine dans tes travaux, souviens-toi d'étudier.

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DU GRADE PREMIER 17 ------------------------------------------------------------------------------------------------

L'Astuce] sous entendu, bonne. C'est-à-dire la prévoyance, la subtilité. Car ce mot est toujours pris
en bonne part dans ce prologue.

XL. %+ Ecoutez, parce que %+ je vers. 6. XL. Ecoutez, parce que je parlerai
vais parler de grandes choses et mes de choses dignes d'honneur, et l'apertion lèvres s'ouvriront %+ afin de proclamer de mes lèvres aura lieu pour les des choses droites. rectitudes:
Ecoutez] ECOUTEZ, voyez, observez avec une soigneuse attention et sans négligence les discours de la SAPIENCE. De grandes choses] Vraiment grandes, et dignes de la très-grande SAPIENCE du Très-Haut,
qui doivent être soigneusement écoutées par l'âme purifiée de toutes perturbations et par l'Intellect
Théosophiquement expurgé, et scrutées, recherchées et observées par la vérité ou la clef (au moyen
de l'illumination Divine) adaptée à la serrure. Si tu accomplis ceci, tu acquerras, théoriquement et
pratiquement les fruits insignes de la SAPIENCE. Afin de proclamer les choses droites] Donc quiconque ne
concorde pas en raison harmonique avec le VERBE Bibliquement, Macro et Micro-cosmiquement écrit
de la SAPIENCE ETERNELLE, touchant les choses Physiques, Hyperphysiques et Divines, ne peut être
dans la vérité et la droiture; qu'il fuie donc autant que possible les sophismes du diable que déguise
le monde immonde.

XLI. Ma gorge méditera %+ la vers. 7. XLI. Parce que mon palais prononcera
VERITE, et mes lèvres détesteront l'impie. la VERITE et que l'impiété est l'abomination de mes lèvres. (*1)
La vérité] La vérité elle-même ne veut et ne peut proférer que la vérité pure. Elle-même incarnée nous dit: JE SUIS LA VOIE, LA VERITE ET LA VIE. La tromperie ne se trouve pas dans sa bouche. A l'imitation
de la SAPIENCE vraie, tous ses disciples méditeront la vérité, et leurs lèvres détesteront les
impies, les dérisoires, les fous, quel que soit le degré d'estime dont ils jouissent, soit par le rang ou
par la réputation de leur doctrine mondaine. Aussi, j'en atteste DIEU, j'estime pour rien et pour
néant ces Centaures et ces téméraires, nobles par rapport à leurs semblables, mais au regard de DIEU
et du Sapient, ignobles. De tels êtres sont une abomination devant ma face. Je ne veux pas la
moindre détractation de la vraie noblesse. Tu sais toi-même que les urnes brisées se trouvent partout.

XLII. %+ Justes sont tous mes vers. 8. XLII. Dans la Justice sont toutes les
sermons, rien n'est en eux dépravé ni paroles de ma bouche; rien n'est en elles, pervers. dépravé ni pervers.
Justes sont, etc.] Les discours de la SAPIENCE, de l'aveu de tous, peuvent être considérés comme des oracles purs (ils le sont en effet) vrais, justes et droits, venant sapientement du sanctuaire de l'Esprit
Divin. Car de la Source de la Justice, de la Bonté, de la Sapience et de la Vie, rien ne peut émaner
que de juste, que de bon, que rempli de Sapience, que de vivifique.

XLIII. %+ Ils sont droits pour les vers. 9. XLIII. Elles sont extrêmement droites
intelligents, et équitables pour ceux pour l'Intelligent et droites pour ceux qui ont trouvé la science. qui ont trouvé la science.
Ils sont droits] Aplanis, bien exposés et faciles à l'intellect. A qui? Aux Intelligents, c'est-à-dire aux Sapients ou sectateurs de la SCIENCE vraie; par laquelle seule se trouve en nous le moyen de comprendre
et la possession de la jouissance. Le Sapient n'appelle pas ici Intelligents ceux qui, dans les
différents idiomes des langues Hébraïque, Grecque, Latine ne comprennent autre chose que le sens
étymologique littéral; mais ceux qui en recueillent comme la noix, c'est-à-dire la partie la plus succincte
de l'esprit, et qui en trouvent la moelle. Ce sont les Intelligents par l'Intelligence, autrement


(*1) S. Jean, XIV, vers. 6.

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18 INTERPRETATIONS ----------------------------------------------------------------------------------------

dit par la SAPIENCE qui sont appelés. C'est de ceux-ci que parlent les Philosophes Physico-Chimiques
lorsqu'ils disent: Nous écrirons pour les Intelligents et les Savants et non pour les ignorants. Ajoute: Celui
que le rayon de la lumière de la SAPIENCE n'éclaire pas (Micro ou Macro-cosmiquement) soit dans
l'Oratoire ou le Laboratoire, ou par le Maître des Sapients, celui-là est ignorant et aveugle et ne sait
par ses travaux rien de vrai de la SAPIENCE vraie et ne comprend rien, et ne peut juger de rien.
Pour cela, vaines toutes ses théories, vains tous ses travaux.

XLIV. %+ Reçois ma DISCIPLINE et vers. 10. XLIV. Reçois mon Erudition et non
non l'argent; préfère la DOCTRINE à l'argent, et que la Science soit élue par l'or: toi plutôt que l'or.
Reçois la Discipline et non l'argent] Le Sapient nous exhorte à rechercher la SAPIENCE et non l'argent; le règne de DIEU et sa Justice et non l'opulence. C'est cet art que possédait et exerçait le Roi-Prophète
David, selon qu'il le dit dans le Psaume CXIX, 14: Je me suis délecté dans la voie de tes
témoignages comme parmi toutes les richesses. J'oserais même saintement affirmer que l'avarice
(φιλαργυρἰα) ou le désir effréné de posséder beaucoup (πλεονεξἰα) n'est pas le moindre obstacle à cause
duquel si peu obtiennent la Pierre Philosophale (tant les autres sont béants d'admiration devant tant
de richesses et d'argent) comme si le principal but du Philosophe était de posséder en abondance
l'or et l'argent! Toi qui erres, les troisième et quatrième figures de cet Amphithéâtre t'enseigneront
par la Kabbale, la Magie et la Physico-Chimie quels sont les fruits qui proviennent des exercices de
la SAPIENCE. L'or et l'argent occupent une place infime parmi les fruits de la Pierre Philosophale;
cependant beaucoup de ceux qui y travaillent, recherchent les théories de la SAPIENCE en vue de
seules richesses et des vains honneurs du monde: ce but qu'ils poursuivent est pourtant celui auquel
ils devraient le moins penser. S'ils cherchent d'abord le Royaume de DIEU et sa Justice, toutes
les autres choses (y compris l'or et l'argent) se montreront à eux. Donc, ceux qui font avant ce qui se
doit faire après (ὕστερον πρότερον) ou qui attellent le cheval derrière le char (dasz sie die Rossz hinder den
Wagen spannen) et qui se proposent une fin qui n'est pas légitime dévient de la droite voie, errent
loin d'elle et se perdent misérablement dans leurs vanités. Que le Philosophe cherche dans la rectitude;
Si DIEU trouve un coeur fidèle, il lui révélera certainement la Science et l'Art.

(*1) XLV. %+ La SAPIENCE est meilleure vers. 11. XLV. Parce que la SAPIENCE est meilleure que toutes les richesses les plus que la perle précieuse, et que précieuses, et tout ce qui est désirable toutes les choses désirables ne lui peuvent ne lui peut être comparé. être égalées.
Car la Sapience est meilleure] Parce qu'elle donne TOUTES CHOSES, selon les versets XXX, CCCXIV et CCCXV. Parce qu'elle est beaucoup plus préférable à l'or et à l'argent, beaucoup plus précieuse et plus
digne d'être choisie que les négociations mondaines, que tout trafic pécuniaire, que toute la vaine gloire
de ce monde immonde; ce que croient bien peu les habitants de ce monde immonde: Les
riches ignobles ne croient pas possible une telle chose. Mais qui pense sérieusement qu'il doit mourir
méprise facilement toutes les choses de ce monde immonde. Afin de mourir un jour saintement,
apprends à bien vivre; et afin que tu puisses vivre pieusement, apprends à mourir. Voy. vers.
CCCXXIV, CCCXVII, CCCXVIII et CXXVII.

XLVI. %+ Maintenant donc, mes Ibid XLVI. Maintenant alors, mes enfants
enfants, écoutez-moi. Bienheureux vers. 32. obéissez-moi, et bienheureux ceux qui
ceux qui gardent mes voies. garderont mes voies.
Maintenant] Ensuite, puisque tu as entendu qui, quelle et combien grande JE SUIS, MOI, LA SAPIENCE. Ceux qui gardent mes voies] c'est-à-dire ceux qui servent et accomplissent mes mandements. Vous êtes
mes amis, dit le Christ, la SAPIENCE incarnée, S. Jean. XV, 14, si vous ACCOMPLISSEZ les choses que je
vous enseigne. Et Ibid. chap. XIII, vers. 17. Vous serez Bienheureux si vous les ACCOMPLISSEZ. S. Luc.


(*1) La SAPIENCE: doit être préféré à l'or.

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DU GRADE PREMIER 19 ------------------------------------------------------------------------------------------------

VIII, 21: Ceux-là sont ma mère et mes frères, qui écoutent le verbe de DIEU et l'ACCOMPLISSENT. Faire
ce qu'enseigne la SAPIENCE de DIEU, c'est marcher dans ses voies. C'est pourquoi, que celui qui
veut acquérir la vie, corrige d'abord sa vie, afin que la vie vienne à lui. Le Christ est l'Archétype
qui enseigne, induit et qui doit être imité par le Sapient Bienheureux et vraiment Chrétien.
Il faut remarquer que, pendant tout le temps que nous demeurons sur cette terre, bien qu'il soit
nécessaire que nous existions et vivions dans ce Monde, nous devons néanmoins fuir quotidiennement
et abandonner le monde immonde. Comment cela? Si nous n'adhérons pas, dis-je, par le
coeur, les paroles et les actes aux mondains immondes, alors nous ne vivons pas mondainement avec
ce monde immonde; alors nous suivons le Christ et nous imitons l'Archétype par la vie Théosophique.
Et ceci, c'est approcher de DIEU. Qui l'approche sera illuminé, joint et uni à lui. Il est
nécessaire que celui qui choisit l'union DEIFIQUE et les sublimes contemplations devienne par son
âme, spirituel, bon et sublime dans l'Esprit du Tout-Puissant. La conjonction et l'union se fait entre
semblables et non entre dissemblables. Au lieu de s'égarer dans la circonférence mondaine, c'est
dans le centre, c'est-à-dire DIEU, que l'on trouvera et que l'on connaîtra DIEU lui-même Voy. vers. CXXXII.
Par cette voie de la SAPIENCE, tu t'écarteras du monde en compagnie du Christ, bien que tu continues
à vivre et à converser quotidiennement dans ce Monde; car tout en étant mondainement au milieu
des vivants, tu ne vis pas mondainement, mais Théosophiquement, et avec le Christ. Le Christ
mangeait et conversait avec les pécheurs, les Publicains, les Pharisiens, les hérétiques; tu le pourras
également, toi qui n'étais il n'y a qu'un instant qu'un pécheur énorme, un Publicain, un Pharisien, un
hérétique, etc. Qu'il reste donc dans le centre, celui qui poursuit un but kabbalistique. Car il n'est
pas aussi bien d'en sortir, tandis qu'il est bien meilleur d'y rester. O IEHOVAH, reste en moi, afin que
je reste en toi; constitue-moi ton Christophore, afin que j'émerge du gouffre de ce monde immonde,
que j'évite les rochers et que j'atteigne heureusement le port avec la plus grande sécurité, en gardant
tes voies. Amen.

XLVII. %+ Ecoutez la DISCIPLINE vers. 33. XLVII. Ecoutez l'ERUDITION et soyez (*1)
et soyez Sapients afin de ne jamais la sapients et ne la repoussez pas rejeter. rejeter.
Ecoute: la DISCIPLINE] L'étude de la SAPIENCE Divine est toujours plus douce que le Nectar et l'Ambroisie, mais seulement à ceux qui comprennent, qui dès l'enfance ont appris à obéir aux injonctions
des Sapients, et qui ont goûté d'abord l'amertume de la DISCIPLINE. Le Sapient nous exhorte ici à tant
de soins et tant de fidélité, afin que nous écoutions docilement par notre volonté propre, soumise
à la volonté Divine, ce que l'Esprit de DIEU, RUACH HHOCHMAH EL, notre très fidèle précepteur murmure
suavement aux oreilles de notre Esprit. O Sainte DISCIPLINE.

XLVIII. Bienheureux l'homme qui vers. 27. XLVIII. Bienheureux l'homme qui
m'entend, %+ qui veille quotidiennement m'écoute en se tenant quotidiennement à mon seuil et qui observe à auprès de mon seuil en observant à mes ma porte. portes.
Qui veille à mes portes] Les portes de la SAPIENCE ETERNELLE sont au nombre de trois: la Bible sacro-sainte, les Créatures ou la Nature, c'est-à-dire le Macro-cosme avec toute la milice céleste de l'armée Spirituelle;
et le Micro-cosme, selon le corps et l'esprit, et enfin, l'Ame (mens) Divine dans l'homme.
O heureux, trois et quatre fois heureux, et tant dans cette vie que dans la vie future et bienheureuse,
celui qui, aux portes de la SAPIENCE veille dès le matin (comme au verset CLXX), qui écoute quotidiennement
(voy. verset XXVIII et CLVIII), qui voit Théosophiquement dans toute sa vie et qui observe
sapientement à ses portes la Sapience vraie, parlant merveilleusement, répondant et enseignant. Ici
il apprendra de cette manière et s'il le veut TOUTES CHOSES. Vers. V. Voy. fig. de cet Amphithéâtre.

XLIX. %+ La SAPIENCE (dit encore Prov. I, XLIX. La SAPIENCE (dit encore le Roi (*2)
le Roi très sapient) %+ parle au dehors; vers. 20. très sapient) clame au dehors; elle fait
elle fait entendre sa voix sur les places entendre sa voix sur les places publiques: publiques.


(*1) Ceux qui écoutent la Discipline sont sapients.
(*2) La SAPIENCE se plaint d'être méprisée et prédit la ruine des
contempteurs.

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20 INTERPRETATIONS ------------------------------------------------------------------------------------------------

La SAPIENCE] Mot à mot, en hébreu: LES SAPIENCES. Car on lit: Hhochmoth qui est pluriel parce qu'elle est, en effet, un Esprit multiple (Sapient, VII, 22) et πολυποικἰλος, c'est-à-dire multiforme.
Ephés., III, 10. Voy. troisième partie de cet Amphithéâtre, quest. quatrième. Parle au dehors] Publiquement
et devant tous, dans le Macro et le Micro-cosme (ver. XXXVII, afin que les mortels ne soient
pas excusables au jour du jugement. S. Paul, Rom., I, 20. Non seulement la Sacro Sainte Ecriture,
mais aussi toutes les Créatures et tous les êtres de ce monde (l'herbe la plus infime enseigne la présence
de DIEU, comme chante le Poète Chrétien avec juste raison), et la conscience de l'Homme nous
parlent admirablement du Créateur et Formateur Tri-un de toutes choses, c'est-à-dire la SAPIENCE
elle-même, et nous montrent Théo-Sophiquement, Physiquement, Physico-Médicalement, Physico-
Chimiquement, Physico-Magiquement, Hyperphysico-Magiquement et Kabbalistiquement sa Bonté
et sa Puissance infinie répandue dans tout l'Univers, comme d'un lieu élevé au-dessus de toutes
choses, tous temps et tous lieux et duquel nous pourrions entendre, voir, observer et comprendre.

L. Elle clame à la tête des assemblées vers. 21. L. Elle clame à la tête des assemblées
et profère ses paroles %+ aux tumultueuses, et aux portes de la ville portes de la ville, en disant: elle-même prononce ses discours et dit:
Aux portes] A la manière des juges, qui, chez les anciens, rendaient la justice aux portes de la ville, comme dans un lieu public, au regard de tous, et dans la foule des hommes. Ici la SAPIENCE discerne
les caractères, ordonne les jugements, établit des lois, administre la justice, exerce la vindicte, afin
qu'apparaissent et soient manifestés les admirables et justes jugements de DIEU; et afin que se manifeste
à tous les yeux la Providence et la Sapience, non humaine, mais Divine, qui gouverne le
Monde. En effet, quand le juste juge émet du haut de son Trône son jugement et lorsqu'il promulgue
sa sentence dans sa vengeance infiniment juste et inopinée, la terre tremble et se tait.

(*1) LI. Jusques à quand, %+ enfants, vers 22. LI. Jusques à quand, simples) aimerez-vous aimerez-vous %+ l'enfance, la simplicité, et dérisoires, et %+ fous, désirerez-vous ce qui chercherez-vous la dérision, et, fous, vous est nuisible, et imprudents, aurez-vous en haine la science? haïrez-vous la science ?

Enfants] Les enfants, sont ici ceux qui sont désignés dans le vers. III. L'Enfance]. L'impéritie, l'étourderie et la paresse. Fous] Comme aux versets CCI et CCV, désirerez-vous la malice, superbes,
l'orgueil et le mépris de DIEU et du Prochain; détracteurs, la détraction? C'est la plainte de la
SAPIENCE, provenant d'une véritable douleur. O insensés et fous, à quel abîme courez-vous!

LII. %+ Convertissez-vous à ma vers. 23. LII. Convertissez-vous à mon incrépation;
correption; %+ voici que je profère voici que je retirerai mon esprit mon ESPRIT sur vous et %+ que je en vous et que je vous fais connaître mes vous montrerai mes paroles. paroles.
Convertissez-vous] Repentez-vous, ô fous qui avez perdu le sens et qui remplissez le monde. Je profère mon Esprit sur vous] Je répandrai avec effusion, ou plutôt j'insufflerai en vous mon Esprit qui est
la veine de l'Intellect, la source de la SAPIENCE, le fleuve de Science, le trésor inépuisable des richesses,
tant Corporelles que Spirituelles, surpassant toutes de beaucoup les richesses des Perses. Voy. vers. CVI
et CCXXIII. Je vous montrerai] Comment? Bibliquement, Macro et Micro-Cosmiquement; et je vous ferai
savoir par toutes choses (qui se présenteront à vous) mon âme, ma volonté et ma sentence par la
Christiano-Kabbale, la Divino-Magie, et la Physico-Chimie dont l'étude Tri-une forme la vraie
THEOSOPHIE catholique, vers. CXLII.


(*1) Esaias, LXI, vers. 12. Et LXVI, 4. Jérém. VII, 13.

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DU GRADE PREMIER 21 ------------------------------------------------------------------------------------------------

LIII. Parce que je vous ai appelés et vers. 24. LIII. Parce que je vous ai appelés et
vous m'avez refusée; %+ que j'ai vous m'avez refusée; que j'ai étendu ma étendu ma main et nul ne se trouva main, et nul ne se trouva pour y prêter pour me voir. attention.
J'ai étendu ma main] De manière à indiquer le silence et l'attention, ou bien pour appeler du doigt. Et aussi, dans un sens mystique la main de la Sapience représente toutes les créatures par lesquelles
nous sommes attirés vers le Créateur. De quelque côté que nous nous tournions, la SAPIENCE étend
sa main et brigue notre amitié, en nous montrant et offrant les torrents de sa Bonté et de sa
Bienveillance.

LIV. %+ Vous avez méprisé tout vers. 25. LIV. Vous avez fait mépris de tout
mon conseil et négligé toutes mes incrépations. mon conseil et vous n'avez pas voulu de mon incrépation.
Vous avez méprisé mon conseil] Trompés et aveuglés par l'amour et les séductions de ce Monde immonde, en éludant ma Loi et ma Doctrine vous m'avez éludée Moi-même, c'est à dire DIEU, et vous
avez négligé la conduite de l'Esprit-Saint. O insensés et pervers de coeur! De même que le mauvais
conseil est pour celui qui conseille les pires choses, de même la dérision pour le dérisoire.

LV. %+ Et moi aussi, je rirai à votre vers. 26. LV. Et moi aussi je rirai dans votre
mort et je me moquerai lorsqu'il vous contrition; je me moquerai quand sera sera advenu ce que vous craignez. venu l'objet de votre crainte.
Et moi aussi] Rien de plus horrible que de mériter le rire de DIEU (à DEO irrideri); rien de plus misérable que l'homme abandonné de DIEU comme les exemples du Pharaon, de Saül, de François
Spiera et de beaucoup d'autres en témoignent. De même que l'honneur, l'oeil et la conscience ne
supportent rien qui les ternissent, de même DIEU. Sa Divine majesté est inviolable.

LVI. Lorsque le malheur imprévu vers. 27. LVI. Lorsque, dis-je, l'objet de votre
sera venu, et que la mort aura fondu sur crainte sera venu comme une désolation, vous comme une tempête; quand viendra et que votre contrition sera venue sur vous %+ la tribulation et comme un tourbillon, lorsque viendra l'infortune. sur vous la tribulation et l'infortune.
La tribulation et l'infortune] Car les fidèles souffrent aussi les tribulations et l'infortune mais pour une fin et un but tout différents; parce qu'ils ont DIEU pour ami qui les délivre ainsi du mal; tandis
que les impies, les dérisoires et les fous sont complètement destitués de cet auxiliaire et ne
connaissent pas le jour de sa visitation; c'est pourquoi ils périssent misérablement; ils ont en partage
le tartare et sont destinés aux furies vengeresses.

LVII. Alors ils m'invoqueront %+ et vers. 28. LVII. Alors ils m'invoqueront, et je
je ne les exaucerai point; ils se lèveront ne les exaucerai point; ils me chercheront dès le matin %+ et ne ME trouveront dès le matin et ils ne me trouveront point: point:
Et je ne les exaucerai pas] Parce qu'ils viendront après la fête. Venir à temps est toujours le meilleur. Soyez avertis, je vous prie, par la similitude des dix vierges, cinq folles et cinq prudentes.
S. Matth., XXV. Apprêtez au temps de la grâce, l'huile de l'Esprit-Saint pour les lampes de vos esprits,
la Doctrine pour vos âmes, afin que possède un aliment et que luise fructueusement la lampe de votre

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22 INTERPRETATIONS ------------------------------------------------------------------------------------------------

Ame, divinement allumée par cette lumière du Père des lumières, qui luit au milieu des ténèbres du
monde, et fuit les puissances des ténèbres, et par laquelle vient tout Bien et tout Don parfait. Dès le
matin donc, lorsque vous entendrez la voix de la SAPIENCE vraie, ayez soin de ne point fermer vos
oreilles. Ne ME trouveront point] Parce qu'ils n'auront point suivi la seule et unique voie Royale qui
mène à la SAPIENCE (qui est la CRAINTE DU SEIGNEUR) ils ne la rencontreront ni ne la trouveront
vraiment; ils marchent dans les sophismes, et dans les folies fanatiques et insensées de la Sapience
mondaine; aussi par les voies ténébreuses, s'écartant de la vérité, ils devient de la ligne droite pour
la sénestre, et rien ne se présentera à eux bien qu'ils se soient levés de grand matin. Nous enseignons
donc qu'il est impossible de chercher, de trouver et de connaître DIEU, sans DIEU ou de parler de DIEU
sans DIEU. D'où ce commandement: ne parlez pas de DIEU sans lumières. Car sans sa volonté, sans sa
lumière, il n'est dans l'homme, rien d'innocent, comme chante l'Eglise.

(*1) LVIII. %+ Et cela parce qu'ils vers. 29. LVIII. Et cela parce qu'ils ont haï la auront eu en aversion la DISCIPLINE et Science et qu'ils n'ont pas fait choix de qu'ils n'auront pas gardé la CRAINTE du la CRAINTE DE IEHOVAH. SEIGNEUR.

LIX. Et qu'ils n'auront point acquiescé vers. 30. LIX. Et qu'ils n'ont point acquiescé
à mon CONSEIL et se seront à mon conseil et ont méprisé toute mon éloignés de toute ma correption. incrépation.
Et cela parce que] Donc, que celui-là entende, qui a des oreilles pour entendre ce que l'Esprit de vérité dit aux fils des hommes.

LX. %+ Ainsi ils mangeront le vers. 31. LX. Ainsi ils mangeront du fruit de
fruit de leur voie et ils seront rassasiés leur voie, et ils seront rassasiés de leurs de leurs conseils. conseils.
Ainsi ils mangeront] Ils jouiront donc des fruits de leurs études et de leurs labeurs, qui sont diamétralement en contradiction avec les fruits de la Théo-sophie. Et quels sont les fruits de ces labeurs?
Ils sont vraiment bien choisis; par exemple: la vanité, la ruse, les sophismes, l'avarice (racine
de tous les maux) l'orgueil (que DIEU brise) la confiance mensongère, la folie, le désespoir, l'ignominie,
la tristesse, le remords de la mauvaise conscience (dont le ver rongeur ne se lasse pas),
la confusion et la mort éternelle qui est l'enfer. Qu'ils usent donc de leurs conseils pervers jusqu'à
saturation et même jusqu'à la nausée. Puisqu'ils ne voudront pas obéir à la SAPIENCE vraie, ils seront
abandonnés (par le juste jugement de DIEU) aux pensées réprouvées, afin qu'ils obéissent à l'esprit
des ténèbres, de mensonge, d'erreur et de séduction, et se perdent dans l'ignominie. Et ce n'est pas
sans raison, puisqu'eux-mêmes l'ont voulu; ils ont abandonné DIEU; pour cette raison, DIEU, en
retour les abandonnera dans sa justice, afin que par leur conseil pervers, ils se divisent perversement
et se perdent. Leur perdition viendra d'eux-mêmes. Ils l'ont voulue; ils l'auront.

LXI. %+ L'aversion des enfants vers. 32. LXI. Parce que le repos des simples
les fera mourir et %+ la prospérité les fera mourir et la prospérité des fous des fous les perdra. les perdra.
L'aversion des enfants] Cette révolte ou rébellion les conduira à la mort, car le mauvais conseil est pour le donneur de mauvais conseils. La prospérité des fous] Le coeur des impies sera tellement aveuglé
par la réussite des choses mondaines, en présence du monde, qu'ils pourront bien moins recevoir
la correction salutaire. Par la croix et la tribulation, la voix de DIEU rappelle à la pénitence.


(*1) La cause pour laquelle les mortels dévient de la ligne droite, dans
toutes les sciences possibles.

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DU GRADE PREMIER 23 ------------------------------------------------------------------------------------------------

LXII. %+ Mais celui qui M'écoutera vers. 33. LXII. Mais celui qui m'obéit habitera
reposera sans terreur, et %+ il jouira dans la confiance et reposera loin de l'abondance, soustrait à la crainte de la crainte du mal. de tous les maux.

Celui qui m'écoutera] Voy. vers. CCCXXXVI et VII, avec quelques uns des précédents et des suivants, La piété ne peut donner à personne la crainte des maux et des peines, mais au contraire l'espérance
et la récompense de la vie; car elle est l'arbre de vie dont les fruits sont la paix et la joie de
l'Esprit. Il jouira de l'abondance] Le Seigneur comblera les pauvres de biens et remplira de richesses
ceux qui en sont dénués. Gloire et richesses dans la maison de ceux qui craignent le Seigneur.

C'est pourquoi, droitement et sagement, l'homme sapient conclut et admoneste ainsi:
LXIII. %+ Meilleure est la SAPIENCE Sap. VI, LXIII.
que les forces, et l'homme prudent, que vers. 1. Ce verset manque dans le texte grec. (*1)
l'homme fort.

Meilleure est la SAPIENCE] Car elle est la source de tous les Biens, selon que le Sapient nous l'a sapientement enseigné plusieurs fois dans ce prologue. Voy. vers. XLV et CCCXXVIII. Et certainement
la SAPIENCE Divine surpasse toute force; car souvent une grande puissance est subjuguée par son
unique, sérieuse et pieuse prière. Ainsi Moïses, par ses mains levées au ciel dompte la puissance
d'Amalek. Exod. XIV, 11. Iosaphat, par un seul hymne maîtrisa la force des fils d'Ammon et de Moab
et dissipa leur armée. II, Paralip. XX, 22. Combien de fois David n'apaisa-t-il pas par ses hymnes la
férocité de Saül et d'autres ennemis ? Ceux qui connaissent la nature occulte des choses pourraient
produire un grand nombre de documents semblables que le vulgaire regarde comme miracles. Et les
héros ont tiré un grand secours des forces de la Nature, comme l'atteste l'histoire. Combien de fois
en effet, par une insigne prudence, une victoire n'a-t-elle pas été obtenue, ou quelque autre avantage,
ou bien un peuple n'a-t-il pas été délivré ? L'Egypte ne fut-elle pas sauvée par la Sapience de
Joseph ? La Perse par celle de Daniel ? Le peuple Israélite par celle de Moïses ? En ces occasions,
certes, la Sapience fut meilleure que les forces.

LXIV. %+ Ecoutez donc (aussi) ô vers. 2. LXIV. %+ Ecoutes donc, Rois, et (*2)
Rois et comprenez; soyez informés, prêtez attention, et soyez informés, juges de la Terre entière. juges de la terre entière.
Ecoutez donc, Rois] Vous tous qui placez votre confiance dans les armes et les guerriers; pourquoi ne formez-vous pas vos armées, de soldats de Sapience, s'appliquant à la Divine Kabbale et à la Magie
Céleste, qui protégeraient vos états et combattraient avec les armes de la Sapience et de la Prudence?
Pourquoi ne recherchez-vous pas les Joseph et les Daniel qui ont un appui très ferme et des armes
dans la vertu et la Sapience Divine et Naturelle ? Par le mot Rois, le Sapient entend encore ici tous
les Magistrats, les Recteurs et les gouverneurs Ecclésiastiques, Politiques et Scolastiques, de la volonté,
du gouvernement et de l'administration desquels dépend l'Univers entier.

LXV. Prêtez l'oreille, vous %+ qui vers. 3. LXV. Prêtez l'oreille, vous les modérateurs
contenez %+ les multitudes et qui du peuple, et qui vous glorifiez vous plaisez dans le grand nombre des de la multitude des nations nations.

Qui contenez] Tant dans l'état Ecclésiastique et Scolastique, que Politique. Vous qui vous plaisez à 6
(*1) Prov. XVI, 32. Ecclés. IX, 18. Eccles. VII, 20.
(*2) Le Sapient exhorte les grands à la justice et à la Sapience.

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24 INTERPRETATIONS ------------------------------------------------------------------------------------------------

être appelés interprètes et possesseurs de la SAPIENCE vraie et de ses Biens et Dons dans les Universités,
les Académies, etc., vous, dis-je, qui contenez, c'est-à-dire qui régissez et gouvernez les
multitudes de la jeunesse, vous (je le dis et vous le dites aussi en attestant les raisons de votre charge)
êtes aussi Rois, c'est-à-dire Recteurs des peuples; apprenez-donc et enseignez la SAPIENCE, dit le Sapient;
non pas dans les extravagances fanatiques de certains Païens insensés (parmi lesquels ce
ténébreux Aristote est le prince et le maître) mais plutôt dans les sources des livres de la Sacro-
Sainte Ecriture et de la Nature, et par DIEU lui-même, parlant Théosophiquement en votre ipséité Divinement
purgée et illuminée. L'amateur de la SAPIENCE vraie prouvera et jugera donc TOUTES CHOSES par
la loi et le témoignage des dits livres; le FEU Physique, qui atteste DIEU, rendra Physico-chimiquement
témoignage de la Vérité; l'Expérience qui réfute le syllogisme confirmera la Vérité par le sceau
de la Pratique. Que l'autorité de l'homme menteur ne règne donc point dans les écoles, mais la seule
VERITE de la volonté Divine, selon la Sacro-Sainte Ecriture, la Nature et vos consciences droites. Les multitudes]
On ne doit pas se glorifier de la multitude du peuple, mais de l'administration prudente qui
a lieu à l'aide d'hommes sapients qui peuvent fléchir les âmes des hommes, vous les concilier et
les contenir dans leurs devoirs; qui peuvent apercevoir les choses utiles, prévoir les malheurs, défaire
les ennemis, par la piété, la vertu, l'oraison, la prudence.

(*1) LXVI. Parce que cette puissance vers. 4. LXVI. Parce que cette domination vous est donnée par le SEIGNEUR vous est donnée par le SEIGNEUR et ce % pouvoir par l'Altissime, qui s'enquerra% de vos oeuvres et perscrutera vos conseils.et scrutera vos cogitations.

Cette grandeur par L'ALTISSIME] Car il ne suffit pas d'avoir des Etats, des multitudes de peuples et la puissance sur ceux ci; mais il est nécessaire aussi de demander au SEIGNEUR la Sapience et la Prudence
pour gouverner le peuple; en la demandant, de la chercher; en la cherchant de s'en rendre
maître; après s'en être rendu maître, de la suivre. Car, du Souverain Gouverneur de toutes choses
émane le pouvoir sur les peuples et l'usage équitable de la Sapience. Ne dirigez donc pas le peuple
par vos seuls conseils humains, mais par les conseils divins, ce qui doit être cherché et trouvé par
la Sapience Théo-Sophique. Qui interrogera, etc.] Voyez donc, Tyrans, ce que vous aurez à répondre
pour votre tyrannie, tant envers les étrangers, qu'envers vos sujets; et vous Théo-sophistes, pour
le fanatique, l'impie, le blasphémateur, l'inconvertible, dont vous déformez insolemment l'esprit par
votre monomanie de disputer; et vous, juges pervers, pour les injustices que vous exercez impudemment;
et vous Pseudo-Médecins et Académiciens d'une certaine sorte (car on en rencontre d'orthodoxes)
pour vos chefs ou maîtres aveugles et boiteux dont les autorités pestilentielles (tandis que,
malicieusement vous faites moins de cas des livres de la Sacro-Sainte Ecriture et de la Nature; de DIEU
lui-même, en n'écoutant pas l'Esprit de sa SAPIENCE; du FEU, très artificieux et très sagace interprète
de la Nature; de l'EXPERIENCE, enfin, qui rend un témoignage éclatant à la Vérité) imprègnent et
régissent perversement vos sens, votre raison et votre esprit, dans les secrets de la Nature; et desquels
vous êtes imbus et séduits dans les points les plus nécessaires de la Doctrine salutaire; et vous
(dont la conscience, chez quelques-uns réclame elle-même) qui imbuez sinistrement, qui séduisez très
pernicieusement et faites délirer la plus tendre fleur de la jeunesse. Malheur, malheur au jour du
jugement à vous qui perpétrez de telles et si nombreuses choses. Je n'imagine point ceci; avant moi
beaucoup de saints Pères ont vitupéré du fond de l'âme contre ce mal diabolique; et avec moi vitupèrent
les plus Doctes hommes des temps passés ainsi que de notre époque, parmi lesquels Reuchlin,
Erasme, H. C. Agrippa, Philippe Théophraste Paracelse, Vigelius, et d'autres, vraiment célèbres par
l'étude de la SAPIENCE, presque innombrables, et même tous ceux qui de tout leur coeur veulent voir
la vérité saine et sauve. Rentrez-donc en vous-mêmes, vous tous qui êtes ainsi et si souvent admonestés
et convertissez-vous au mieux; réformez votre perverse méthode d'enseigner et d'apprendre,
et accordez enfin la palme à la vérité. Mais j'ai bien peur que les chiens enragés ne puissent supporter
la chaîne. O temps! O moeurs!

LXVII. Parce que, lorsque vous étiez vers. 5. LXVII. Parce que, lorsque vous étiez
ministres des Royaumes, %+ vous %+ ministres de son Royaume, vous

(*1) S. Paul. Rom. XIII, 4.

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DU GRADE PREMIER 25 ------------------------------------------------------------------------------------------------

n'avez pas jugé droitement et n'avez n'avez pas jugé droitement et n'avez gardé %+ LA LOI DE LA JUSTICE, ni conservé la loi, ni n'avez suivi le conseil n'avez marché suivant %+ la volonté de DIEU. de DIEU.

Ministres de son Royaume] D'où il est évident que les Royaumes appartiennent à DIEU et sont seulement concédés pour un temps aux princes. Puis donc, ô Rois et Princes, que vous n'êtes tous que
les ministres de DIEU et de ses Royaumes, gardez-vous d'administrer le Royaume par votre volonté,
mais par celle de DIEU votre SEIGNEUR. La Justice de DIEU est la volonté de DIEU qu'il vous faut chercher
par l'Esprit de SAPIENCE; s'il en est autrement, vous n'apprendrez pas encore à juger droitement
Vous n'avez pas jugé droitement] Vous n'avez pas enseigné droitement, vous qui êtes esclaves des mensonges
des Grecs; vous avez été et vous êtes les séducteurs et les dépravateurs de la tendre jeunesse.
O pestilentielle audace! C'est pourquoi, avertis par notre Sapient, et par tant de fidèles et aimés interprètes
de la SAPIENCE ayant délaissé la lumière des mensonges des Païens non éclairés, et relégués
en exil au delà des monts Caspiens, convertissez-vous enfin à la vérité, et, pressés à la source supercéleste
de la SOPHIA catholique et tri-une, en Orant et Laborant Théo-sophiquement avec ardeur,
Christiano-Kabbalistiquement, Divino-magiquement, Physico-chimiquement selon les Lois et la Doctrine
de cet Amphithéâtre, et dans les livres, dis-je, de la Sacro-Sainte Ecriture et de la Nature, et,
en vous mêmes régénérés par la méthode de la pénitence et illustrés par un rayon de la Théosophie,
puisez alors cette liqueur céleste, et buvez-en pour la saturation de vos âmes. Pénétrez-en les profondeurs,
non Sophistiquement, mais Théosophiquement; vous trouverez alors la mine de la SAPIENCE;
et par elle, les eaux vives et jaillissantes qui contiennent la vérité Physique, Physico-Médicale, Physico-Chimique,
Physico-Magique, Hyperphysico-Magique, Ethique, Politique, Kabbalistique, Théosophique,
UNIVERSELLE. Physiquement et Ethiquement que les Chrétiens et les Grecs (sans parler des
oeuvres et des écrits des autres) couvrent de confusion les antagonistes de la Vérité. La loi de la Justice]
Divine, tri-une, Divinement placée dans la Sacro-Sainte Ecriture, dans la Nature et dans vos Consciences.
La volonté de DIEU] Bibliquement, Macro et Micro-cosmiquement révélée et transmise dans
les choses susdites.

LXVIII. %+ Il apparaîtra à vous vers. 6. LXVIII. Il viendra à vous d'une façon
horriblement, et dans peu de temps, horrible, et soudain, parce que le parce que %+ le jugement sera très jugement sera rendu, très sévèrement dur pour ceux qui gouvernent. contre les grands.
Il apparaîtra] Car le SEIGNEUR viendra assurément et ne tardera pas. Habacuc, II, 3. Le jugement sera très dur] De même que les ministres craignent la face du Roi, ainsi vous devez craindre le Roi
suprême dont vous êtes les ministres. Car toute violence et injure faite au peuple, qui outrage la Justice,
excite contre elle-même une violence; et la Justice retourne son glaive contre celui qui l'administre
injustement.

LXIX. %+ Car on concède la Miséricorde vers. 7. LXIX. Car les hommes infimes, sont
au petit; %+ mais les dignes de miséricorde; on informera puissants souffriront puissamment les sévèrement contre les puissants. tourments.

On concède la miséricorde au petit] Car à qui il a été plus donné, on demandera aussi davantage Mais les puissants] De même qu'un arbre élevé, lorsqu'il est abattu ou qu'il est frappé par la foudre
émet un bruit immense, de même ceux qui auront abusé de la grande puissance auront une fin horrible
et tragique. Il est donc essentiel d'avoir l'Esprit de Sapience, qui gouverne les conseils, prête
l'auxiliaire et dirige les événements.

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26 INTERPRETATIONS ------------------------------------------------------------------------------------------------

(*1) LXX. DIEU ne soustraira %+ personne vers. 8. LXX. Le SEIGNEUR n'épargnera personne, et ne craindra la magnitude ni ne craindra la magnitude, d'aucun, %+ parce qu'il a fait parce qu'il a créé l'infime comme l'élevé le petit comme le grand dans l'IPSEITE, dans l'IPSEITE, et accorde pareillement % sa providence à tous. également à tous.

Personne] Nul ne plaît à DIEU, aussi grand et illustre qu'il soit, qui ne respecte pas la SAPIENCE et dans lequel la Crainte de IEHOVAH n'a pas son siège. Celui qui repoussera l'Esprit de IEHOVAH, celui-là,
comme Saül, s'écroulera dans la mort. Celui en qui il n'est rien de Divin, la SAPIENCE, Consultrice de
DIEU s'en éloignera. Le petit et le grand, etc.] Le Pauvre et le Riche, comme dit le Sapient dans
les Proverbes. Ses soins s'étendent également] Il faut comprendre ici que, par la vraie Sapience, DIEU
prend soin de tous les hommes, répand les rayons de sa bienveillance sur tous; communique sa
Bonté à tous, sans faire tort à personne. Donc nul ne doit être méprisé, nul opprimé, nul abominé.
DIEU n'a pas une plus grande sollicitude pour l'élevé que pour l'infime: ni n'a la plus petite préférence
pour le noble (puisqu'il lui diminuera encore le temps de rendre ses comptes; ce qui veut dire:
rends raison de ton gouvernement) plutôt que pour le plébéien. Il ne fera grâce à aucun; il demandera
un compte aussi rigoureux, à l'un comme à l'autre. Voy. vers. XXXVIII et XLI.

LXXI. %+ Mais aux plus forts il vers. 9. LXXI. Aux puissants adviendra
adviendra une cruciation plus grande. réellement une inquisition véhémente.
Aux plus forts] DIEU renverse les plus puissants, lorsqu'ils abusent de leur force contre DIEU et les hommes. Et comme les forts doivent, par leur grande force être abaissés, les petits seront élevés.
Qu'on ne croie pas à l'adage: La censure est indulgente pour les corbeaux et impitoyable pour les
colombes. Il est nécessaire d'administrer justement toutes choses.

LXXII. (Car) il n'est point de Sapience, Prov. XXI, LXXII. Point n'est de Sapience, ni
il n'est point de prudence, il n'est vers. 30. d'Intelligence, ni de conseil contre
point de conseil %+ contre le SEIGNEUR. IEHOVAH.
Contre le SEIGNEUR] Parce que toute vraie Sapience est du côté de DIEU; la vraie Sapience ne peut combattre contre DIEU; car la Sapience qui est contre DIEU n'est pas la Sapience de DIEU, mais
celle du monde; elle n'a pas DIEU pour auteur, mais le diable. C'est donc une folie, que les ténèbres
combattent contre la Lumière, semblable à celle de la mouche combattant contre l'éléphant. La
SAPIENCE de DIEU est la Lumière que nulle Philosophie humaine ne peut obscurcir; elle est plus
Lumineuse que toute habileté humaine ou serpentine; c'est pourquoi elle pénétrera, renversera et
obtiendra la palme contre toute sophistication. Quand luira l'heure et le jour de la vraie Sapience,
toutes les larves de la philosophie mondaine s'évanouiront. De même que lorsque s'est levé le soleil
de justice, Jésus-Christ, toutes les ombres et les larves des religions profanes se sont évanouies;
et c'est en vain que les ténèbres des fausses religions s'efforcent encore d'éteindre ce splendide Soleil;
(car ce que DIEU a décrété ne peut être changé par les hommes.) Et comme les Juifs s'efforcèrent en
vain de reconstruire et d'instaurer le temple Hiérosolymitain, ainsi viendra bientôt le temps où
émergera la NOUVELLE LUMIERE THEOSOPHIQUE, que nos minuscules Sapients s'efforceront en vain
d'éteindre.

(Car) (Car) (*2) LXXIII. Echapper à ta main, o, SEIGNEUR, Sap. XVI, LXXIII. Que quelqu'un échappe à ta est impossible, parce que tout le vers. 15. main, ceci ne peut être; attendu que le
monde (ORBS) est la vengeance des vers. 17. monde (mundus) lui-même, est la vengeance
justes. des justes.

(*1) Deut. X, 17. II, Paral. XIX, 7. Job. XXXIV, 19. Eccl. XXXV, 16.
Act. X, 34. Rom. II. 11. Galat. II, 6. Ephés. VI, 9. Coloss. III, 25.
I. S. Pier. I, 17.
(*2) Car la CREATURE exercera la juste vengeance contre les mauvais. Sap. V,
18 et jusqu'à la fin et chap. XIX.

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DU GRADE PREMIER 27 ------------------------------------------------------------------------------------------------

Echapper à ta main] La main de DIEU est sur toutes les créatures. Elle est double: Auxiliatrice et Vengeresse. Nous apercevons la main auxiliatrice de DIEU quand le Soleil luit pour nous, quand
l'Air souffle pour nous, quand la Terre reverdit pour nous, quand l'eau l'arrose pour nous. Nous
apercevons la main vengeresse de DIEU quand le Soleil refuse son influx, quand la violence des vents
se fait sentir, quand la terre reste stérile, quand les eaux l'inondent; toutes les créatures exercent
la vengeance contre nous, et quand DIEU excite tout le Macro-cosme contre nous, afin que le Ciel
lance la foudre, la peste, la famine. Et parce que DIEU tient en sa main le Ciel et la Terre, il est donc
impossible de fuir sa main. Si tu considères le Microcosme, vois combien il est facile à DIEU de lui
ravir l'esprit et d'y mettre à la place insanité et fureur; de lui ravir la Sapience et de le changer en
brute, comme l'atteste l'exemple de Nabuchodonosor. Donc la main Auxiliatrice de DIEU doit être
Reconnue EN TOUTES CHOSES; et la main Vengeresse de DIEU doit être Crainte en TOUTES CHOSES.

LXXIV. C'est donc à vous, O Rois, Sap. VI, LXXIV. A VOUS donc, tendent ces
(s'écrie ici encore et non hors de propos vers. 10. miens discours, %+ ô tyrans, afin que
notre Sage), que s'adressent ces miens vous appreniez la SAPIENCE et que vous discours %+ afin que vous appreniez ne l'offensiez pas. la SAPIENCE et que vous ne la perdiez
pas.

O Tyrans] Il appelle Tyrans, les Rois et les Princes, en bonne part. Τὺραννος, Seigneur ou Roi; comme dit Trogus-Pompéius: On les appelle Rois en considération de la grandeur de leur majesté, et ils sont placés
parmi les bons par leur modération éprouvée; on les appelle Tyrans en considération de leur force. Τυραννέω,
je règne. Comme dans ce passage d'Euripides: Les Rois deviennent sapients par la fréquentation des
sapients. Ainsi, ce nom, chez les anciens n'était pas plus une formule de blâme ou d'envie que celui
de Roi. Dans la suite, il est vrai, la malice croissant, lorsque les Rois superbes commencèrent
à régner, le nom de Tyran fut seulement donné à ceux qui dominèrent, non par le droit et les lois
équitables, mais par la violence et les inclinations de leur âme, de sorte que leur cruauté fit que ce
nom fut pris en mauvaise part. Vers. LXIV. Le texte grec les appelle Βασιλει̑ς, c'est-à-dire Rois. Il faut
entendre non seulement les Magistrats Politiques mais aussi (comme il a déjà été dit) inclusivement
les Ecclésiastiques et les Scholarques. Afin que vous appreniez la Sapience] Apprenez, ainsi qu'il
convient à de vrais Philosophes, la SAPIENCE VRAIE, car (cela est certain) la plus grande partie de vous
autres tourne dans les voies de labyrinthe de leurs Sciences et de leurs Arts (qui sont de petits ruisseaux
des Dons et des Biens de la SAPIENCE, plutôt que les Sciences et les Arts eux-mêmes) et se tient
dans les vestibules, et comme dans l'écorce au lieu d'être dans la noix de la SAPIENCE, ou la SAPIENCE
ELLE-MEME; apprenez-la donc, de peur que vous ne rendiez hommage aux servantes de la Sophia
et à ses Vierges cubiculaires que d'une façon rudimentaire au lieu de baiser Théosophiquement leurs
douces lèvres par le baiser de la théorie et de la pratique; et même de peur que vous les fouliez aux
pieds, que vous les frappiez diaboliquement de la foudre d'un anathème (par un abus qui les offenserait)
ou que vous condamniez antichrétiennement leurs fidèles serviteurs chrétiens. Voy. vers. CXIII.
Ce dont la plupart de nos ancêtres se sont plaints, ce dont nous nous plaignons, et ce dont beaucoup
se plaindront après nous, c'est de voir renversé, le Sapient mode de philosopher des KABBALISTES et des
MAGES, c'est-à-dire des SAPIENTS; et de voir régner les sophismes, et de voir les Sapients de ce monde
immonde, tous insensés, tomber de plus en plus bas dans tous les crimes, et entraîner avec eux à la
mort (ô DIEU!) ceux qui les suivent. Voy. vers. CXII et quelques-uns des suivants. Et aussi, XXVIII
et CLXXXVII.

LXXV. Car ceux qui auront gardé vers. 11. LXXV. Car ceux qui auront conservé
% saintement les droits et les devoirs et %+ ceux qui auront appris de Sainteté %+ seront regardés les devoirs trouveront de quoi répondre. comme saints, et ceux qui seront instruits auront de quoi répondre.
LA JUSTICE] Divine; divinement transmise et écrite dans la Sacro-Sainte Ecriture, la Nature et nos
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28 INTERPRETATIONS ------------------------------------------------------------------------------------------------

Consciences. Ceux qui garderont cette Justice seront jugés justement, parce que la SAPIENCE elle-même
rendra témoignage devant son père à ceux qui ont été et qui sont les fils de la Doctrine et de la Discipline,
les fidèles aimés de la SAPIENCE. Seront regardés comme Saints] Non pas ceux qui ont suivi
l'ombre de la justice et de la sainteté, μόρφωσιν *χοντες τη̑ς εύσεβεἰας, Die nur einen schein haben der
Gottseligkeit, c'est-à-dire la seule apparence de la piété; mais ceux qui auront été vraiment les
organes de la justice, de la piété et de la sainteté, par lesquels la foi vive et l'Esprit Saint auront
exercé les vraies oeuvres de justice et de piété; ils seront jugés comme Saints, c'est-à-dire auront
le vivant témoignage de la piété et de la foi salvifiques qui répondront pour eux. Ceux qui auront
appris les devoirs] qui sont vrais, droits et justes, dans TOUTES CHOSES POSSIBLES. Où cela? Dans le livre
de DIEU, catholique, tri-un, c'est-à-dire de la Sacro-Sainte-Ecriture, de la Nature, et de notre Ame
purgée et Divinement illuminée. Car IEHOVAH est vraiment l'âme de l'Ame. Et de quelle manière?
Théosophiquement, Physiquement, Physico-Médicalement, Physico-Chimiquement, etc., comme
l'enseigne cet Amphithéâtre; en Orant et en Laborant, vers. CLXXXVII.

LXXVI. Désirez donc ardemment mes vers. 12. LXXVI. Recherchez donc mes discours
discours; aimez-les %+ et vous aurez et désirez-les, et vous obtiendrez la DISCIPLINE. l'Erudition.
Et vous aurez la DISCIPLINE] Et par conséquent tous les fruits et usages de la Discipline, souvent énumérés dans notre Prologue par le Sapient.

(*1) LXXVII. Si donc vous vous délectez Ibid. LXXVII. Si donc vous vous délectez dans les trônes et les sceptres, ô Rois vers. 22. dans les trônes et les sceptres, ô Rois des
du peuple, aimez la SAPIENCE, %+ afin peuples, honorez la SAPIENCE;, afin que que vous régniez perpétuellement. vous régniez perpétuellement.
Afin que vous régniez perpétuellement] Afin que vous soyez héritiers de la SAPIENCE éternelle, car la fleur de la seule Piété et de la Vertu (c'est-à-dire la SAPIENCE) est perpétuelle.

LXXVIII. Aimez (ô aimez) %+ la vers. 23, LXXVIII.
LUMIERE DE LA SAPIENCE, vous tous qui Ce verset manque dans le texte grec. commandez aux peuples.

La lumière de la SAPIENCE] VOUS tous qui (soit Politiquement, Ecclésiastiquement ou Scolastiquement) commandez aux peuples, aimez la LUMIERE de la SAPIENCE Eternelle; la Lumière Divine, dis-je,
de la Vérité Divine Divinement née, et luisant dans la Sacro-Sainte Ecriture, dans le Livre de la
Nature et dans l'Ame ou l'Esprit purifiés de l'homme Théosophiquement purgé. Le monde est un
oiseau de nuit en comparaison de cette Lumière. O Lumière Eternelle d'entre les Lumières Eternelles,
illumine (je t'en prie) mon âme d'un rayon de ta Lumière Divine; luis, je t'en conjure, dans le
temple Micro-cosmique de mon savoir, afin que je te connaisse en moi et moi en toi, dans la SAPIENCE
ETERNELLE seule vraie. Amen. Vers. CLXX. Car je verrai dans ta Lumière, la Lumière tri-une de la
Sacro-Sainte Ecriture, de la Nature et de mon Ame, laquelle lumière est obscurcie (ô honte) par les
ténèbres de mon ignorance et de mes superfluités. Voy. vers. CXXVI.

LXXIX. Car la multitude des sapients vers. 26. LXXIX. Car la multitude des sapients
% est le salut du Monde, et un Roi prudent Terrestre, %+ et un Roi sapient, la la stabilité du peuple. stabilité de son peuple:

La santé de l'orbe Terrestre] Beaucoup demandent pourquoi le monde entier est placé dans la malignité? Je réponds: la doctrine de ce passage nous en avertit: Parce que toutes choses sont pleines


(*1) Nomb. XXVII, 16. II. Rois, XIV, 11. III. Rois, III, 9.
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DU GRADE PREMIER 29 ------------------------------------------------------------------------------------------------

de fous; autrement le monde ne serait pas immonde. Car la multitude des Sapients est la santé de
l'Univers. D'où vient alors qu'il y a tant d'insensés? Parce qu'ils n'obéissent pas aux avertissements
des Sapients, vers. XXXII. Pourquoi n'obéissent-ils pas? A cause de leur propre malice, que leur reproche
Jérémie, II, 19. Ils l'ont voulue; qu'ils l'aient. Un Roi sapient, etc.] Malheur au peuple dont le Roi
(Politique, Ecclésiastique ou Scolastique) est un enfant; (c'est-à-dire insensé, vers. CCV) et dont les
Princes mangent dès le matin. Bienheureuse la Terre dont le Roi est Noble (par la vertu) et dont les
Princes se nourrissent au temps convenable, et pour se soutenir et non par luxure. Car le ferme état
du peuple consiste dans la Sapience et la Prudence du Roi; et l'état débile dans la luxure de ses
débauchés qui sont perdus par la gloutonnerie. L'Ame très prudente est une âme sobre. Notez ceci,
vous qui êtes des amphores de Bacchus, et corrigez ce sinistre mode de vivre et de boire; sinon, par
votre ivresse excessive, vous vous dirigerez vers la folie, la maladie, l'indigence et finalement serez
rôti avec le diable dans l'enfer. Vers. CCCV.

LXXX. Recevez donc la DISCIPLINE vers. 27. LXXX. Pour cela soyez donc instruits
% par mes paroles, et qu'elles vous vous sera profitable. soient utiles.
Par mes discours] Par ma Loi et ma Doctrine que je vous transmets et qui sont dextrement exposées, de la source catholique tri-une, dans cet Amphithéâtre. Toi qui désires les fruits de la SAPIENCE,
plante dans ton coeur son arbre, qui est le Verbe et la Parole de DIEU, et alors il t'en donnera les
fruits.

Apprenez donc, ô mortels
LA SAPIENCE
ET
LXXXI. Aimez %+ la JUSTICE Sap. 1. LXXXI. Aimez la JUSTICE vous qui
% vers. 1. jugez la Terre.

La Justice] Ce qui est juste et équitable, dans la Sacro-Sainte Ecriture, le Livre de la Nature et vos consciences droites. Vous qui jugez] Ecclésiastiquement, Politiquement et Scolastiquement.

Ici doit être insérée la figure du second grade.
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III. Rois. III, 3. Esaïe, LVI, 1.

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30 INTERPRETATIONS ----------------------------------------------------------------------------------------

II
GRADE PROLOGETIQUE
SECOND EXPOSE
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NOUVELLE VERSION PASSAGES CITES TRADUCTION ANCIENNE DE LA DES PROVERBES, ou SACRO-SAINTE DE L'HEBREU, VULGATE ECRITURE ET DE LA SAPIENCE, DU GREC (*1) LXXXII. %+ Ecoutez, fils, la DISCIPLINE Prov. IV. LXXXII. Ecoutez, fils la Discipline du père, et soyez attentifs afin vers. 1. du Père, et soyez attentifs afin de connaître
que vous sachiez la PRUDENCE. l'Intelligence.
Ecoutez, fils] Le sapient montre ici la voie légitime conduisant à la SAPIENCE et à l'obtention de ses fruits, qui est d'être attentif à la Discipline du Père, par laquelle surtout sont corrigées les affections
vicieuses, afin de devenir capables de recevoir la lumière divine. Car, là où la chair est plus
domptée, l'Esprit est illuminé davantage. Entendre la Doctrine, et obéir en écoutant, et demander à
DIEU en obéissant la gubernation, c'est là le commencement de la vraie ILLUMINATION.

LXXXIII. Je vous accorderai %+ un vers. 2. LXXXIII. Parce que je vous donne
DON excellent; n'abandonnez pas ma une Doctrine excellente, n'abandonnez Loi. pas ma Loi.
Un DON excellent] Ce don est vraiment excellent. Quel est-il donc? Le don souverain qui n'a point de supérieur, le don catholique, Ter-tri-un, c'est-à-dire: l'Agnition, la Cognition, la Cognation, l'Union et
la Fruition de IEHOVAH, de la Créature et de la Nature et de vous-mêmes, à l'heureuse obtention desquelles
conduit notre Amphithéâtre. Mais comment cela? La SAPIENCE elle-même répond en disant:
N'abandonnez pas ma Loi. Comme si elle disait: ah! je vous en prie, vous, fils très chers, n'abandonnez
pas ma Loi; voici que, si vous restez fidèlement attachés à moi, si vous permanez dans ma
Loi, je vous accorderai mes Biens et mes Dons infinis, cachés dans mon VERBE, Bibliquement, Macro
et Micro-Cosmiquement transmis et écrit.

(*2) LXXXIV. Ne rejette pas, mon fils, Prov. III, LXXXIV. Ne rejette pas, mon Fils la DISCIPLINE DU SEIGNEUR et %+ ne vers. 11. la CORRECTION DE IEHOVAH, et ne te donne
perds pas courage lorsque tu reçois de pas à l'ennui à cause de mon incrépation: lui la correption.

Ne perds pas courage] Car toute affliction est la voix de DIEU pour la pénitence. Voy. ici le Psaum. CXIX, 71 (vulg. CXVIII) C'est un bien pour moi que tu m'aies humilié afin que je connaisse tes justifications.
Et IEHOVAH dit ces consolantes paroles, Psaum. L, 15 (vulg. XLIX) Invoque-moi au jour de la tribulation
et je te délivrerai. Priez donc, en jeûnant, sans colère ni hésitation; sans emportement et sans


(*1) Le sapient admoneste et enseigne quelle est la Sapience, quel fruit on
en recueille et quelle est la voie à chercher pour persévérer.
(*2) La correction de DIEU doit être supportée avec joie. Hébr. XII, 5.
Apocal. III. 17.

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DU GRADE SECOND 31 ------------------------------------------------------------------------------------------------

vous irriter, ni vous croire abandonnés du conseil de DIEU ou injustement affligés (ô combien souvent
les plus pieux même, sont ainsi tentés! crois en ceux qui l'ont éprouvé) sans hésitation, en
croyant fermement que DIEU vous prêtera secours. Recevez donc comme un bienfait paternel, la
Discipline qui vous appelle à la pénitence et à la cognition de la Miséricorde Divine. Par l'affliction,
la foi sera confirmée, parce que nous nous sentirons secourus par DIEU. Quelles choses ne connaît
pas celui qui est tenté ? La Tribulation est l'Ecole pratique, et engendre l'expérience.

LXXXV. %+ Car celui que le vers. 12. LXXXV. Car celui que IEHOVAH aime,
SEIGNEUR aime, il le corrige et il se reçoit de l'incrépation, et de même complaît en lui comme un père en son qu'un père la donne à son fils qu'il aime fils. extrêmement.
Celui qui aime le SEIGNEUR, etc.] A ceci se rapporte le Psaume LXXIII en entier (vulg. LXXII) qui est le Psaume d'Asaph. Lisez-le.

LXXXVI. Tiens %+ la DISCIPLINE; Prov. IV, LXXXVI. Appréhende la correction;
ne la quitte point; garde-la, parce vers. 13. ne la quitte point; garde la parce qu'elle
qu'elle est ta voie. est %+ ta vie,
La DISCIPLINE] La Doctrine et la piété, qui sont utiles pour TOUTES CHOSES, c'est-à-dire la Crainte de DIEU. La Vie] Qu'il corrige donc sa vie et marche dans les voies de la SAPIENCE, celui qui veut acquérir
la vie. Il est impossible sans la vie d'acquérir la vie. Le fruit de la Discipline est la vie; celui de la

LXXXVII. %+ Achète la VERITE Prov. XXIII, LXXXVII. Achète la VERITE et ne la
et ne vends pas la SAPIENCE, ni la vers. 23. vends pas; achète la Sapience et l'Erudition
DOCTRINE, ni l'INTELLIGENCE. et l'Intelligence.
Achète la VERITE] Donne ton temps et tes oeuvres, afin que, recevant la volonté du SEIGNEUR, tu te pourvoies de la Vérité; et ne place pas au dessus de la SAPIENCE les futilités mensongères de certains
Païens non illuminés Divinement. Ce que signifie ne pas vendre la SAPIENCE, voy. vers. CCI. Le monde
peut être déçu; toi tu veux être sapientement instruit. Et comment s'achète la Vérité? Nullement certes par
l'argent; mais par l'investigation pieuse, les prières assidues et les travaux infatigables, dans l'Oratoire
et le Laboratoire.

LXXXVIII. %+ Sème (aussi) ta Ecclés. XI, LXXXVIII. Sème ton grain dès le
semence le matin, et que ta main ne vers. 6. matin, et que le soir tu ne fasses point
cesse pas le soir. reposer ta main.
Sème le matin] De même que le ciel du Macro-Cosme, au matin et au soir, féconde la terre de sa rosée et revivifie aussi le Micro-Cosme, ainsi, toi-même, dès le matin répands la semence des pieuses
précations et des Louanges Divines au soir. Et de même que les anciens donnaient aux Muses l'Aurore
amie, offre-toi aux bons Anges dès l'Aurore amie. L'oraison vers DIEU est une très féconde semence;
la libéralité, le bienfait, l'aumône, une très fructueuse semence. Les oeuvres de Charité sont
une très heureuse semence; mais l'amendement de toute la vie est la meilleure des semences. Tu
sèmeras donc cette semence dans la fleur de la jeunesse jusqu'au soir de la vieillesse, jusqu'à ce que
s'ensuive la moisson de la vie éternelle.

LXXXIX. (Car) douce est %+ la vers. 7. LXXXIX. Douce vraiment est la LUMIERE;
LUMIERE et l'oeil est délecté à voir le joyeux est l'oeil de contempler SOLEIL. le Soleil,
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32 INTERPRETATIONS ------------------------------------------------------------------------------------------------

La LUMIERE, etc.] DIEU est la LUMIERE souveraine, infiniment pure, immaculée. Le Christ est la vraie LUMIERE, le SOLEIL de Justice; l'Esprit Saint est la LUMIERE et l'ECLAT de la SAPIENCE. La LUMIERE est un
(*1) Ange; la LUMIERE est la vérité, la vie et la joie; la LUMIERE est l'amict et le vêtement de DIEU. O combien
il est agréable d'admirer par les yeux de l'Ame et d'atteindre par l'Esprit cette Lumière éternelle,
infinie; de recevoir par la foi cette LUMIERE incréée et incarnée dans le Sauveur; de contempler
cette LUMIERE créée dans les Anges; de l'admirer, rayonnante dans la LUMIERE Micro-Cosmique de la
Nature et dans les Luminaires du Ciel; de l'exciter, luisante, dans l'âme du Micro-Cosme; de considérer
cet admirable URIM, dans la Bénite et Unique Pierre des Philosophes. Car douce est cette Lumière
et délectable; plus sereine que l'Aurore; plus belle que la Lune, plus splendide que le Soleil. Elle est
l'image de la fulgurante, resplendissante et glorieuse face du Sauveur et de l'éclatante blancheur de
ses vêtements. Car tu as été élue et choisie par moi, candide et rubiconde, toi à qui nos corps régénérés
et glorifiés seront complètement semblables, puisqu'ils resplendiront à l'égal des luminaires du
Ciel. O Douce Lumière et délectable aux yeux!

(*2) XC. %+ Va à la fourmi, ô paresseux Prov. VI, XC. Va à la fourmi, paresseux; regarde et considère ses voies, et apprends vers. 6. ses voies et sois sapient:
la SAPIENCE.

Va à la fourmi] Non-seulement à la fourmi, mais aussi à tous les animaux, quels qu'ils soient; car en chacun d'eux tu verras luire une étincelle de la Sapience ou de la Prudence. Aventinus, dans les
Annales des Boiens ou anciens Germains et Gaulois, prouve par de prolixes histoires que la chasteté
conjugale de la CIGOGNE est très rigoureuse, tellement que si le mâle surprenait sa propre femelle en
adultère (si cette impudence avait lieu), il la déchirerait et la lacérerait avec les poussins conçus
par la mère dans l'adultère. Sur la fidélité des CHIENS il existe un phalecion qui ne manque pas d'élégance,
de Jacob Mycillus, dont le commencement est:
Entre tous les quadrupèdes, comme très fidèle, Entre tous les quadrupèdes, comme un plaisir, Entre tous les quadrupèdes, comme leur Roi, Le chien Est connu, vénéré et admiré, etc.
Voyez dans Plutarque, au livre de l'Industrie des Animaux un grand nombre d'exemples choisis, de la fidélité du chien. Une idée de la fidélité, de la constance, du courage, de la grâce et de la douceur
du joli petit chien tendrement aimé de Jules César Scaliger nous est donnée par son épitaphe, dans
la première partie des poèmes de son Maître. Les exemples d'autres chiens ne manquent pas presque
partout où il vous plaira. L'ELEPHANT, le plus grand des animaux terrestres est docile, clément,
prudent, doué d'une excellente mémoire; φιλανθροπον, ami de l'homme, suivant Pline, liv. VIII de son
Histoire Naturelle, et Juste Lipse, dans ses Lettres, suivant aussi le témoignage de l'expérience de chaque
jour; car des témoins oculaires et dignes de foi affirment qu'il a donné de notre temps des exemples
de magnanimité, à Anvers, à Lisbonne, et à Vienne. L'ALOUETTE est aussi renommée chez les savants,
à cause de la louange qu'elle adresse merveilleusement à DIEU et de l'action de grâces qu'elle lui rend
pour ses Dons et ses Biens; car il est reconnu que sept fois, elle vole en haut puis redescend avant
de prendre à terre un seul grain pour sa nourriture. N'est-ce pas là louer DIEU raisonnablement et lui
rendre grâces? Elles sont en cela beaucoup plus sapientes qu'un grand nombre d'hommes inhumains.
Qui a appris à l'hirondelle à se construire une maison avec tant d'art? Il y a sur la terre, dit
Agour, fils de Iakeh (Prov. XXX, vers. 24, etc.) quatre choses fort petites; et elles sont plus sapientes
que les hommes les plus sapients: les fourmis, ce peuple infime qui prépare sa nourriture pendant
la moisson, les petits lièvres, cette faible troupe qui établit sa demeure dans les rochers; la sauterelle
qui n'a pas de roi et qui marche par bandes; le lézard qui marche sur ses mains et vit dans le palais
du roi. Un vaste champ nous serait ouvert si nous voulions traiter des vestiges de la Sapience et de
la Prudence dans les différents animaux. Mais le peu qui a été dit (le plus qu'il a été possible ici) suffit.
J'ajouterai ici: Plutarque a connu ceci lorsqu'il a dit que les ζὼα ἄλογα ou brutes animales étaient λογικά
c'est-à-dire doués de raison: (sinon complètement, il eût pu dire qu'ils avaient au moins quelques
atomes ou étincelles de raison et de vertus) ce que Lactance également a établi et que de nos jours Guillaume


(*1) Psaum. CIV, vers 2.
(*2) Le paresseux est exhorté au travail et à l'étude et à l'investigation
de la Sapience.

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DU GRADE SECOND 33 ------------------------------------------------------------------------------------------------

Onciacus a défendu en traitant par écrit des mystères des nombres. Et tous ont fort bien pensé que,
(et à mon sens également) puisque une étincelle de la Sapience Divine luit dans tous les animaux,
c'est-à-dire terrestres, aquatiques et volatiles, ils ne sont pas complètement irraisonnables, mais à un
degré bien inférieur aux hommes, car en ceux-ci la Sapience luit, de beaucoup plus abondante.
Je crains bien que, si le Créateur avait donné à quelques animaux (car tous les hommes ne sont pas
prudents et sapients au même degré) les avantages de la parole, cela seul suffirait à leur donner tout
ce qui leur manque. Mais le défaut de langage parlé est compensé par le langage des oeuvres et des
actes; que ceux qui l'ont expérimenté décident. Les Créatures gémissantes dont il est parlé, dans
S. Paul, Rom. VIII, 22, ne signifient pas autre chose. On objectera ces paroles du Psalmiste: Ceux
en qui l'intellect n'est pas. L'objection est vraiment faible. N'a-t-on pas coutume d'en dire autant des
hommes véhéments, emportés et féroces qui pourtant, ne sont pas destitués de raison, DIEU est
admirable dans ses oeuvres; tout l'univers parle et témoigne de sa Bonté, de son Omnipotence, de sa
Sapience et les manifeste (tant particulièrement qu'universellement) de sorte que ceux qui observent
DIEU parlant macro-cosmiquement seront ceux qui le comprendront.

XCI. Elle qui, bien qu'elle n'ait vers. 7. XCI. Laquelle, bien que n'ayant ni
ni %+ chef, ni précepteur, ni prince, chef, ni préfet, ni seigneur.
Chef] Visible ou externe; car elle en a un interne qui est la Nature, préceptrice (qui ne l'enseigne pas d'une manière insensée) très fidèle et sapiente.

XCII. %+ Prépare en été sa nourriture vers. 8. XCII. Néanmoins, elle prépare en été
et amasse pendant la moisson ce sa nourriture et amasse pendant la moisson qu'elle mange. ses aliments.
Prépare en été] Même par la fourmi il nous est sapientement enseigné que nous devons travailler. Nous devons Théosophiquement Orer et Sapientement Laborer par tout ce qui nous appartient. C'est
pourquoi S. Paul, Ephés. IV, 28, enseigne que chacun travaille de ses mains à quelque bon ouvrage
afin qu'il ait ainsi quelque chose à donner à qui souffre de la nécessité. Ceci est la volonté de DIEU
qui exècre l'oisiveté parce que l'oisiveté produit les vices. La paresse est le temple de Satan, selon Ezéchiel;
car entre les péchés de Sodome, il cite la paresse, dans le chap. XVI, 49, où on lit: Ceci a été l'iniquité
de Sodome: l'orgueil, la saturation du pain et l'abondance, et la paresse d'elle et de ses filles; et elles n'ont
point tendu la main à l'indigent ni au pauvre. Et elles se sont élevées et ont commis des abominations; et je
les ai détruites comme vous l'avez vu. Souviens-toi que la paresse signifie ici cette oisiveté et cette apathie
honteuse qui rend le mal agréable; cette absence de vie et cette maladie hectique qui prive de
tous les biens et qui n'est ni honnête ni libérale; voyez plus loin à ce sujet le vers. CCV. La main doit
travailler avec habileté, comme l'enseignait parfaitement l'Antiquité vénérable; et elle le doit faire
en été, c'est-à-dire dans le temps opportun. Voy. vers. CLXX. Prends donc garde de ne pas remettre
au lendemain ou à un temps éloigné l'étude et les travaux de la SAPIENCE; aujourd'hui, aujourd'hui,
prie, apprends, observe, annote tout ce que l'Esprit de vérité te suggère Théosophiquement; aujourd'hui,
aujourd'hui travaille, prépare studieusement pour ton corps, ton esprit et ton âme la nourriture
de la SAPIENCE, de la Christiano-Kabbale, de la Physico-Magie et de la Physico-Chimie. Examine
avec soin la balance de la raison pour le négoce suprême tant que ne sera pas venu avec le soir le
labyrinthe duquel tu ne pourras pas sortir. Ne diffère donc point de suivre Celui qui t'avertit
sagement et de te livrer aux bons travaux (mentaux et manuels). Was du gutes ihun und laboriren wilt das
thue balde, c'est-à-dire: ce que tu veux faire et expérimenter, fais-le promptement. Car la vie est
brève, mais l'art est long.

XCIII. Jusques à quand dormiras tu, vers 9. XCIII. Jusques à quand dormiras-tu,
paresseux; quand te lèveras tu paresseux? Quand surgiras-tu de ton % sommeil.
De ton sommeil] Très pernicieux, non seulement de la paresse, mais aussi de la malice, de la
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34 INTERPRETATIONS ------------------------------------------------------------------------------------------------

dérision, de l'incrédulité, de l'ignorance et de la négligence, tant de la réputation que de la vie,
de l'âme et du corps. Prov. XX, 13, N'aime pas le sommeil, de peur que la pauvreté ne t'opprime; ouvre
les yeux et rassasie-toi de pain.

XCIV. Tu dormiras on peu; %+ tu vers. 10. XCIV. En prenant un peu de sommeil,
sommeilleras un peu; tu conjoindras un peu de repos, un peu de complication un peu tes mains afin que tu dormes. des mains, afin de dormir:
Tu sommeilleras un peu] Ce peu a toujours coutume de s'accroître et de devenir immense, suivant ces paroles: L'erreur est petite au commencement, grande à la fin. Le paresseux, par ses retards, se dissipe
lui-même et dissipe les dons de DIEU.

(*1) XCV. Et ton %+ indigence viendra vers. 11. XCV. Et ton indigence viendra comme un voyageur et ta pauvreté comme un voyageur, et ta pauvreté comme un homme armé. %+ Si vraiment comme un homme armé d'un bouclier. tu n'es pas paresseux ta moisson (Le reste manque dans le texte grec). viendra comme une fontaine et l'indigence
fuira loin de toi.

Ton indigence et ta pauvreté] Non pas seulement de pain, mais plutôt de SAPIENCE, de Prudence et d'Intelligence, tant dans les choses Naturelles, Artificielles, Mécaniques, etc., que Métaphysiques et Divines.
Ici se rapportent les Proverbes: Qui récuse le travail récuse les honneurs. Honneur et peine se rencontrent.
Que celui qui veut connaître le profit connaisse d'abord la peine. De même, Prov. X, 4. La main relâchée
produit la pauvreté; mais la main des forts engendre les richesses. Et, ibid. XIV, 23. Dans toute oeuvre bonne
sera l'abondance; mais où l'on parle beaucoup l'indigence se verra souvent. Car nul fruit ne provient du
discours étendu. Les gens du peuple disent, en Germanie: Es ist mit seggen nicht gethan. Les bénédictions
ne suffisent pas. Que les mains soient mises en oeuvre au nom du Seigneur; et alors s'ensuivront
le profit et l'émolument. Si tu n'es pas paresseux, etc.] Et ceci: Celui qui est debout et
infatigable reçoit beaucoup et souvent. Que le Père de famille soit le premier hors du lit et le dernier
couché.

XCVI. Celui qui amasse %+ dans Prov. X, XCVI. Celui qui amasse dans l'été
la MOISSON; est un Fils sapient; mais vers. 5. est un fils intelligent; mais celui qui
celui qui se repose pendant l'ETE, un dort dans la moisson est un enfant qui enfant de confusion. agit avec confusion.
Dans la moisson] Dans l'occasion ou dans le temps opportun. Car le front chevelu devient chauve dans la suite. Il faut remarquer cette parole de l'Empereur Ferdinand: Souvent un jour donne ce qu'une année
entière ne suffit pas à donner en d'autres circonstances. Observe donc le Temps, le lieu, les personnes et
l'occasion dans les choses que tu dois accomplir; que chacun s'empresse de profiter de l'occasion qui
lui est offerte par DIEU de bien conduire une chose. S. Paul, suivant la même opinion, ordonne de
racheter le temps; Ephès. V, 16. C'est l'été, non seulement de l'année, mais aussi de la jeunesse de
toute la vie, de l'occasion, du temps, des amis, des précepteurs, des promotions, des biens du corps,
et de l'Ame et des décisions de la Fortune: Ton Génie ou ton Bon Esprit peut et veut; il peut et veut
parce qu'il t'incite, lorsque, mû en toi, tu perçois par lui le bien. Ce mouvement, cette impulsion
interne et externe est la vocation Divine, dans laquelle, selon la doctrine de l'Apôtre, on doit fidèlement
permaner, en Orant et Laborant. 1. Cor. VII, 20. Voy. vers. CLXX, CLXXVII.

XCVII. %+ La femme insensée et Prov. IX, XCVII. La femme insensée, qui fait
criarde et pleine de séductions et qui vers. 13. du tumulte est simple et ne sait rien
ne sait rien du tout, du tout.

(*1) Prie et travaille; DIEU donnera aussitôt.

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DU GRADE SECOND 35 ------------------------------------------------------------------------------------------------

La femme insensée] La Sapience mondaine est cette femme insensée, qui, pour cette raison est appelée insensée parce qu'elle n'est illuminée d'aucun rayon de la Céleste Sapience. Tout ce que le génie
de l'homme engendre sans l'illumination de l'Esprit Saint est la suprême folie; de cette folie s'ensuivent
les bruyantes, bourdonnantes et tumultueuses contentions; les questions, les subtilités, les
sophismes qui se résolvent enfin en vent et en fumée. Pourtant cette orgueilleuse mérétrice fardée et
vêtue d'un manteau de pourpre, par ses fraudes et ses séductions en leurre un grand nombre, et par
des titres spécieux pallie sa folie et par tous les degrés de la folie conduit insensiblement ses disciples
jusqu'à la larve suprême. Sur ceci, voy. plusieurs versets, CVII à CXVII.

XCVIII. S'assit %+ à la porte de vers. 14. XCVIII. Et s'assoit au seuil de sa
sa maison, sur un siège, %+ en un maison sur un siège, dans les lieux lieu élevé de la ville. élevés de la ville.
A la porte] De même que la porte de la Sapience est vraiment la crainte de DIEU et les prières assidues, ainsi la porte de la maison de la folie est l'ignorance de DIEU et la fantaisie particulière de
chacun, qui s'attache aux bagatelles et aux jeux de mots, et se montre elle-même fastueusement. Et
de même que les vestibules de la maison sont toujours beaux et splendides, de même la porte de la
folie est ornée de grandes ampoules de paroles oiseuses. En un lieu élevé, etc.] Quoique hormis le fard
et l'attrait des vaines paroles, la Sapience mondaine ne possède que le néant, elle se montre néanmoins,
assise au lieu élevé de la cité, c'est-à-dire qu'elle se concilie l'Opinion des Sapients, ravit les
hommes d'admiration pour elle, et est adorée de tous comme une Divinité, tandis que la vraie Sapience
est opprimée et chassée; de même que les Scribes, les Pharisiens et les Grands-Prêtres s'asseyaient
au lieu élevé, c'est-à-dire jouissaient de la complète autorité tandis que le Christ, notre
Sauveur, qui est la Sapience vraie, était abaissé et méprisé.

XCIX. Afin qu'elle appelât %+ ceux vers. 15. XCIX. Afin qu'elle appelle ceux qui
qui passent sur le chemin et poursuivent passent sur le chemin, et qui se dirigent leur itinéraire. dans leurs sentiers, disant:
Ceux qui passent sur le chemin] Beaucoup sont attirés aux sentiers de la folie, par les vains titres, les honneurs, les récompenses, la louange de l'érudition, et acquiescent à cette molle et verbeuse philosophie,
et restent ignares de la vraie Sapience qui doit être cherchée et acquise par une voie toute
différente et bien éloignée. C'est cette dernière que notre Roi très sapient nous montre dans le livre
de la Sapience. Ah! vous qui passez par la voie de cette très brève et très misérable vie, apprenez
à vous diriger prudemment et pieusement dans vos sentiers, afin que vous soyez conduits à la porte,
et à la porte de la Sapience Eternelle.

C. Qui est enfant se détourne vers vers. 16. C. Quiconque est simple se détourne
moi; et %+ elle a parlé aux pervers. ici; et elle a dit à celui qui manque de coeur:
Elle a parlé aux pervers] L'insensé, le pervers et le fou est celui qui se laisse tromper par la Sapience mondaine qui leurre les simples par des honneurs, des voluptés et des richesses qui s'enfuient
et s'évanouissent en fumée. Les Fils de la Sapience cherchent les honneurs par l'humilité, les
voluptés par la sobriété, les richesses par la bénignité, la joie par les larmes, la science par l'expérience
dans l'Oratoire et le Laboratoire.

CI. %+ Les eaux furtives sont plus vers. 17. CI. Les eaux dérobées sont douces, et
douces, et %+ le pain caché est suave. le pain caché est suave.
Les eaux furtives] Toutes les Sciences non divinement et non Divino-Magiquement et Christiano-
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36 INTERPRETATIONS ------------------------------------------------------------------------------------------------

Cabalistiquement acquises par les prières et les larmes sont les eaux furtives, qui ne sont pas divinement
données; c'est pourquoi elles ne sont pas des dons parfaits, révélés par le père des lumières;
donc elles sont trompeuses, fausses et d'aucun profit. Elles sont douces parce qu'elles sont acquises
sans mortification de la chair, sans vraie pénitence, sans vraie crainte de DIEU; c'est pourquoi elles
sont douces selon la chair. Le pain caché] furtivement acquis, n'est pas le pain de Sapience et de
vie, dont se nourrit l'âme; mais c'est le pain de la volupté mondaine, des oeuvres et des honneurs
futiles; c'est pourquoi il est suave pour la chair, mais mortel pour l'âme.

(*1) CII. Et il a ignoré que les géants sont vers. 18. CII. Et il ne sait pas, le simple, que les
là et que ses conviés sont %+ dans morts sont là, et que ceux invités par les profondeurs de l'enfer. elle sont dans les profondeurs de l'enfer. Car celui qui s'en approche descend (Extrait des aux enfers, et celui qui s'éloigne d'elle Septante) est sauve.

Dans les profondeurs de l'enfer] Ceci est la fin de la Sapience mondaine immonde, vers laquelle se dirigent aussi tous ceux qui en sont imbus, enflés et gonflés. Ici leur splendeur sera convertie en ténèbres,
leur luxe en misère, leurs voluptés en crucifiement, leur joie en lamentation, leurs honneurs
en ignominie, leurs richesses en fétidité abominable. Car celui qui, dans cette vie, n'est pas le domicile
de la SAPIENCE Eternelle, de la Lumière Divine et de l'Esprit Saint, sera l'habitacle des ténèbres,
de l'horreur infernale des esprits mauvais; parce qu'il a cherché la Lumière dans les Ténèbres et
qu'il a demandé la Vérité au mensonge. O Eternelle Vérité conduis-nous; Eternelle Voie, dirige-nous;
Eternelle Vie, vivifie-nous; Eternelle Lumière, illumine-nous: Eternel Salut, sauve-Nous, de peur que notre
festin ne soit dans les profondeurs de l'enfer, mais que nous nous asseyions au contraire au plus haut des
cieux, à la table de la Sapience Eternelle, pour être rassasiés dans l'éternité de l'aspect de Dieu.

CIII. (O) %+ mon fils, garde mes Prov. VII, CIII. O mon fils, garde mes discours
discours et %+ cache en toi mes préceptes. vers. 1. et cache auprès de toi mes préceptes.
Mon fils, honore le SEIGNEUR et tu (Des Septante) aura l'autorité et la force, car ensuite
tu ne craindras rien.

Mon Fils] Que DIEU te convertisse au mieux, toi qui, par une arrogance ignoble et mondaine, méprises les admonitions du Sapient ainsi que les miennes, paternelles et fraternelles. Cache en toi mes
préceptes] Nombreux et presque incalculables sont les impédiments que les esprits malins et imposteurs
opposent au génie humain, et par lesquels ils obstruent la voie qui mène à la salutaire conversion
et illumination. Quel est, je t'en prie, le nombre des séductions du Monde? et le nombre des
voluptés, par lesquels, comme avec de la glu sont retenus les coeurs des mortels, comme chante le
Poète: Votre flatterie est une véritable glu. Et de même que ceux qui usent d'opium s'endorment, de
même, par l'opium du styx et de l'enfer, les âmes des mortels tombent dans le sommeil du lethé et
dans l'oubli profond des choses Célestes. C'est pourquoi le Sapient avertit ici, afin que le fils de la
Théosophie cache ses préceptes dans les plus secrètes parties de son coeur, et qu'il garde mémoire
de son joug fidèle. Car si les vivants discours de DIEU sont oblitérés dans la poitrine humaine,
l'Esprit d'Illumination et de Sapience s'éloigne, et alors succède l'esprit de ténèbres et de folie.

(*2) CIV. Conserve mes MANDEMENTS vers. 2. CIV. Garde mes Préceptes et tu vivras, % et ma Loi comme la pupille de tes la pupille de ton oeil. yeux.
Et tu vivras] Parce qu'ils sont la vie de ceux qui les trouvent. Voy. vers. XXVII. O très glorieuse sentence pleine de Sapience! Car de même que la pupille est le siège des rayons visuels et de la


(*1) Exhortation à la Sapience et à l'observation des préceptes.
(*2) Il exhorte à la contemplation du VERBE de DIEU afin que nous soyons
sauvés de la souillure de l'Esprit et du Corps.

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DU GRADE SECOND 37 ------------------------------------------------------------------------------------------------

lumière visuelle, de même, les préceptes de DIEU sont la lumière et les rayons lumineux dans les
esprits des hommes.

CV. %+ Lie-la à tes doigts; écris la vers. 3. CV. Attache-la à tes doigts; écris-la
% sur la table de ton coeur.
Lie-la à tes doigts] Comme en anneau de souvenir. C'est l'ANNEAU des Théosophes, de l'assistance de l'Esprit du Bien. Lie sans cesse mes préceptes dans ton coeur et attache-les autour de ta gorge. Prov. VI,
21. Et ces paroles que je te donne aujourd'hui seront dans ton coeur; et tu les narreras à tes fils et tu les
méditeras assis dans ta maison et marchant dans le chemin en dormant comme en veillant; et tu les lieras
comme un signe dans ta main; elles seront et se mouveront entre tes yeux; et tu les écriras au seuil et à la
porte de ta maison. Deuter. VI, 6. Tout ceci, sache-le, a été écrit pour nous servir de doctrine. C'est
pourquoi, ici apprends-la. Sur les tables de ton coeur; Ce vertueux PENTACLE de Salomon (non celui des
Nécromanciens ou Cacomages, qui est fantastique et blasphématoire) qui doit être suspendu au cou
de ton esprit. Voy. la figure quatrième de cet Amphithéâtre.

CVI. %+ Dis à la SAPIENCE; tu es vers. 4. CVI. Dis à la SAPIENCE: Tu es ma
ma soeur; et appelle la PRUDENCE ton soeur; et appelle l'INTELLIGENCE, ton alliée; amie.

Dis à la SAPIENCE, etc.] DIEU bon, qu'est ceci? Dire à la SAPIENCE Eternelle; tu es MA SOEUR, et appeler la PRUDENCE DE DIEU mon Amie! Oserais-je cela, moi mortel? Que ferai-je? J'obtempérerai
sapientement au Sapient; désirant du plus profond de mon coeur, par la stimulation du mouvement
de la SAPIENCE elle-même, versant, à cause de la joie interne, les larmes pénitentielles, matière
primordiale de la Régénération, je dis et je dirai toujours à la SAPIENCE de IEHOVAH; sois mon amie,
formosa mea, ma colombe! Je te choisis, ô toi il qui je m'adresse parce que toi seule me plais! Viens
dans le jardin de mon Ame! Viens, viens, viens, mon coeur! mes délices! O Hhochmahel! ô Benahél!
ô très fructueux avènement de la SAPIENCE vraie en nous! J'aime beaucoup le mot que le Philosophe
Socrates, Athénien, portait sculpté dans son sceau: La Sapience de l'homme est son amie; sa folie est
son ennemie. Quoi de plus semblable, je t'en prie, aux paroles du passage cité de notre Sapient, si
nous l'entendons pieusement et Chrétiennement de la SAPIENCE Eternelle, seule vraie? JESUS-CHRIST,
θεαυθρωπος, (qui est la SAPIENCE de DIEU faite chair à cause de nous? est vraiment un ami, et même
un frère très suave, qui pénètre les choses incertaines. En cet Archétype, l'imitant fidèlement,
connaissons, essayons et impétrons TOUTES CHOSES, Christiano-Kabbalistiquement, et Physico-Magiquement,
Théosophiquement. Par la SAPIENCE sont conservés ceux, quels qu'ils soient, qui ont plu
au SEIGNEUR dès le principe, vers. CCLXX, Voy. ch. X en entier du Livre de la Sapience. Ensuite:
Tu as dit, ô le meilleur des frères; S. Matth. VIII, 20. Les renards ont des repaires et les oiseaux du ciel
ont des nids, et le fils de l'homme n'a pas où reposer sa tête. En moi, je t'en conjure, incline la tête: je me
découvre tout à toi, je suis tout à toi; non plus pour que tu te reposes, mais qu'à cause de toi, pour
le Corps, l'Esprit et l'Ame, soit à moi le repos éternel. Saint Augustin concorde avec nos paroles dans
ses méditations, chap. VII et VIII, où il dit: Je t'aime, mon DIEU, d'un très grand amour; mais je désire
t'aimer davantage; donne moi donc de t'aimer toujours autant que je le veux, autant que je le dois, afin que
tu sois ma seule intention et toute ma méditation; de te méditer chaque jour sans cesse, de te connaître dans le
sommeil de la nuit; fais que mon Esprit parle avec toi, que mon Ame s'entretienne avec toi; que mon coeur soit
illustré de la lumière de ta Sainte Vision, afin que, toi étant mon ducteur, mon recteur, je marche de vertu en
vertu, et que je te voie enfin, o DIEU des Dieux dans Sion, non pas comme dans un Miroir, au travers des mystères
et des énigmes, mais alors vraiment face à face. Amen. Approfondis ce que je veux, fils de la Doctrine.

CVII. Afin qu'elle te garde %+ de vers. 5. CVII. Afin qu'elle te garde de la
la femme étrangère et de la femme indigne femme indigne, de l'étrangère qui adoucit qui rend ses paroles douces. ses discours.
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38 INTERPRETATIONS ------------------------------------------------------------------------------------------------

De la femme étrangère] Dont il est dit, vers. CXVII. La fornication avec elle conduit à la perte éternelle: car elle a du miel dans la bouche et du poison arsénieux (rongeant les parties secrètes) dans
le coeur.

CVIII. %+ Que ton esprit ne soit pas Ibid. CVIII. Ne détourne pas ton coeur vers
entraîné dans les voies de celle-ci, et vers. 25. ses voies, et que tu n'erres pas dans ses
que tu ne t'oublies pas dans ses sentiers. sentiers.
Que ton esprit ne soit pas entraîné] La Sapience mondaine est une mérétrice, puisque par ses attraits charnels, par le faste, l'arrogance, l'orgueil, les voluptés, les honneurs, les richesses, elle attire les
esprits des hommes; toutefois l'Ame humaine n'est pas illuminée par toutes ces choses, mais au
contraire couverte de ténèbres, corrompue et souillée. Ses sentiers sont des sentiers de déception qui
ne conduisent pas à la véritable fin des hommes, à la vraie et éternelle Sapience, mais à la mort et à
la confusion. La Divine Sapience est une vierge qui ne se joint pas, ne se marie pas et ne copule
pas avec les âmes impures, mais avec celles qui sont imbues de la crainte de DIEU et qu'elle illumine
par sa pureté, et qu'elle conduit à la source de la SAPIENCE et à la primordiale lumière, Jésus-Christ,
dont elle est l'épouse. Voyez ci-dessous, vers. CXVIII.

CIX. %+ Car elle en a abattu plusieurs, vers. 26. CIX. Car elle en a fait choir plusieurs,
blessés, et les plus forts ont été blessés, et tous les forts, tués d'elle. mis à mort par elle.

Elle en a abattu plusieurs, blessés] Beaucoup de ceux qui auront couché avec cette mérétrice, hommes dont le naturel, en d'autres circonstances, n'était pourtant pas mauvais, sont gravement infectés de
son venin subtil comme d'une contagion épidémique, de sorte qu'à grand peine ils éprouvent dans
l'agonie de la mort quelque adoucissement à leurs maux; beaucoup, parmi les plus forts, c'est-à-dire
ceux qui (au regard de leurs semblables) passent pour doctes et très sapients (bien qu'ils soient
pourtant très insensés) par les ténèbres de cette Sapience si insensée, sont blessés mortellement et,
jetés à terre, expirent misérablement (les exemples en sont innombrables et faciles à trouver) et
périssent dans leurs vanités, et, dis-je, restent gisants, ensevelis dans l'abîme des ténèbres. Apprends,
ô fils, par l'exemple des autres. Car heureux celui que l'expérience d'autrui rend prévoyant.

CX. %+ Voies de l'enfer, sa maison, vers. 27. CX. Voies de l'enfer, sa maison, descendant
pénétrant aux parties intérieures au chevet de la mort. de la mort.

Voies de l'Enfer] Qui conduisent à l'endroit d'où elles viennent. Les voies de la Sapience Divine sont droites, et conduisent aux demeures célestes et éternelles, pénètrent aux parties secrètes de la Vie;
les voies de l'impiété sont les voies qui conduisent à l'enfer, aux acerbités intérieures de la mort.
La fin de la Sapience Vraie et Divine est la vie; celle de la fausse et mondaine est la mort. Car cette
astuce serpentine a introduit la mort dans le monde: La Divine Sapience (incarnée, qui est le fils de
DIEU) a vraiment donné la vie au monde.

(*1) CXI. %+ Si la SAPIENCE pénètre ton Prov. II, CXI. Quand la SAPIENCE aura pénétré coeur et la SCIENCE %+ plaît à ton âme. vers. 10. ton coeur et que la cognition sera
douce à ton âme,
Si la SAPIENCE pénètre] Si ton coeur goûte le nectar de la SAPIENCE. Plaît à ton âme] de sorte que tu décides de te l'adjoindre pour l'usage et l'habitude de ta vie, vers. CCCVII, et de lui dire de tout ton
coeur, tu es ma soeur, et d'appeler la PRUDENCE ton amie, vers. CVI, et de te l'adjoindre pour épouse,


(*1) La SAPIENCE délivre de la voie des impies, de la débauche et des
Sophistes, et dirige dans la bonne voie.

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DU GRADE SECOND 39 ------------------------------------------------------------------------------------------------

vers. CXLVI, et de dormir avec elle, vers. CCXXXVI O combien de douceur pour ceux qui t'aiment,
Seigneur!

CXII. %+ Le Conseil te gardera, vers. 11. CXII. La cogitation te gardera et
et la Prudence te servira, l'Intelligence te conservera,
Le conseil te gardera] Non humain, mais Divin, que IEHOVAH a envoyé du plus haut des cieux. Que les pas de ton âme ne heurtent pas contre la pierre des déceptions et des erreurs. Et ainsi seront
corrigées les voies des hommes sur la terre, et ils apprendront les salutaires conseils de la vie et des
actions.

CXIII. Afin que tu sois délivré vers. 12. CXIII. Afin qu'elle te délivre de la
% voie mauvaise et de l'homme parlant de l'homme %+ qui dit des choses perverses: choses perverses:
De la voie mauvaise] C'est-à-dire du dogme de la Sapience mondaine ou séculière; puisque cette Philosophie est complètement destituée de la lumière de la Vérité, elle n'est donc qu'une folie toute
sophistique et insensée aux yeux de DIEU, comme l'atteste S. Paul, I. Cor. I, 20. C'est pourquoi il dit
aux Coloss. II, 8: Prenez garde que personne ne vous déçoive par la Philosophie et par des raisonnements
vains et fallacieux, selon une tradition humaine, ou selon les éléments du monde et non selon le Christ. C'est-
à-dire par la Philosophie qui manque du souffle de DIEU et de l'illustration Divine, et qui s'appuie
sur sa propre prudence fantastique et mondaine, et non sur la lumière de la vérité, Divinement
écrite, transmise et manifestée dans les Livres de la Sacro-Sainte Ecriture, de la Nature et de la
Conscience. Qui dit des choses perverses] De toute manière possible. Qu'il soit Diabologue ou Juge pervers,
ou Cacomédecin ou Pseudo-Physicien ou Sophiste, ou tout autre, substituant à la Droiture
l'ombre vaine et fausse de la vérité. De telle sorte que dans toute espèce d'état (ce dont se plaignent
tous les vrais amants de la Justice) quoique ceux qui tiennent aujourd'hui le gouvernement des
choses dirigeables soient considérés comme sapients, il n'est presque pas assuré que la Doctrine de
la SAPIENCE soit purement professée. Tant a de force la fumée de la malice! Car si ceux-ci se donnent
tout entiers à la VERITE (engendrée des Dieux) ils sont appelés insanes, ignares, irréligieux, voir
même hérétiques; ils sont pris en haine; ils mettent même leur tête en péril, subissent des outrages
et sont privés souvent de l'usage de la lumière. C'est la récompense des amateurs de la SAPIENCE, dans
ce monde immonde. Comme la SAPIENCE incarnée qui est la tête, est injurieusement attaquée, nous-
mêmes qui sommes les membres, nous supportons les tourments. Car c'est la souveraine félicité,
pour les Meilleurs, de souffrir par les plus mauvais. O temps! ô moeurs! que DIEU donne à ceux-ci
l'appui et la fin. Amen, répond tout amateur de la Théo-Sophie.

CXIV. Qui laissent le chemin droit vers. 13. CXIV. Qui %+ délaissent les sentiers
et marchent par les voies ténébreuses, étroits, et marchent par les voies ténébreuses.
Qui délaissent] C'est-à-dire ceux qui délaissent les vrais sentiers de la SAPIENCE; et que la SAPIENCE abandonne à son tour, et qu'elle livre aux sens réprouvés, par la plus parfaite équité (S. Paul, Rom., I, 28
et suiv.), de sorte qu'ils marchent dans les voies ténébreuses, et font des actions indignes, sont remplis
de toute injustice (pèse ces paroles, je t'en prie, toi qui juges la Terre, Ecclésiastiquement, Politiquement
et Scolastiquement, vers. LXV et suiv.) d'impudicité, de malice, d'avarice; ils sont pleins d'envie, de
meurtres, de contentions, de dols; ils sont corrompus dans leurs moeurs, dénonciateurs, calomniateurs,
ennemis de DIEU, coutumélieux, orgueilleux, glorieux, excogitateurs de maux, insoumis à leurs
parents, dénués d'intelligence, non fidèles dans les pactes, étrangers à l'affection de charité; infidèles,
immiséricordieux. Que celui qui a la volonté et se réjouit de s'appeler et d'être fils de la SAPIENCE vraie,
examine ses actes et ses faits et approche sa Conscience de cette pierre de touche (de quelque ordre,
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40 INTERPRETATIONS ------------------------------------------------------------------------------------------------

état ou faculté qu'il soit). Ces SIGNATURES nous démontrent avec la plus parfaite évidence que ceux qui
sont tels qu'on les a décrits plus haut ne peuvent rien savoir ni opiner de ferme, de solide et de droit;
puisque lorsqu'ils opinent ils sont toujours en contestation et en dispute, et ne parviennent jamais à la
fin de la vérité. Car en disputant trop, la vérité s'enfuit, suivant les proverbes de Publius Clodius ou
Varron.

CXV. Qui se réjouissent %+ lors vers. 14. CXV. Qui se réjouissent de faire le
qu'ils ont mal fait et exultent %+ dans mal, exultent dans les perversités du les choses pessimes: mal.
Lorsqu'ils ont mal fait] Lorsqu'ils ont habilement et très frauduleusement substitué le faux au vrai, l'inique à l'équitable, le néfaste au juste; auprès desquels le Droit et la Justice, la Vérité et la Conscience
ne sont rien sinon un vain et public objet de trafic, et auprès du vulgaire ignorant et profane
qui estime peu selon la vérité et beaucoup selon l'opinion, la recherche de la gloire. Qu'ils périssent,
ceux qui, du blanc se tournent vers le noir. Dans les choses pessimes] Malheur à ceux-ci; parce qu'ils
commettent ce qui ne sera pas facilement remis: le péché contre la Conscience.

CXVI. Dont %+ les voies sont perverses, vers. 15. CXVI. Dont les sentiers sont pervers,
et leurs démarches infâmes. et qui sont pervers dans leurs voies.
Les voies sont perverses] Ah! comment ne seraient-elles pas perverses? Lorsque les larves très pernicieuses de l'orgueil, des sophismes, des mensonges, des litigieuses raisons, des conclusioncules, des
déceptions et des faussetés sont malicieusement préférées et de beaucoup, à la face splendide de la vérité.
A cause de quoi leurs démarches sont vraiment infâmes.

(*1) CXVII. Afin que tu sois arraché vers. 16. CXVIII. Afin qu'elle t'arrache, dis-je et à la femme indigne et %+ à à la femme étrangère, à l'indigne qui l'étrangère %+ qui adoucit ses sermons. adoucit ses discours.
A la femme indigne] Le Sapient ne traite pas ici seulement de la souillure charnelle, mais aussi de celle des sens, de la raison et de l'âme, comme il est évident au verset CVIII. Car de même que les colloques
pervers corrompent les bonnes moeurs, de même les dogmes faux corrompent les bons esprits.
La Sapience mondaine, astucieuse, vaine, orgueilleuse, litigieusement disputatoire, ampoulée, proférant
dans un bavardage de vaines paroles, des sons vides de sens, et par les prestiges de la dialectique
(je distingue, ami Lecteur entre le véritable usage et l'abus) et par les ambages des sophistes tendant
les rets de la séduction, est précisément cette femme séductrice, flatteuse et indigne (Prov. VII) et cette
femme étrangère, folle et verbeuse qui, par un titre très mensonger, se fait diaboliquement passer auprès
des fous pour la SAPIENCE vraie, tandis que, suivant S. Paul, il n'y a pas de plus parfaite folie aux yeux de
DIEU que la sapience terrestre, que doit désapprendre celui qui vraiment désire savoir. Dans les oeuvres
philosophiques de Louis Vivès, écoutez le vieux Philosophe (qu'il faut regarder comme un maître en
son art) possédant l'autorité de la Doctrine et de l'expérience: Ce que, dans ma jeunesse, dit-il, j'ai cru
sublime et élevé et ce que j'ai pris pour des trésors en Philosophie, je vois, maintenant que je suis
converti et vieux, que ce ne sont que des excréments et autant d'impédiments à la vie pieuse et aux
études nécessaires. C'est cela même. Car les Saints Pères, S. Jérôme, S. Ambroise, S. Augustin,
S. Cyprien, S. Hilaire, S. Basile, S. Cyrille, Tertullien, Bernhard, Prudence, Isidore, et beaucoup
d'autres hommes pieux et doctes (dont je pourrais si j'en avais le temps et le lieu, dresser un prolixe
catalogue, leurs écrits l'attestant abondamment) ne se sont pas peu repentie des peines qu'ils avaient
dépensées autrefois en traitant de la Philosophie séculière, toujours disputatoire, païenne, terrestre;
et tous, après de nombreux et pénibles travaux pour elle, conviennent enfin en eux-mêmes qu'elle
est le fléau, la peste de la vérité, de la science solide, de la Loi de DIEU et de la Religion du Christ.


(*1) La souillure, tant de la raison et de l'âme que du corps, doit être
évitée.

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DU GRADE SECOND 41 ------------------------------------------------------------------------------------------------

Fuyez donc, fuyez ô adolescents, la mérétrice; et à l'exemple de l'Empereur Maximilien Ier écoutez
ceux qui philosophent Païennement ou profanement comme des grenouilles et non comme des rossignols.
Que celui qui peut comprendre comprenne (si le diable ne l'en empêche) et se corrige.
A l'étrangère] La pérégrine Grecque qui n'est pas approuvée dans son mensonge, par le témoignage interne
de l'Esprit-Saint. La raison en vient de ce que la Sapience ne s'acquiert pas par les paroles enjolivées
et fardées de la Rhétorique, ni par les tortuosités des syllogismes par lesquels cette Etrangère
attire les enfants et les insouciants à son amour (hélas! honteux et indigne !) mais par la Lumière de
l'âme Divinement éclairée, tombant (Enthousiastiquement) sur l'intellect et mettant en mouvement la
libre volonté de croire; ce qui est la plus noble voie pour savoir toutes choses. Qui adoucit ses sermons]
Dialectiquement, Rhétoriquement. Sénèque nous dit: L'oraison flatteuse est un poison très doux. Qui y
ajoute facilement foi sera facilement trompé. Cicéron dit également avec grande justesse: Les forces et le
nerf de la Sapience sont de ne pas facilement croire. Et Euripides: Rien n'est meilleur et plus utile au juge
que la défiance des hommes. Apprenez donc, ô mortels, qui êtes tant et si souvent avertis, à vous garder
d'imiter l'erreur de ceux qui sont errants, par suite de l'ardeur de leur jeunesse et de leur ignorance
plutôt que la pénitence de ceux qui, par l'age sont devenus plus sapients.

CXVIII. Et abandonne %+ le guide vers. 17. CXVIII. Qui déserte le guide de son
de sa puberté et %+ a oublié son adolescence et a oublié son pacte de DIEU. pacte de DIEU.

La fin de sa puberté] C'est-à-dire DIEU lui-même; qui, par sa SAPIENCE, dans le Grand-Livre de la Nature, dans la Loi (dans le Micro et le Macrocosme) Divinement transmise, dans son Verbe écrit,
depuis le commencement du monde l'a détournée de la malice et invitée à suivre la voie Royale de
la VERITE, et l'appelle et l'invite encore aujourd'hui. Son pacte de DIEU, etc.] A l'exemple de son Père,
c'est-à-dire du diable qui n'a pas persévéré dans la vérité. S. Jean, VIII, 44, et dont elle est la fille
très obéissante. Tous ceux qui se joignent et se conjoignent à elle en mariage, oublient complètement
leur pacte avec DIEU, et se constituent enfants du diable, et ont pour parent l'ennemi de DIEU, de la
Créature, de la Nature et de tout le genre humain. Eine ehrliche Gesellshafft! Une honnête compagnie!
Afin que tu te tiennes sur tes gardes, je t'en avertis, ami.

CXIX. Car sa maison %+ est inclinée vers. 18. CXIX. Parce qu'elle a incliné sa
vers la mort, et ses sentiers aux maison vers la mort, et que ses sentiers enfers. conduisent aux morts.
Et inclinée] Sa doctrine conduit à la ruine du Corps, de l'Esprit et de l'Ame, dans cette vie et dans l'éternité; mais la Loi du Sapient est une source de vie pour que tu évites la ruine de la mort. Prov.
XIII, 14.

CXX. Tous ceux %+ qui entrent vers. 19. CXX. Tous ceux qui entrent vers elle,
vers elle ne retourneront point ni ne ne retourneront point ni ne prendront rentreront %+ dans les sentiers de les sentiers de la vie. la vie.

Qui entrent] Qui en enseignant et travaillant s'approchent d'elle, se délectent d'elle, s'associent à elle l'embrassent et la suivent; ceux qui boivent à sa coupe, ce qui advient fréquemment parmi les hommes,
lorsqu'ils sont charmés, enivrés par le breuvage de Circé, sont transformés en bêtes féroces et en
porcs immondes. Les sentiers de la vie] Ils sont au nombre de DIX que tu verras dans la seconde figure
de cet Amphithéâtre. Celui qui, revêtu Théosophiquement de ces dix vêtements de la Régénération
marche en eux, est UNI AVEC DIEU; ils ont heureusement conduit à la source de vie, à l'Océan de
SAPIENCE les Mages Kabbalistes venant (selon le verset CLXX) d'Orient, par l'étoile éclatante de la
SAPIENCE qui s'était levée Micro et Macrocosmiquement.

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42 INTERPRETATIONS ------------------------------------------------------------------------------------------------

(*1) CXXI. %+ Afin que tu marches vers. 20. CXXI. Afin que tu marches, dis-je, dans la bonne voie et %+ que tu par la voie des bons, et que tu gardes les gardes les chemins des justes. sentiers des justes.
Afin que tu marches dans la bonne voie] La bonne voie est la voie de la Sapience, de la justice, de la sanctification, de la rédemption, de la vérité, de la vie. S. Paul, I. Cor. I, 30. Et les voies universelles
du Seigneur sont miséricorde et vérité. Psaum. XXV, 10 (Vulg. XXIV). La bonne voie est la voie
de l'humilité, de la mansuétude, de la constance, de la taciturnité, de la foi, de la charité, de l'espérance,
de la patience. Selon S. Jean, VIII, 31, la SAPIENCE incarnée disait à ceux qui, Juifs, croyaient
en lui: Si vous demeurez dans ma parole, vous serez véritablement mes disciples, et vous connaîtrez la vérité
et la vérité vous libérera. C'est pourquoi, reste, je te le conseille, dans la parole de la SAPIENCE, afin que
tu sois disciple de la SAPIENCE, préceptrice très fidèle et qui ne sait pas tromper; afin que tu connaisses
TOUTE VERITE; que tu avances, Kabbaliste, Mage, Physico-Chimiste, dans la bonne voie, tant dans les
choses Physiques et Hyperphysiques que Divines, et que, par le dogme de vérité tu sois libéré de
l'erreur et de la déviation. Les chemins des justes] sont les exemples de vertus, de piété, et principalement
l'imitation de la vie du Christ, notre Sauveur. C'est pourquoi l'Apôtre dit: I Cor. XI, 1: Soyez
mes imitateurs comme je le suis du Christ. C'est par cette voie qu'il faut s'exciter dans l'Oratoire et le
Laboratoire. De plus, cette voie t'est montrée synoptiquement dans cet Amphithéâtre et dans ce
Prologue, par ces sept grades, qui nous conduisent au Sanctuaire de la Sapience Eternelle, seule
vraie.

CXXII. %+ Pourquoi es-tu séduit, Prov. V, CXXII. Pourquoi te délectes-tu, mon
mon fils, par une indigne, et restes-tu vers. 20. avec une autre, et embrasses-tu le
dans le sein d'une autre? sein de l'étrangère,
Pourquoi es-tu séduit] La Divine Sapience doit être aimée et embrassée comme une épouse. Car le Roi Sapientissime avait décidé de se fiancer avec elle. Et certes, Elle s'unit volontiers en mariage avec
nos âmes. Et c'est aussi pour cette raison que la SAPIENCE DE DIEU Incarnée a, par incarnation, contracté
mariage avec le genre humain. Vois combien intimement s'est conjointe avec toi la Sapience de DIEU,
comment elle s'est fait elle-même un domicile de la nature humaine, pour qu'elle pût l'habiter dans
toute la plénitude de la Déité. Ah! pourquoi te jettes-tu dans le sein de la mérétrice (la sapience
mondaine immonde) tandis que la Vierge céleste, pure, chaste, intacte, pleine de grâces, de dons,
de bienfaits et d'immortalité a commencé depuis longtemps à dépérir en toi. Il est donc nécessaire,
par l'amour Divin de choisir et d'épouser cette vierge. Tandis que c'est l'amour du monde qui entoure
et allèche cette mérétrice, la sapience mondaine et vaine, qui est indulgente pour les plus honteuses
passions.

CXXIII. Le SEIGNEUR regarde attentivement vers. 21. CXXIII. Quand devant les yeux de
% IEHOVAH sont les voies de l'homme (vir) (homo) et %+ considère toutes ses et qu'il pondère tous ses sentiers? démarches.

Les voies de l'homme] Lorsque ton âme convoite les choses mondaines, les honneurs, les voluptés, les richesses, tes voies sont perverses et tu dévies du SOUVERAIN BIEN. Considère tes démarches] Tes
études, tes conseils, tes fourberies, tes tromperies, tes ruses, tes désirs insensés sont tes démarches,
que le Seigneur considère, que les Anges regardent, que ta conscience observe et accuse, que les
diables énumèrent. DIEU qui scrute tous les coeurs et les reins et connaît les cogitations universelles
des esprits, I. Paral. XXVIII, 9, abomine le coeur dépravé et le livre (si tu ne te repens pas) aux créatures
vengeresses, qui exercent la vengeance contre tous ceux que DIEU abomine. Car c'est la plus grande
misère, c'est l'enfer même, que d'être délaissé par DIEU.


(*1) Marche avec les bons.

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DU GRADE SECOND 43 ------------------------------------------------------------------------------------------------

CXXIV. %+ Ses iniquités le prendront, vers. 22. CXXIV. Ses iniquités le prendront,
l'impie; %+ et il est contraint l'impie, et il sera tenu par les liens de par les liens de ses péchés. son péché.
Ses iniquités] Toute iniquité inflige d'elle-même sa peine et sa blessure; il n'est pas de vice qui n'engendre lui-même sa maladie particulière. De même que toute vertu est elle-même sa très belle
récompense; aussi tout vice est lui-même sa très cruelle récompense. Car toute graine produit le
fruit qui lui est propre. La miséricorde est le fruit de la miséricorde; la bénignité, le fruit de la bénignité,
et vice versa, le fruit de l'immiséricorde est l'immiséricorde et la cruauté. Il est contraint par
les liens de ses péchés] Le péché est vraiment la plus grande servitude et captivité; l'impie est ainsi
lié, et il lui est impossible de fuir la peine. La Sapience Divine est la vraie liberté, qui libère l'âme
de l'homme des chaînes de la folie, des erreurs, des ténèbres, des plaies, des vices et des pièges du
désespoir.

CXXV. Il mourra parce qu'il n'a pas vers. 23. CXXV. Il mourra, de ce qu'il n'a pas
eu la DISCIPLINE, et dans la multitude écouté l'érudition, et à cause de la multitude de sa folie, il sera trompé. de sa folie, %+ il errera.
Il errera] L'âme humaine non illuminée par la lumière de la Sapience Divine est pleine d'erreurs de telle sorte que les plus minimes de ses actions ne sont exemptes d'erreur; si elles se rapportent à
DIEU, il erre; si à la Nature, il délire; si à lui-même, il s'abuse; si à son prochain, il est trompé. En
somme, il ne peut considérer sans erreur ni la plus petite étoilette du Ciel, ni la plus infime herbette
de la Terre; parce que toutes ses cogitations sont erreurs. Ceci est vraiment la multitude de sa folie,
qui ne peut porter avec elle rien autre que la mort et la ruine. Car l'homme est précipité de la source
de la Lumière dans l'abîme des Ténèbres, duquel il ne peut sortir à moins qu'il ne devienne divinement
adepte de l'Esprit de Sapience.

CXXVI. Applique-toi (ainsi) en tout Prov. IV. CXXVI. Applique-toi (donc) entre LE COEUR (*1)
à la garde de %+ ton COEUR, parce vers. 23. toutes choses à la garde de ton COEUR,
que de lui procède la vie. parce que, de lui s'élèvent les vies.
Ton COEUR] La SAPIENCE a son siège dans le Coeur; prends donc garde que la vaine Sapience n'occupe et n'emplisse ce siège. Car elle est ce serpent antique qui aveugle l'esprit, et instille son virus par
un grand nombre de pièges; il souille le coeur par la luxure, l'enfle par l'orgueil, l'enflamme par la
colère, le dévaste par l'envie, qui sont tous des oeuvres du diable. Considère donc ceci afin que tu
gardes ton COEUR de ce venin; conserve-le donc et ouvre-le à la Céleste Sapience, à la crainte de DIEU,
à la foi incorrompue (qui purifie le coeur) à la charité non fardée, à l'espérance immuable, à la patience
inébranlable, à l'humilité très aimable. Que ton COEUR soit l'officine de l'oraison et de la prière,
l'instrument des plus saints gémissements, et le domicile de la piété.

CXXVII. Détourne de toi %+ la vers. 24. CXXVII. Détourne de toi la perversité (*2)
BOUCHE dépravée et loin de toi soient de la BOUCHE, et éloigne de toi la dépravation les lèvres qui détractent. des lèvres.
LA BOUCHE dépravée] Accoutume-toi à la constance et à la gravité dans les dits et les faits. Car les anges, tes gardiens sont des Esprits constants et graves, ennemis de toute légèreté; ils sont des Esprits
vrais, et amants de la vérité. Car les Esprits apostats sont menteurs, décepteurs, illusoires, légers, inconstants,
et quand ils parlent de mensonges, c'est d'eux-mêmes qu'ils parlent et ils ouvrent leur propre
trésor, parce que le diable calomniateur est le frère du mensonge. DIEU est vrai; le Christ est
vérité; l'Esprit Saint est l'esprit de vérité. Seule, la Sapience Divine est vraie, plus vraie, vérissime.


(*1) LE COEUR.
(*2) LA BOUCHE

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44 INTERPRETATIONS ------------------------------------------------------------------------------------------------

(*1) CXXVIII. %+ Que tes YEUX voient vers. 25. CXXVIII. Que tes YEUX regardent droit, et que tes paupières précèdent dans la droiture, et que tes paupières tes démarches. dirigent la voie devant lui.
Que tes YEUX] Que les yeux de ton esprit soient toujours et sans cesse diriges vers la miséricorde, la justice, la sapience, l'omnipotence, la vérité et la bénignité de DIEU et à l'imitation de l'exemple de
la vie du Christ; de même alors, ta vie sera droitement dirigée. Considère dans le Soleil, le Soleil de
Justice; dans les étoiles, les élus; dans les fleurs, le Paradis; dans l'homme, ta misère: en DIEU le
Père, la grâce infinie; dans le Christ, la fraternité aimable; dans l'Esprit Saint, la charité communicable;
dans les Anges, la glorification; dans le Macrocosme, la Divine Providence; dans le Microcosme,
la Divine Sapience.

(*2) CXXIX. Dirige les sentiers pour %+ tes vers. 26. CXXIX. Pondère le sentier de tes PIEDS
PIEDS, et toutes tes voies seront stables. et toutes tes voies seront dirigées.
Les PIEDS] Les PIEDS signifient les devoirs de la vocation légitime. Aie soin d'abord d'avoir une légitime vocation pour les choses qui doivent être régies; ensuite ne tente rien au dehors de ta vocation;
car tu aurais un très malheureux succès. Les Anges sont des Esprits Divinement destinés à
être d'une certaine manière administrateurs de notre vocation. Qu'ils te gardent dans tes voies, dit le
Psalmiste. Psaum. XCI, 11. Donc s'ils t'abandonnent hors de ta vocation, tu heurteras tes pieds aux
pierres de la mort.

CXXX. Ne décline %+ à dextre ni vers. 27. CXXX. Ne décline à dextre ni à sénestre;
à sénestre; écarte ton pied du mal. détourne ton pied du mal.
A dextre] A dextre inclinent ceux qui deviennent insolents dans les affaires prospères; à sénestre ceux qui sont brisés par l'adversité. A dextre déclinent ceux qui par des promesses, et à senestre par
des menaces, dévient de la droiture. Ne sois ni trop hardi ni trop faible: (dans le juste milieu tu seras
parfaitement en sécurité); ne sois ni avare ni prodigue; mais libéral, afin de ne point dissiper tes
biens avec profusion ni de cacher tes trésors par avarice, car l'un et l'autre sont des maux desquels
tu dois détourner ton pied. Car le diable et le monde tendent des pièges et des rets, tant à dextre
qu'à sénestre, de sorte que si tu ne peux être pris par les lacs de la luxure tu le seras par les chaînes
et les liens de l'avarice, par lesquels le coeur de l'homme s'enfonce dans la perdition.

CXXXI. %+ Car si tu deviens sapient, Prov. IX, CXXXI. Si tu devient sapient, tu seras
tu le seras par toi-même; mais vers. 12. sapient par toi-même; mais si tu es moqueur,
si tu es moqueur, toi seul porteras le tu porteras seul la peine. mal.

Car si tu devient sapient] Il vaut donc mieux obtempérer à la SAPIENCE vraie et devenir sapient à son avantage, que de s'attacher aux illusoires et de délirer à son détriment. C'est en vain que cherchera
à savoir celui qui n'entreprendra pas de savoir par soi-même. L'impiété est punie elle-même.

S O M M A I R E
CXXXII. %+ Qui renonce la SAPIENCE Sap. III, CXXXII. Car qui estime pour néant
et la DISCIPLINE est malheureux vers. 11. la SAPIENCE ET LA DISCIPLINE est misérable; % l'espérance de telles gens est vaine leurs travaux sans fruit et leurs oeuvres et leurs travaux infructueux et leurs inutiles. oeuvres inutiles.

(*1) LES YEUX.
(*2) LES PIEDS ou la démarche.

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DU GRADE SECOND 45 ------------------------------------------------------------------------------------------------

LA SAPIENCE et la DISCIPLINE] Toi qui renies, rejettes, foules au pieds et désertes la SAPIENCE et la CRAINTE DU SEIGNEUR, en quoi pourrais-tu être heureux? Et leur espérance est vide] Ils sont toujours
cherchant, dans tout mystère et secret possible, et ne parviennent jamais à la fin de la Vérité; se
perdent misérablement dans les vanités de leurs cogitations, de leurs opinions et de leurs travaux; et
parce qu'ils rejettent la SAPIENCE vraie et son commencement qui est la crainte de DIEU, ils ne peuvent
orer Théosophiquement ni Laborer sapientement et avec fruit. Le conseil ne peut valoir quand il est
contre le SEIGNEUR et quand même tous les sapients insensés de ce monde immonde s'assembleraient
pour disputer, il en naîtrait Babel, c'est-à-dire la confusion, dans leurs sens, leur raison et leurs esprits;
et ils se jetteraient dans l'opinion réprouvée, pour tomber enfin (en prenant et faisant une chose
pour une autre) d'erreur en erreur. Notez ceci, vous qui cherchez la Pierre des Philosophes, et qui
aspirez Kabbalistiquement, Magiquement, Chimiquement, Théosophiquement, etc., à comprendre, savoir
posséder et accomplir les choses sapientement annotées dans la quatrième figure de cet Amphithéâtre;
vous-mêmes, dis-je, avant que d'en traiter Théosophiquement, apprenez (DIEU le permettant,
ayant compassion et opérant) afin que vous soyez éclairés, extraits des vilenies du péché, libérés des
superfluités, des impuretés, absous, séparés, dépurés, conjugués (ô abîme du mystère de DIEU ! il n'est
pas un point dans cette union qui existe par sa libre volonté ou qui subsiste par lui-même, mais seulement
par la miséricorde de DIEU, Ensoph! Ensoph!) sublimés au plus haut grade de la perfection
(par le Divin artifice du feu divin) c'est-à-dire exaltés et conjoints mentalement avec DIEU lui-même
dans l'Esprit et la Vérité; avant, dis-je, d'entreprendre d'extraire de la Mine de la SAPIENCE, la Pierre
des Philosophes qui est la vraie MAGNESIE Catholique des Théosophes, et les autres trésors de la SAPIENCE;
autrement (sois-en assuré) tu perdrais ton temps et ta peine. Les Biens et les Dons de DIEU
sont, furent et seront toujours ceux dont il est traité dans notre Amphithéâtre, et dépendent de DIEU
seul, sublime, glorieux, rempli de toute Justice et Bonté, et qu'il donne ou reprend à qui il veut.
Remarque: L'HOMME est la Matière qui doit être purifiée, le Corps à l'état de sujétion; DIEU est l'âme
qui vivifie; et l'ESPRIT Saint est le lien qui par sa vertu produit l'UNION qui conduit et donne entrée au
Royaume perpétuel. O admirable harmonie, Macro et Micro-Cosmiquement régénératrice! Car seul celui qui aime la régénération et qui est vraiment sous la conduite singulière de DIEU, connaîtra ces Régénérations; partout ailleurs ce sont forêts Bohémiques, erratiques et ténébreuses.
Ici doit être insérée la figure du troisième grade.

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46 INTERPRETATIONS ------------------------------------------------------------------------------------------------

III
GRADE PROLOGETIQUE
TROISIEME EXPOSE
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NOUVELLE VERSION PASSAGES CITES TRADUCTION ANCIENNE DE LA DES PROVERBES, OU SACRO-SAINTE DE L'HEBREU, VULGATE ECRITURE ET DE LA SAPIENCE, DU GREC CXXXIII. Je référerai CE QU'EST la Sap. VI, CXXXIII. Je référerai CE QU'EST LA
SAPIENCE, et de quelle manière %+ elle vers. 24. SAPIENCE et comment elle est née, et ne
a été faite, et je ne vous cacherai point vous cèlerai pas les mystères; mais je % pousserai mon investigation dans la pousserai mon investigation dès le cognition d'elle, dès la première origine commencement de la naissance et je et je proférerai ouvertement ni ne mettrai en lumière la science d'elle et négligerai la Vérité. ne négligerai point la vérité.

Elle a été faite] C'est-à-dire comment elle a existé, comment elle a été engendrée dans les siècles des siècles de l'utérus (Psaum. CX. 3) imperscrutable et éternel de la Divinité. Les Sacrements de DIEU]
c'est-à-dire les mystères de DIEU. Non seulement celui qui est le signe pratique de la grâce ce qui est
la signification propre du mot Sacrement; mais tout ce qui est nécessaire, beau et utile à connaître
touchant DIEU, la NATURE et l'HOMME est appelé Sacrement. Car la vraie SAPIENCE est TER-TRI-UNE, renfermant
la Théologie, la Médecine et l'Astronomie; ou, comme il nous est révélé au chap. VII et VIII
de la Sapience, la cognition des mystères Divins, la prudence de l'administration et de la gubernation
politique, l'ordre des choses de toute la Nature, les causes, les mouvements et les vertus des choses
célestes et les forces des choses terrestres, par lesquelles éclatent l'Omnipotence, la Sapience, la
Miséricorde, la Vérité, la Justice et le Jugement du Créateur.

(*1) CXXXIV. (Car) %+ dans la SAPIENCE Sap. VII, CXXXIV. Car en Elle est l'ESPRIT est l'Esprit d'Intelligence, Saint, Unique, vers. 22. Intelligent, Saint, Simple, Multiple,
Multiple, %+ Subtil, Disert, Subtil, Mobile, %+ Illustre, Impollué, Mobile, %+ Non souillé, Certain, Perspicace, Invisible, cherchant Suave, aimant le Bien, Aigu, à qui rien le Bien, Aigu, %+ Prompt, Bénéfique, ne peut défendre de Bien faire,

Dans la SAPIENCE est l'Esprit] Elle est et s'appelle πνευ̑μα μονογενὲς καἰ πολυμερὲς; souffle monogène et pluriforme Unigénéré ou Uniengendré et Multiple qui est né et produit de l'Unique et simple Nature
de DIEU, et qui pourtant étend par le Monde ses parties innombrables, comme des rameaux. La Multiplicité
est en effet attribuée à cet Esprit de DIEU, à cause de la variété des vertus et des forces infuses
dans les Choses, dans lesquelles il descend. Voy. vers. CCXXIII et la troisième partie de cet Amphithéâtre,


(*1) L'ESPRIT DE SAPIENCE.

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DU GRADE TROISIEME 47 ------------------------------------------------------------------------------------------------

Quest. 4 et 6. Grâce à DIEU, dit fort bien S. Augustin, l'unité se trouve en plusieurs choses, et (j'ajoute)
dans l'unité, la pluralité. Subtil] Ténu, nullement appesanti par aucune charge grossière et corporelle,
mais léger et rapide, et pour cela εὐκινητος, c'est-à-dire Mobile, dans lequel est la souveraine célérité.
Illustre] Splendide et lucide, vers. CXXXVII, VIII. Non souillé] Incontaminé, c'est-à-dire pur, vide de
toute tache et de toute maculature. Car puisque la Nature est lucide et splendide, elle possède une
splendeur pure, comme dit S. Jean. Ep. I. Chap. I, 5. DIEU est lumière; en lui ne sont nulles ténèbres.
Prompt] Qui n'est pas arrêté ou que rien ne peut arrêter car par sa force il pénètre toutes choses
et rompt tous les impédiments.

CXXXV. Humain, Bénin, Stable, vers. 23. CXXXV. Humain, Stable, Certain,
% Sûr, voyant tout et perméant tous les pouvoirs, voyant tout, et qui garde Esprits intelligents purs et subtilissimes. tous les Esprits, Intelligible, Mondé et Subtil.

Certain, sûr] En sécurité, à l'abri de tout souci; quiet et tranquille. Ayant tous pouvoirs] Qui peut toutes choses ou est doué d'omnipotence. Car c'est l'Esprit du DIEU Omnipotent et qui ne peut être
Omnipotent que par DIEU.

CXXXVI. Car la SAPIENCE est la plus vers. 24. CXXXVI. %+ Il n'est nul mouvement
mobile de toutes les choses mobiles dont l'agilité surpasse la SAPIENCE car elle atteint partout à cause de sa qui, à cause de sa pureté demeure, et pureté. passe par toutes choses.
Il n'est nul mouvement] La SAPIENCE est plus mobile que tout mouvement, c'est-à-dire par la célérité de son mouvement vaine tout mouvement et pénètre en TOUTES CHOSES à cause de sa pureté et de sa
subtilité. Considère cela, mon fils, comme étant ce que les Sapients entendaient en philosophant sur
le MOUVEMENT PERPETUEL. Ce MOUVEMENT (dirais-je avec Hermès, dans la Table que la VENUS des Philosophes,
par la fécondité de sa VIRIDITE bénie, a instituée et composée pour en traiter, et qui a été appelée
à cause de cela, Table d'Emeraude) est la force de toute la force du fort: c'est pourquoi il vaincra
toute chose subtile, et pénétrera toute chose solide. Elle meut sapientement, conserve potentiellement,
anime et vivifie TOUTES CHOSES. Si tu connais la NATURE (que tous les Anciens et les Pères orthodoxes
ont affirmé très véritablement et très pieusement être θεου̑ φωνὴν, c'est-à-dire la voix de DIEU)
Théosophiquement, et par l'abstrait et par le concret, et universellement et particulièrement, tu connais
(crois-moi) le MOUVEMENT PERPETUEL des Sapients. Je te renvoie aux versets CLIV et CLXXVIII. Et à la
figure, la définition et l'exposition de la Pierre des Philosophes qui est la troisième de cet Amphithéâtre.
Souviens-toi ici d'étudier en priant DIEU afin que, coopérant Théosophiquement il t'inspire et
te montre la vérité. J'en ai connu beaucoup, dans les cours des Princes qui cherchaient mécaniquement
(ah! en vain), un mouvement perpétuel de bois ou de fer. S'ils eussent étudié la SACRO-SAINTE
ECRITURE, la NATURE et EUX-MEMES, Théosophiquement, Physiquement, Physico-Médicalement, comme
dans les 2e et 3?figures de cet Amphithéâtre, ils eussent réellement trouvé le MOUVEMENT non seulement
perpétuel, mais encore vraiment Eternel, Divin et Naturel, dans l'un comme dans l'autre monde
des Sapients. Ce mouvement CATHOLIQUE, seul vrai, le vulgaire frivole, empêché par l'esprit de séduction
ne le connaîtra pas. C'est l'aveugle qui conduit l'aveugle; c'est pourquoi leurs labeurs seront
vains. C'est un mouvement qu'il faut mouvoir, qu'exhibent les Sophistes et non pas le mouvement
qui meut.

CXXXVII. %+ C'est une VAPEUR vers. 25. CXXXVII. Car c'est une vapeur de (*1)
% la vertu de DIEU et le déflux sincère de %+ la Clarté sincère de de la gloire de l'Omnipotent et pour cela l'Omnipotent et c'est pourquoi %+ aucune rien de pollué en lui ne tombe souillure, en elle ne se trouve.


(*1) Quelle est la SAPIENCE.

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48 INTERPRETATIONS ------------------------------------------------------------------------------------------------

Une vapeur] Un Esprit, Ruach, comme l'appellent les Hébreux. La vertu de DIEU] L'Essence Divine, TOUTE en TOUS. Vers. CCCIII. Ensoph! Ensoph! quelle profondeur! quelle profondeur! ma bouche
reste muette. Je ne répéterai point ceci: Confère typiquement la pierre des Philosophes, quelle,
de quelle qualité et aussi grande qu'elle soit, avec cette SAPIENCE incarnée, et par contre, tu connaîtras
l'harmonie admirable du Servateur du Monde majeur, avec le Sauveur du Monde mineur, mystère
(DE LA VAPEUR DE LA VERTU DE DIEU EMANANT DANS L'UNIVERS) admirable, ce dont il convient de garder
le silence plutôt que de jeter des perles au monde immonde pour qu'elles soient foulées aux pieds.
Ils sont ainsi nommés L'UN ET L'AUTRE par excellence. Car, comme nous le savons encore par S. Paul,
Coloss. I, 20, DIEU réconcilie toutes choses par le FILS (Θεανθρωπον) et pacifie par le sang de sa croix (car
la figure première de cet Amphithéâtre est la Croix Sainte, le Christ lui-même crucifié, qui vainc
CRUCIFORMEMENT le royaume du diable, signe mystérieux des anciens Mages, par lequel nous-mêmes
pouvons vaincre Théo-Sophiquement) tout ce qui est sur les Terres et dans le Ciel. Et dans l'Epître
aux Ephès. I, 10: Il instaurerait toutes choses qui sont dans le Ciel et sur la Terre, c'est-à-dire, non-seulement
les Ames, le Soleil, la Lune, les Etoiles, l'air; mais les bêtes terrestres, les arbres, les herbes,
la Terre elle-même, la mer, les neuves, les fontaines et les êtres qui vivent dans l'eau; car la Terre a
été maudite à cause de l'homme, Genés. III, 17. Car c'est pourquoi la CREATURE gémit pour la libération
et entendre en ce temps ainsi que nous-mêmes, S. Paul, Rom. VIII, 22, en clamant sa voix: Libérez-nous
du mal: (Sang du Christ, réellement, et non sans mystère répandu à profusion sur la terre) ainsi
qu'il est constant par l'expérience, pour que le FILS DU MONDE MAJEUR, CATHOLIQUE (θεόκοσμον) augmente les
forces, et oeuvre dans le genre humain. Plût à DIEU que certains Théologiens qui, à notre époque, disputent
chaque jour peu chrétiennement, établissent aussi leur oeuvre en lui (imitant ainsi les plus anciens
Patriarches, Sages ou Sapients) afin qu'ils apprennent à lire, à voir, à toucher, à connaître
MASCHIAH par le type réel, dans le Livre Catholique de la Nature, et certainement ils connaîtraient et
atteindraient plus véritablement (conduits ainsi par la Lumière de la Nature et la main de L'ESPRIT
SAINT) la Doctrine de DIEU, par la Personne du Christ, par le devoir et par tous les articles de la Religion
Chrétienne, que par la disputation verbeuse. Car le Livre de la Nature explique le livre de la Sacro-
Sainte Ecriture, et vice versa. Apprenez donc à connaître le SEL DE LA SAPIENCE TRES ANTIQUE, LE VITRIOL
CATHOLIQUE DE LA NATURE qui se trouve catholiquement dans la seule MINE DE LA SAPIENCE; et vous connaîtrez
Théo-Sophiquement TOUT EN TOUTES CHOSES. Et bien que, selon le siècle il n'est presque rien
de plus ignominieux, de plus méprisé, de moins honoré que cette Mine; cependant c'est elle que le
monde contemne iniquement, que glorifie dignement le Théo-Sophe. Voy. vers. CLVII, CLXII, CLXXXVII,
et tout cet Amphithéâtre, passim. Donne-la moi, o IEHOVAH, à l'intérieur de peur que je ne craigne, et à
l'extérieur de peur que je ne redoute les foudres des Théo-Sophistes, Amen. Sache que j'ai soif de la
vérité. L'Emanation] Les Kabbalistes comptent DIX Emanations de DIEU sortant des Sources sacrées,
et qu'ils appellent SEPHIRVTH ou (comme beaucoup d'Hébreux prononcent de nos jours) SHIRVS, c'est-
à-dire Numérations ou Emanations parmi lesquelles en second lieu ils placent la SAPIENCE. Consultez
sur celles-ci la première partie de cet Amphithéâtre, et çà et là les écrits des Kabbalistes. Voy. vers.
CLXXIV. Ce qui émane de DIEU est certainement Divin; or la SAPIENCE est une EMANATION DE DIEU; donc
elle est Divine et par suite Eternelle. Les Emanations de DIEU sont les étincelles et les rayons de la
Divinité. Il faut remarquer les phrases: J'ai procédé de DIEU, S. Jean. VIII, 42; Vous m'avez envoyé,
Je suis sorti du Père, S. Jean, XVII, 8. Par ce passage de l'Emanation est affirmée la définition de la
Philosophie vraie, vers. CCXVII. La Clarté de l'Omnipotent] C'est ici la SAPIENCE incarnée; S. Jean, XVII,
4: Père, je t'ai glorifié sur la terre, j'ai consommé l'oeuvre que tu m'avais donné à accomplir; et maintenant,
toi mon Père, glorifie-moi en toi-même, de cette gloire que j'ai eue en toi avant que le Monde fût. Et un peu
plus loin: Parce que je suis sorti de toi, c'est-à-dire émané. Voy. chap. XVII, liv. II Capnion, de Verbo
Mirifico. Aucune souillure] Apprends (afin d'être Sapient) à conférer Sapientement les Antécédents avec
les conséquents, le Prologue avec les figures de cet Amphithéâtre et vice versa, et aussi sur ce fondement,
tu connaîtras pourquoi la PIERRE des Philosophes, Catholique et Physico-Chimique, résiste aux
puissances diaboliques; et opère aussi mirifiquement d'innombrables oeuvres non moins merveilleuses.
Voyez la quatrième figure de cet Amphithéâtre.

CXXXVIII. Puisqu'elle est %+ la vers. 26. CXXXVIII. Car elle est la splendeur
candeur de la LUMIERE éternelle, et de la lumière éternelle et le miroir de % la vertu de DIEU nullement aspergé de de DIEU, et %+ l'image de sa maculatures et l'image de sa BONTE. BONTE.

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DU GRADE TROISIEME 49 ------------------------------------------------------------------------------------------------

La Candeur de la lumière éternelle] La LUMIERE divine, éternelle ne fut (certes) pas depuis l'éternité sans candeur; elle sera donc la SAPIENCE éternelle (dont il s'agit ici). C'est cette lumière qui luit dans
les ténèbres et que les ténèbres n'ont pas comprises. S. Jean I, 5. Le miroir sans tache] Médite Harpocratiquement
sur ce MIROIR et son signe réel dans le Macro et le Micro-cosme, tant particulier qu'universel,
SECRETISSIME. Voy. vers CCXXII. Il n'est pas permis (bien que je le voudrais) de parler de toutes
choses à cause du Monde immonde. Que ce mystère reste donc profondément posé dans l'Esprit. Ce
DIEU du Ciel qui révèle les mystères (Daniel, II, 28) peut donner à qui il veut de scruter Christiano-
Kabbalistiquement, Divino-Magiquement et Physico-Chimiquement ce que sont l'URIM et le THUMMIM,
Exod. XXVIII, 30. L'image de sa bonté] De cette image se doit Théosophiquement servir le Christiano-
Kabbaliste; que soient rejetées les images des Cacomanes, S. Paul, Hébr. I, 1 et suiv. DIEU parlait
autrefois aux pères dans les Prophètes, par une très grande variété de moyens et de manières; mais
dans ces temps très nouveaux il nous parle dans le FILS qu'il a constitué héritier de l'universalité des
choses qu'il a faites par lui, dans les siècles des siècles. Lui qui, étant la splendeur de la gloire et la
figure (χαρακτὴρ) de sa substance (υ̑ποστάσεως, subsistance) POURTANT TOUTES CHOSES PAR LE VERBE DE SA PERFECTION
(vers. CLIV), opérant la purgation des péchés, siégeant à la droite de sa majesté, au plus haut
des cieux; aussi élevé au-dessus des Anges, par sa puissance, que différent d'eux par le nom dont il
a hérité. C'est lui qui est l'IMAGE DE DIEU, S. Paul, II. Cor. IV, 4.

CXXXIX. (Aussi) la SAPIENCE (celle-ci) Ibid. CXXXIX. (Car) ELLE-MEME est plus
est plus spécieuse que le SOLEIL, vers. 29. spécieuse que le SOLEIL, et placée au-
et au-dessus de toute la disposition des dessus du lieu de toutes les étoiles, et étoiles; %+ comparée à la Lumière comparée à la lumière, elle s'est trouvée elle s'est trouvée supérieure. supérieure .
Plus spécieuse que le SOLEIL] Pourquoi non? Car elle est le SOLEIL de Justice, Malachie. IV, 2, éternel, luisant sur toutes choses et l'Orient qui nous visite d'en haut, S. Luc, I, 78. C'est pourquoi Salomon
dans le Schir haschirim, c'est-à-dire le Cantique des Cantiques, chap. VI, 9 s'écrie: Qui est celle qui
s'avance presque comme l'aurore qui se lève, belle comme la Lune, éclatante comme le Soleil,
terrible comme une armée rangée en bataille? Comparée à la Lumière, etc.] Sur la LUMIERE Voy. vers.
CCLXI .

CXL. Car la nuit %+ lui succède; vers. 30. CXL. Car la nuit suit celle-ci, mais
mais la %+ malice ne vainc pas la la malice ne vainc pas la SAPIENCE. SAPIENCE.

Lui succède] AU SOLEIL, le grand Luminaire, dans le Firmament, qui préside aux jours. Genès. I, 16. La malice ne vainc pas] Car la SAPIENCE A ETE, EST, ET SERA cette PIERRE de vérité, solide, fixe et ferme,
contre laquelle n'ont prévalu et ne prévaudront jamais les portes de l'enfer; et de ses entrailles fluent
des fleuves d'eau vive. S. Jean, VII, 38; dont le type réel est la Pierre des Philosophes, dans le Grand
livre de la Nature. Heureux celui à qui elle est indiquée, et de qui, ayant été indiquée, elle est connue.
La Passion, la Résurrection et la Personne même de JESUS-CHRIST; la Matière, la Préparation et la
plus que perfection dans le corps glorifié de la PIERRE PHILOSOPHALE, la Régénération de Toi-même,
formé à l'image et à la similitude de DIEU, selon le Corps, l'Esprit et l'âme, te manifesteront, par
l'harmonie Catholique de très nombreux secrets. Observe l'Harmonie des livres de la Sacro-Sainte Ecriture
et de la Nature; apprends à lire et à comprendre sapientement un Livre entre tous les autres: La
Bible, dans la Nature et Toi-même; la Nature, dans la Bible et Toi-même; Toi-même, dans la Bible
et la Nature; et alors tu seras Sapient. Tu trouveras: IEHOVAH et celui qu'il a envoyé; JESUS-CHRIST,
et dans la Sacro-Sainte Ecriture, et dans la Nature; universellement dans la Pierre des Philosophes;
particulièrement dans tout l'Univers créé, en chaque créature, en Toi-même, par chacun de ces modes;
LA NATURE, catholiquement, en et par le VERBE écrit et même incarné, en et par elle-même, dans la
Pierre philosophale et en Toi-même; Particulièrement dans la Sacro-Sainte Ecriture et chacune des
parties du mondes; TOI-MEME, en et par Toi-même, par la Nature et la Créature; et par DIEU dans le
CHRIST et le VERBE écrit; Universellement et Particulièrement comme ci-dessus; Théosophiquement,

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50 INTERPRETATIONS ------------------------------------------------------------------------------------------------

Physiquement, Physico-Médicalement, Physico-Chimiquement, Physico-Magiquement, Hyperphysico-
Magiquement, Kabbalistiquement, selon les Lois et la Doctrine de cet Amphithéâtre; par l'Influence,
la Lumière et le Mouvement Divin. Ceci, typiquement TOUT EN TOUS ET EN TOUTES CHOSES, Catholiquement.
Et c'est là la SAPIENCE.

(*1) CXLI. %+ Elle atteint donc fortement Sap. VIII, CXLI. Elle s'étend ainsi fortement d'une fin à une autre fin et vers. 1. d'un extrême à un autre extrême, et
% elle modère toutes choses utilement.
Elle atteint à la fin, etc.] Cet Esprit de SAPIENCE par lequel la machine du monde entier est régie, et qui renferme le Ciel et occupe, pénètre, emplit toutes choses. Et il lui convient d'être unique et simple,
bien qu'il soit doué d'innombrables, incompréhensibles, ineffables propriétés, dons, idées, sciences,
vertus, raisons originelles des choses, et de spirituelles et puissantes vertus, si mirifiquement
distinctes, que l'Esprit humain ne peut assez admirer et connaître leur variété. Ces Esprits sont
les auteurs et les origines des générations et des corruptions, des vertus spécifiques, de toutes choses,
et c'est d'eux que dépend la cognition de la Nature. Et ainsi cet Esprit de SAPIENCE est et peut TOUTES
CHOSES en Tous et en TOUTES CHOSES. Dispose toutes choses] Parce qu'il est le MOUVEMENT perpétuel catholique.
Je dis peu et je laisse (certainement) volontiers beaucoup à la méditation du Sapient. Prie,
afin que IEHOVAH soit à toi par ses conseils, et alors tu comprendras enfin. Je veux que tu sois fils de
la SAPIENCE, c'est-à-dire attentif, mu par l'impulsion du rayon du Soleil de la Divine illustration,
doux et humble de coeur, et non arrogant, et demi-savant par trop de précipitation, c'est-à-dire
sophiste.

CXLII. (Car) %+ elle est belle, et Sap. VI. CXLII. Elle est très belle, et la SAPIENCE
% vers. 13. n'est jamais flétrie.

Elle est belle] Elle est vraiment extrêmement belle; car elle est l'Emanation sincère de la clarté du DIEU omnipotent et la candeur de la lumière éternelle, illuminant le Monde Intelligible, Majeur et
Mineur et le SOLEIL luisant sur TOUTES CHOSES. Voy. vers. LXXVIII et CXXXVII. La SAPIENCE n'est jamais
flétrie] En raison de ce qu'elle est éternelle. Seul, l'Eternel ne tombe pas sous la corruption dans
l'éternité. Remarque: Ce qui ne se flétrit jamais est éternel: or la SAPIENCE possède cette qualité,
donc elle est Eternelle et par conséquent elle est DIEU. Voy. vers. CLVI.

CXLIII. %+ Elle glorifie sa générosité, Sap. VIII, CXLIII. Elle illustre sa noblesse, en
ayant l'intimité de DIEU, et vers. 3. ce qu'elle vit, unie avec DIEU, et le SEIGNEUR
% de toutes choses l'aime. l'aime.

Elle glorifie sa générosité] Elle illustre magnifiquement sa générosité, ayant, Eternelle, une Eternelle familiarité avec le DIEU Eternel. Etant d'une naissance divine, pourquoi ne vivrait-elle pas familièrement
avec DIEU ? Et par conséquent (toute proportion gardée) ceux aussi auxquels elle permet une
familiarité avec elle? Je monte, dit cette Sapience incarnée, à mon Père et à notre Père, à mon
DIEU et à votre DIEU, S. Jean, XX, 17. Afin que là où je suis vous y soyez. Ibid. XIV. 3. C'est-à-dire
qu'ils soient faits Amis de DIEU et constitués Prophètes auxquels DIEU (comme un ami à un ami) révèle
médiatement ou immédiatement ses arcanes et inspire et communique les Biens et les Dons des trésors
innombrables et inépuisables de la SAPIENCE. Toi donc, ô homme, fait à l'image et à la similitude
de DIEU, imite le Créateur et aime aussi sa SAPIENCE afin que (aussi Théosophiquement réformé) tu
vives, conforme en ce point à l'Archétype dans la vie éternelle. Le SEIGNEUR de toutes choses l'aime]
Comme dit la SAPIENCE Incarnée, S. Jean, XVII, 24: Mon Père m'a aimé avant la constitution du monde,
et ibid vers. 26, afin que la dilection dont mon Père m'a aimé soit en eux et moi en eux.


(*1) Il persévère dans les louanges de la Sapience.

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DU GRADE TROISIEME 51 ------------------------------------------------------------------------------------------------

CXLIV. (Elle) %+ préoccupe ceux Sap. VI, CXLIV. En avertissant, à ses attachés (*1)
qui la désirent, afin qu'elle se montre vers. 14. elle s'offre à connaître.
la première à eux.

Elle préoccupe, etc.] Elle prévient ceux qui la désirent afin qu'ils la connaissent d'avance; de sorte qu'elle se fait connaître à eux la première, et s'offre de son propre mouvement; aussi elle fait ses
délices d'être avec les fils des hommes, de même qu'aux vers. CXLV et CLVII. Car elle est φθανειν,
devançante, (terme dont se sert ici le Sapient) pour occuper les premières places, en quelque chose
que ce soit, comme dans un amour mutuel ou dans l'obtention de bénéfices; aussi dans l'étude de la
SAPIENCE, la SAPIENCE elle-même s'offre la première à connaître à eux; auxquels donc? A ceux qui la
désirent, qui l'aiment, vers. XVIII, qui la choisissent, qui l'invoquent, vers. CXLII et CCXXIII.

CXLV. Parce que %+ les dignes vers. 17. CXLV. Parce que les dignes d'elle,
d'elle, %+ Elle-même tourne, les elle-même les cherche en tournant, et cherchant, et %+ dans ses voies elle dans les voies, se montre bénévolement se montre à eux avec hilarité, et dans à eux-mêmes, et %+ en toute cogitation toutes choses la Providence s'offre à s'offre à eux. eux .

Les dignes d'elle, etc.] Ceux qui véritablement, c'est-à-dire de tout leur coeur (vers. CCLI) de toute leur âme, de tout leur esprit, de toutes leurs forces, Bibliquement, Macro et Micro-Cosmiquement, l'aiment,
la cherchent, l'entendent, la voient, l'observent le jour comme la nuit dis-je, dans la LOI DE
DIEU, la méditent Théosophiquement; car le plus souvent (puisqu'on se rit de la simplicité du juste,
Job, XII, 4) elle est en dérision aux yeux du monde immonde. Malheur donc au Monde qui, méprisant
malicieusement la SAPIENCE vraie, sera méprisé par Elle en retour, puisque, en outre, sa damnation
sera éternelle, vers. CXCVIII. Qui persévérera jusqu'à la fin sera couronné. Car par l'assidue méditation,
notre Esprit s'exerce, se stabilise et se fixe dans les notions supérieures: car ce n'est pas
(crois-moi) le labeur d'un seul jour. Il importe que nous opérions insensiblement une migration des
notions mauvaises aux Bonnes, des corporelles aux spirituelles, des sensibles aux mentales, des terrestres
aux Divines, si nous voulons être capables des choses Bonnes, Spirituelles et Divines. Ce sont
les degrés des ascensions, voy. vers. CCXVIII. Elle-même tourne, etc.] C'est-à-dire: elle cherche de tous
côtés, par toute la terre, en tout temps et en tous lieux, jusqu'à ce qu'elle ait trouvé celui qui a vraiment
la SAPIENCE vraie dans le coeur, afin que sa sollicitude et sa bénévolence envers ses amateurs
fidèles et aimés se montre et se déclare effectivement, c'est-à-dire en lui communiquant ses trésors
infinis. Voy. vers. CXLII, CXLIV, CLX. Si tu cherches la SAPIENCE, par contre elle te cherchera et t'attirera,
magnétiquement vers elle; trouve-la et elle te trouvera. Wie man sich gegen sie erzeigt und verhelt
also sie auch hinwiderumb; de même que l'homme se sera comporté envers elle et aura cherché à l'obtenir
de même elle se comportera envers lui. Dans ses voies] Quelles sont ces voies ? Non autres que les livres
de la Sacro-Sainte Ecriture, de la Nature et de notre Ame chrétiennement purgée par la pénitence
(vers. CXI). En marchant nous-mêmes Sapientement, dis-je, dans ces voies de la SAPIENCE, si nous
Orons Théo-Sophiquement, si nous Laborons Sapientement, la SAPIENCE DIVINE se montrera à nous
admirablement et mirifiquement, voy. vers. XLVIII. Dans toute cogitation] Bénignement conçue, comprise
et informée par leur opinion, leur jugement et leur esprit. Car φαντάζεσθαι (que nous lisons à
cet endroit) signifie imaginer et informer quelque chose par la cogitation et l'esprit. Ainsi la SAPIENCE dit
qu'elle se présente elle-même à leurs esprits et à leurs cogitations afin de se montrer et se communiquer
amicalement à eux. L'homme voit DIEU, auquel DIEU apparaît, auquel il se montre afin d'être
vu, ou auquel la SAPIENCE DE DIEU se représente elle-même, ce qui en général ne se produit pas vulgairement
mais dans la Sacro-Sainte Ecriture, la Nature et le miroir de l'Ame Théosophiquement
lavée et mondifiée, vers. CCCXXXVI. On ne saurait estimer assez cette Puissance, vraiment remarquable,
qui fleurit dans l'homme, qui excelle par la raison, et domine (par la volonté et la permission de DIEU)
ainsi les Créatures, de sorte que non seulement celui qui en a besoin en jouit dans les choses présentes,
mais encore celui qui pénètre les choses éloignées et les arcanes se sert et jouit (conduit par
DIEU) du Génie et du talent. Et il est vraiment digne de remarque combien non expert et érudit paraît
ce siècle! Combien peu de cette Raison et de ὀ λόγος renferme ce vermisseau mortel! auquel il a été


(*1) La SAPIENCE s'offre elle-même à ceux qui la cherchent.

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52 INTERPRETATIONS ------------------------------------------------------------------------------------------------

donné de connaître toute l'éternité, l'étendue, la hauteur et la profondeur de toute la machine du
Monde, puisque lui seul, parmi tous les êtres créés connus, peut observer le Créateur, entendre et
comprendre ce principe florissant de l'âme, élevé, métaphysique et rationnel. Qu'il s'en empare donc
par sa raison, qu'il la cultive par son esprit et qu'il la désire par toute la vigueur de ses sens; que
tout ce qui existe soit à elle; et enfin ayant sagement abandonné la Philosophie humaine, qu'il s'étudie
à lui ressembler. Car toutes les choses qu'il accomplira seront excellentes. Que DIEU la donne à
tous ceux qui se déclarent amants de la SAPIENCE, Amen.

CXLVI. %+ Je l'ai aimée, (cette Sap. VIII, CXLVI. Je l'ai aimée et cherchée dès
SAPIENCE) et je l'ai recherchée dès ma vers. 2. ma jeunesse, je me suis étudié à me
jeunesse %+ et j'ai cherché %+ à l'adjoindre épouse, et suis pris d'amour me l'assumer Epouse, et %+ je suis de sa pulchritude. devenu amateur de ses formes.

Je l'ai aimée] Pourquoi non? Puisque le SEIGNEUR LUI-MEME (comme il suit) l'aime également. Aime- la aussi, toi mon frère, je te le conseille; non pas la Nigromantie ou la Cacomanie ou la Sophistique,
(vers. CXVIII) vraie fille du diable; aime la SAPIENCE (sur l'ordre du Sapient, vers. CVI et l'invitation de
la SAPIENCE elle-même) comme je l'aime; et afin qu'ELLE AUSSI m'aime en retour, et que je ne m'éloigne
jamais de son Amour, daigne ô IEHOVAH me l'accorder bénignement, Amen. O Art Admirable de
l'Amour Divin, inconnu au Monde immonde! Heureux qui goûte à la coupe des amateurs de la
SAPIENCE; infiniment heureux qui en est enivré. Et j'ai cherché] De grand matin, dans l'Eté; dès ma
première enfance, dès mon adolescence dans laquelle s'est allumé dans mon âme l'amour de la
SAPIENCE et de son étude. Mais comment? Théosophiquement, selon les Lois et la Doctrine de cet
Amphithéâtre. Suis donc le fidèle conseil de l'amateur de la Théosophie: en orant pieusement dans
le Jeûne, en méditant, en pratiquant les soliloques, écoute, vois, observe: et en Laborant en outre
Sapientement, confie-toi aux promesses de la SAPIENCE. DIEU n'abandonne jamais celui qui a confiance.
Et ceux qui cherchent ainsi le SEIGNEUR considèrent (comprennent) TOUTES CHOSES. Prov. XXVIII. 5. Voy.
vers. IX, XCVI et CLXX. A me l'assumer épouse] Comme entre l'époux et l'épouse s'établit la conjonction la
plus étroitement parfaite, qu'il en soit ainsi, (je le désire) dans l'éternité (que DIEU me la donne) entre
moi-même et la Sapience éternelle, qui est ma colombule, belle et splendide (pulchra mea, formosa mea).
Commence, je t'en conjure, toi mystique concubine Abysag la Sunamite à coucher dans mon sein;
réchauffe mon âme par ta sainte ferveur, et mes membres qui ont froid par tes étreintes, ma chère âme!
mon coeur! Je suis devenu amateur de ses formes] J'ai aimé ses formes parce que mon amie est toute belle,
vers. CCCXX. Et si elle était vue (écrit fort bien en parlant de la SAPIENCE le païen Cicéron, d'après Platon
Divinement inspiré) avec les yeux charnels, elle exciterait en tous d'admirables amours. Elle en excita
de sublimes et nombreuses en Salomon (qui l'aperçut par les yeux de l'âme ainsi qu'il convient à
nous autres, amateurs de la Théosophie) comme les passages présents le montrent suffisamment. La
SAPIENCE Divine résume les formes de toutes les choses éminentes par leur beauté. Qui donc, je le
demande peut assez songer à la pulchritude de DIEU le Père? Qui, parmi les fils des hommes peut
admirer assez cet être splendide par sa forme? Qui pourra aimer assez cette flamme féconde de l'Esprit
Saint, qui vivifie toutes choses. La Pulchritude de la Sapience est, dans les Anges, splendeur;
dans les Astres, éclat; dans les Cieux, candeur; dans l'Air, lumière; dans la Terre, viridité; dans
l'Eau, limpidité; dans les Fleurs, couleur; dans les Animaux, proportion; dans l'Homme, beauté et
figure; dans l'Ame, raison; dans les Fidèles, FOI. Qui donc ne se l'élirait pour épouse, excepté le
plus fou de tous les hommes? Qui ne désirerait pas sa pulchritude? De quel côté que tu te tournes
elle offre sa face à ta contemplation, soit dans les choses célestes, soit dans les choses terrestres. Et
vraiment, contempler cette forme et cette pulchritude interne des choses, c'est atteindre enfin au lit
de la Sapience, c'est le baiser intime de cette Epouse. Découvre-toi donc à moi, ô ma soeur, ma
toute belle; montre-moi ta face véritable, non seulement la forme extrême et la pulchritude des choses,
mais interne et intime; car tu ne m'aimes que si tu m'ouvres ton coeur.

(*1) CXLVII. %+ Je l'ai apprise sans Sap. VIII, CXLVII. Je l'ai perçue sans fraude, fiction et %+ la communique sans vers. 13. la communique sans envie et ne cache
envie; et je ne cache pas son honnêteté. pas ses richesses.

(*1) II. Rois. 13.

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DU GRADE TROISIEME 53 ------------------------------------------------------------------------------------------------

Je l'ai apprise sans fiction] Sans frustration ou sans mal; car jamais le Sapient n'a été frustré dans l'opinion qu'il avait de la SAPIENCE, parce qu'il est expert dans la vraie Doctrine, utile et fructueuse. Et
la communique sans envie] Voy. vers. CCVII.

Maintenant
parle ainsi d'elle-même
LA SAPIENCE
CXLVIII. %+ Le SEIGNEUR m'a Prov. VIII, CXLVIII. IEHOVAH m'a possédée dans (*1)
possédée %+ au commencement de vers. 22. le principe de sa voie, de tout temps,
ses voies; avant qu'il créât aucune avant ses oeuvres. chose dans le principe.

Le SEIGNEUR m'a possédée] C'est-à-dire m'a acquise ou engendrée. Le mot Canah qui signifie acquérir, est employé pour posséder ou engendrer, Genès. IV, 1: J'ai possédé l'homme par IEHOVAH. C'est par
erreur que certains lisent: me créa. Au commencement de ses voies] Les voies éternelles de l'Eternel
(c'est-à-dire l'Etre même du SEIGNEUR) existent de toute éternité; donc sa SAPIENCE est éternelle. Le
commencement c'est l'éternité elle-même. Montre-moi (calomniateur), le commencement des voies de
DIEU, et je te montrerai le commencement de sa SAPIENCE. La SAPIENCE (ainsi qu'il est évident par
tout le contexte) n'est donc pas une créature, mais la créatrice de toutes les créatures.

CXLIX. %+ J'ai reçu l'ordination vers. 23. CXLIX. Dès les siècles %+ je fus (*2)
dès l'éternité, et dès le temps le plus principiée, au commencement, avant la reculé, avant que la Terre fût. Terre.
Dès l'éternité] Retire toi, Satan, toi qui nies malicieusement l'éternité de la SAPIENCE DE DIEU. IEHOVAH t'en avertit. Je fus principiée] J'ai eu un pouvoir égal à celui de DIEU, avant que le monde fut créé.
Car le mot Nasac (qu'on lit ici) signifie en Hébreu, dominer. Voy. Sap. II, vers. 18 et suiv.

CL. Les Abîmes n'étaient pas encore vers. 24. CL. Lorsque les gouffres n'étaient
et Moi, %+ j'avais déjà été conçue, pas encore, j'étais formée, lorsque n'étaient et les fontaines des Eaux n'avaient pas pas encore les fontaines abondantes encore fait éruption. en Eaux.
J'avais déjà été conçue] Par qui? par le seul DIEU. Car tout ce qui est hors de DIEU est le Néant. Et où? Dans l'utérus ou le sein imperscrutable de la Divinité. Psaum. CX, 3 (vulg. CIX). Je t'ai engendré
avant Lucifer. Terre, garde-toi de vouloir connaître ce qui est trop élevé; mais tiens-toi à ton
rang afin que la Majesté Divine ne châtie le curieux.

CLI. %+ Les montagnes n'étaient vers. 25. CLI. Avant que les montagnes fussent
pas encore constituées en gravitantes fondées; avant les collines, j'étais formée. masses et avant les collines, %+ MOI, j'étais engendrée.

Les montagnes n'étaient pas encore, etc.] Mot à mot, étaient immergées par les Eaux, et j'étais placée dans la Terre. J'étais engendrée] De sorte que, conçue par la conception Divine, et enfantée ou produite
(ce qui nous est incompréhensible, et par conséquent inénarrable) je fus Divinement engendrée. Ensoph,


(*1) Sap. IX, 9.
(*2) Eccl. XXIV, 14.

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54 INTERPRETATIONS ------------------------------------------------------------------------------------------------

Infini, est abîme, nuit pour celui qui est curieux comme un insensé, mais Lumière, Soleil pour
le fidèle, qui croit sapientement à la simple vérité de la Sacro-Sainte Ecriture. Les technographes et
les maîtres croient à tout ce qui est habile en son art; les Phythagoriciens se reposèrent sur son
αὐτὸς ἔφα, il l'a dit; les Mecablim, c'est-a-dire les Kabbalistes, sur son emoru Hachamim; ainsi dirent les
Sapients. Suis-donc, toi qui te dis chrétien, la coutume de croire adoptée par les chrétiens. A qui? à
celui en qui tu crois. Conçu et engendré par DIEU, n'a-t-il pas le droit d'être et de passer pour FILS DE
DIEU? Pourquoi pas?

CLII. Il n'avait pas encore fait la vers. 26. CLII. Il n'avait pas encore fait la
Terre et les fleuves, et les pôles de Terre %+ et les grandes places, et l'orbe de la Terre. le sommet de l'orbe de la Terre,
Et les grandes places] Et les parties qui sont hors d'elle-même. Par ceci il faut entendre la portion habitable de la Terre qui apparaît au-dessus des eaux, qui est appelée ensuite le sommet ou tête de
l'élément terrestre; c'est comme s'il était dit: Il n'avait pas encore découvert la face de la Terre, il
n'avait pas encore rendu la Terre habitable.

CLIII. Quand il préparait les Cieux, vers. 27. CLIII. Quand il préparait les Cieux,
j'étais présente; quand il entourait les j'étais là; quand il décrivait un cercle Abîmes %+ d'une loi certaine et sur la superficie de l'Abîme, d'une limite?

D'une loi certaine] Quand il disposait en son milieu le centre de la Terre qui est extrêmement pur et qu'il ramenait les Abîmes, c'est-à-dire l'Eau et la Terre, à la figure sphérique et circulaire, en un
mot, lorsqu'il constituait le globe inférieur du Monde, le Créateur, ELOHIM établit et prescrivit une Loi
certaine qu'on ne peut ni ne doit oser transgresser contre sa volonté. Argument très excellent de la SAPIENCE
immense et de l'infinie Patience de IEHOVAH. Remarque: Trouver la terre très pure dans le
centre de la Terre est un terme usité par les Philosophes, aussi bien par les aveugles et les claudicants
que par les voyants et même par ceux qui marchent dans la voie Royale, les vrais fils de la Doctrine
et de la SAPIENCE vraie. Ces malheureux borgnes (monoculi) ignorent où se trouve le CENTRE physique
de la Terre; à quoi sert leur imagination? Désires-tu réellement l'apprendre? Je dirai: cherche le
Feu (Vulcanum); c'est lui qui, dans tout corps terrestre, par la main limpidissime et obstétricale de
Neptune, en manifestant Physico-Chimiquement son centre très candide, te le montrera à tous tes
sens; tu le verras, tu le toucheras, tu le goûteras, tu l'entendras, tu l'olfacteras. Que veux-tu de plus
ample? Le Philosophe me comprendra; non le sophiste. Ce que j'ai dit est très grand. Voyez la troisième
figure de cet Amphithéâtre.

CLIV. Quand %+ il affermissait vers. 28. CLIV. Quand il affermissait les cieux
les espaces éthériformes, en haut, et d'en-haut, quand il fortifiait les sources qu'il équilibrait les fontaines des Eaux, de l'Abîme,
Quand il affermissait les espaces éthériformes, en haut] Quand il affermissait l'Esprit éthéréen, c'est- à-dire le Ciel (Genès. I, 1) crée; et, en le solidifiant par son VERBE (Genès. I, 6) constituait le FIRMAMENT.
Sur le Ciel et ce qu'il est, voy. la troisième partie de cet Amphithéâtre, quest. V, et vers. CCLXI.
Les vanités de ces demi-savants s'évanouissent donc, de ceux qui enseignent des fables sur toute la
machine du Monde et disent que la NATURE, dans nos temps n'est pas aussi végétative, saine, florissante
et valente qu'aux âges éloignés ou du temps de nos pères; que le Ciel, depuis son existence s'est abaissé
de 8,000 milliaires; que le Soleil, la Lune et les Etoiles ont beaucoup perdu de leur lumière primitive;
que les herbes, les fleurs, les fruits, etc., les Animaux terrestres, aquatiques ou volatils n'ont
pas aujourd'hui tant de force, de puissance et d'aptitude au travail qu'ils n'en avaient il y a cent ou
mille ans; et même que la Nature se débilite de jour en jour par la vieillesse et que ses forces sont
diminuées à cause de notre péché. Grandes paroles si elles étaient vraies. Si vous connaissiez, messeigneurs,

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DU GRADE TROISIEME 55 ------------------------------------------------------------------------------------------------

la NATURE de la NATURE, c'est-à-dire ce qu'elle est, quel est son Etre; quelle, quante et de
quelle sorte est Sa Loi; par qui elle a été imposée à la Créature, et à quelle fin, vous parleriez autrement.
En ce qui concerne le Ciel, dites-moi, je vous en prie, si vous avez jamais remarqué que la Circonférence
circulairement affermie ait jamais tombé vers le centre ? Ne lisez-vous pas: PAR LE VERBE
DU SEIGNEUR les Cieux ont été affermis et par l'esprit de sa bouche, toute vertu d'eux-mêmes, Psaum. XXXIII, 6
(vulg. XXXII). Et il fit le Firmament; et DIEU appela le firmament: Ciel, Genès. I, 8. S'il était tombé,
quel serait l'appui, le soutien (firmamentum)? fort beau, vraiment! Serait-ce là ce si glorieux affermissement
des Cieux par le VERBE DU SEIGNEUR! O ignorants! Il est dit ensuite que DIEU fit les luminaires
dans le firmament du Ciel, pour qu'ils séparent le jour d'avec la nuit et qu'ils soient des signes
pour les temps, les jours et les années; et qu'en luisant ils illuminent la terre. Et cela fut ainsi fait;
et DIEU fit deux grands luminaires: le grand luminaire pour présider au jour; et le petit luminaire
pour présider à la nuit, et ensuite les étoiles. Genès. I, 14 et suiv. Ne sont-ce pas là les vertus des
Cieux, affermies par l'Esprit de la bouche de IEHOVAH ? Qui donc, étant sain d'esprit niera que le Soleil,
la Lune et les Etoiles divisent le jour et la nuit, qu'ils soient des signes des temps, des jours et
des années, qu'ils luisent et ainsi illuminent la terre, qu'ils président au jour et à la nuit, aussi bien
aujourd'hui qu'il y a mille ans? Où la chose parle d'elle-même, à quoi bon être plus prolixe en preuves
? LA PAROLE DE DIEU: « QUE LA TERRE PRODUISE l'herbe verte qui produit la semence et l'arbre pomifère
qui produit le fruit suivant son espèce et qui renferme sa semence en lui-même; que les Eaux
PRODUISENT l'être rampant et vivant de la Vie animée et les volatiles sur la Terre sous le firmament du
Ciel; Que la Terre PRODUISE l'être animé vivant chacun selon son espèce, les animaux domestiques
(jumenta) et les reptiles et les bêtes de la Terre selon leur espèce »; cette PAROLE DE DIEU, dis-je, est accomplie;
LES CHOSES PRODUITES, animées et fortifiées par la Bénédiction Divine: « CROISSEZ et MULTIPLIEZ
», ont crû et se sont multipliées depuis le commencement du Monde; elles croissent et se multiplient
encore aujourd'hui; elles croîtront (par la vigueur de la LOI, Divinement établie une fois pour
toutes) et se multiplieront jusqu'à la fin du Monde, par le FEU, la rénovation. LE VERBE DE DIEU demeure
éternellement, Isaïe, XL, vers. 8. Ainsi sera mon VERBE, dit IEHOVAH (Esaïe, IV, 11) qui sort de
ma bouche; il ne reviendra pas à moi vide; mais il fera tout ce que j'ai voulu, et il prospérera dans
celles à qui je l'aurai envoyé. Wechst derentwegen heitiges Tages noch gleich also gut Grasz: als vor tausendt Jahren
c'est-a-dire à cause de cela il n'y a pas eu une seule vicissitude, et tout ce qui possède la vie est aussi excellent
de nos jours qu'il y a des milliers d'années. Que signifie donc ceci, je t'en prie? Le Ciel est mon
siège et la Terre est l'escabelle pour mes pieds, Esaïe, chap. I, XVI, 1; S. Matth. V, 55. Actes des Ap. VII,
49. TOUTES CHOSES SONT PLEINES DE DIEU (JOVIS). Prie IEHOVAH afin qu'il soit parmi tes conseils. Le passage
de S. Paul aux Rom. VIII, 22 ne fortifie nullement ce que tu objectes, ô excellent ami; il y est
seulement fait mention de créatures gémissantes, et non de défection de la Nature. O VIRIDITE BENIE,
QUI FAIT GERMER TOUTES CHOSES. Par les figures première, seconde et troisième de cet Amphithéâtre, tu
trouveras, Théosophe, à contempler la VIRIDITE RUACH ELOHIM; toi, Kabbaliste, LA LIGNE VIRIDE, L'UNIVERS
GIRANT; Mage, LA NATURE; Physico-Chimiste, LE LION VIRIDE, DUENECH VIRIDE; ADROP, LA QUINTE ESSENCE.
Il suffit. Qui donc, en effet, lorsque Harpocrate rappelle au silence et ordonne de se retirer, s'empresserait
de rompre le Céleste sceau de la Taciturnité? J'ajouterai une seule chose à vos Observations et
Démonstrations mathématiques, en répondant: Le globe de la Terre se peut accroître par la vertu
végétative et le Mouvement perpétuel de son centre vivant, et s'approcher du Ciel en croissant; mais
le Ciel ne peut s'approcher de la Terre en tombant. Mais c'est assez parlé de ceci pour le moment. Je
réserve cette Doctrine pour un endroit plus commode.

CLV. Lorsqu'il traçait %+ à la vers. 29. CLV. Quand il posait à la mer ses
mer ses limites, et posait une loi aux statuts, et aux Eaux, afin qu'elles ne Eaux, afin qu'elles ne passassent point passassent point leurs limites; quand il leurs bornes; quand il suspendait les décrivait les fondements de la Terre: fondements de la Terre:

A la mer ses limites] Le décret de DIEU un, est la cause pour laquelle la mer est contenue entre ses limites et ses bornes certaines, et qu'elle se joue, flue et reflue en elles. C'est ce que le Psaume CIV, 9 et
Job, XXVI, 10 confirment. C'est le perpétuel témoignage miraculeux que le SEIGNEUR nous a proposé de
Sa Puissance et de Sa Bonté envers nous. S'il en était autrement, les Eaux couvriraient encore une
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56 INTERPRETATIONS ------------------------------------------------------------------------------------------------

fois et immédiatement toute la Terre. Clamons donc avec joie, dans notre reconnaissance: C'est par
la Miséricorde du DIEU Omnipotent que nous ne sommes pas engloutis.

CLVI. %+ J'ETAIS avec LUI, composant vers. 30. CLVI. J'ETAIS auprès de LUI comme
toutes choses; et %+ me délectais un disciple et j'étais en joie quotidiennement, par chaque jour, %+ me et je joue devant lui en tout jouant en tout temps devant LUI. temps:
J'ETAIS] EHIEH. Il faut remarquer: Exod. III, 14 que DIEU dit à Moseh: EHIEH ESER EHIEH, JE SERAI CELUI QUI SERAI. Il dit en outre: ainsi tu diras aux enfants d'Israël: EHIEH, JE SERAI, m'a envoyé vers vous,
Les Septante et l'Edition vulgate traduisent en ce passage: JE SUIS CELUI QUI SUIS pour JE SERAI CELUI
QUI SERAI. Car on rencontre fréquemment en Hébreu ce futur placé pour le présent. Or les Hébreux
écrivent ainsi pour désigner par cette locution, l'éternité; ils affirment qu'il a été indiqué par elle la
souveraine, omnipotente et sempiternelle stabilité de DIEU qui toujours a été, est, sera. DIEU seul
peut dire: JE SUIS et JE SERAI. Car, lorsque nous parlons de DIEU, tous les temps sont confondus et unis.
S. Jean a exprimé en grec ce nom de DIEU dans l'Apocal. I, 4, en disant: άπο ὁ ὤν, καἰ ὁ ἦν, καἰ ὁ
ἐρχόμενος, c'est-à-dire, par celui QUI EST, et QUI ETAIT et QUI SERA. Et de même aussi dans l'Oraison Dominicale:
Notre Père, QUI ES dans les cieux. Ainsi la SAPIENCE incarnée JESUS-CHRIST dit encore ailleurs:
JE SUIS la voie, la Vérité et la Vie. Et: Avant Abraham, J'ETAIS. Ce Kabbalistique et non méprisable
EHIEH, lorsqu'il en sera traité en son lieu (par la volonté de DIEU) sera expliqué par la figure première
dans cet Amphithéâtre de la SAPIENCE Eternelle, seule vraie, dans l'exposition du nom divin de
DIEU. Désiste-toi donc, maintenant, ô calomniateur, de ton très pernicieux délire, en niant autant la
Divinité que l'Eternité de la SAPIENCE (qui est incarnée dans le temps). J'ETAIS, EHIEH, c'est-à-dire DIEU;
c'est-à-dire la SAPIENCE DE DIEU qui dispose toutes choses. il faut noter que notre Sapient entend ici
par SAPIENCE ce que S. Jean, chap. I, entend par VERBE. Donc, le VERBE fait chair, et la SAPIENCE DE
DIEU incarnée dans le temps sont même chose: DIEU, le FILS DE DIEU, qui ETAIT, EST et SERA depuis
l'Eternité jusqu'à l'éternité. Que répondras-tu, impie, à ceci? Tout ce qui était avant le Monde créé
est DIEU; or la SAPIENCE était avant le Monde créé; donc la SAPIENCE est DIEU. C'est pourquoi lorsque
S. Jean l'Evangéliste enseigne d'après le Sapient que le VERBE était déjà dans le Principe, il affirme
immédiatement qu'il était auprès (apud) de DIEU, qui seul est avant (anté) le Principe. Et puisque tout
ce qui est avant le Principe est nécessairement DIEU, il affirme donc avec raison que le VERBE est
DIEU lui-même, sans qu'on puisse soupçonner qu'il y ait de ce fait deux DIEUX. Le Commencement ou
Principe de la Création existe exclusivement avant toute chose créée. Car il est le principe des choses
créées. DIEU donc, dont il est le VERBE (par lequel il a crée toutes choses dans le Principe) n'a pas créé
son VERBE, sinon il n'aurait pas existé avant le Principe. quoi donc alors? DIEU a engendré de lui-même,
DIEU de DIEU, de toute éternité, car on ne peut pas pousser l'investigation plus loin. Elle s'évanouit
donc ainsi et se réduit à néant comme elle le doit être, cette fanatique, hérétique, blasphématoire et très
pestilentielle parole des Ariens: Il fut un moment (c'est-à-dire temps ou éternité, ou tout ce qu'Arius aurait
pu ou voulu sous-entendre) où il (le fils de DIEU) n'était pas. La science du FEU qui éprouve et juge
toutes choses sublunaires, témoin physique et invincible de DIEU dans ce Monde, te montre par cet argument
irréfutable extrait Macro et Micro-Cosmiquement du Livre de la Nature contre tous les Antitrinitaires,
le CREATEUR TRI-UN, en expliquant Physico-Chimiquement le grand Livre de la Nature, afin que
tu voies la CREATURE tri-une confesser, représenter et enseigner universellement et particulièrement
ELOHIM (qui dans le Principe créa le Ciel et la Terre, etc. Genès. I.) TRI-UN. Ensuite le CORPS, l'ESPRIT et
l'AME qui composent l'HOMME expriment suffisamment la Divine similitude tri-une suivant laquelle
l'Homme tri-un est fait. Car il faut distinguer entre la Similitude et l'Image. SOMMAIRE: TOUTES CHOSES SONT
TRI-UNES parce qu'elles ont été faites par le TRI-UN. C'est l'admirable voix de DIEU dans la Nature par la
Créature. Voy. figure troisième de cet Amphithéâtre, propos. I, distinct. 7. Me délectais] Et en retour
IEHOVAH se délectait et se délecte en ELLE, c'est-à-dire son fils qui LUI-MEME, c'est-à-dire Le MEME,
L'IPSEITE, que Capnion, Liv. 2. de Verbo Mirifico, chap. 16, place parmi les noms de DIEU) fait de
toute éternité ses délices. Il nous reste le témoignage de celle-ci, incarnée, S. Matth XVII, 5. CELUI CI
est mon Fils bien aimé en qui je me suis bien complu; écoutez-le. Ecoutons donc le Fils de DIEU et ce qu'il
dit (par la volonté et le mandat du Père qui l'a envoyé pour notre cause) de lui-même dans son
Verbe Bibliquement, Macro et Micro-Cosmiquement écrit, et non Arius ni Swermeros, Desquamations du

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DU GRADE TROISIEME. 57 ------------------------------------------------------------------------------------------------

diable. Si donc la SAPIENCE a été avant les siècles; si elle est le Fils de DIEU; Si elle fut présente lorsque
le Père créa le Monde; si maintenant elle se délecte dans la société des hommes et demeure dans
l'éternité, qui donc, ayant une notion saine de la religion hésitera à la déclarer éternelle? Me jouant]
Du Jeu (de toute éternité) Divin; parce qu'il est ineffable et inénarrable. Que dirai-je? L'ignorance
et la fragilité humaine dans les choses Divines est une nuit profonde; et même un parfait NEANT.
Qu'elle tienne donc compte de cette parole des Chrétiens: CROIS; En qui? en celui auquel tu crois.
En croyant, sois soumis à DIEU; étant soumis, crains DIEU; en le craignant, vis
droitement; en vivant droitement, purifie ton coeur; ayant alors le coeur pur, ce
que tu crois, tu le verras.

CLVII. %+ Me jouant dans l'orbe vers. 31. CLVII. Je joue dans l'orbe de la Terre,
des Terres et mes délices %+ d'être et mes délectations avec les fils des avec les fils des hommes. hommes.
Me jouant dans l'orbe, etc.] Par sa voix mirifique (comme c'est indiqué dans la quatrième figure de cet Amphithéâtre), par ses mirifiques opérations, Macro et Micro-Cosmiquement; par la vertu variée
et efficace, par les Dons et les Biens tant spirituels que corporels, qui nous montrent innombrablement
son Omnipotence et Bonté inépuisable, ainsi que celle du Père Infini, en témoignant et enseignant
admirablement dans les Livres de la Nature, de la Sacro-Sainte Ecriture et dans nos Ames
pénitentiellement lavées et purifiées. Elle se joue également dans l'orbe des Terres; parce qu'elle
régit, sauve, inspire la crainte, console, vivifie, procure la vie éternelle, et défend contre Satan et
les portes de l'enfer. D'être avec les fils des hommes] Tellement qu'elle s'est elle-même faite homme
dans la plénitude du temps, qu'elle a habité et a évolué corporellement parmi les hommes; et ainsi
elle a déclaré sa bienveillance envers les hommes. Que dirai-je?' Je reste muet, comblé de joie et d'admiration
pour la grandeur du miracle! Il faut observer que Alexandre de Ales, Jean Scot, avec
d'autres Théologiens scolastiques, affirment que le Fils de DIEU, à cause de son immense et ineffable
amour envers le genre humain, se serait incarné, même si le péché n'avait pas été introduit dans le
Monde; tant ils espéraient bien de l'amour de la SAPIENCE Divine envers l'Homme formé à l'image et
à la similitude de DIEU. S. Thomas d'Aquin, bien qu'il pense autrement, reconnaît pourtant que cette
opinion n'a rien que de très véritable lorsqu'il dit savoir seulement à ce sujet que s'il s'est offert en
oblation, c'est parce qu'il l'a voulu. Et même Gabriel Biel, parmi les plus récents sententiaires, dit
clairement et très habilement qu'on peut disputer de cette chose avec probabilité dans les deux sens
opposés tant que l'une n'aura pas été expressément révélée. Que l'Eglise en décide. Enfin la SAPIENCE
Eternelle fait ses délices des esprits saints des hommes (comme le confirme l'expérience réitérée) de
telle sorte qu'elle les transforme en elle-même, afin que l'Homme émigre ainsi mentalement dans la
société et le sanctuaire des Bons Anges de DIEU et en DIEU lui-même (même dans cette vie), et que
DIEU habite dans l'homme, et qu'il s'assoie, Roi, sur son trône microcosmique, tri-un, ressuscité,
vraiment catholique. Voy. vers. CXXXII. O combien Divinissime est cette métamorphose en DIEU! Et
elle sera à moins qu'on ne rejette pas le Binaire. Phy pour le Diable, qui introduit la dissension et la
dissimilitude entre la volonté de DIEU et de l'Homme. Celui qui est UN par excellence (DIEU), qui n'est
jamais en contradiction avec lui-même, veut ce qui est UN; et il est contraire à tout ce qui est double
par les dissidences ; et afin qu'il me conduise parfaitement à la simplicité de la Monade, nuit et jour,
par la chrétienne humilité, je soupire, j'invoque, je prie, je pleure. Je mentirais si je niais que
quelque chose de la Puissance Divine (loin de moi toutefois la pensée de m'en glorifier) m'ait assisté
et se soit montré quelquefois à moi, soit en veillant, soit en dormant, selon que je l'avais moi-même
Théosophiquement voulu. Hallelujah. La Réduction à la simplicité de la Monade (qui est exposée
dans la figure seconde de cet Amphithéâtre) est la Méthode ou la voie par laquelle l'HOMME doit ou
peut être régénéré, restitué dans son intégrité, Divinement ramené à DIEU duquel il s'était écarté par
sa propre dissension, être fait nouvel homme, conjugué, illuminé et uni à DIEU, et comme DEIFIE. Car
nous sommes, selon l'Ame, tellement capables de Divinité, qu'il nous est permis de surpasser même
les Esprits Angéliques, et de nous unir avec DIEU. Il faut redire encore ici qu'on doit faire Théosophiquement
abandon, en l'UNITE, de toute dissidence, c'est-à-dire du Binaire, parce qu'en lui, qui est
UN, il n'est pas de contraire; autrement cela ne se pourrait. Si tu es sapient tu apprendras harmoniquement
de ce fait, la Régénération de la Pierre catholique des Philosophes; et tu connaîtras en

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58 INTERPRETATIONS ------------------------------------------------------------------------------------------------

vérité l'harmonie admirable et régénératrice du Macro et du Micro-cosme, en laborant Physico-Chimiquement,
sous la conduite de la SAPIENCE. C'est la THEOLOGIE tri-une, Biblique, Macro et MicroCosmique,
Catholique et plus-que-parfaite. Que tout homme, de cette manière, étudie donc ceci;
qu'il entende Bibliquement, Macro et Micro-Cosmiquement la Sacro-Sainte Ecriture. Qu'il connaisse
la Nature et soi-même; qu'il reconnaisse DIEU comme Créateur, Rédempteur, Sanctificateur: (TOUT
en TOUS). Et le connaître; et l'ayant connu, l'imiter, c'est la SAPIENCE. Et ainsi l'homme s'assoira sur
son trône, qui est son AME, par laquelle l'Homme est appelé un DIEU, selon l'Oracle qui a dit: Vous
êtes des Dieux et vous êtes tous les fils du Très-Haut. Psaum. LXXXII, 6 (vulg. LXXXI). Ceci est très véritablement
vrai. Il existe certains Théo-Sophistes railleurs, mondains immondes, bavards, qui refusent
de reconnaître la force ou la moelle de ce nôtre Discours, et qui sont, pour cette raison, calomniateurs;
ceci ne doit pas nous étonner car ils manquent de l'illumination de l'Esprit de SAPIENCE ou ne
cherchent pas à percevoir ou à déguster (aveuglés et impédimentés dans leur esprit par l'obsession
du diable) la moelle de cette Doctrine. Qu'il leur soit donc répondu par ce passage de S. Paul, I. Corinth.
I, où il est écrit: Je perdrai la Sapience des sapients et je réprouverai la Prudence des prudents. Où
est le sapient? Où le scribe ? Où les disputeurs de ce siècle? DIEU n'a-t-il pas rendu folle la Sapience
de ce monde? Qui est fou devant DIEU, est le plus sapient au regard des hommes; et qui est infirme
devant DIEU est regardé comme le plus fort parmi les hommes. Ceux qui sont fous dans le monde,
DIEU les élira afin de confondre les sapients; et les infirmes du monde, DIEU les élira afin de confondre
les forts. DIEU choisit ceux qui sont méprisés et regardés comme ignobles par le monde, et il détruira
ceux qui ne le sont pas plutôt que ceux qui le sont, afin que nulle chair ne se glorifie devant sa face.
Ceci est la Théosophie vraie, germaine, tri-une, efficace, qui soumit autrefois à la vérité et les vanités
des Philosophes et les sceptres indomptables des Princes, et qui peut les soumettre encore aujourd'hui,
et sur laquelle la chair ne peut porter un jugement. Il est vrai que jamais, dans les Saintes
Ecritures, nous ne lisons que le Christ (bien qu'un grand nombre de ses miracles ait été rapporté)
ait fait un sapient d'un fou. Pourquoi donc alors me confierais-je à l'insensé?

CLVIII. MOI (חכמח HHOCHMAH) la Ibid. CLVIII. MOI (חכמח HHOCHMAH) la
SAPIENCE, j'habite dans le Conseil, et vers. 12. SAPIENCE, j'habite dans l'astuce et je
je suis présente parmi les cogitations me trouve dans la science des cogitations. érudites.

Je suis présente parmi les cogitations érudites] Non pas dans les cogitations ou les discours grossiers, obscènes, impies, blasphématoires, honteux, prononcés par le fou ou l'insensé, ce qui n'est pas digne
d'elle, S. Paul, Ephès. V. 4; ni dans les paroles de malédictions, rageusement et scabieusement prononcées
contre le prochain par les hommes furieux. Que celui qui cherche la Sapience vraie fuie
tout cela et s'en tienne complètement éloigné. De tels hommes, dit le docte Erasme par un pieux
mouvement de son âme, portent un cadavre putréfié dans le sépulcre de leur coeur, et exhalent une
puanteur qui corrompt et empoisonne leur prochain. Ils n'exhalent rien du baume de la Sophia
Céleste. Les corps des hommes pieux sont les temples bienveillants et parfaitement instruits de
l'Esprit Saint de la SAPIENCE; les corps des impies sont des sépulcres de cadavres. Car autant un
corps destitué de son âme est mort, autant est morte une âme abandonnée de DIEU et qui se manifeste
également, fi, par d'immondes odeurs. Il n'est pas de cadavre corporel qui offense les narines des
hommes, autant que la fétidité de l'âme dans son sépulcre offense les narines Divines de tous les Etres
Célestes, c'est-à-dire des bons Esprits. DIEU parlera la langue et les vivantes paroles de DIEU, parce qu'ainsi
il entretient la vie. Applique-toi Théosophiquement, par les forces Divinement concédées à toi, à réduire
le TERNAIRE, par la rejection du Binaire, à la simplicité de la Monade, au moyen du Quaternaire,
comme l'enseigne la seconde figure de cet Amphithéâtre, au nom de la SAPIENCE manifestée dans la
chair, c'est-à-dire JESUS-CHRIST crucifié; et, puisque ton Corps, ton Esprit et ton Ame (c'est-à-dire toi
tout entier) seront réunis au nom de JESUS, à méditer alors sur la SAPIENCE, par le jeûne Chrétien
dans l'Oratoire; exerce-toi religieusement par le soliloque, dans l'esprit et la vérité; et en vérité,
HHOCHMA-EL (qui est en hébreu le nom de la SAPIENCE DE DIEU) sera présente à toutes les cogitations,
oraisons, soliloques, méditations; et créera et conservera en toi un coeur pur; elle innovera l'Esprit
juste dans tes viscères; elle te fera connaître de Saintes, sapientes et artificieuses cogitations; elle te
remplira de l'esprit de Prudence (Exod. XXVIII, 3) θεοπνευστικω̑ς, c'est-à-dire en t'inspirant Divinement,

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DU GRADE TROISIEME 59 ------------------------------------------------------------------------------------------------

et t'instituera et te conduira dans la vérité de l'Agnition, de la Cognition, de la Cognation,
de l'Union et de la Fruition (comme l'indique le titre de cet ouvrage) de IEHOVAH, de la CREATURE
et de la NATURE et aussi de TOI-MEME; et tu seras plus précieux aux yeux de DIEU que la main
n'est précieuse aux yeux de chaque homme; il importe que je sois envers DIEU ce que DIEU me commande
d'être. SOMMAIRE: Crois, Vis, Ore et Labore Théosophiquement, et tu éprouveras ainsi comme
les autres que ce que je t'ai dit est le plus certain. Que celui dont la foi hésite ne croie pas qu'il
obtiendra rien de DIEU, atteste S. Jacques dans son Epître Canonique, chap. 1, vers. 6 et 7. De même
que, contre ceux qui nient les Principes, il ne faut disputer de rien, sinon des Principes; de même à
celui qui manque de Foi il n'incombe rien en Orant et Laborant, sinon de s'appliquer à la vraie Foi:
afin qu'ainsi la Foi (qui est un Don de DIEU) lui soit Divinement inspirée, et qu'elle naisse en lui,
augmente et se conserve. En agissant ainsi, TOUTES CHOSES nécessaires et utiles à toi-même, tu les
obtiendras Théosophiquement de DIEU, et elles t'adviendront avec prospérité en Orant et Laborant.

CLIX. %+ La CRAINTE du SEIGNEUR vers. 13. CLIX. La CRAINTE de IEHOVAH est
hait le mal, l'arrogance et la superbe; avoir en haine le mal, la superbe et je déteste, et la voie dépravée et la l'arrogance, et je hais la voie mauvaise bouche bilingue. et la bouche parlant de perversités.
La CRAINTE DU SEIGNEUR hait le mal, etc.] Pourquoi! Parce que le SEIGNEUR qu'elle craint (comme on doit craindre le SEIGNEUR) est BON; elle hait l'arrogance et la superbe parce qu'elle craint le Très-Haut,
l'Eternel, le Terrible, le Fort; elle hait la voie dépravée parce qu'elle craint celui qui scrute toutes
choses, le Dieu Jaloux, le Juste; elle déteste la bouche bilingue parce qu'elle craint le Meilleur, seul
Sapient, très Véritable; et ainsi la CRAINTE DE IEHOVAH EST LE COMMENCEMENT DE LA SAPIENCE, qui est de
jouir de la Bénignité immense de IEHOVAH, Longanime et Miséricordieux. Voyez la figure seconde de
cet Amphithéâtre. Celle-ci est notre réformation à l'exemple de l'Archétype, à l'image et similitude
duquel (Genès. 9) nous sommes formés. Heureux l'homme qui craint le SEIGNEUR. Car à celui-là rien
ne sera impossible, parce que le SEIGNEUR fait la volonté de ceux qui le craignent. Psaum. CXLV, 19.

CLX. Moi, %+ ceux qui m'aiment, vers. 17. CLX. Ceux qui m'aiment, je les aime,
je les aime, et ceux qui %+ dès le et qui me cherchent me trouvent. matin veillent pour MOI, ME trouveront.

Ceux qui m'aiment, je les aime] Par la loi du talion; qui aime est digne d'être aimé. Voy. vers. CXLV. Qui dès le matin veillent] Parce que celui qui me cherche avec vigilance dés sa première jeunesse, nuit
et jour, avant l'aurore, avant de sortir du lit, en méditant dans ma Loi tri-une, c'est-à-dire de la
Nature, de la Sacro-Sainte Ecriture et de la Conscience, me trouvera. Vers. XXVIII. Comme Elcana
avec ses femmes se leva de grand matin et adora avec elles le Seigneur. 1. Rois. I, 19.

CLXI. Je marche %+ dans les vers. 20. CLXI. Je m'avance parmi les sentiers
voies de la JUSTICE, et au milieu des de la JUSTICE, au milieu des sentiers du sentiers du jugement. jugement.
Dans les voies de la JUSTICE] Aussitôt que l'âme fidèle aura épousé la Sapience Divine, et que celle-ci aura copulé par un céleste mariage avec l'âme pieuse, la Sapience ornera son épouse de l'amour de
la Justice et la remplira de la haine de l'injustice, c'est-à-dire des injures contre DIEU et le prochain;
elle donnera à l'âme illuminée un jugement dextre, recte, sincère, incorrompu sur toutes choses qui
manifestent la Gloire de DIEU ou profitent au salut du prochain. Car la Gloire de DIEU et le salut du
peuple consistent dans la Justice et le jugement.

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60 INTERPRETATIONS ------------------------------------------------------------------------------------------------

Ecoutons de nouveau
LE SAPIENT
CLXII. %+ Le SEIGNEUR fonda la Prov. III, CLXII. IEHOVAH fonda la Terre dans
Terre par la SAPIENCE, %+ et stabilisa vers. 19. la SAPIENCE, stabilisa les Cieux dans
les cieux par la PRUDENCE. l'INTELLIGENCE.
Le SEIGNEUR fonda par la SAPIENCE, etc.] C'est pourquoi si tu désires être parfaitement instruit de la création du Monde, du Chaos, de la primordiale ΥΛΗ, ou Matière première, de l'Ame du Monde appelée
Nature, du Médiateur, c'est-à-dire de l'Esprit Ethériforme (qui est le Ciel) qui unit et fait copuler ces
deux extrêmes, la Matière et la Forme, le Corps et l'Ame, dans tout le globe sublunaire (qui est mû
par DIEU); du Ciel, c'est-à-dire de l'Esprit éthériforme solidement affermi en haut, d'où son nom de
Firmament; des Principes, des Eléments et de leurs fruits; de toutes choses qui sont contenues dans
l'Univers depuis le plus haut des Cieux jusqu'au plus bas du Centre de la Terre; et enfin de tout l'ornement
Macro et Micro-Cosmique: (ce qui est l'oeuvre Kabbalistique du Beresith, c'est-à-dire la
SAPIENCE DE LA NATURE) Si tu désires, dis-je en être instruit, enseigné et informé dans le Beresith,
(tiens cela pour certain et non pour une simple opinion) aie souvent recours Théosophiquement
à la SAPIENCE de IEHOVAH (VERBE DE DIEU, par lequel toutes choses sont faites, et sans lequel
aucune des choses existantes n'aurait été faite. S. Jean, I, 3) suivant les Lois et la Doctrine de cet
Amphithéâtre; écoute-la, vois-la, observe-la t'instruisant merveilleusement dans la Sacro-Sainte
Ecriture, dans le Livre de la Nature et dans ton Ame Divinement illuminée; tu la trouveras, seule et
unique préceptrice véritable, te conduisant dans la Vérité Naturelle, hyperphysique et Divine, UNIVERSELLE.
O toi, Christiano-Kabbaliste, Physico-Mage et Physico-Chimiste, en Orant et Laborant (comme
l'enseigne cet Amphithéâtre) en entrant sapientement par les cinquante portes de l'Intelligence, auxquelles
les Kabbalistes consacrent tant de pénibles études, et qui furent divinement reçues par Mosah,
serviteur de DIEU et annotées dans un ordre admirable, Genès. 1, tu ascendras, revêtu de l'onction
de l'huile de l'Esprit-Saint, tu ascendras, dis-je (comme par l'échelle de Jacob) à l'oeuvre de la MERCAVA
qui est la SAPIENCE de la Divinité touchant les plus sublimes contemplations et la science vraiment
spirituelle, afin que tu jouisses de DIEU, Paternel, Fraternel et Ami, ce qui est le Sabbat des
Sabbats, le Iobel ultime éternel. Ceci est la voie royale et catholique, par laquelle on doit trouver la
PIERRE (que beaucoup d'anxieux ont cherchée sinistrement et cherchent encore) des Philosophes,
Saturninement placée par IEHOVAH dans le centre du Monde. Les autres sont toutes des ambages
Labyrinthiformes. Toi qui connais le SEL DE SATURNE Catholique et dont le mystère resplendit Philosophiquement
dans le Dénaire, garde le silence. Il faut donner du foin au boeuf et seulement du
sucre au perroquet. O fous et impies, qui, avant d'avoir obtenu l'onction de l'Esprit-Saint, travaillez
d'après quelques perfides Philosophes païens (esprits malins, maîtres d'erreur) commencez donc à
apprendre de celle qui est SAPIENCE Eternelle, incarnée dans le siècle, seule vraie, à rentrer en vous-
mêmes par l'influx sacré de l'Esprit-Saint dans ses paroles elles-mêmes (conduit par la main de DIEU)
que vous pourrez recevoir et que vous devriez connaître. La SAPIENCE DE IEHOVAH unique et seule, doit,
peut et veut nous enseigner sapientement dans son Livre Tri-un, c'est-à-dire dans la Sacro-Sainte
Ecriture, la Nature et le Miroir de notre Ame. Voy. vers. CCLX. Et stabilisa les Cieux] C'est-à-dire il affermit
l'Esprit éthéréen qui est et est appelé le Ciel. C'est le Firmament! Genès 1. PAR LE VERBE DU SEIGNEUR,
les Cieux sont affermis, et par l'Esprit de sa bouche, tous leurs ornements. Psaum. XXXIII, 6
(vulg. XXXII). Voy. vers, CCLXI et la figure troisième de cet Amphithéâtre. Quest. cinquième.

CLXIII. %+ PAR SA SAPIENCE ont vers. 20. CLXIII. Dans sa SCIENCE les abîmes
jailli %+ les Abîmes, et les nuées se ont jailli eux-mêmes, et les Cieux distillent sont condensées en rosée. la rosée.
Par sa Sapience] De qui? de IEHOVAH. Si DIEU est éternel, pourquoi ne serait-elle pas éternelle? Les
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DU GRADE TROISIEME 61 ------------------------------------------------------------------------------------------------

abîmes] Remarquons qu'ici se présente la Doctrine insigne des ABIMES. L'abîme est la CAUSE, l'Origine,
le Siège, la Source, la Retraite profondissime, abstrusissime, occultissime, imperscrutable et ineffable
des choses Naturelles, Supernaturelles, Spirituelles, Divines, Eternelles et Infernales, qui produit
d'admirables effets et qui n'est compréhensible par nulle investigation ou pénétration de la raison
humaine. C'est cet Abîme de la Création dont parle Moïse, Gen. I, 2. Et les ténèbres étaient sur la
face de l'Abîme: c'est aussi l'Abîme de l'Ecriture Sainte dont parle Ezechiel, chap. XLVII, Ecclesiastiq.
1, 2 et XXIV, 8. C'est l'Abîme de la Providence, dont parle le Psaume CXXXIX tout entier. C'est l'Abîme
de l'Omnipotence et de la Sapience Divine dont parle Esaïe, chap. XL. C'est l'Abîme de la prédestination
dont parle S. Paul, Ephes. I, 4 et Rom. IX. C'est l'Abîme de la Dilection, de la Rédemption
et du Christ lui-même dont parle S. Jean, III et S. Paul, Rom. V. C'est l'Abîme des jugements de DIEU,
dont parle le Psaume, XXXVI, 7. La multitude de tes jugements est un abîme. Eccl. XXXVIII. Ses conseils
sont dans l'abîme. C'est encore l'abîme de la misère humaine et du péché et du coeur dépravé,
Jérém. XVII, 9. Ezech. XXVI, 19. C'est l'abîme de l'enfer, Apoc., IX, 1 et 2. C'est enfin l'abîme de la vie
et de la joie éternelle, où toutes choses sont sans fin ni terme. Ezech. XXXI, 4. Il a exalté cet abîme
c'est-à-dire la béatitude et la prospérité infinies. Et par ce moyen nous expliquerons, autant qu'il
convient à cet ouvrage, ce qu'est l'Abîme de la Création et de la Providence. L'abîme de la Création
et des choses Naturelles, ce sont les Sources, les Origines, les Trésors, les Fontaines invisibles très
purs, perpétuels, très cachés dans les centres des Eléments purissimes et simplicissimes; c'est-à-dire de
la Terre, de l'Eau, de l'Air et du Firmament, dans lesquels trésors occultissimes sont gardées à perpétuité
jusqu'à la Résolution du monde, les Raisons séminaires des choses et conservatrices des
espèces: puisqu'en effet elles administrent les figures, proportions et coutumes des Animaux, Végétaux,
Minéraux, fleuves, vents, tempêtes, sérénités, temps, âges et de toutes choses par lesquelles
sont produits les états et les temps dans la scène visible de ce monde, et qu'elles dirigent la République
de toute la vie humaine, et le cours, flux et reflux de toute la Nature. Orphée appelle cet Abîme
Naturel: Nuit, Ténèbres, Nébulosité, Diane incomprise et jamais vue des mortels, c'est-à-dire nue,
dans l'hymne qui commence ainsi: Νύξ γλύεσις πάντον. L'abîme de la Providence est l'ordre infiniment
abstrus des Conseils Divins, administrateur de toute la Nature et de la vie humaine, par qui sont
régis les temps, les âges, les mutations, les années, les mois, les jours, les heures, les minutes. Il est
l'auteur, le modérateur et le dispensateur des choses naturelles et des actions humaines, des devoirs,
des vocations, des études, des périls, des calamités, des afflictions, des Libérations, de la vie et de la
mort de l'Homme. L'abîme de la Sapience est décrit au liv. de la Sap. VII.

CLXIV. Qui est monté au Ciel et qui Prov. XXX, CLXIV. QUI est monté au Ciel et
est descendu? Qui a contenu l'Esprit vers. 4. descendu? QUI a colligé les vents en ses
en ses mains? Qui a retenu les Eaux poings? QUI a congrégé les Eaux dans comme dans un vêtement? Qui a suscité un vêtement? QUI a stabilisé toutes les toutes les bornes de la Terre? bornes de la Terre? Quel non, est le sien % et quel est LE NOM DE SON FILS, si tu le LE NOM DE SON FILS, le sais-tu? sais ?
QUEL NOM EST, etc.] Le Sapient vaticine ici de la SAPIENCE incarnée et du NOM ineffable et admirable de IEHOVAH. Le Psalmiste nous enseigne comment nous devons nous servir sapientement des Noms de
DIEU dans l'Oratoire: Psaum. XVIII, 2 et 3 (vulg. XVII). Le Seigneur est ma fortitude, mon refuge, ma
forteresse, mon libérateur: mon DIEU est mon rocher, mon protecteur, ma corne de salut, mon refuge. Et Moïse,
Exod. XXXIV, 6: SEIGNEUR notre DIEU, Bon, Bénin, Miséricordieux, Clément, Longanime, plein de
Miséricorde et de Bonté. Le nom de JESUS est le nom au-dessus de tout nom, devant lequel tout genou
de ceux qui sont dans le ciel, sur la terre et au-dessous de la terre, fléchit. CE NOM est la cause effectrice
de tous les divins miracles, si l'Ame s'y est préparée rituellement, Théo-sophiquement et Mystiquement
par la foi et l'invocation. Et celui qui, par cette foi, s'est conjoint, a copulé, et s'est véritablement
UNI avec le Nom de JESUS, cèdent toutes les vertus des cieux, toutes les forces terrestres,
toutes les forces diaboliques, toutes choses qui, provenant du règne du péché et du diable, infestent
les corps et les âmes des hommes.

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62 INTERPRETATIONS ------------------------------------------------------------------------------------------------

CLXV. (Par conséquent) mon fils, Prov. XXIV, CLXV. Mange, mon fils, le miel parce
mange %+ le MIEL parce qu'il est bon, vers. 13. qu'il est bon, et le rayon de miel qui
et le rayon de miel, très doux à ta est doux à ton palais. gorge.

Le MIEL] Athénée rapporte que Démocrite étant malade, vécut pendant quelques jours, seulement de miel; et lorsque celui-ci vint à faire défaut, ce philosophe mourut. Suivant Diogènes Laërce, c'est
par l'odeur du pain chaud, étant proche de la mort, qu'il prolongea sa vie pendant trois jours. La
très douce Doctrine de la SAPIENCE Eternelle (qui est le pain de vie, S. Jean, VI, 35) mangée par la
bouche du coeur purifié et mondifié, non-seulement te revivifiera, toi qui es léthaliquement couché
par la mort des péchés, mais encore te préservera de la mort éternelle. De même que les abeilles confectionnent
leur miel de la rosée et des fleurs, de même le miel de la Sapience Divine est formé de la
Rosée Céleste, Spirituelle, Divine, c'est-à dire de l'ESPRIT SAINT, et de la fleur de ton Ame, c'est-à-
dire: Foi, Amour, Espérance et Invocation, et dont la moindre parcelle reçue par l'âme pieuse et
fidèle surpasse la douceur, la délectation et la volupté du monde entier. Comme dit le Psalmiste: Tes
paroles me sont plus douces que le miel et le rayon de miel, Psaum. XIX, vers. 11 (vulg,. XVIII) et CXIX,
vers. 103 (vulg. CXVIII) Ta douceur, ô SEIGNEUR, me rend douces toutes les choses amères de ce monde.
Mange donc le MIEL de la PIERRE, LE CHRIST, parce que, par son Baume très salutaire, tu seras délivré,
dans le Corps, l'Esprit et l'Ame, de la corruption annihilative (Deuter. XXXII, 13) tandis que s'il te
fait défaut, tu seras conduit à la mort. C'est dans ce miel très suave que se trouve le SEL DE LA SAPIENCE,
ainsi nommé sapientement par les sapients. Il est digne de remarque, certes, que cet enseignement
de la Divine Bénignité, cette phrase soit restée comme témoignage jusqu'à nos jours, même
parmi les philosophes profanes, tandis que ces misérables hommes ne comprenaient pas (par la
volonté de DIEU) ce qu'ils disaient. Il est une secrète force de cette locution. Apprends-la, mon fils.

CLXVI. %+ Comme à ton âme vers. 14. CLXVI. Comme sauve sera à ton âme
est la DOCTRINE DE LA SAPIENCE, laquelle %+ la cognition de la SAPIENCE, si quand tu l'auras trouvée, %+ tu auras tu la trouves; et elle sera, ta récompense, de nouveau l'espérance et ton espérance et ton expectation ne se perdra ne périra point. point.
Comme la Doctrine, etc.] Car JESUS, SAPIENCE du Père faite chair, est la Fleur du Miel Divin, la Manne de la Rosée Supercéleste, le Miel dans la bouche, le Miel dans le coeur, la PIERRE (S. Paul, I.
Corinth. X, 1) sur laquelle est édifiée l'Eglise, S. Matth. XVI, 18. La Cognition de la SAPIENCE] La Cognition
de la SAPIENCE vraie est la LUMIERE dans l'Ame, dissipant les ténèbres de l'ignorance et toutes
les opinions fausses et incertaines. Et cette cognition diffère autant de l'opinion et des conjectures
incertaines, que la lumière diffère des ténèbres et le corps de l'ombre. DIEU doit être instamment
prié, afin qu'il illumine nos esprits. Prends donc garde, prends garde de ne pas demander la lumière des ténèbres aux esprits malins qui sont apostats et menteurs. Prends garde de ne pas chercher la Lumière vraie dans l'ombre, c'est-à-dire chez les hommes non illuminés par la vraie Lumière, qui s'enorgueillissent de leur propre Sapience et te font accepter et te vendent leurs fantaisies spéculatives et leurs songes pour la Sapience. Tu auras de nouveau] voy. ci-dessous vers. CCXXIV.
Ici doit être insérée la figure du quatrième grade.
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DU GRADE QUATRIEME 63 ------------------------------------------------------------------------------------------------

IV
G R A D E P R O L O G E T I Q U E
QUATRIEME EXPOSE
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NOUVELLE VERSION PASSAGES CITES TRADUCTION
ANCIENNE DE LA DES PROVERBES,
OU SACRO-SAINTE DE L'HEBREU,
VULGATE ECRITURE ET DE LA SAPIENCE,
DU GREC CLXVII. %+ Le SEIGNEUR donne Prov. II, CLXVII. IEHOVAH donne la SAPIENCE;
la SAPIENCE, et de sa bouche la PRUDENCE vers. 6. de sa bouche sort la cognition et l'Intelligence.
et la SCIENCE.

Le SEIGNEUR donne, etc.] Comme dit S. Jacques dans son Epître, chap. I, vers. 5: Si quelqu'un (*1) des vôtres manque de SAPIENCE, qu'il la demande à DIEU qui donne à tous avec affluence et sans reprocher, et
elle lui sera donnée. Mais qu'il la demande dans la foi et sans hésiter. Car celui qui hésite est semblable au
flux de la mer qui est mû par le vent et emporté çà et là. Que cet homme-là ne croie donc pas (qu'il soit
élevé ou infime, noble ou plébéien, Grosz oder klein Hansz, qu'il recevra la plus petite chose (quelle
qu'elle soit) du SEIGNEUR. L'homme dont l'âme est double, est inconstant en toutes ses voies. Voy.
vers. CCXVI et CCLL Si donc, ce qui est vrai, IEHOVAH donne la SAPIENCE, c'est en vain que nous
nous appuierons sur notre seule prudence, et que nous y ajouterons en laborant par quelque art
humain. Le Livre, sans la clef de l'Esprit Saint, ne révèle rien. C'est donc avec raison que Jules
César Scaliger, Exercit. 359, I, dit: Notre pérégrination dans l'étude des lettres sans la lumière divine,
n'est qu'un misérable errement. Elle doit être cherchée auprès de IEHOVAH, THEOSOPHIQUEMENT, c'est-à-dire
Christiano-Kabbalistiquement, Divino-Magiquement et Physico-Chimiquement, dans l'Oratoire et le
Laboratoire, Micro et Macro-Cosmiquement; elle doit être obtenue du SEIGNEUR qui l'inspire et la
donne avec largesse. Elle est un don de DIEU. C'est pourquoi le très Docte Capnion (dont la mémoire
soit éternelle à cause de sa divine habileté dans l'étude de la Kabbale), au liv. de verbo mirifico, I,
chap. VII, définit fort bien la Philosophie (qui se nomme ainsi à cause de l'amour de la SAPIENCE) un
Souffle (spiraculum) de DIEU et une Illustration Divine. Donc, puisque la vraie Sapience est un souffle
de DIEU et une Illustration Divine, la Sapience du monde immonde (réellement folle et insensée) est
un souffle du diable (qui, au témoignage de l'Apôtre est le prince de ce monde, à l'exemple duquel
toute la terre est ordonnée) et un aveuglement de l'esprit. C'est pourquoi elle est folie aux yeux de DIEU
et aux yeux des hommes illustres de l'Esprit de DIEU. Le fleuve de la SAPIENCE vraie doit être dérivé
de l'océan de la SAPIENCE au moyen des siphons de son Livre Ter-tri-un et Catholique et sous la
direction de la grâce divine, amené dans le Paradis de notre âme; mais l'eau boueuse des marais
du prince de ce monde immonde ne doit pas être extraite de ses fétides lagunes pour être conduite
par les canaux des sophismes et des erreurs. Le premier donne la Science vraie et salutaire des
choses Divines et humaines; la seconde donne la vicieuse, turgescente, fausse, sophistique, stérile
et immonde Sapience mondaine. Voy. vers. CLXXXVII.


(*1) La Sapience, la science et l'Intelligence sont des dons de DIEU.

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64 INTERPRETATIONS ------------------------------------------------------------------------------------------------

CLXVIII. Il gardera %+ le salut vers. 7. CLXVIII. Il cachera l'essence pour
des droits et protégera ceux qui marchent les droits et sera le bouclier de ceux qui simplement, marchent parfaitement,
Le salut des droits] Les fruits de la Divine Sapience sont infinis: et le plus grand est le Salut de l'Ame. Divinement conservés et gardés, ils sont comme un trésor éternel pour le juste. Et, comme
l'indique le texte hébreu, l'essence même des choses ou ce qui donne à toutes choses l'essence est le
trésor du juste; ce qui n'est rien autre que DIEU LUI-MEME qui est TOUTES CHOSES EN TOUS. IEHOVAH est
donc LUI-MEME le salut du juste; SON IPSEITE est le bouclier du juste, qui protège celui-ci contre les
flèches du diable et des hommes ennemis et contre les malignes impressions du Macro-Cosme. C'est
l'ombre du Très-Haut et la Protection de l'Omnipotent contre les horreurs de la nuit, contre les traits
rapides de chaque jour, contre le démon qui combat à midi, contre la peste marchant dans les ténèbres.
Psaum. XCI. Tous ces maux n'atteindront pas ceux qui marchent dans l'intégrité, c'est-à-dire
en DIEU, IPSEITE, et en son fils JESUS-CHRIST.

CLXIX. Conservant les sentiers de la vers. 8. CLXIX. Afin qu'ils gardent les sentiers
JUSTICE, %+ et gardant les voies des du jugement: et il gardera la voie Saints. de ses miséricordieux. * Alors tu connaîtras la Justice et le Prov. II, * Alors tu connaîtras la Justice et le
Jugement, et l'équité et tout sentier vers. 9. Jugement et les Rectitudes et tout sentier
excellent. excellent.
Gardant les voies des Saints] C'est le fruit parfait de la Divine Sapience. Que les pieux gardent donc la Faveur et la grâce de DIEU, de peur qu'ils ne s'écartent des sentiers de la JUSTICE. La Sapience
Divine est une Lumière perpétuelle qui montre la voie dans les ténèbres, qui éloigne l'âme des
erreurs, qui délivre des conseils insensés, qui réprime les vaines cogitations. Moi, je t'enseignerai,
dit la SAPIENCE, quelles sont les choses utiles; je te donnerai l'Intellect et je t'instruirai dans cette
voie par laquelle tu progresseras; je fixerai mes yeux sur toi. Psaum. XXXII, 8 (vulg. XXXI). O SAPIENCE
Eternelle, enseigne-nous, dirige-nous par la norme éternelle, informe-nous par la règle éternelle:

Informe-moi ô mon DIEU, qu`elle est ta volonté sainte Daigne me donner ta main pour conduire mes pas; Car voici que tu seras toujours avec moi ô mon DIEU Et le signe divin de ton esprit me conduira par le droit sentier.
CLXX. Afin qu'il soit notoire à tous Sap. XVI, CLXX. Afin qu'il soit notoire que le
qu'il importe %+ de prévenir le SOLEIL vers. 28. Soleil doit être prévenu pour te rendre
pour TA BENEDICTION et qu'on doit l'action de grâces, et tu dois être salué T'adorer %+ à l'Orient de TA LUMIERE. au lever de la lumière.
De prévenir le SOLEIL] De devancer le Soleil; non-seulement cet Oeil visible (comme dit Hermès) qui est le grand luminaire du Firmament, mais aussi le soleil DIVIN; et au lever de sa lumière, il faut, en
nous, ô IEHOVAH te précéder et marcher devant toi, te rencontrer, s'approcher de toi par des supplications
(S. Paul, I Tim. II, 2) par des oraisons et des postulations; te prévenir, au temps et lieu
opportuns, par nos labeurs tant de l'esprit que du corps, en actions de grâces (car l'action de grâces
est une invitation à donner davantage) des rayons de ta bénédiction bénignement influés; et enfin te
consulter Théosophiquement sur toutes nos entreprises, et agir avec toi. Voy. Prov., XIV, 11. L'enfant
connaîtra beaucoup par ses études, si ses oeuvres sont pures et droites. NOTE: De même que la Manne,
nourriture du peuple Judaïque dans le désert devait être recueillie avant le lever du Soleil afin qu'elle
ne fût pas liquéfiée par les rayons du Soleil, de même la manne de la Divine Sapience doit être recueillie
dans les vases de la prière du matin, et en veillant dès le matin aux portes de la SAPIENCE.
Notre Soleil, qui est en nous, précède le Soleil Macro-Cosmique; qu'il se lève donc préférablement

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DU GRADE QUATRIEME 65 ------------------------------------------------------------------------------------------------

dans le ciel interne Micro, plutôt que dans le ciel externe Macro-Cosmique; car les célestes veilleuses qui
sont les véhicules de la Lumière et de la Sapience aident à repousser les ténèbres intérieures. C'est le
Soleil se levant en nous que décrit le Cantique des cantiques: Je dors et mon Coeur veille. Ce n'est pas sans
raison que le Psaume LXXVIII, 25 (vulg,. LXXVII) appelle la Manne, le pain des Ames. Car la Manne supernaturellement
engendrée par la Sapience Divine est un fruit de la Divine Sapience. Donc la Sapience
qui procède de la bouche de DIEU est le vrai pain des Anges, dont ceux-ci se nourrissent suavement.
Et parce que Jésus-Christ est le verbe du Père et la Sapience du Père, il est donc la vraie Manne des chrétiens
croyants. Et il doit être reçu d'un coeur soumis, d'une âme attentive, avant que notre âme soit
agitée par les afflictions et soit divisée par les soucis que chacun de nos jours apporte avec lui. A l'Orient
de TA LUMIERE] C'est-à-dire du plus grand matin au crépuscule matutinal (car celui qui cherche le bien
se lève avec joie au point du jour (Prov. XI, 27), au lever du soleil, à l'aurore qui plaît aux muses, et
véritablement à cette heure bienheureuse, non-seulement du jour naturel, mais de ta vie, de la pieuse
dévotion, des concepts excellents de l'esprit, etc.; et aussitôt qu'il sera levé ainsi (c'est ce lever que
l'école des Kabbalistes nomme l'Aurore), lorsque tu te sentiras mû d'un bon mouvement par l'impulsion
de l'Esprit du bien en toi, quand ton coeur s'enflammera, se dilatera et s'accroîtra afin d'accomplir
cet oeuvre; alors, pour entrer Micro et Macro-Cosmiquement dans l'Oratoire, ore et exerce-toi
Théosophiquement à méditer par le soliloque chrétien (tu sauras alors servir et seconder le Temps,
le Lieu, le Ciel, les Astres, les Génies, la Milice de l'Armée céleste, DIEU, c'est-à-dire TOUT :) écoute,
vois, observe selon les Lois et la Doctrine de cet Amphithéâtre ce Que IEHOVAH en TOI-MEME, dans la
NATURE et dans la SACRO-SAINTE ECRITURE, te suggérera et te répondra: puis afin d'entrer aussi dans le
Laboratoire, Labore sapientement suivant la Divine institution susdite, Kabbalistique, c'est-à-dire
cachée, et véritablement usitée par les très anciens Sapients; et par ce moyen, DIEU te donnera cette
grâce sans retard. Ne diffère pas cet exercice quand tu sens l'aiguillon de l'Esprit Saint et du bien;
Car c'est pour le front chevelu que la calvitie doit venir plus tard. Car toutes choses ont leur temps, comme
l'attestent Salomon et notre expérience. C'est pourquoi quand et où nous entraînent les volontés du
destin il faut les suivre avec obéissance. Aujourd'hui, nous enseigne le Psalmographe Royal, lorsque
vous entendrez la voix de IEHOVAH, gardez vous d'être comme les mulets et les chevaux dans lesquels
il n'est pas d'intellect. Psaum. XXXII, vers. 9 (vulg,. XXXI). Invoque donc DIEU (Macro et Micro-Cosmiquement)
au seul Orient, et non à l'Occident, voy. vers. XCVI.

CLXXI. Tu (SEIGNEUR) es %+ celui Sap XVI, CLXXI. Tu (IEHOVAH) as appris à nos
qui libère de tout mal. vers. 8. ennemis que tu es celui qui délivre de
tout mal.
Celui qui libère, etc.] DIEU le meilleur et le plus élevé de tous Etres dispense avec variété les rayons de sa sapience et les dispose pour le salut et l'aide des hommes. Car la Sapience divine n'est pas
une vaine et inane science, mais une vertu auxiliatrice, infinie, qui possède les forces auxiliatrices qui
opèrent le salut des hommes. Et lorsque le genre humain est accablé par diverses (oh! douleur) et
même innombrables calamités (à cause du péché commis) la Sapience de DIEU contient autant de
remèdes tant Spirituels que Naturels, qu'elle nous distribue fidèlement de son abîme, par ses fidèles
servantes et pédissèques.

CLXXII. Tu es, SEIGNEUR, celui qui vers. 13. CLXXII. Tu (IEHOVAH) as puissance
a puissance de vie et de mort, et de vie et de mort; tu mènes aux portes % des enfers et tu en ramènes. et en ramène.

Qui mène aux portes de la mort, etc.] Voici ce qui est l'Ecole, l'Atelier ou Ergastérium de la Sapience Divine. Elle mortifie ses adorateurs, afin qu'elle les vivifie ainsi; elle les conduit aux portes de la
mort afin que, par la même voie, elle les élève aux portes du Ciel. Le coeur contrit et humble postule
pour la SAPIENCE; elle s'élève en celui-ci un magnifique domicile. Lors donc qu'elle brise l'homme
elle l'édifie lui-même; lorsqu'elle le détruit, elle le rénove; lorsqu'elle l'humilie, elle l'exalte; lorsqu'elle
l'obténèbre, elle lui influe une nouvelle lumière; lorsqu'elle détourne l'homme de la fréquentation
des hommes, elle l'introduit dans le commerce des Etres célestes.

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66 INTERPRETATIONS ------------------------------------------------------------------------------------------------

CLXXIII. %+ La Bénédiction du Prov. X, CLXXIII. La Bénédiction de IEHOVAH
SEIGNEUR fait les riches, et l'affliction vers. 22. enrichi, et IEHOVAH ne joint pas la douleur
ne s'associera pas à eux. à sa bénédiction,
La Bénédiction du SEIGNEUR, etc.] Les Fruits de la Divine Sapience sont les dons et Biens du Corps, de l'Ame et de l'Esprit, de tous genres; car ils s'appliquent d'eux-mêmes à toutes les créatures, et
affluent vers elles avec une telle abondance que la SAPIENCE (qui est Reine et Dominatrice des
créatures) habite en leurs âmes comme un Roi Unique. Puisqu'elle est la liberté des créatures, sa fin
propre et spéciale, qu'elle serve donc à la gloire de DIEU et aux hommes aimés de DIEU, héritiers de
la vie éternelle. Puisque les Anges, administrateurs de l'Esprit, par l'ordination de DIEU, servent à
cette gloire de leur propre mouvement, pourquoi les autres créatures, soumises au ministère des
Anges ne rempliraient-elles pas ces mêmes fonctions? Et de même que la cause de la malédiction est
l'inobédience du Protoplaste, apportant avec elle des calamités de tout genre, stérilité des Eléments
et pénurie des choses, de même la cause de la Bénédiction est la PIETE et la CRAINTE DE DIEU. Cette
Bénédiction n'est autre chose que cette vertu qui procède de la bouche de DIEU, vivifique, multipliant
et fécondant la Nature des choses, comme si elle se répandait en flots abondants. On peut citer ici
les exemples des Patriarches, de quelques Rois et des Saints. Ensuite ces richesses qui sont la vraie
source de Sapience n'apportent pas avec elle la douleur lorsqu'elles affluent, n'engendrent pas la douleur
en celui en qui elles entrent; car la source des richesses que possèdent les pieux fidèles aimés de
DIEU est la Sapience elle-même. Elle est meilleure que l'or, vers. XXX, et que tous les objets les plus
précieux, vers. V, que l'or et la pierre précieuse, vers. CCCXXVII. Parce qu'elle donne elle-même TOUTES
CHOSES, vers. CCXCI.

CLXXIV. %+ LE NOM DU SEIGNEUR Prov. XVIII, CLXXIV. Comme une forte tour est
est une tour très forte; le juste y a recours, vers. 10. le NOM de IEHOVAH; le juste y aura recours
et il sera exalté. et il sera exalté,
LE NOM DU SEIGNEUR est une tour très forte] Psaum. XC, 14 (vulg. XC). Je le protégerai. Pourquoi? Parce qu'il a connu mon NOM. LE NOM DE DIEU est l'Omnipotence, la Sapience et la Miséricorde de DIEU. Qui
se confie soi-même à ce grand et mirifique nom et dépend de lui seul est vraiment enfermé dans
cette citadelle puissante. Ce nom de DIEU renferme toutes les vertus et puissances. Qui donc se
confie au NOM DE IEHOVAH et de JESUS est entouré de toutes les vertus et puissances. Par cette citadelle
divine et salutaire, par ces forteresses Angéliques, toute humaine puissance qui milite contre les
pieux, se dissipe et se résout en ombre; et les tours et les royaumes les plus puissants sont brisés et
dévastés lorsqu'ils s'en séparent. Le Roi David dans sa fuite n'était protégé par aucun secours visible
et n'était muni d'aucun rempart ni d'aucune citadelle externe; cependant sous l'égide, la protection
et l'ombre du Très-Haut, il était bien mieux protégé que s'il avait occupé la ville la mieux fortifiée.
Apprends donc à invoquer le NOM DE DIEU avec Seth. Genès, IV, verset ultime; avec Abram, Genès.
XII, 8, XIII, 4 et (Abraham) XXI, 33; avec Moseh, Exod. XXXIV, 5; avec Aaron et ses fils, Nombres, VI,
vers. ultime; avec le peuple Israëlitique, Deuteron, XXVI, 2, XXVIII, 10 et XXXII, 3; avec David et tout
Israël, I. Paralip. XIII, 6 et XVI, 2 et 8 et Psaum. CXV, 4; avec Salomon, III. Rois, VIII, 23 et 43; II,
Paralip. XII, 20, avec Elia, III, Rois, XVIII, 24; avec Elisée, IV, Rois, v. 11; avec le Roi Asa, II, Paralip. XIV.
11; avec le juge Iosaphat, II, Paral. XX, 6 et 9; avec Iesu, fils de Sirach, LI, 14; avec Jérémie, Lamentations,
III, 55; avec Azaria au milieu de la flamme, Daniel, III, 26; avec les trois jeunes hommes,
Sidrach, Misach et Abdénago, dans le bûcher ardent, ibid. vers. 52; avec les Prêtres, I, Machabées,
VII, 37; avec les disciples du Christ et tous les saints et les hommes pieux; par l'Oraison dominicale,
S. Matth. VI, 9; id. S. Jean, XIV, 13 et XV, 16 et XVI, 23. O SEIGNEUR DIEU, combien Admirable est ton
Nom dans la Terre Universelle, Psaum. VIII, vers. I et dernier. Je chanterai le nom du SEIGNEUR
l'Altissime, Psaum. VII, verset ultime. Je me réjouirai et je m'exalterai en toi, je chanterai ton nom,
ô Altissime, Psaum. IX, 3. IEHOVAH est son nom, Judith, IX, 10 et XVI, 3. IEHOVAH ZEBAOTH, SEIGNEUR
DES ARMEES est mon nom, Esaias, LI, 15. Quiconque invoquera le nom du SEIGNEUR (manifesté aux hommes
dans la SAPIENCE Eternelle incarnée, JESUS-CHRIST, S. Jean, XVII, 6) sera sauvé, Ioël, II, 32. Actes, II, 21.
S. Paul aux Rom. X, 13. Ici se rapporte la Doctrine des Kabbalistes sur les noms de DIEU et les Dix

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DU GRADE QUATRIEME 67 ------------------------------------------------------------------------------------------------

SPHIROS (vers. CXXXVII) ou EMANATIONS ou Numérations (comme ils les appellent) de DIEU, par lesquelles
tout l'ELOHIM TRI-UN s'avance dans l'universalité des choses, entouré d'elles comme d'ornements et
de vêtements dignes d'une telle majesté; et chaque fois qu'une Ame des bienheureux touche Théo-
Sophiquement la frange de ces vêtements, DIEU répond: quelqu'un m'a touché, car j'ai senti moi-
même une vertu sortir de moi, vers. CCXXII et CCLII. Nous avons représenté ceci dans les première
figure de cet Amphithéâtre, et, avec la permission de DIEU nous en avons traité longuement et à
propos dans cette explication. Certains chercheront pourquoi j'ai introduit dans cet Amphithéâtre
ces NOMS HEBREUX? Or si l'on connaissait réellement la force secrète de ce Décret des Prêtres de
Zoroastre (le Prince des choses sacrées): « VOUS NE CHANGEREZ RIEN DANS LES NOMS SACRES BARBARES
(c'est-à-dire Hébraïques) », ceci ne serait pas interprété sinistrement.

CLXXV. %+ Beaucoup de cogitations Prov. XIX, CLXXV. Beaucoup de cogitations sont (*1)
dans le coeur de l'homme; mais vers. 21. dans le coeur de l'homme; mais le conseil
la volonté du SEIGNEUR permanera. de IEHOVAH permane.
Beaucoup de cogitations, etc.] Ainsi, c'est à l'Homme de préparer l'âme et au SEIGNEUR de gouverner la langue, Prov. XVI, 1. Les sorts se placent dans le sein, mais ils sont tempérés par le SEIGNEUR. Ibid. vers.
33. L'homme prépare l'âme, c'est-à-dire s'offre lui-même, ordonne dans son cerveau et délibère dans
son âme; mais DIEU dispose et donne la réussite des conseils et des labeurs. Puis donc que IEHOVAH est
le seul qui favorise et dirige nos théories et nos pratiques, les actions et les labeurs de nos sens et de
notre raison, de notre esprit et de nos mains, nous devons par la supplication mentale (en esprit et
vérité) implorer son aide afin qu'en toutes choses il nous donne et nous inspire de bien vouloir,
connaître, être et pouvoir. S'il le veut, toutes choses réussiront dextrement; s'il ne le veut pas: sinistrement.
Car l'étude et les travaux de la SAPIENCE ne possèdent pas par eux-mêmes le pouvoir d'agir
librement et de produire l'effet qu'on en attend, mais seulement par la miséricorde et la volonté de
DIEU dont le nom soit Béni dans tous les siècles, Amen. Révèle-toi, ô SEIGNEUR, à mes yeux de l'âme,
de l'intellect, de la raison et des sens; et je considérerai les merveilles de ta loi (Psaum. CXIX, 18,
Vulg. CXVIII) tri-une, Catholique, c'est-à-dire de la Nature, de la Sacro-Sainte Ecriture et de ma conscience.
Heureux l'homme (Psaum. XCIV, 12, vulg. XCIII) que tu as enseigné, ô SEIGNEUR, et à qui tu
as appris ta LOI (tri-une, Catholique comme on vient de le dire). Non pour nous, SEIGNEUR, non pour
nous, mais à ton nom doit être donnée la gloire. Psaum. CXV, 1 (vulg. CXIII, 9). Garde donc tes cogitations,
et que tes lèvres conservent la Discipline et suivant le conseil de Chilon, que ta langue ne devance pas
ton esprit. La langue est comme la torche de la sédition; c'est pourquoi tous doivent s'efforcer avec
soin de la contenir. C'est pourquoi Zénon ne permet de discourir que lorsque la langue s'est bien
imprégnée de l'esprit. Pense toujours; pourquoi parler? Ecoute avec avidité; mais parle avec lenteur
et prudence.

CLXXVI. %+ On apprête un cheval Prov. XXI, CLXXVI. Un cheval a été apprêté
pour le jour du combat; mais le vers. 31. pour le combat; mais IEHOVAH est le salut
SEIGNEUR donne le Salut. lui-même.
On apprête un cheval] La Sapience Divine est victorieuse du monde et de toute puissance mondaine et même diabolique. Toutes les créatures cèdent et se rendent à la Divine Sapience. C'est par elle
que se gouvernent les étoiles du Ciel qui combattent contre les ennemis. Par elle milite l'éther et les
vents conjurés entrent en action. Quiconque sait donc légitimement user de la Sapience Divine pourra
enchaîner les ennemis très puissants et les jeter dans les fers, Psaum. CXLIX, 8. Cet art, si quelque
autre toutefois l'a connu, David, ce très puissant guerrier, le posséda parfaitement. Il parle ainsi:
Ceux-ci sont sur des chars, ceux-là sur leurs chevaux; mais pour nous, nous invoquerons au nom du Seigneur
Notre DIEU, Psaum. XX, 8. (vulg. XIX, 7). Le Seigneur a brisé la puissance des arcs, des boucliers, des
glaives, et la guerre. Psaum. LXXVI, 4 (vulg. LXXV, 3). Combien de fois, par les seules prières de son
armée il ajouta à sa force et obtint d'insignes victoires? Iosaphat, par son hymne mit en fuite une
armée innombrable, II, Paralip. XX, 22 et suiv. L'Ange du Seigneur, prié par Ezéchias frappa en
une nuit cent quatre-vingt-cinq mille hommes dans les camps des Assyriens. IV, Rois, XIX, 35. Toutes


(*1) L'Homme propose, DIEU dispose.

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68 INTERPRETATIONS ------------------------------------------------------------------------------------------------

ces victoires sont celles de la Divine Sapience qui est seule gubernatrice des Choses et des Empires de
tout ce Monde. Et bien qu'il advienne beaucoup de ruine et de confusion dans les règnes, les villes,
les principautés et les Empires, néanmoins, la Sapience Divine les administre tous prudentissimement
suivant l'éternelle justice de DIEU le plus grand et le meilleur des Etres.

CLXXVII. %+ Beaucoup recherchent Prov. XXIX, CLXXVII. Beaucoup cherchent la
la face du Prince, et le jugement vers. 26. face du Dominateur; et le jugement de
pour chacun vient du SEIGNEUR. chacun sort de IEHOVAH.
Beaucoup recherchent la face du Prince] C'est-à-dire ambitionnent la familiarité et la grâce du Prince. Ecoute donc le conseil du Prophète Royal et Aulique: Gardez-vous de vous confier dans les Princes et
dans les fils des hommes, dans lesquels n'est pas le salut. Psaum. CXLVI, 3 (vulg. CXLV.) Et: Il est bon de
se confier au SEIGNEUR plutôt que de se confier à l'homme: Il est bon d'espérer dans le SEIGNEUR, plutôt que
d'espérer dans les Princes. Psaum. CXVIII, 8 et 9 (vulg. CXVII). Parce que la volonté humaine est susceptible
de mutation; tandis que la volonté de DIEU est véritablement ferme, constante et perpétuelle.
Esaïe, LIV, 10: car les montagnes seront ébranlées et les collines trembleront; mais la miséricorde ne
se retirera pas de toi et l'alliance de ma paix ne sera pas ébranlée, dit le Seigneur qui te fait miséricorde.
Le Seigneur est le DIEU qui donna à Daniel la grâce et la miséricorde en présence du
Prince des Eunuques; et il peut, s'il le veut, te les donner. Parce que

Il est plus sûr et il vaut mieux se confier en DIEU seul Que de croire à mille des premiers d'entre les hommes.
CLXXVIII. Comme les divisions des Prov. XXI, CLXXVIII. Comme les ruisselets des
eaux, de même %+ le coeur du Roi vers. 1. eaux est le coeur du Roi dans la main
dans la main du SEIGNEUR; il l'inclinera de IEHOVAH; il l'incline partout où il de tel côté qu'il voudra. veut.
De même le coeur du Roi, etc.] L'expérience quotidienne atteste que DIEU, suivant son bon plaisir retarde et annihile les cogitations, les actions et les labeurs des hommes. Ceci est donc vrai:

La Divine puissance se joue parmi les choses humaines.
IEHOVAH répand tant la bénédiction que la malédiction, sur l'oeuvre comme sur l'homme, à qui et
quand il veut. LUI-MEME constitue les Rois, et il les dépose, les exalte, les humilie, les édifie, les
détruit, les bénit, les maudit; TOUS sont dans son omnipotente main. Si donc tu désires que ce que tu
accomplis auprès de la personne des Princes se tourne à ton utilité et à celle du prochain ainsi qu'à
l'honneur de DIEU, Ore donc et Labore Théosophiquement, afin que tu sois dans l'Amour de DIEU (ô
CET ART DE L'AMOUR DIVIN qu'enseigne notre Amphithéâtre) et ami de DIEU; alors tu seras bienvenu
auprès du Prince (si ce que tu recherches plaît à DIEU) qui se montrera clément, gracieux et bénin
Car tout ce que DIEU veut, il le leur impose de force. On doit toujours ajouter: Que ta volonté soit faite
ô SEIGNEUR! Il faut remarquer l'histoire d'Alexandre le Grand qui, ayant attaqué la ville de Tyr
cause du refus de l'impôt, marchait avec son armée sur Jérusalem lorsque le grand Pontife Iaddus
parvint à fléchir son âme en marchant au devant de lui revêtu de ses habits sacerdotaux. On lit la
même chose sur Attila lorsqu'il attaqua Rome. Ahasuérus fut fléchi par Esther afin qu'il ne fît pas
en un seul jour exterminer tous les Juifs. Vois donc, apprends, juge si le Sapient, étant donné qu'il
domine les astres, ne peut pas aussi dominer les âmes et les esprits des hommes? DIEU, dans son courroux
est fléchi par la voix qui le prie; pourquoi pas l'homme? Mais comment, par quel art, par quelle
industrie, par quel Rayon? Par ceux de la Sapience Divine. Ne sois pas assez simple en ton âme
pour croire que c'est sans art ni sans assistance singulière de la Sapience Divine que Laban, dans
son sommeil a pu entendre cette voix: Prends garde de ne rien dire à Jacob que d'humain. Est-ce par
hasard qu'Alexandre le Grand a vu en songe le grand Pontife marcher au devant de lui en vêtement
sacerdotaux? Ouvre les oreilles et recherche cette Sapience. Car si les Chrétiens reçoivent de

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DU GRADE QUATRIEME 69
DIEU une puissance au-dessus de toute la force de notre ennemi le plus acharné, le diable, pourquoi
pas aussi sur les Ames des hommes qui sont régies par le diable?

CLXXIX. %+ Toute voie de l'homme vers. 2. CLXXIX. Toute voie est droite à ses
lui semble droite; mais le SEIGNEUR yeux; car IEHOVAH pondère les coeurs. pèse les coeurs.

Toute voie de l'homme, etc.] De si profondes ténèbres occupent les âmes des hommes qu'ils ne peuvent, à cause d'elles examiner et considérer les intimes profondeurs de leur coeur. Quelle que soit
l'intention pour laquelle un homme poursuit ses actions et ses conseils, DIEU seul, pondérateur des
esprits la connaît, bien qu'elle soit cachée aux yeux des hommes. Car LUI-MEME est LE SEIGNEUR qui
scrute les coeurs de tous les hommes, et connaît toutes les cogitations des esprits. I. Paral. XXVIII, 9.
Psaum. VII, 10. καρδιογνώστης, le seul qui connaît les coeurs de tous les hommes, Actes des Ap. I, 24.
Un grand nombre d'actions humaines sont dissimulées sous un fard si subtil qu'on les croirait parfaitement
droites et émanant de la source de la rectitude et de la justice, de l'amour et de la charité;
et dont la fin, cependant, n'est que l'amour propre, l'honneur et l'avantage personnels. Mais la
Lumière de la Sapience vraie disperse tous ces nuages diaboliques; et la balance de la Justice
Divine les éprouve, les manifeste et les met en Lumière devant la face de DIEU. Car nos actions, bien
que soumises à la Lumière de la raison humaine paraissent bonnes, légitimes et justes; mais étant approchées
de la Lumière de la Sapience Divine elles deviennent très ineptes, très fausses et très injustes.

CLXXX. %+ Les SORTS sont mis Prov. XVI, CLXXX. Le SORT est projeté dans le
dans le pli d'un manteau; mais ils vers. 33. pli d'un manteau et le jugement de ce
sont tempérés par le SEIGNEUR. sort provient de IEHOVAH.
Les sorts sont mis dans le pli, etc.] Si les sorts ainsi placés, traitent de choses secrètes, abstruses, cachées à nous, difficiles et obscures, et cependant utiles, salutaires, et infiniment nécessaires (dans
les grandes angoisses et nécessités), il s'en faut donc de beaucoup qu'ils soient illicites et prohibés
dans la page sacrée, puisqu'ils sont eux-mêmes tempérés par le SEIGNEUR, c'est-à-dire régis par la
Divine Providence; puisqu'ils sont véritablement la Divine Réponse. Ce dont nous possédons dans
le recueil des Saintes Ecritures, non-seulement des mandements très clairs mais aussi des témoignages
et des exemples exprès, presque innombrables. Ces témoignages sont les suivants: Esaias,
XXXIV, 17: LUI-MEME (LE SEIGNEUR) a envoyé son sort (en divisant la Terre de Canaan au peuple
Israëlitique) et sa main l'a divisée entre eux avec mesure. Et le Sapient s'écrie: Prov. XVIII, vers. 18: Le
sort comprime les contradictions et il juge même entre les puissants. C'est donc avec raison que le Divin
Poète et Prophète-Roi remet ses sorts au Seigneur en disant: Dans tes mains ô SEIGNEUR sont mes
sorts, Psaum. XXXI, 16 (vulg. XXX, 15). Les exemples sont nombreux et se trouvent souvent dans les
livres saints; il est ordonné par DIEU à Aaron, frère de Moïse en se tenant devant le Seigneur à l'entrée
du tabernacle du témoignage, de jeter le sort sur deux boucs, pour connaître celui qui sera
pour le SEIGNEUR et celui qui sera le bouc émissaire; afin d'offrir pour le péché celui sur lequel sera
tombé le sort qui le destinait au SEIGNEUR, etc. Lévitique, XVI, 8. Lorsque le peuple d'Israël eut violé
le pacte de DIEU en dérobant ce qui avait été frappé d'anathème, et qu'il fut vaincu à cause de cela
par ses ennemis les hommes de la ville de Haï, et pensa prendre la fuite, alors Iosuah rechercha
par le sort celui qui était anathème, d'abord en jetant le sort sur les tribus, puis sur toutes les
familles de la tribu désignée, puis sur toutes les maisons de cette famille, puis enfin sur tous les
membres de la maison, en recherchant ainsi l'homme même, auteur de l'anathème. Iosuah, VII,
vers. 14 et suiv. Le Prophète Samuel en élisant et en désignant par le sort celui qui serait appelé à
être Roi des Israélites, le jeta sur toutes les tribus d'Israël, et le sort tomba sur la tribu de Benjamin;
il jeta ensuite le sort sur la famille de Métri; et parvint ensuite à Saül, fils de Cis. I. Rois. X,
20. Et un peu plus loin, vers. 24, Samuel dit alors à tout le peuple: Voyez donc celui que le SEIGNEUR
a élu (PAR LE SORT) parce qu'il n'en est pas de semblable à lui dans tout le peuple. De même encore David
le Prophète Royal divisa lui-même les Lévites par le sort (afin de savoir dans quel ordre ils devaient
entrer pour accomplir leur ministère dans la maison du Seigneur), ainsi qu'on peut le lire au I. Liv.

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70 INTERPRETATIONS ------------------------------------------------------------------------------------------------

des Paralipomènes, XXIV, 31. C'est ainsi que Ionas fut reconnu par le sort comme étant la cause de
toute la tempête qui mettait le navire en péril. Ionas, I, vers. 7. Le sort jeté dans l'urne placée
devant Haman tomba sur le douzième mois appelé Adur comme étant celui où la nation des Juifs
devait être exterminée, Esther. III. 7. Et en effet, tous les Juifs faisaient pénitence vêtus seulement
d'un sac la tête couverte de cendres, clamaient à haute voix vers DIEU et le priaient ardemment par
les jeûnes, les pleurs et les gémissements (selon le chap. IV, vers. 1 et 2) afin qu'ils obtinssent grâce
et miséricorde de DIEU; donc, sans aucun doute, cette sentence (de l'extermination des Juifs) ordonnée
par le sort (interprète de la volonté Divine) ne devait jamais être commuée ni révoquée. On
peut aussi considérer les exemples du Nouveau Testament: Le lieu du ministère et de l'apostolat
de Mathias (afin qu'il remplaçât Judas qui en était déchu par son crime) ne fut-il pas désigné par le
sort? Actes des Apôtres, I. verset dernier. DIEU lui-même approuva ce procédé lorsqu'il ordonna aux
Israélites de distribuer par le sort la terre de Canaan. Mais en sorte, dit-il, Nombres XXVI, 56, que
tout ce qui sera atteint par le sort sera reçu du plus grand nombre ou du plus petit nombre. Et, chap. XXXIII,
vers. 54; Divisez entre vous par le sort la Terre (que je vous ai donnée en possession); vous en
donnerez une plus grande partie au plus grand nombre et une moindre au plus petit nombre; et
chacun, suivant ce que désignera le sort, recevra ainsi son héritage, et la possession sera divisée
par tribus et familles. Et cette coutume de désigner par le sort a toujours été en usage. Car c'est ainsi
que les Romains élisaient autrefois par les sorts des dés (tesserarum sortes) leurs Dictateurs, Consuls,
Sénateurs et Tribuns du peuple. Et même encore de nos jours, dans la plupart des lieux et presque
partout, les charges, en quelque état que ce soit, les dons, les héritages se distribuent par les sorts.
D'où l'Ecclésiastique (de Jésus fils de Sirach) ch. XIV, vers 15: Ne laisseras-tu pas à d'autres tes douleurs
et tes labeurs qu'ils se partagent par la division du sort? Mais ce qui en a été dit ici suffit. Car ce n'es
pas à nous d'indiquer ici tout ce qui se pratique pour confirmer cet art divin et géomantique de
la divination; mais tout ce qui en été dit par nous jusqu'ici montre avec la plus grande évidence
que DIEU est lui-même le Modérateur, le Recteur, l'Auteur, le Fauteur, le Défenseur et le Promoteur
des sorts.

(*1) CLXXXI. (C'est pourquoi) %+ aie Prov. III, CLXXXI. Foi de IEHOVAH en tout ton
confiance dans le SEIGNEUR, de tout ton vers. 5. coeur, et ne te repose pas sur ton intelligence.
coeur et %+ ne te repose point sur ta prudence.

Aie confiance, etc.] Défie-toi de toi-même; abandonne et remets toi même à DIEU toutes tes entreprises. Remets tous tes soins dans le SEIGNEUR et lui-même te nourrira. Psaum. LV, 23 (vulg. LIV, 22).
Il sera lui-même ton directeur. Que ce passage te serve de signe: Mon aide viendra du SEIGNEUR qui a
fait le Ciel et la Terre, Psaum. CXXI, 2. Celui qui espère dans le SEIGNEUR sera secouru, ou (comme il
est dit textuellement en Hébreu) engraissé (impinguabitur) dans son Corps, son Esprit et son Ame; afin
qu'ainsi une âme saine soit dans un corps sain, Macro et Micro-Cosmiquement, intérieurement et
extérieurement. En un mot, que IEHOVAH, dans toutes tes actions et tes labeurs soit le commencement
et la fin, (prora et puppis) l'Alpha et l'Oméga. Voy. vers. CCCXXIX. Sans l'Inspiration, l'Aide et la Conduite
de DIEU, tu ne pourras rien connaître d'élevé. En DIEU seul qui est TOUT en toutes choses, tu pourras
Théo-Sophiquement TOUT. Ne te repose pas sur ta prudence] Qui se repose sur sa Prudence, sur ses
imaginations, sur ses conseils et ses labeurs fanatiques, tandis qu'il méprise orgueilleusement la LOI
de la Sacro-Sainte Ecriture, de la Nature et de sa conscience droite, est fou; c'est pourquoi il marchera
follement dans ses voies. Le Monde juge païennement que la fortune accompagne toujours
notre prudence. D'où les proverbes: Ce sont les moeurs qui établissent la fortune de chacun. Et: Chacun
(par sa prudence) est l'artisan de sa fortune. Et Sénèque dit: Cède à la Raison et supporte l'Infortune.
Et Juvénal: Nulle Puissance ne manque dès qu'on possède la prudence. Et notre Sapient enseigne au contraire:
que IEHOVAH (auteur et SEIGNEUR de la fortune) envoie la fortune et qu'il retire ou donne abondamment
la prudence et le succès. On doit observer également ceci dans les travaux Physico-Chimiques
qui, à moins que nous n'obtenions du SEIGNEUR de bien connaître, être et pouvoir, ne peuvent être
terminés et institués suivant la ligne droite de la vérité dans la Nature. Prions donc Théo-Sophiquement
dans l'Oratoire en travaillant avec effort afin que DIEU nous instruise et qu'il ne retire pas son
Saint Esprit de nous; qu'il nous bénisse ainsi que nos oeuvres, qu'il garde notre âme, nos sens et


(*1) On doit se confier à DIEU.

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DU GRADE QUATRIEME 71 ------------------------------------------------------------------------------------------------

notre raison afin que nous ne soyons pas séduits par les moqueries et les fantaisies diaboliques;
qu'il garde nos mains et nos pieds afin qu'ils ne détruisent pas l'oeuvre. Cicéron, Païen prudent, a été
trompé, partie par beaucoup de ses propres conseils et raisons, partie par sa confiance en sa sapience
et son industrie personnelle et en éprouva de très grandes peines; Tout ce qu'il a accompli
au moyen de la prudence mondaine est retracé par les nombreuses, tristes et tragiques expressions
écrites dans son exil et qui sont contenues dans le troisième livre des Epîtres à Atticus et dans
ses dernières à Octavius. C'est pourquoi il s'exclame en mourant: « Je ne fus jamais Sapient ».
Le Psaum. XXXIII, 17 (XXXII) dit donc avec raison: Il est trompeur d'attendre son salut dans son cheval.
Et Psaume CXXVII: Si le SEIGNEUR ne garde la Cité, etc. Ecclésiaste, XI, 5. Puisque tu ignores quelle
est la voie de l'Esprit et de quelle manière sont liés les os dans le ventre de la mère, ainsi tu ne
connais pas l'oeuvre de DIEU qui est l'artisan de toutes choses. Que notre raison ou la témérité de
notre génie ne s'arrête donc pas tant de prudence qu'elle croie pouvoir (en se dirigeant par elle-même)
sans aucune singulière ni spécifique Bénédiction de Dieu, gouverner seule la vie, les actions ou les
travaux, créer par elle même la fortune ou le succès, être par elle-même en volonté et en puissance
d'accomplir quelque chose de bien; qu'elle place et constitue plutôt chrétiennement TOUTES CHOSES dans
la Main de DIEU Omnipotent et Miséricordieux; qu'elle aie sa foi dans le SEIGNEUR (comme le Sapient nous
le persuade sapientement) de tout son coeur, depuis le commencement jusqu'à la fin de ses voies, c'est-
à-dire de tous ses labeurs et actions, dans l'Oratoire et le Laboratoire. S'il n'est rien ici en quoi le
Théosophe doive faillir, il n'en est pas de même du sophiste dans son Labyrinthe. La volonté de
IEHOVAH est un guide plus sûr que le fil d'Ariane, pour nous qui palpitons dans le grand labyrinthe
de ce monde immonde. Obtempère donc, toi qui recherches studieusement la Kabbale, la Magie et
l'Alchimie, et examine-toi ici à cette pierre de touche; si ta confiance est dans le SEIGNEUR, tu recevras
du SEIGNEUR l'accomplissement de ta volonté, et toutes choses te réussiront avec prospérité; tu seras
trois et quatre fois heureux tant dans la théorie que dans la pratique et tu ne seras pas confondu
dans l'éternité (selon que l'atteste l'Expérience elle-même avec la Sacro-Sainte Ecriture). C'est ainsi
qu'au livre II des Macchabées, VIII, 36, Nicanor enseignait que les Juifs avaient DIEU pour protecteur
et qu'à cause de cela ils étaient INVULNERABLES parce qu'ils suivaient les Lois constituées par lui-même.
C'est encore ce que veut dire le vers suivant, inscrit sur une vieille tapisserie dans une certaine ville
de France, où était représentée une femme qui filait; et le Roi de France, François Ier disputait souvent
de cette sentence:

DIEU, dans l'Olympe unit l'âme à celui qui a tissé les fils.
c'est-à-dire DIEU aide le travail de la vocation; il unit le fileur avec les fils; et c'est cet aide ou auxiliaire
lui-même qui en nous lorsque nous travaillons, nous exhorte à le désirer, et réunit enfin l'âme
dans l'Olympe; il nous appelle lui-même en haut vers le ciel pour méditer et prier. Ce n'est pas en
vain que j'ai ajouté ce passage d'Hermès, vers. CCCXVII. Qui ne se produit pas par son âme, etc. Ici se
cache le secret de la CONJONCTION et de l'UNION dans sa Pierre Physico-Chimico-Catholico-Divine, de
laquelle beaucoup ont parlé ouvertement, mais non pas très parfaitement. Voy. vers. CXXXII.

CLXXXII. %+ Révèle ton oeuvre Prov. XVI, CLXXXII. Dévolue ton oeuvre à IEHOVAH,
au SEIGNEUR et tes cogitations seront vers. 3. et tes cogitations seront affermies. (*1)
dirigées.

Révèle ton oeuvre au SEIGNEUR] Que tout studieux de la Théosophie note diligemment ceci, et toi qui Ores et qui Labores de toute manière possible. En toutes choses, avant de commencer, consulte
Théo-Sophiquement LE SEIGNEUR, et LUI-MEME sera ton directoire, versets CLXXXI et CCCXXIX.

CLXXXIII. %+ Dans toutes tes Prov. III, CLXXXIII. Dans toutes tes voies reconnais-LE,
voies (donc ô mortel) reconnais le SEIGNEUR vers. 6. et l'IPSEITE dirigera tes sentiers.
et l'IPSEITE dirigera tes sentiers.

Dans toutes tes voies] Dans tous tes négoces et labeurs, pense, propose-toi pour précepteur et suis LUI-MEME qui est LA SAPIENCE du Père, la SAPIENCE faite chair pour nous, dans lequel (comme dans une
9
(*1) Psaum. XXXVII, 5. I. S. Pier. V, 7.

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72 INTERPRETATIONS ------------------------------------------------------------------------------------------------

mine), sont cachés tous les trésors de la SAPIENCE et de la SCIENCE. S. Paul aux Coloss. II, 3. Et idem chap.
III, 17. l'Apôtre nous ordonne: Tout ce que vous faites, en verbe ou en oeuvre, faites-le au nom de
Notre-Seigneur JESUS-CHRIST. C'est donc auprès de IEHOVAH, par sa SAPIENCE incarnée que tout homme
acquiert Théo-Sophiquement les Dons et les Biens de la SAPIENCE; LUI-MEME (HV) seul dirige les pas
de mes cogitations et des labeurs de mes mains; la raison en est que lui seul accorde avec largesse
l'heureux succès. O Hhochmahél, SAPIENCE de DIEU! ô Bînahél, Prudence de DIEU! JESUS, SAPIENCE
incarnée de IEHOVAH aie pitié de moi et enseigne-nous la vérité, dans l'Oratoire et le Laboratoire.
Amen. Voyez la figure seconde de cet Amphithéâtre, et verset CVI.


(*1) CLXXXIV. %+ Ne sois point sapient vers. 7. CLXXXIV. Ne sois pas sapient à tes suivant toi-même; %+ dans DIEU yeux; crains IEHOVAH et éloigne-toi du et éloigne-toi du mal. mal. (*2)
Ne sois pas Sapient] Comme ont coutume de faire les sapients mondains académiques, qui s'enflent à cause de la science. Ils sont complètement plongés dans les chimères et les mensonges: Sie stecken
voller dunste und kunste. CRAINS DIEU] C'est là tout l'homme. Ecclés. XII, 13. C'est vraiment la religion
catholique ou universelle, Sapient, I, 1. Actes des ap. X, 35. Voy. vers. CCXCIX, CCCI et CCCXLII. C'est
ici qu'il faut faire chrétiennement Pénitence.

CLXXXV. %+ DIEU m'a donné Sap. VII, CLXXXV. DIEU m'a donné de parler
% vers. 15. à mon gré et de penser suivant la dignité
des choses dignes de ce qui m'a des choses qui m'ont été données; été donné, parce que %+ son IPSEITE parce que son Ipséité est le guide de la est le guide de la SAPIENCE, et l'émendateur Sapience et le modérateur des Sapients. des Sapients.

DIEU m'a donné] et non le Diable. C'est un Don de DIEU, vers. CLXXXVII. DIEU donne également aujourd'hui et il y a mille ans, à moi, à toi, aux autres; pourvu que nous y prenions garde, que nous
ne l'empêchions pas nous-mêmes et que nous ne manquions pas à nous-mêmes. DIEU est toujours
plus prompt à donner la SAPIENCE que nous à la recevoir. De dire à mon gré] C'est-à-dire suivant la
commodité et la faculté de l'oraison par laquelle ce qui est conçu et pensé par l'âme s'exprime facilement.
Cette force de l'Oraison est appelée Faconde ou Eloquence. De présumer] De penser dignement
de tout ce qui est donné par DIEU. Car c'est un Don singulier de DIEU, d'entendre, voir et observer ce
que DIEU suggère sapientement à l'amateur de SAPIENCE et répond à son fidèle et studieux aimé. DIEU
parle à beaucoup qui cependant ne comprennent pas et n'observent pas lorsqu'il leur parle ou leur
répond; et même (oh! malheur!) après avoir été repris des préceptes pervers, sont séduits par la
malice elle-même et négligent et dédaignent d'observer et de comprendre Théo-Sophiquement. DIEU,
en tous lieux et en tout temps nous harangue, dans le Ciel, l'Air, la Terre; et même en nous-mêmes
il a placé comme un signal précis pour nous en faire souvenir. Et très peu (ce qui est regrettable)
entendent la voix de DIEU parlant Catholiquement. La multitude ne pouvait entendre les discours de
DIEU; c'est pourquoi ils clamaient à Moïse: (Exod. XX, 19) Parle-nous toi-même afin que nous entendions;
mais que le SEIGNEUR ne nous parle pas, car peut-être nous mourrions. On voit donc ici que
toutes choses sont pleines de fous. Voy. versets XXXV, XXXVII et CXC et CXCVII. Ensuite: Non-seulement il
faut penser, mais il faut aussi parler; car il en est certains qui sentent droitement, mais cependant
ne savent pas habilement ni distinctement exposer ce qu'ils ont ressenti. C'est pourquoi nous voyons
ceux qui, par eux-mêmes sont bons, perdre toute occasion de faire le bien lorsqu'il ne savent pas en
traiter. Son IPSEITE est le guide de la SAPIENCE] LE SEIGNEUR, LUI, L'IPSEITE, HV (vers. CLVI) qui accorde
aux hommes la SAPIENCE, l'Eloquence, la modération du discours est le directeur, le gouverneur des
Sapients, le commencement et la fin (prora et puppis). (Car il subjugue sans cesse toutes choses, par ce
que nous mêmes sommes dans sa main, et nous et nos discours.


(*1) S. Paul, Rom. XII, 16.
(*2) La Religion catholique, c'est-à-dire universelle.

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DU GRADE QUATRIEME 73 ------------------------------------------------------------------------------------------------

CLXXXVI. %+ Car dans sa main, vers. 16, CLXXXVI. Car nous sommes dans Sa
nous et nos discours et %+ toute la main, aussi bien nous que nos discours, SAPIENCE et les SCIENCES des oeuvres et avec toute la prudence et la science des la DISCIPLINE. oeuvres.
Car dans sa main, etc] C'est pourquoi, vraiment, dans les afflictions et tribulations que nous avons à souffrir il faut demander patiemment et sapientement au conseil certain de DIEU, de descendre en
nous. D'où S. Paul, (I. Corinth., XI, 32) dit: Lorsque nous sommes jugés nous sommes châtiés par le SEIGNEUR
(non par hasard ni témérairement), afin que nous ne soyons pas damnés dans ce monde. Et le Christ,
S. Matth., X, 29, S. Luc, XII, 6, enseigne qu'aucun passereau ne tombe sans la volonté du Père: et
encore bien moins les hommes qui sont formés à l'image et à la similitude de DIEU (l'Archétype). C'est
une grande consolation pour le Chrétien affligé, tenté et éprouvé. Voy. vers. LXXXIV. Toute la Sapience
et les oeuvres, etc.] Toute Prudence; théorie et pratique; toutes nos actions et nos labeurs, dans
l'Oratoire et le Laboratoire et même dans toute la vie, entrepris théosophiquement en vue de la
SAPIENCE vraie et des fruits qu'on en doit recueillir; et par conséquent la Pierre des Philosophes,
le plus haut BIEN de l'Art et de la Nature, est un DON de DIEU le Très-Haut. C'est pourquoi, toi
qui cherches à opérer la conjonction du Soleil avec la Lune, sache qu'il est nécessaire pour cette
science que les âmes soient purifiées par DIEU, puisqu'elle est le Don et le secret des secrets de DIEU
et la soeur de la Philosophie et des Philosophes, parce qu'elle tire son existence de DIEU par inspiration.
Ici et ainsi, apprends, Alchimiste, à rechercher la Pierre Bénite et Catholique des Sapients;
Catholiquement, Théo-Sophiquement; non particulièrement, Sophistiquement: dans le Catholicisme
et non dans le particularisme qui est un solécisme. Fais le même jugement sur la vraie Kabbale et la
Magie. Toute grâce excellente et tout don parfait vient d'en haut et descend du Père des lumières. S. Jacques,
I, 17.

CLXXXVII. %+ LUI-MEME m'a donné vers. 17. CLXXXVII. DIEU m'a donné la vraie
% cognition des choses qui sont dans la SCIENCE vraie. Nature
LUI-MEME m'a donné] Qui? DIEU; non le diable, non l'esprit malin, familier, nigromantique. Toute grâce excellente et tout don parfait vient d'en haut et descend du Père des lumières. Epît. de S. Jacques,
I, vers. 17, et non du prince des ténèbres. Ce fourbe obténèbre l'esprit et ne l'illumine pas; il l'aveugle
et ne lui fait pas voir la Vérité; parce qu'il est le père du mensonge et l'esprit de division et non
d'Union. Voy. vers. CLXVII et CLXXXV. Ces choses qui sont] Qui existent, qui sont et subsistent réellement,
c'est-à-dire des choses Divines et Humaines: de l'Oeuvre de Mercavah et de Bereshit, ou Mecubalim
comme les appellent les Hébreux, c'est-à-dire qu'ils ont reçues de DIEU. La science vraie] Non l'opinion,
mais la science, de tout point éloignée du mensonge et de l'erreur. Car elle traite de toutes les choses
(comme le déclarent les hommes doctes) qui sont établies sous le Ciel et non humainement (vers. CXLII)
tandis que ce que nous appelons réellement Science n'est plutôt qu'une opinion. C'est pourquoi on
doit la chercher auprès de DIEU seul (par la Loi et la Doctrine de cet Amphithéâtre) et de lui seul elle
doit être attendue. Beaucoup opinent, mais peu savent. Celui qui opine ne sait pas.

Voici ensuite combien donne DIEU:
CLXXXVIII. La SAPIENCE s'est édifié Prov. IX, CLXXXVIII. La SAPIENCE a édifié sa (*1)
% vers. 1. maison; elle a taillé ses sept colonnes;
%+ sept colonnes,

Une maison] Qu'est-elle? TRI-UNE, savoir: Primo; la NATURE et la CREATURE, c'est-à-dire tout le Monde majeur, avec les créatures Spirituelles; et le Corps et l'Esprit de l'Homme, c'est-à-dire le Monde
mineur; Secundo, l'ESPRIT ou l'AME de l'homme Divinement inspirée; Troisièmement, la Sacro-Sainte
Ecriture, qui est le VERBE DE DIEU Bibliquement écrit. Sept colonnes] Sur lesquelles la SAPIENCE a fondé
et bâti sa maison tri-une, et qui sont:


(*1) LA MAISON DE LA SAPIENCE.

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74 INTERPRETATIONS ------------------------------------------------------------------------------------------------

LE CORPS \ L'ESPRIT @ \ / Macro \ L'AME / ? Trois Colonnes ? ? @ < @ Cosme. Soit SIX colonnes. LE CORPS \ ? dans le ? ? L'ESPRIT @ / \ Micro / L'AME /
LES ECRITURES, par lesquelles le VERBE est écrit dans la BIBLE, soit une colonne, qui est la septième. Et c'est là le sacré SEPTENAIRE.

(*1) CLXXXIX. %+ Elle a immolé ses vers. 2. CLXXXIX. Elle a immolé ses victimes, victimes, mixtionné le VIN et proposé mixtionné son vin, et aussi préparé sa table. sa table.
Elle a immolé ses victimes] C'est-à-dire, de son propre mouvement et par la faveur de sa parfaite Libéralité, elle se présente et offre à tous les invités; elle peut et veut et se réjouit de les combler avec
clémence de ses Biens et de ses Dons inépuisables, tant spirituels que corporels, temporels et éternels;
de sorte que, remplis de nectar Divin, et saturés de la manne de la Sophia Céleste, les vrais amateurs
de la Théosophie, tous ses fidèles aimés soient faits participants des trésors inépuisables de la
SAPIENCE au nombre desquels (gloire à DIEU), je sais ce que je dois véritablement être. Halleluiah!
Halleluiah! Halleluiah! Phy Diabolo.

(*2) CXC. %+ Elle a envoyé ses Servantes, vers. 3. CXC. Elle a envoyé ses jeunes filles % et appelé sur les sommets des lieux les la Citadelle et aux murailles de la cité. plus élevés de la cité, en disant:
Elle a envoyé ses servantes] Les servantes de la SAPIENCE vraie sont tous les Arts et les SCIENCES excellents, connus par l'exercice, prouvés par l'expérience, tendant honnêtement à la fin utile de la
vie humaine. Car l'Antiquité savante a cru avec raison que l'honneur et la réputation étaient répandus
par DIEU et sa SAPIENCE dans les Arts excellents; car c'est par eux qu'ils nous exposent ses mystères,
ses secrets et ses arcanes. Vers. LXXIV et CCLXI. Il faut compter parmi les servantes de la
SAPIENCE vraie certaines qui sont très usitées d'un grand nombre et bien connues et vulgaires; et
d'autres jusqu'ici restées plus secrètes, qui sont comme des vierges cubiculaires (quoique souvent, ô
douleur! en l'homme image de DIEU, elles soient, par le péché de l'origine, par le diable et ses organes,
couvertes de la fange impure de la sophistique et complètement souillées) et qui sont: LA
KABBALE (non celle qui est littérale, vulgairement employée par les Juifs, c'est-à-dire: Notareken, Gimétria,
Tevosrache, vers. V, qui est inférieure; mais celle qui est cachée et de beaucoup supérieure,
connue seulement des Théo-Sophes, par l'Influence, la Lumière et le Mouvement Divins) la MAGIE et
ses soeurs: LA PHYSIOGNOMIE, LA METOPOSCOPIE, LA CHIROMANCIE et la Doctrine de chaque SIGNATURE des
Choses Naturelles; l'ALCHIMIE, l'ASTROLOGIE aussi, avec sa fille, la GEOMANCIE et quelques AUTRES qui,
merveilleusement et presque miraculeusement, conversent et prennent soin de leur SOUVERAINE mirifique.
Crains cependant, je t'en prie, ô mon frère, d'emprunter aux Sciences et Arts non immondes
par eux-mêmes, les mensonges du prince de ce monde immonde, les vices et les erreurs des pseudo-
arts, auxquels, par l'ordre et la volonté de la SAPIENCE vraie (par une peine juste et digne) se prostituent
de bon gré les chercheurs mondains de la VERITE, non encore Théo-Sophiquement lavés et
purgés, c'est-à-dire fats, au lieu d'atteindre la VERITE elle-même. Car ainsi la vertu, autant que le vice,
produit souvent des crimes. Les choses sacrées, à vrai dire, sont profanées parce qu'elles sont profanément
usurpées par les profanes. Car le bien converti en abus devient le mal. Tout est pur pour ceux
qui sont purs, S. Paul. à Tit. I, 15, aux Rom. XIV, 20. Et nous savons que pour ceux qui aiment DIEU, tout
coopère dans le bien S. Paul aux Rom. VIII, 28, et vers. CCLXI. Toutes choses sont des biens ou des maux
suivant les usages divers qu'on en fait. Qu'il me soit donc nommé, je t'en prie, une chose quelconque,


(*1) LE BANQUET
(*2) LES SERVANTES.

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DU GRADE: QUATRIEME 75 ------------------------------------------------------------------------------------------------

soit science, soit art, qui, dans toute l'universalité des choses n'ait pas autant son abus que son usage
légitime et probe. Et par quel privilège, je vous en prie, seraient exemptes les sciences susdites? Que
Justice soit donc faite; qu'il soit rendu à chacun ce qui lui est dû sans qu'il lui soit jamais fait tort.
DIEU réforme l'homme souillé par le péché. Les Arts et Sciences les plus secrets et qui ont été corrompus
doivent aussi être réformés; EUX-MEMES doivent être considérés comme des Médiateurs Théosophiques
en en faisant sapientement usage dans la crainte de DIEU et en rejetant les sophistiques et
les impies. On dit en proverbe: Il faut nettoyer l'enfant sale, mais se garder de renverser après le
bain malpropre: Man musz das besudelte kindt waschen und nicht mit dem unreinein bade hinwegschütten. Et toi, calomniateur,
bien que tu ne comprennes pas ceci, laisse ce que tu ne peux connaître. Je sais qu'on peut
proférer un grand nombre d'objections, tirées des saintes écritures, du droit canonique ou civil, des
Pères, etc.; mais par la distinction entre l'usage véritable et légitime et l'abus, nous répondrons suffisamment
à toutes les objections de tous les bavards. C'est un péché qu'il faut pardonner aux misérables
ignorants, en souhaitant leur résipiscence. Voy. vers. CLVII, CLXXXVII et CCXCIV. Afin qu'elles
appellent, etc.] Pour les conduire; afin que les fidèles aimés et les amateurs de la Théo-Sophie parviennent,
au moyen d'elles, dans l'Agnition, la Cognition, l'Union et la Fruition de leur SOUVERAINE
Divine et qu'ils soient faits participants des trésors inépuisables de la SAPIENCE, dans le temple de sa
maison tri-une (Biblique, Macro et Micro-Cosmique) et qui sont très vaillamment retranchés et cachés
derrière les murailles de l'ignorance et des superfluités, fort élevées à cause des péchés des hommes.
Les Sapients affirment que jamais le Sapient ne s'élèvera dans les oeuvres de la Mercavah ou du Bereshit,
à moins qu'il n'observe DIEU parlant avec lui, lui répondant ou l'enseignant au moyen d'un
certain secret, par l'intervention duquel il comprendra humainement la Méthode Théo-Sophique et
Divine.

CXCI. Si quelqu'un est %+ enfant, vers. 4, CXCI. Quiconque est simple décline
qu'il vienne à MOI; et aux insipients elle ici. Aux manquants de coeur elle a dit a dit : aussi:
Enfant] Simple, comme au verset III.
CXCII. %+ Venez, mangez mon vers. 5. CXCII. Venez, mangez mon pain et (*1)
pain et buvez le VIN que j'ai mixtionné buvez du vin que j'ai mixtionné. pour vous.

Venez, etc.] Ainsi la SAPIENCE incarnée a dit: Venez à moi, vous tous qui travaillez et je vous réconforterai. S. Matth., XI, vers. 28. Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi et qu'il boive. S. Jean, VII, vers. 37.

CXCIII. Quittez (donc) l'enfance et vers. 6. CXCIII. Quittez, simples votre voie,
vivez, et marchez %+ par les voies et que vous viviez; et avancez par la de la PRUDENCE. voie de l'Intelligence. (Que je vous ai montrées fidèlement et que je vous confie paternellement.)

Par les voies de la Prudence] Les voies de la PRUDENCE et de l'INTELLIGENCE, c'est-à-dire les grades de la COGNITION et l'ECHELLE de l'UNION avec DIEU par laquelle, la SAPIENCE de IEHOVAH (dont les délices
sont d'être avec les fils des hommes) descendant par la clémence de sa volonté, et nous, au contraire ascendant, pénitentiellement revêtus comme d'un vêtement, du Dénaire, SIGNATURE de perfection) de la Régénération, nous approchons, par l'intervention de l'Esprit-Saint, nous nous conjoignons, et nous nous unissons, de et avec DIEU et nous jouissons de IEHOVAH dans l'éternité; ces voies, dis-je, vois-les dans la figure seconde de cet Amphithéâtre
Ici doit être insérée la figure du cinquième grade.

(*1) La SAPIENCE invite tous les hommes à elle.

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76 INTERPRETATIONS ------------------------------------------------------------------------------------------------

V
GRADE PROLOGETIQUE
CINQUIEME EXPOSE
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NOUVELLE VERSION PASSAGES CITES TRADUCTION ANCIENNE DE LA DES PROVERBES OU SACRO-SAINTE DE L'HEBREU, VULGATE ECRITURE ET DE LA SAPIENCE, DU GREC CXCIV. Qui est bon %+ recevra la Prov. XII, CXCIV. Le Bon recevra le bienfait de
grâce du SEIGNEUR; celui qui, au contraire, vers. 2. IEHOVAH et DIEU condamnera l'homme
se confie dans ses cogitations des mauvaises cogitations. est insipient.

Recevra la grâce, etc.] Puisque la grâce de DIEU rend les hommes bons, ainsi elle favorise ceux qui sont les divins domiciles de la piété et de la crainte, et les orne de nombreux Dons de la grâce. Il existe
divers grades de Dons. De même que les rayons solaires illuminent obscurément un verre obscur,
mais le transperceraient davantage s'il était un peu plus clair, et l'illumineraient enfin avec la plus
grande clarté s'il était clarissime et pellucide; de même si l'âme humaine est un peu purgée, elle est
réellement illuminée par le rayon de l'éternelle Sapience, mais très obscurément: si elle est un peu
plus purgée des vices, elle est plus clairement illuminée; et enfin si elle est absolument purgée, ayant
rejeté absolument toutes choses, elle est très clairement illuminée par la vision intime de DIEU, comme
l'atteste le Sauveur, S. Matth., V, vers. 8: Bienheureux ceux qui ont le coeur pur, parce qu'eux-mêmes
verront DIEU. Et S. Paul. Hébr., XII, 14: Aimez la Sainteté, sans laquelle nul ne verra DIEU. Quelle est
donc cette vision? C'est la cognition des mystères Divins, que le Psalmiste appelle la Sapience occulte
de DIEU. Psaum. LI, 8. Aucun homme des mauvaises cogitations ne la recevra de DIEU; mais il sera
rempli des ténèbres intérieures et extérieures; ce qui sera sa véritable condamnation.

CXCV. Les hommes méchants ne Prov. XXVIII, CXCV. Les hommes méchants %+ ne
pensent pas au jugement; ceux qui, vers. 5. comprennent pas le jugement %+ ceux
au contraire, recherchent le SEIGNEUR, qui, au contraire cherchent IEHOVAH, remarqueront TOUTES CHOSES. comprennent toutes choses.
Ne comprennent pas le jugement] Beaucoup de choses adviennent dans la vie commune, qui sont les jugements du SEIGNEUR; mais les impies ne les comprennent pas; ils les croient l'objet du hasard et
ne reconnaissent pas la Prudence admirable de DIEU. Car ceux qui possèdent l'Esprit de la Sapience
Divine sont capables de juger ce qui conduit au salut ou à la perte des hommes; et de plus ils jugent
dans toutes les actions des hommes, quelle est la conclusion et la fin à laquelle elles tendent. Les
nombreux jugements de DIEU sont un abîme. Ceux qui cherchent IEHOVAH] Grandes (oh! douleur!) sont

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DU GRADE CINQUIEME 77 ------------------------------------------------------------------------------------------------

les ténèbres de la raison humaine qui, sans les Divines Révélations, ne peut percevoir la raison, la
cause et la fin de nulle oeuvre de DIEU. Par quel moyen, et par quelle voie il faut parvenir aux révélations
de ce genre, notre Sapient nous l'enseigne excellemment par cet axiome précieux: Ceux qui
cherchent le SEIGNEUR comprennent TOUTES CHOSES. L'exemple en est donné par le Patriarche Joseph,
le Prophète Daniel et beaucoup d'autres. Celui de Job est mémorable, chap. XXXII, vers. 7 et 8: J'espérais
que l'âge avancé parlerait, et que la multitude des années enseignerait la Sapience. Mais,
comme je le vois, l'Esprit est dans les hommes et l'inspiration de l'Omnipotent donne l'Intelligence.

CXCVI. %+ La Bénédiction du Prov. X, CXCVI. Les Bénédictions sont sur la
SEIGNEUR est sur la tête du juste; le visage vers. 6. tête du juste; le visage des impies cache
des impies cache l'iniquité: l'iniquité.
La Bénédiction du SEIGNEUR, etc.] Autrefois les Rois, les Grands Prêtres et les convives aimables étaient oints de Baume; on imposait les mains sur leur tête en les bénissant; de même la Sapience
Divine oint ses adorateurs du Baume de l'Esprit, orne ses convives de dons et impose ses mains salutaires
sur la tête des justes. Car, de même que la tête est l'ornement et la beauté de l'homme, ainsi
la Divine SAPIENCE (qui est la couronne très auguste de la tête) ajoute à l'homme un ornement de
beaucoup plus éclatant. Présente-toi donc au trône de la SAPIENCE, les genoux fléchis; demande sans
cesse et avec constance, de bouche et d'esprit, la Bénédiction spirituelle; et que la Bénédiction descende
sur ta tête à l'instar du Baume qu'on verse. Mais que le visage des impies, qui ne profère que
l'arrogance, l'orgueil, l'outrage et l'immondice, soit couvert de confusion.

CXCVII. %+ Tout trompeur est Prov. III, CXCVII. Le pervers est l'abomination (*1)
l'abomination du SEIGNEUR et %+ avec vers. 32. de IEHOVAH; et avec les droits son secret.
les SIMPLES sa conversation.

Tout trompeur] Le Pervers de coeur et le bilingue, déclinant de DIEU, abandonne la Crainte de DIEU. C'est pourquoi ils seront renversés, car IEHOVAH abomine le déserteur, c'est-à-dire celui qui, s'éloignant
de la hauteur des contemplations et des actions Divines, s'abaisse aux penchants (decliva) de
ce monde immonde, autant que le bon Esprit de SAPIENCE l'avait élevé. Avec les simples.] Avec les
droits, les intègres, les incontaminés, n'ayant rien de simulé ni de dissimulé, avec ceux-ci, dit le
Sapient, IEHOVAH parle Théo-Sophiquement par son VERBE Bibliquement, Divinement, Macro et Micro-
Cosmiquement écrit, et révélé et communique Kabbalistiquement, Physico-Magiquement et Physico-
Chimiquement ses mystères et ses secrets jusque dans l'Oratoire et le Lab-Oratoire. Le Philosophe a
dit: Si DIEU trouve le coeur fidèle, il lui révélera certainement la vérité de ses secrets. Heureux celui
qui possède ainsi IEHOVAH dans ses conseils. Consulte la quatrième figure de cet Amphithéâtre. Sa
conversation] O admirable sermocination du Dieu admirable! c'est la voix de DIEU en Tous, par Tous,
pour Tous, à Tous. DIEU nous parle, toujours et partout: DIEU se plaît à parler Bibliquement, Macro
et Micro-Cosmiquement; et il nous incombe, à nous qui sommes formés à l'image et à la similitude de
DIEU, d'écouter, voir, observer IEHOVAH, sonnant, tonnant, parlant et répondant (car il ne parle pas
pour le sourd), dans la Sacro-Sainte Ecriture, dans la Nature et en Nous mêmes, suivant l'ordre annoté
dans la quatrième figure de cet Amphithéâtre. Voy. versets XXXV, XXXVII et CCCXLII.

CXCVIII. LUI-MEME %+ jouera les vers. 34. CXCVIII. LUI-MEME vraiment insultera
trompeurs et donnera %+ aux doux aux trompeurs, et aux humbles la grâce. donne la grâce.
Jouera les trompeurs] Certes il rendra lui-même les bouffons ridicules en leur rendant la pareille par la Loi du Talion. Ils se moquent de la SAPIENCE; mais ELLE se moquera d'eux en retour. C'est la LOI
très équitable de cette SAPIENCE incarnée: avec la même mesure avec laquelle vous aurez mesuré on
vous mesurera. Avec les Saints IEHOVAH! est Saint; et avec l'homme immaculé il est innocent; avec l'élu
il est élu, avec le pervers il est pervers, comme il est dit dans le Psaume XVIII, 25. Aux doux] Aux


(*1) Malédiction pour les impies, bénédictions pour les Pieux.

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78 INTERPRETATIONS ------------------------------------------------------------------------------------------------

Humbles: il exalte ceux-ci; il dépose les superbes. L'Humilité ou mansuétude et l'abjection de soi-
même dans la Crainte de DIEU (aux yeux de DIEU) c'est l'invention, l'exaltation et la sublimation glorieuses
de soi en DIEU, avec les fruits de la SAPIENCE. Car DIEU exalte les humbles de coeur et réduit
les superbes. Voy. vers. CCII.

* Le coeur dépravé est abominable Prov. XI, * Les pervers de coeur sont abominables
au SEIGNEUR; et sa volonté est vers. 20. à IEHOVAH et la voie du parfait est
dans ceux qui %+ marchent simplement. son bienfait.
Le coeur dépravé] C'est-à-dire fou, comme dans les versets LI, CCI et CCV. Marchant simplement] Immaculément, innocemment, dans l'intégrité, la probité et l'incorruption, et non vicieusement; mais qui,
selon le bon plaisir du SEIGNEUR et revêtus de la SAPIENCE incarnée imitent l'Archétype à l'image et à
la similitude duquel ils sont formés. C'est d'eux que parle le Psaume CXLVII, 11. Le Bienfait du SEIGNEUR
est sur ceux qui le craignent et en ceux qui espèrent en sa miséricorde: Dans toutes leurs actions,
IEHOVAH inspire à ceux-ci de bien vouloir, connaître, être et pouvoir, et de ne pas s'égarer dans le
labyrinthe de la dualité. Marche donc simplement, toi qui Ores et qui Lab-Ores.

CXCIX. %+ Qui est d'un coeur Prov. XVII, CXCIX. Le pervers de coeur ne trouvera
pervers ne trouvera pas le BIEN, et qui vers. 20. pas le bien; et qui est détourné
détourne sa langue tombera dans le dans sa langue tombera dans le mal. mal.

Qui est d'un coeur pervers] Au coeur pervers est conjointe aussi la langue perverse, qui découvre le trésor du coeur et se tend à elle-même un piège de mort. Car la langue du pervers est la préparatrice
de sa propre ruine, et l'impie périt ainsi par sa langue. Et c'est de ces érudits pervers qu'est né le
proverbe: die gelehrten die verkerten (le savant c'est le pervers?, c'est-à-dire qui aiment éperdument cette
mérétrice vaine et folle de laquelle nous avons parlé plus haut et qui, même, l'adorent comme une
idole. Ceux qui vraiment sont Simples et Droits de coeur s'adjoindront comme Epouse la SAPIENCE
Divine, Secrète, Assistrice du Trône de DIEU, véritable et fidèle Doctrice des Mystères de DIEU, de
la Sacro-Sainte Ecriture, de la Nature et de TOUS les Arts, et ainsi ils recevront les Biens et les Dons
de la SAPIENCE Eternelle. Voy. vers. CLXXXVII et CCXCIV.

CC. %+ Meilleur est le pauvre, Prov. XXVIII, CC. Plus noble est le pauvre qui marche marchant dans sa simplicité, %+ que Vers. 6. dans sa perfection, que le riche lui-
le riche dans sa voie dépravée. même par des voies perverses.
Meilleur est le pauvre, etc.] Le pauvre adhère à DIEU seul et à la SAPIENCE par la foi simple, et il marche sapientissimement dans sa simplicité parce qu'il plaît à DIEU; or plaire à DIEU est la plus
grande félicité et la vraie richesse. Etre content de son sort, garder son esprit étranger à l'avarice,
à l'orgueil, aux vains honneurs, aux voluptés; marcher dans la simplicité et l'intégrité, c'est une
grande partie de la Sapience. Que le riche, etc,] Le monde immonde est avare des Biens terrestres qui
sont la source de tous les maux, les corrupteurs des âmes, les aiguillons de l'arrogance et de la vaine
gloire, les oreillers des voluptés, et enfin, au lieu de la récompense, précipitent dans la mort éternelle
tous ceux qui y adhèrent.

(*1) CCI. Que sert %+ au fou d'avoir Prov. XVII, CCI. Que peut être l'objet précieux des richesses %+ puisqu'il ne peut vers. 16. dans la main du fou pour qu'il achète
acheter la SAPIENCE? la SAPIENCE puisqu'il n'a pas de coeur?
Au fou, etc.] Le Sapient appelle fou, dans ce passage, non-seulement celui qui est dépourvu de

(*1) O folie du riche.

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DU GRADE CINQUIEME 79 ------------------------------------------------------------------------------------------------

toute crainte de DIEU, comme au verset CCV, mais encore le superbe, l'arrogant, celui qui s'adonne
sans cause à la colère, l'opiniâtre entêté dans sa chimère, et le querelleur injuste; quelle que soit la
grandeur de ses richesses, ce n'est pourtant qu'un fou lorsqu'il s'enorgueillit d'être si riche devant
ses pareils. S. Paul nous dit: Ep. aux Galates, VI, 3: Si un homme estime qu'il est quelque chose bien qu'il
ne soit rien, il s'abuse. Ceux que la vaine gloire tourmente sont fous, dit Caton. En outre, celui qui pense
faire le mal est appelé fou, Prov. XXIV, 8. De sorte que sont vraiment fous devant DIEU, les railleurs
impies dans le coeur desquels ne se trouve ni DIEU lui-même, ni les mystères de la LOI Divine ou du
VERBE DE DIEU (écrit ou incarné) ni les secrets de la Nature. Ceux-ci, aussi éminents et nobles qu'ils
paraissent aux yeux du monde immonde, ne pourront se soutenir au jour du jugement, mais (parce
qu'ils sont fous) seront donnés à l'ignominie éternelle. Voy. vers. CCV. Puisqu'il ne peut acheter la
SAPIENCE] La SAPIENCE ne se vend pas à prix d'argent; et ne se transmet pas non plus héréditairement
aux enfants; il importe, par d'abondantes prières adressées de tout notre coeur à IEHOVAH, de la
demander et de l'obtenir de la Bénignité du Bénin (afin qu'il nous l'envoie Bénignement). SOMMAIRE:
Il faut Orer, en Esprit et en Vérité pour Elle, et Laborer sapientement pour ses Trésors qui en
seront heureusement la conséquence. Elle doit donc sapientement entrer dans l'ORATOIRE et le LABORATOIRE
selon les Lois et la Doctrine de cet Amphithéâtre. Voy. vers. LXXXVII. Note: le fou, en ce
passage peut être entendu de celui qui est profanement docte: Et les avantages de la richesse et du
talent sans la crainte de DIEU, forment un Erudit fou ou un Fou érudit, Ein Sprachgelehrter Varr Ein
narrischer Sprarchgelehrter. Le fou est lettré, non docte.

CCII. %+ LA CRAINTE DU SEIGNEUR Prov. XV, CCII. LA CRAINTE DE IEHOVAH est l'érudition
est la Discipline de la SAPIENCE: et vers. 33. de la SAPIENCE: et avant la
% gloire, l'humilité.
La crainte du SEIGNEUR, etc.] Comme aux versets CLIX et CCX. L'Humilité] de l'Ame. La Mansuétude est la douceur et la facilité des moeurs, de même que l'orgueil est la mort. La Contrition précède
l'orgueil. Prov. XVI, 18. Comme dit la Bienheureuse Vierge dans le Cantique: LE SEIGNEUR a dispersé
les superbes par la volonté de son coeur. Il a déposé les puissants du trône et a exalté les humbles.
S. Luc, I, vers. LI et LII.

CCIII. %+ Où a été la superbe Prov. XI. CCIII. Quand vient la superbe, vient
sera aussi l'affront; au contraire, où vers. 2. aussi l'ignominie; et avec les humbles
est l'Humilité, là est la SAPIENCE. Prov. la SAPIENCE. Prov. XVI, vers. 5. Tout XVI, vers. 5. Tout arrogant est %+ l'abomination superbe de coeur est l'abomination de du SEIGNEUR. IEHOVAH.
Où a été la Superbe, etc.] IEHOVAH abomine les superbes car les superbes résistent à la majesté Divine; c'est pourquoi DIEU aussi résiste aux Superbes. S. Pierre, Epîtr. V. 5. Parce que les
humbles seulement sont soumis à la grâce Divine, DIEU donne alors la grâce aux humbles. Parce
que les Superbes attaquent la majesté de DIEU, DIEU les punit ou par l'erreur de leurs conseils ou par
l'infélicité dans les fins de leurs actions, de sorte que tous leurs conseils et leurs entreprises soient
convertis en leur propre ignominie, confusion et ruine; et, au contraire il orne les humbles de la
Lumière, du Don de l'Esprit d'Intelligence, de conseil, de fortitude, de puissance, de cognition qui
sont les dons et les sources des heureux succès dans la gubernation et les actions humaines. L'Abomination
du SEIGNEUR] DIEU veut que nous connaissions et confessions de bouche et de coeur que ce
sont des Biens et des Dons de DIEU dont nous jouissons dans toute la vie; et que nous n'attribuions
rien à notre prudence et à nos forces. Non par nous Seigneur non par nous, mais en ton Nom donne la
gloire. Psaum. CXV, 1. Mieux vaut le patient que l'arrogant. Ecclés. VII, 9.

CCIV. %+ Dans le coeur du Prudent Prov. XIV, CCIV. Dans le coeur de l'Intelligent
repose la SAPIENCE et il enseignera vers. 33. repose la SAPIENCE; et au milieu des
tous les ignorants, fous, lui-même est connu.
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80 INTERPRETATIONS
Dans le coeur] Dans l'Ame, qui est l'Agiasterium ou le Sanctuaire de la SAPIENCE; le temple MicroCosmique de Minerve. Ainsi. Prov. XVII, 94, le Sapient dit: Sur la face du prudent luit la Sapience. Et
Ecclés. VIII, vers. 1. La Sapience de l'Homme luit sur son visage, c'est-à-dire physiognomoniquement,
métoposcopiquement.

CCV. %+ Qui marche avec les Sapients Prov. XIII, CCV. Qui marche avec les Sapients,
sera Sapient, %+ l'ami des vers. 20. sera Sapient; mais qui est l'ami du fou
fous deviendra semblable. sera écrasé.
Qui marche avec les Sapients, etc.] C'est-à-dire avec ceux qui suivent la doctrine des Livres de la Nature et de la Sacro-Sainte Ecriture et le témoignage de leur propre conscience; celui qui fait ceci
en Orant fidèlement et Laborant sapientement ascend, par une voie droite et très certaine, à la Souveraine
Science des choses Divines et Humaines et la connaît réellement. TOUTES CHOSES sont soumises
aux lois et témoignages de celles-ci, sans lesquelles nous n'oserions parler aux amis de la VERITE. Car
si ton âme, ô fils, est ainsi illuminée par un rayon de la SAPIENCE éternelle (et c'est DIEU LUI-MEME
selon Mercure Trismégiste, qui est l'oeil de notre Ame, sans la lumière de qui (dis-je) elle reste
aveugle, tant dans les choses Physiques et Hyperphysiques que Divines, et sans quoi nous ne verrons
jamais non plus la lumière soit de la Sacro-Sainte Ecriture, soit de la Nature, soit de la Cognition de
nous-mêmes), alors, conduit par cette tant ineffable lumière, tu marcheras sûrement au milieu de
toutes les ténèbres des erreurs; alors, librement, sans aucune faute, tu pourras pénétrer fructueusement
tous les genres de discipline, bons ou mauvais (en leur genre); alors, à l'instar d'Ulysses (pour
me servir des paroles d'Henri Corneille Agrippa que, par ses excellents écrits, j'ai reconnu comme
un bon et philosophique Evangéliste, parce que ses discours présupposent une âme Théo-Sophique,
non Nigromantique), si vous entrez dans les cavernes des Cyclopes et si vous descendez aux enfers,
vous en reviendrez sains et saufs; si vous approchez des Lotophagos et des Syrtes, vous en retournez
en sécurité; si vous buvez la coupe de Circé vous ne serez pas changés; si vous naviguez près de
Scylla vous ne serez pas engloutis: si vous entendez les Sirènes vous ne vous endormirez pas, mais
vous serez juges de tous, comme dit l'Apôtre, et ne serez point jugés. L'ami des fous] Le cloaque de tous
les vices de tous les genres assemblés est appelé folie par notre Sapient et par les Stoïciens, qui furent
de très braves défenseurs de la vertu; dans les Saintes Lettres elle est nommée Malice et Folie; de
même que l'Absolue Probité de tout ordre et de tout genre est indifféremment nommée SAPIENCE. Fuis
la fréquentation des Fous, c'est-à-dire des vicieux ou des méchants (comme il est dit au verset CCI, et
desquels, oh! douleur, l'Etat, les sciences et les arts sont souvent encombrés) car nul poison, nul
fléau ne nuit davantage qu'une semblable familiarité des fous diaboliques. Dans l'étude de la Kabbale
et de la Magie, fuis les Nigromanciens (comme le Diable lui-même, de qui ils sont l'organe), dans
l'Alchimie, ceux qui travaillent et se dirigent sophistiquement, parce qu'ils sont fous. Prends soin de
ne jamais leur dire: salut; et qu'ils ne soient pas non plus familiers avec toi. Le voisin contracte la
peste de son voisin.

Confie-toi avec sécurité à DIEU, mais avec prudence au mortel Et considère avant s'il est digne de ta confiance.
Car, se confier à un grand nombre sans les examiner soigneusement prépare les plus grands dommages.
Le grain corrompu, dit Juvénal, suffit pour gâter toute la grappe. Grande est la force de l'habitude
et des conversations, dans le bien comme dans le mal. Il faut marcher avec le petit nombre de ceux
qui sont bons. Chacun est semblable à ceux dont la conversation le délecte. Car on connaît d'après
ceux qu'il fréquente celui qu'on ne connaît pas par lui-même. L'ami est l'ombre de l'ami. Mais la SAPIENCE
vainc la malice (Sap. VII, vers. 30); cherchons donc à obtenir dans la SAPIENCE de DIEU, faite chair, le
triomphe contre la Malice, car si nous sommes sapients en elle, nous vaincrons aussi en elle. Que l'UN
soit donc avec toi et non pas seul parce qu'il est UN; car le Tri-un est dans le TRI-UN. La SAPIENCE
incarnée a dit: là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, JE SUIS au milieu d'eux. Le mâle et
la femelle qui sont DEUX; le Corps, l'Esprit et l'Ame qui sont TROIS essences distinctes, assemblées
dans la personne du studieux de la Théo-Sophie au nom de JESUS-CHRIST crucifié, de la SAPIENCE incarnée
du Père sont UN; au milieu de qui se trouve celui QUI ETAIT, QUI EST, QUI SERA: DIEU; LA SAPIENCE
DE DIEU; L'ESPRIT DE LA SAPIENCE DIVINE. Alors tu reconnaîtras très clairement et véritablement,

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comme dit Scipio, que jamais tu n'es moins ennuyé que lorsque tu parais ennuyé, jamais moins seul
que lorsque tu es seul. Et: la pluralité te rendra ennuyé. O bienheureuse tranquillité, nullement
indolente, que le monde immonde ne comprend pas. Seul, jouit de cette tranquillité l'ami de DIEU, et
non celui des fous qui sont mondainement et profanement Sapients. L'homme sans pudeur ne comprendra
pas ceci.

CCVI. %+ Où n'est pas la SCIENCE Prov. XXIX, CCVI. Car sans la Science le désir
de l'AME n'est pas le BIEN. vers. 2. n'est pas bon.

Où n'est pas la SCIENCE, etc.] La où ne sont pas les conseils modérés, la cause est corrompue en agissant suivant le mal. La Sapience enseigne donc à son fidèle amateur et adorateur d'agir en tout
considérément, prudemment, pieusement et modérément, et d'envisager toujours la fin. Et par
contre, le Vulgaire ignorant de la Sapience se jette dans les affaires temporelles sans aucune crainte
de DIEU; et DIEU n'étant pas consulté, les fous sont entraînés par les conseils insensés comme dans
un torrent et dans un fleuve rapide. Car la précipitation est aveugle et imprévoyante; et l'oubli de
DIEU dirige dans la mauvaise voie et conduit à la fin la plus exécrable.

CVII. (Car) %+ je ne ferai pas Sap. VI, CCVII. Je ne ferai certes pas route (*1)
route avec l'envie desséchante (dit le vers. 25. avec celui que l'envie dessèche, parce
Sapient:) parce qu'un tel homme n'est qu'ainsi il ne participera pas à la Sapience. pas participant à la SAPIENCE.

Je ne ferai pas route avec l'envie desséchante] Je ne communiquerai pas, je n'aurai rien de commun, je ne résiderai pas avec l'envie. Car l'usage des Philosophes est de ne rien envier. C'est pourquoi la
pieuse antiquité (vetustas) voulait que les portes des Muses dussent rester ouvertes. Non cependant
pour tous sans distinction. Et pour lesquels donc? Pour les seuls fils de la Doctrine et de la Discipline.
Car les Dons de DIEU ne doivent être communiqués candidement et libéralement qu'à ceux qui
jouissent d'un caractère et d'un naturel candide et libéral; (car les perles ne doivent pas être projetées
aux pourceaux obsédés par le Diable, vers. CCCXLIV. Le très Docte Zwingle en parle rectement
dans les Tables Hippocratiques, pag. 37. Telle fut, dit-il, la majesté de ces divers arts chez les Anciens,
qu'ils n'étaient communiqués qu'aux initiés, soit de vive voix, ce qu'ils appelaient άκροατὰς, ce
pourquoi la Kabbale des Hébreux porte ce nom; soit par écrit, mais si obscurément que le vulgaire
profane en était empêché et que l'arcane était communiqué aux seuls intelligents (vers. XXLIII). On voit
réellement que cette prostitution a dérobé aux Arts l'efficacité et l'autorité, à cause du mépris qui en
est fait. Ceux qui dévoilent les arcanes des arts aux étrangers sont également dignes de mépris, de
même que doivent être blâmés avec raison à cause de l'envie, ceux qui ne veulent pas même les communiquer
aux initiés. Ceux-ci comme ceux-là. C'est dans ce sens qu'on doit interpréter prudemment les
paroles citées de notre Sapient et celles du verset CXLVII. Tu objecteras peut-être, railleur, l'envie du
Souverain Bien, qu'éprouvent Physico-Chimiquement les Philosophes, dans la Nature et dans l'Art.
Ecoute donc le Philosophe Rosinus: Le décret de DIEU est que cette chose doit être cherchée avec
envie par les savants, non à cause de l'avarice du monde, de peur que les méchants la connaissant
deviennent plus habiles dans l'accomplissement des choses profanes, mais afin que les Philosophes
rendent raison de leurs péchés. Ensuite tu as également dans les paroles de Zwingle, déjà citées, une
réponse suffisamment honnête, suffisante, juste et équitable.

CCVIII. %+ Le VIN est chose luxurieuse, Prov. XX, CCVIII. Le vin rend dérisoire et la
et l'ébriété tumultueuse; quiconque vers. 1. bière (שֵׂכרָ Sechar, sicera) rend tumultueux;
s'y délectera ne sera pas Sapient: et tout homme qui y prend sa joie ne sera pas Sapient.
Le VIN est chose luxurieuse, etc.] Héraclites a dit: La folie est difficile à cacher; dans le vin c'est complètement

(*1) Le malicieusement envieux n'est pas participant à la Sophia Divine.

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82 INTERPRETATIONS ------------------------------------------------------------------------------------------------

impossible. Et Caton: Un seul excepté, nul homme sobre n'a jamais essayé de renverser la République.
Platon: Dans la vie peu sobre nul ne sera jamais Sapient et encore moins modéré. Sénèque: Les vices
conçus dans le vin par une habitude endurcie de la folie subsistent, même sans le vin. La Sapience ne doit
donc pas être cherchée au fond des coupes. Tu souhaiteras qu'il te soit permis de boire dans la coupe
d'argent du Patriarche Joseph (Genès. XLIV, vers. 5), dans laquelle il prophétisait et vaticinait sur
les choses futures. Qui niera que cette coupe ait été certainement composée Astronomiquement
d'Electrum philosophique, par l'art suprême Divino-Magique? Celles que le Mysteriarque Aureolus de
Hohenheim a composées de ce même Electrum et qu'il a laissées à sa postérité, existent encore. C'est
une coupe semblable que la Sapience présente à boire dans le Cant. des Cantiques, ch. VIII, 2, à ses
amateurs, et elle les enivre ainsi de Nectar Céleste. Ces Influences Célestes et ces trésors astraux, qui
sont les gardiens de toute Sapience naturelle, s'influent et descendent très volontiers d'eux-mêmes
dans les âmes sobres, qui ont soif de Sapience. Le fou ivre et plein de vin ne peut atteindre le Ciel et
restera toujours dans son épaisseur.

CCIX. Le Coeur du Sapient cherche la Prov. XV, CCIX. Le coeur intelligent cherche la
DOCTRINE et la bouche des fous %+ se vers. 14. SCIENCE, et la bouche des fous se repaît
repaît d'impéritie. de folie.
Se repaît d'impéritie] Le Païen dit avec raison: Rien au monde n'est plus déraisonnable que l'Homme ignorant (imperitus); il ne restera qu'un fou, même après qu'il aura été lavé.

(*1) CCX. %+ La CRAINTE DU SEIGNEUR Prov. I, CCX. La crainte de IEHOVAH est le est le principe de la SAPIENCE; Les vers. 7. principe de la SCIENCE, les fous méprisent
% la SAPIENCE et l'Erudition. DOCTRINE.

La crainte du SEIGNEUR] Ce n'est pas là cette CRAINTE qu'éprouvent les coupables qui ont mérité les supplices, appelée SERVILE par les Théologiens, et qui n'est autre que la fureur et le ver de la conscience
timorée qui ronge et use quotidiennement l'âme mauvaise ou l'âme qui a conscience de sa culpabilité;
mais la crainte divine et salutaire provenant de DIEU lui-même, appelée FILIALE, et inspirée par le plus
élevé et le plus excellent amour, pour parler avec les Kabbalistes. De même aussi les versets CCXII et
CCXXXII. Les fous méprisent] Ceux-là sont donc fous, qui méprisent notre AMPHITHEATRE; la raison en
est que sa DOCTRINE émane (la chose parle d'elle-même) des sources de la SAPIENCE.

CCXI. LA CRAINTE DU SEIGNEUR est Prov. XIV, CCXI. La CRAINTE DE IEHOVAH est
la source de la vie, pour détourner vers. 27. comme une veine de vie afin d'éloigner
la ruine de la mort. des filets de la mort.
La source de la vie] De même que l'inobédience et le contemnement de DIEU, l'amour-propre et la superbe sont le principe et la source de la mort et de toutes les calamités, et vraiment la ruine et le piège de la
mort et de l'enfer; de même, la crainte de IEHOVAH jointe à la foi et à l'amour divin, et qui est appelée
filiale est vraiment la source et la veine de vie; c'est pourquoi l'Esprit Saint est l'Esprit de la crainte de
DIEU, c'est-à-dire l'auteur de la crainte de DIEU; et Dieu a placé son bienfait excellent dans cette sainte
crainte, de telle sorte qu'il se délecte en elle comme un père en son fils unique et il lui révèle les
arcanes de la Sapience, en reposant sur lui l'Esprit de Science, d'Intelligence et de Cognition.

CCXII. %+ LE PRINCIPE de la SAPIENCE Prov. IX, CCXII. Le principe de la SAPIENCE
est la CRAINTE DU SEIGNEUR; vers. 22. est la crainte de IEHOVAH; et la Science
science des Saints, la PRUDENCE. des Saints, l'Intelligence.
LE PRINCIPE de la SAPIENCE] Voy. versets CCX et CCXXXII. Job., XXVIII, 28. Voici la CRAINTE DU SEIGNEUR

(*1) LA CRAINTE DU SEIGNEUR, Ecclés. I, 16. Psaum. CX.

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DU GRADE CINQUIEME 83 ------------------------------------------------------------------------------------------------

qui est elle-même LA SAPIENCE; et l'INTELLIGENCE est de s'éloigner du mal. La CRAINTE filiale de DIEU
est l'ipsissime AMOUR; Craindre DIEU c'est l'aimer. O quel fructuosissime ART D'AIMER! et combien fidèlement
l'enseigne notre Amphithéâtre. Celui-ci est DIVIN; l'autre, mondain et Ovidien est immonde.

CCXIII. Que ton coeur %+ n'envie Prov. XXIII, CCXIII. Que ton coeur n'envie pas les
(donc) pas les pécheurs, mais sois vers. 17. pécheurs; soit plutôt tout le jour dans
% la CRAINTE DE IEHOVAH. SEIGNEUR.

N'envie pas, etc.] La mauvaise volonté et la folle imitation des moeurs profanes, de la bassesse, des voluptés, des débauches, des délices, de l'orgueil, de l'ambition, du luxe, de l'usure, de la colère, de
la domination, etc., attirent un grand nombre à la perte extrême. Crains d'être transforme ainsi en
larve mondaine et suis Jésus-Christ pour qu'il te transforme en son image. Tout le jour] Toute la vie;
tous les jours de ta vie; et ALORS (non avant) tu recevras comme une rosée la manne nectaréenne et
supercéleste de la SAPIENCE (comme l'indique la figure seconde de cet Amphithéâtre) et la pluie d'eau
(par l'ondoiement de l'esprit) et de feu (par l'ardeur du coeur) et tu goûteras par la langue de l'Ame
altérée de vérité combien le SEIGNEUR est suave et agréable; tu seras tout entier (de Corps, Esprit et
Ame) comme un arbre qui est planté auprès du cours des eaux, qui donne son fruit en son temps;
dont la feuille ne tombe pas; et TOUTES LES CHOSES que tu entreprendras (car la SAPIENCE de IEHOVAH orera
et laborera avec toi, vers. CCLXI) prospéreront. (Et ainsi tu parviendras à la Pierre des Philosophes),
Psaum. I, 3. Tu expérimenteras également qu'il est très vrai que la Piété soit utile à toutes choses.
I. Paul, I. Timoth. IV, 8.

CCXIV Car %+ tu auras l'espoir vers. 18. CCXIV. Parce que la récompense
dans le très nouveau, et ton attente ne existe réellement et que %+ ton espérance sera pas déçue. ne sera pas renversée.
Tu auras l'espoir dans le très nouveau] Parce que tu demeures dans l'assistance du Très-Haut, tu restes dans la protection du DIEU du Ciel. Tu dis au SEIGNEUR; tu es mon suscepteur, (mon asile) et
j'espérerai, ô mon DIEU, dans celui qui est mon refuge. Voy. Psaum. XCI, en entier. Ce psaume ainsi
que tous les autres, Pénitentiels, Bénédicteurs, Malédicteurs, Libérateurs, Vengeurs, etc., est ainsi,
te dis-je le plus puissant Antidote et défenseur contre toutes les adversités. Les Hébreux ont observé
ceci; les Chrétiens l'ont prouvé; tu l'expérimenteras toi-même si, chaque jour tu récites Davidiquement
les Psaumes de David. Et combien il est grand et rare de prier Davidiquement? Nul ne le comprend
hormis ceux qui sont puissamment exercés dans l'école de la croix et des tribulations; pour
ceux-là seuls, le PSAUTIER est le Promptuarium Catholique et abondamment pourvu des précations.
Laus à DIEU pour le peu que j'en connaîtrai. Je parlerai plus amplement de ce secret en un lieu plus
commode. Ton espérance ne sera pas renversée] La SAPIENCE ne te décevra pas; car elle est exempte de
toute fraude; mais tu recevras d'elle des fruits éternels, vérissimes et dulcissimes. Il en est tout au
contraire de la SAPIENCE mondaine, parce qu'elle est pleine de fraudes, d'erreurs et d'incertitudes;
elle ne laisse après elle aucun fruit salutaire; mais la misère, les douleurs de l'âme, les erreurs, les
afflictions, le désespoir et la mort.

CCXV. Songez (ô mortels), %+ au Sap. I, CCXV. Songez (ô hommes) au SEIGNEUR
SEIGNEUR dans la bonté; %+ et cherchez-le vers. 1. dans la bonté, et cherchez-le dans
dans la simplicité du coeur. la simplicité du coeur:
Au SEIGNEUR] Et à ses oeuvres, ses Biens et ses Dons, selon la volonté de sa vérité, dans la Sacro- Sainte Ecriture, dans le Livre de la Nature et dans les témoignages de votre conscience. Dans la simplicité]
Dans la simplicité de la colombe, c'est-à-dire dans l'intégrité, en imitant l'Archétype; non
dans l'astuce ou la callidité du serpent diabolique. La Simplicité est la Sainte Amie de la Vérité de la
SAPIENCE Eternelle. Ne feins pas, et que les maux ne te contraignent pas d'être mauvais; sois Bon;

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84 INTERPRETATIONS ------------------------------------------------------------------------------------------------

que le secours du meilleur soit en toi, même si tous les maux sont autour de toi. Sois prudent, de
peur d'être trompé, et simple, de peur de te tromper, S. Matth., X, 16. Le pire conseil est pour le
donneur de mauvais conseils.

(*1) CCXVI. Parce qu'il est trouvé par vers. 2. CCXVI. Parce qu'il est trouvé par ceux %+ qui ne le tentent pas; ceux qui ne le tentent pas, et il se montre % à ceux qui ne le tentent pas, et il se montre foi en lui. à ceux qui ne se défient pas de lui.
Qui ne le tentent pas] Ce n'est pas en vain que la Loi Divine avertit: Tu ne tenteras pas ton SEIGNEUR DIEU; Deuter, VI, 16. S. Matth. IV, 7. S. Luc. IV, 12. On ne peut pas plaisanter avec IEHOVAH, ce Jaloux.
Rapporte ici le dixième Canon de la quatrième partie de cet Amphithéâtre dans la réformation instauratoire
et rénovatoire de la Magie et par contre dans l'extirpation éradicatoire de la Nigromancie.
Alors tu me comprendras dans la PROPOSITION dont il s'agit. Voy. versets CXLII, CCXVII et CCLI. Celui
qui consulte Théo-Sophiquement ne tente pas DIEU, mais celui qui consulte témérairement, plaisamment
et arrogamment. Il apparaît] Εμφανἰζεται, il se montre. Ce verbe signifie la cognition par laquelle
DIEU se montre et se déclare ou s'offre à connaître aux hommes pieux, de quelque manière que ce
soit, médiatement ou immédiatement, Macro ou Micro-Cosmiquement. Ainsi la SAPIENCE éternelle,
manifestée dans la chair, JESUS-CHRIST, dans S. Jean, XIV, 21, nous dit: ἐμφανἰσω ἐμαυτὸν, je me
manifesterai et me déclarerai moi-même. Voy. versets CXLII et CXCV. Et sois intelligent. Qui ont foi en lui]
Le Sapient enseigne que l'incrédulité (τὴν άπιστἰαν) est l'impédiment par lequel la Vérité est le moins
connue et les Dons de DIEU moins obtenus. L'Incrédulité (je l'affirme constamment étant instruit par
l'Expérience) est comme une main sinistre par laquelle nous repoussons perversement les DONS de
DIEU qu'il nous offre bénignement de son propre mouvement. Car de même que la porte des miracles,
la main pour obtenir du SEIGNEUR les Biens et les Dons admirables, est la Foi; au contraire la défiance
ou incrédulité est la perle ou l'expulsion des miracles et c'est l'impédiment pour obtenir de IEHOVAH
les choses grandes et admirables, et pour les parachever en nous (car le Théo-Sophe est à DIEU ce que
la main est à l'homme). C'est donc avec raison que Capnion, homme admirable qui ne sera jamais
assez loué s'écrie au livre De Verbo Mirifico, II, chap. 6: DIEU fait alliance avec l'homme; non pas
indifféremment avec tous mais avec celui qui se distingue par la Sainteté, la Piété, la Religion et principalement
surtout par la confiance de la CREDULITE. De même pour l'UNION mentale avec DIEU; DIEU ne s'unit
pas avec nous lorsque nos crimes l'en empêchent. L'Incrédulité n'est pas un des moindres de tous les
crimes. De même que le juste vit par sa foi, ainsi le voyant voit par sa foi. DIEU se garde d'abandonner
celui qui a la foi, chante le Poète Chrétien. Et le philosophe Morien: Celui qui craint de se confier n'est
pas parfait dans la vérité. Et c'est surtout au Sapient qu'il ne convient pas de se défier en nulle chose.
Car s'il craint de se confier il désespérera bientôt. Et s'il désespère, son âme vacillera et aucun effet
de son intention ne s'en suivra. Voy. vers. CLXVII. Exerce ton esprit à ceci. Clamons donc tous avec
les disciples du Christ: SEIGNEUR augmente en nous la FOI. Crois afin de voir. J'en ai assez dit.

CCXVII. %+ Car les cogitations vers. 3. CCXVII. Car les cogitations perverses
perverses séparent de DIEU; et si sa séparent de DIEU; %+ quand sa puissance force est éprouvée, il corrige les insensés. est tentée, il confond les insensés.
Car les cogitations perverses séparent, etc.] DIEU est un esprit chaste; il veut par l'esprit chaste (de Corps, d'Esprit et d'Ame) être appelé, cherché, trouvé et retenu. Vous ne pouvez, dit S. Paul, être à la fois
des adeptes de la débauche et de l'Esprit-Saint. Prie DIEU afin que, par sa grâce, il excite et confirme
en toi avec la haine des vices, l'amour des vertus; c'est la CRAINTE DE DIEU. Quand sa puissance, etc.]
C'est-à-dire celle de DIEU dont la Puissance ne peut être tentée sans le plus grand péril du Corps, de
l'Esprit et de l'Ame. Car ce sont là les deux vices (et comme les signatures qui les indiquent) des
infidèles: le premier celui de défiance, le second, d'audace et de témérité en DIEU; et ils le tentent
ainsi. Apprends ceci de peur de tenter IEHOVAH par des questions frivoles, par des pétitions superbes,
nuisibles à ton prochain ou à toi-même. Voy. verset CCXVI.


(*1) Deut. IV, 29. II, Paral. XV, 4. Comment DIEU doit être cherché, et
quels sont ceux par qui il est trouvé.

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DU GRADE CINQUIEME 85 ------------------------------------------------------------------------------------------------

CCXVIII. Parce que la SAPIENCE vers. 4. CCXVIII. Parce que la Sapience n'entrera
% pas dans l'âme malicieuse ni n'habitera ni n'habite dans le corps dans le corps coupable de péché. %+ sujet aux péchés.

N'entrera pas dans l'âme malévole.] La raison en est que nulle UNION ne se fait entre les dissemblables. Comment conjoindre la Lumière avec les ténèbres: le bénévole avec le malévole, la vérité avec le
mensonge, le bien avec le mal? La réduction à la simplicité de la Monade n'aura pas lieu si le Binaire
n'est pas rejeté; point d'union avec IEHOVAH sans, d'abord, la déviation loin de Toi-Même et l'abnégation
de Toi. Diverge du mal et fais le bien. Psaum. XXXIV, vers. 15. Eloigne-toi de toi même qui es
déformé, et selon les Lois et la Doctrine de cet Amphithéâtre, reforme-toi à l'Exemple de l'Archétype;
suis patiemment et imite Théo-Sophiquement la SAPIENCE incarnée; alors l'Esprit de SAPIENCE Hhochmahél
habitera en toi; alors IEHOVAH, le Père; JESUS-CHRIST crucifié, le Père; l'ESPRIT-SAINT, l'Ami, entrera
en toi, habitera et s'assoira, ROI, dans son palais et sur son trône Micro-Cosmique qui est
TOI-MEME, tri-un, rénové, vraiment catholique suivant la figure seconde de cet Amphithéâtre: transmué
en mieux par la Lotion pénitentielle, Esaias, I, 16, tu te conjoindras et t'uniras avec DIEU; tu
seras illuminé par le rayon du Soleil supercéleste. Et, pur de coeur, tu verras DIEU en toi et toi en
DIEU; TOUT en TOUT. Le terrestre s'unit aux choses terrestres, le mondain aux choses mondaines, issues
du Prince de ce monde immonde; le spirituel aux choses spirituelles, issues des bons Esprits en raison
de l'administration qui leur est déléguée par DIEU, Macro et Micro-Cosmiquement; le Divin aux choses
Divines, issues de DIEU lui-même. De quelle manière celui qui n'est pas pur présume-t-il atteindre au
pur? Toi qui es terrestre et mondain, abstiens-toi de prétendre aux choses spirituelles et Divines. Tu
juges de celles-ci, dont tu n'as jamais goûté la douceur comme un aveugle juge des couleurs. Voy.
versets XLVI et CLVII. Tu m'as estimé mondain immonde, moi et ce livre; ne m'examine pas trop mondainement.
Cherche le verset XLVI. Sujet aux péchés] De peur donc, que tu pèches, ô fils de SAPIENCE,
car DIEU lui-même voit (car en tous lieux les yeux du SEIGNEUR contemplent les Bons et les Mauvais,
Proverb XV, 3) et pourquoi ne verrait-il pas? lui qui a formé l'oeil; pourquoi n'entendrait-il pas? lui
qui a planté l'oreille, Psaum. XCIV, vers. 9. Ton Ange gardien, Psaum. XCI, vers. 11, ministre de DIEU,
Psaum. CIV, vers. 4, se tient debout auprès de toi; la Conscience (aux mille témoins) réclame; le
diable (l'ennemi très violent du genre humain) accuse. Représente-toi devant les yeux, je t'en prie,
mon frère, qui es sollicité au péché, représente-toi ton Ange gardien, assidu spectateur et témoin de
tout ce que tu fais et penses; DIEU inspecteur, aux yeux duquel toutes choses sont évidentes, qui est
assis sur les cieux et sonde les abîmes; et d'autre part l'action tellement honteuse qu'on a honte de
l'accomplir ouvertement en présence d'un simple et misérable homme: ne craindras-tu donc pas de
la commettre aux yeux de ton Ange gardien, de DIEU et de tout le choeur des êtres célestes la regardant
et l'écrasant? Phy en quel abîme tomberais-tu?

CCXIX. Car %+ si tu invoques la Prov. II, CCXIX. Car si tu clames vers l'intelligence
SAPIENCE et si tu inclines ton coeur à la vers. 3. et que tu donne ta voix à l'Intelligence:
PRUDENCE,

Si tu invoques] De même qu'il est pieux d'implorer la Miséricorde Divine et l'aide de l'Omnipotence de DIEU; ainsi, que l'ipsissime Christianisme invoque donc la SAPIENCE de IEHOVAH elle-même
(HHOCHMAHEL) incarné dans le siècle ultime pour obtenir Théo-Sophiquement la SAPIENCE, celle incarnée,
que notre Sapient a invoquée.

CCXX. %+ Si tu La recherches vers. 4. CCXX. Si tu la recherches comme
comme de l'argent et que tu creuses l'argent et que tu la recherches comme pour la trouver %+ comme pour des des trésors. trésors:

Si tu LA recherches] Si, Chrétiennement, tu estimes moins les vanités du monde immonde que la
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86 INTERPRETATIONS ------------------------------------------------------------------------------------------------

SAPIENCE, aussi splendides et pécunieuses qu'elles soient, et si tu recherches la SAPIENCE. Mais, diras-
tu, Où, par quels auxiliaires, Pourquoi, Comment, Quand? Ecoute; frappe aux portes de la SOPHIA
supercéleste, indiquées au verset XLVIII, dans l'Oratoire et le Laboratoire, suivant les Lois et la Doctrine
de cet Amphithéâtre, et tu la trouveras, DIEU aidant. Comme pour des trésors] Dans la terre mondaine
et dans les profondeurs des montagnes et des rochers, les sources des biens ont été creusées
pour y trouver des trésors. La terre de SAPIENCE est le LIVRE tri-un, Catholique, c'est-à-dire de la
SACRO-SAINTE ECRITURE et de la NATURE et de notre AME Divinement illuminée; scrute avec ardeur les
richissimes veines de celle-là selon les Lois et la Doctrine de ce présent Amphithéâtre, et tu trouveras
la SAPIENCE, IEHOVAH te l'accordant; creuse-la ensuite Christiano-Kabbalistiquement, Divino-Magiquement
et Physico-Chimiquement, comme pour y chercher des trésors, puis cache-la prudemment dans
la cassette de ton coeur; et j'ose alors te promettre, moi qui écris vraiment ceci, que tu plairas à DIEU,
que tu recevras la volonté du SEIGNEUR, que tu obtiendras de Lui, par Elle, dans tes négoces, conseils
et labeurs, de bien vouloir connaître, être et pouvoir; et ainsi tu attireras le salut de l'Esprit et de
l'Ame. Il n'est pas de calamité, crois-le bien, ou de torrent d'adversité étouffant ainsi l'ardeur impétrante
de celui qui adhère à DIEU par la foi, qui ne puissent être restitués par la Pierre de SAPIENCE
que rejetèrent ceux qui bâtissaient, Psaum. CXVIII (vulg. CXVII) vers. 22. La Pierre, c'est la SAPIENCE
faite chair. C'est JESUS-CHRIST qui possède la source du feu céleste et la veine des eaux vives jaillissant
dans la vie éternelle. Ceci a été fait par le SEIGNEUR et c'est un miracle à nos yeux, dirai-je avec le
Psalmiste.

(*1) CCXXI. %+ Alors tu comprendras vers. 5. CCXXI. Alors tu connaîtras la CRAINTE la CRAINTE DU SEIGNEUR et tu trouveras de IEHOVAH et %+ tu trouveras la la Science de DIEU. cognition de DIEU.
Alors] Après que tu auras cherché Théosophiquement la SAPIENCE et que tu l'auras scrutée par la Méthode susdite. Les Dieux (ELOHIM) aident les Esprits et les Mains qui s'appliquent et s'approchent
sapientement. Il n'est pas donné aux Muses de suivre la voie publique et vulgaire, c'est-à-dire mondaine;
car la voie vulgaire est la voie du monde, la voie Académique. La cognition de DIEU] Toi, demi-savant
(sciolus) qui nies peu Chrétiennement que DIEU puisse être connu par nous, dispute donc sur ces paroles-ci
avec notre Sapient. O hommes diaboliques!

CCXXII. Car TE connaître (ô SEIGNEUR) Sap. XV, CCXXII. Car TE connaître est la Justice
est la JUSTICE consommée, et %+ savoir vers. 3. consommée, et comprendre ta puissance,
ta JUSTICE et ta VERTU est la racine la racine de l'Immortalité. de l'immortalité.

Te connaître, etc.] L'agnition de DIEU, solide, intègre, vraie et parfaite, est la justice qui renferme en elle-même toutes les vertus. Car CONNAITRE DIEU, c'est non-seulement disserter sapientement sur
la Nature Divine (qu'il me soit permis avec S. Pierre, Ep. Il, chap. 1, 4, de dire Nature Divine) mais
aussi comprendre et accomplir sa volonté, qui est déclarée dans la LOI (par la voix de la Justice Divine)
et dans son VERBE LUI-MEME Macro et Microcosmiquement écrit; c'est-à-dire craindre DIEU et
croire en sa miséricorde. Ainsi, dit Hieremias, chap. IX, 24: Que l'homme se glorifie de me connaître,
moi qui suis le SEIGNEUR faisant Jugement, Justice et Miséricorde; c'est-à-dire punissant les pécheurs
et pardonnant (à cause de la SAPIENCE incarnée, c'est-à-dire JESUS-CHRIST crucifié) à ceux qui font pénitence;
et exerçant la miséricorde envers ceux qui me craignent et qui croient en moi. S. Jean, I
Epît. ch. II, 3 et 4: nous savons en cela que nous le connaissons (DIEU) si nous observons ses mandements.
Qui se dit connaître DIEU et ne garde pas ses mandements est menteur, et la vérité n'est
pas en lui. Ainsi le Psaume CXLVII, 11 (vulg. CXLVI) renferme l'abrégé de cette Doctrine: Etre agréable
au SEIGNEUR est sur ceux qui le craignent et sur ceux qui espèrent sur sa miséricorde. Et le Christ, dans
S. Jean, XVII, 3: C'est la vie éternelle que de te connaître comme le seul vrai DIEU et celui que tu as envoyé,
JESUS-CHRIST. C'est la seule racine de l'immortalité. C'est réellement une grande part de la SAPIENCE,
que de connaître la Créature et la Nature; une plus grande de se connaître soi-même; la majeure et
souveraine, de connaître DIEU. Il a été rectement, sainement, vraiment et sapientement dit par S. Augustin:


(*1) La science de DIEU.

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DU GRADE CINQUIEME 87 ------------------------------------------------------------------------------------------------

« Donne-moi, SEIGNEUR, de me connaître et que je te connaisse. » Que ceci soit aussi répété
par moi. O IEHOVAH, aide-moi et accorde-moi de vouloir! Amen. J'ajoute: Tu te connaîtras TOI-MEME
quand, par la lumière DEIFIQUE resplendissante, dans le miroir tri-un de la majesté DIVINE tri-une (qui
est L'UNIVERS créé, le VERBE écrit et incarné et l'AME en nous-mêmes Divinement inspirée) par les yeux
et du corps et de l'esprit, Théo-Sophiquement, Physiquement, Physico-Médicalement, Physico-Chimiquement,
Physico-Magiquement, Hyperphysico-Magiquement, Kabbalistiquement, tu te verras,
regarderas et contempleras Toi-même. Alors tu verras telles qu'elles sont toutes les choses que tu accompliras;
tu verras les marques, les difformités et les taches du corps, de l'esprit et de l'âme: C'est
pourquoi tu pourras clamer pénitentiellement à IEHOVAH, avec le Psalmographe Royal, Ps. LI: Fais-
moi miséricorde, ô DIEU, selon la grande miséricorde, et efface mes iniquités selon la multitude de tes compassions.
Lave-moi plus amplement de mon iniquité, et purifie-moi de mon péché, et ce qui suit. Lave, ô
SEIGNEUR, ce qui est sordide; arrose ce qui est aride; sanifie ce qui est malade; dirige ce qui est dévié.
Alors tu seras lavé et purifié; alors, Théo-Sophiquement ainsi lavé et purgé, tu connaîtras DIEU;
parce que bienheureux les purs de coeur; car ceux-ci verront DIEU. S. Matth. V, vers. 8. Alors tu
auras cherché et trouvé le Règne de DIEU et sa justice; alors TOUTES les autres CHOSES (les Biens et les
Dons de l'Esprit de SAPIENCE annotés au verset suivant, si tu ores Théosophiquement et labores Sapientement)
se donneront à toi (Macro et Micro-Cosmiquement). Bienheureux donc, et sapient, qui se
connaît droitement. Qui connaîtra DIEU et Soi-même, TOUTES LES CHOSES citées pourront être à lui.
Voyez la figure seconde de cet Amphithéâtre. Savoir] Où donc? Dans les livres de la Sacro-Sainte
Ecriture, de la Nature et dans Toi-même, illuminé par le rayon de la Divinité.

CCXXIII. C'est pourquoi %+ je l'ai Sap. VII, CCXXIII. C'est pourquoi j'ai choisi et
l'ai CHOISIE, et le sens m'a été donné; vers. 7. la prudence m'a été donnée; j'ai invoqué
et j'ai INVOQUE, et est venu en moi et l'Esprit de Sapience est venu à % moi.
Je l'ai CHOISIE] Il n'a pas perdu son temps aux lettres dans les Académies, et n'a pas entendu les Grecs, Dialecticiens, Rhétoriciens, ni n'a fait usage de la méthode d'étudier, très usitée de nos jours.
Ce mode de philosopher est rejeté par l'Apôtre S. Paul, I. Corinth. I, 19, etc. et Epit. aux Coloss. II,
v. 8. Mais il a choisi et invoqué cette SOPHIA supercéleste qui surpasse toutes les solennités et les trésors
de ce monde. Il a certes été Sapient. On sait que S. Augustin choisit trois choses pour lui-même:
S. Paul pour l'Eloquence, Rome pour la gloire et le Christ pour compagnie. Je choisis de posséder la Pierre
des Philosophes et d'en jouir parfaitement pendant vingt années avec tous ses fruits et utilités; alors
j'aurai été vraiment fortuné et bienheureux tant dans cette vie que dans la vie future, si j'en use Théo-
Sophiquement. C'est pourquoi il faut observer que le désir de l'Ame doit naître d'abord avec ardeur;
puis (vers. CXLIV) l'invocation ensuite ou la prière. Fais donc semblablement; reviens en Toi-même; ne
suppose rien (en et par DIEU) d'impossible (puisque tu as les promesses de DIEU qui doit t'aider et qui
t'aide, vers. X) en toi; Place ta confiance dans le SEIGNEUR (en observant Christiano-Kabbalistiquement)
et tu comprendras; veuille Théo-Sophiquement et tu parviendras. C'est sur ce fondement
qu'est construit l'ORATOIRE de notre Amphithéâtre, indiqué par S. Matth. VI, 6, et qui est celui de la
vigilance et de la confiance Chrétienne, non de l'audace et de la témérité. Crois fermement; vis dans
la Crainte de DIEU; Ore en jeûnant en Esprit et Vérité et Labore sapientement; il te sera donné sans
délai; tu seras constitué ami de DIEU et tu seras fait participant au fruit de cette SAPIENCE. L'Ame
enivrée de DIEU voit, comme dans un miroir, DIEU en soi et soi en DIEU; et même TOUT ce qu'elle veut
et choisit, vers. CXXXVIII. Ceci est la Lune Micro-Cosmique des Kabbalistes, croissante, pleine et décroissante;
suivant l'approche, l'opposition diamétrale ou la déclinaison du SOLEIL Divin. Pendant
la Lune croissante, les bons Esprits s'avanceront avec la permission de DIEU; au temps de la
Pleine Lune c'est DIEU Lui-même; mais à la Lune décroissante, prie DIEU de peur que tu ne
sois séduit et entraîné loin du sentier droit de la Vérité, par les puissances des Ténèbres.
Est venu en moi] Quand? Non pas avant que je l'aie choisie et invoquée. Ceci n'est pas l'oeuvre
d'un jour ou d'une nuit. Il faut travailler à la sueur de son front pour obtenir la récompense (en
recevant la grâce de DIEU, versets CXLII et CXLV). Arrête-toi ici et médite Harpocratiquement sur ceci;
c'est là une de ces choses qui sont mieux comprises, appréciées, estimées par le silence plutôt que
par les paroles. La SAPIENCE vraie ne s'apprend pas humainement, verset CXLII, par la seule vertu
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88 INTERPRETATIONS ------------------------------------------------------------------------------------------------

des livres et des parchemins, mais s'insinue et vient Divinement en nous; elle ne reçoit pas la
lumière de nos études, comme les autres Sciences, mais elle la produit elle-même, et, comme de son
promptuaire, elle rayonne et luit dans les hommes non indignes (verset CXLV). La lettre en elle-
même n'est utile à rien; c'est l'ESPRIT DE LA SOPHIA supercéleste venant Divinement en nous, qui instruit,
qui enseigne, qui vivifie, qui illumine, qui explique le livre, l'interprète et l'expose. Digne est
JESUS-CHRIST seul, c'est-à-dire la SAPIENCE du Père, d'interpréter le LIVRE (savoir: de la Sacro-Sainte
Ecriture, de la Nature et de l'Esprit Divinement infus en nous) et de rompre ses sceaux. Halleluiah.
Il a été rectement dit: Où opère la grâce de l'Esprit-Saint, l'occultation des Philosophes ne sert à rien; de
même que leur manifestation est inutile, là où manque cette même grâce. Instruit par l'Expérience, j'ai
éprouvé plus d'une fois que ceci est infiniment vrai. Je me rappelle, en réfléchissant bien, avoir lu
dans les Philosophes les plus secrets ou avoir entendu de leur bouche, en conversant avec plusieurs
d'entre eux, certaines paroles et emphases de locutions dont je n'avais pas saisi le véritable esprit, bien
qu'elles enseignassent la vérité; mais ensuite, avec le temps, le voile de l'ignorance étant levé pour
moi (grâce à la Miséricorde Divine, sans aucun doute), par l'ESPRIT de SAPIENCE, et en une heure
même et en un moment (par la direction, comme je le suppose, de mon Bon Génie et par la grâce de
DIEU qui m'assiste) je compris plus que dans l'espace, auparavant, d'une année entière. Car l'Esprit
spire où et quand il veut. Ce que les Dons de DIEU confèrent aux humbles et aux obédients (soumis
en leur intellect, vers. CCCVII) par l'Esprit de SAPIENCE, surpasse toute raison humaine; ils sont soustraits
et cachés aux argutieux et subtils mondains immondes. C'est l'absolue vérité. Il veut recueillir
l'eau avec un tamis, celui qui sans l'explication (médiate ou immédiate, versets XXXII, LXXIV et suiv.
CLXXXVII) de l'ESPRIT DE SAPIENCE veut apprendre dans le livre. Le livre est seulement l'index qui nous
montre les nombreuses supplications qu'il faut adresser à IEHOVAH pour qu'il nous communique (suivant
sa très libre volonté) les arcanes de la Nature, qu'il nous enseigne les secrets, nous inspire TOUTE
vérité. Ce qui est enseigné au verset CLXVII et répété au verset LXV reste donc bien vrai, et confirmé,
savoir: que la Philosophie est le spiraculum de Dieu et l'illustration Divine. Parce que le SEIGNEUR donne la SAPIENCE.
C'est pourquoi jamais un homme n'est grand (comme Cicéron l'a observé et annoté, liv. II de la
nature des Dieux) sans le souffle Divin. Heureux donc, trois et quatre fois heureux, celui qui suit
IEHOVAH dans ses conseils comme ceci est indiqué dans notre Oratoire; car il recevra du SEIGNEUR, la
volonté, c'est-à-dire, de bien vouloir, connaître, pouvoir et être, dans toutes ses actions et ses labeurs,
vers. CCCXXIX. Je prie ardemment (avec S. Jean Chrysostôme) et même du fond du coeur, afin que
DIEU miséricordieux et bénin exauce mes prières et mes gémissements, ouvre les oreilles du coeur, et
affermisse en moi la foi; qu'il donne l'esprit capable des mystères divins, le raisonnement sobre et
la vie pleine de devoirs et de vertus, à moi et à tous les sectateurs studieux de la Sapience vraie,
afin que nous pensions, méditions et accomplissions les choses qui viennent de DIEU et qui nous sont
salutaires dans toute la vie; Amen, répond tout amant de la Sapience, Amen! L'ESPRIT DE SAPIENCE]
Hhochmaél, versets LII et CVI. Qui est admirable et vraiment Divin. Car il créé (Job. XXXIII, 4:
l'Esprit du SEIGNEUR me fit. Psaum. CIV, 30: Tu enverras ton Esprit et ils seront créés) soutient, fortifie,
et parachève toutes choses, partout où il est répandu. Psaum. CXXXVIII, 7. S. Paul aux Rom. VIII. 11,
I Ep. aux Corinth. II, 4. Sapient, I, 7. L'Esprit du Seigneur a rempli l'orbe des terres. TOUTES CHOSES
SONT PLEINES DE IOVIS, vers. CLIV. Il donne la Sapience et la faculté de discourir, S. Matth. X, 20.
S. Cyprien nous dit à ce propos: Il n'est pas difficile à DIEU d'inspirer à son confesseur la constance et
l'assurance dans le discours, lui qui, au livre des Nombres, a fait parler une ânesse même, contre Balaam.
Il fait des miracles, S. Paul, Ep. aux Rom. XV, par la vertu des signes et des prodiges, et par la
vertu de l'Esprit Saint. Il pénètre dans les abîmes de DIEU, Ep; aux Corinth. II, 10: L'Esprit scrute
toutes choses, même les abîmes de DIEU. Il distribue les Biens, I Cor. XII, 11. Donc, puisqu'il est le distributeur
bénin de tous les Biens et Dons, cherchons-les auprès de lui seul et non auprès de l'esprit
malin, vers. CLXXXV, CCV, CCVI et CCXCVIII. Fi soit pour le Diable, Amen. C'est encore lui qui fait les
Fils de DIEU, S. Paul aux Rom. VIII, 14: Tous ceux qui se dirigent par l'Esprit de DIEU, ceux-là sont
fils de DIEU. Il sanctifie: Rom, I, 4. Il régit l'Eglise et désigne ses ministres, Actes XIII, 4, Esaias,
XLVIII, 16: LE SEIGNEUR DIEU m'a envoyé avec son Esprit. Il dispense avec largesse la grâce et la paix,
Apocal. I, 4. Il justifie, I. Corinth. VI, 11. Les justifications sont dans le nom de NOTRE SEIGNEUR
JESUS-CHRIST et dans l'Esprit de notre DIEU. Il fait les hommes libres; II, Corinth. III, 17: Où est l'esprit
du SEIGNEUR, là est la liberté. Il régénère, il meut les coeurs pour les bonne oeuvres et l'invocation.
Il est appelé l'Esprit de prières, Zachar. XII, 10. Il a tiré le peuple de l'Egypte, Esaias, LXIII, 13
et 14: L'Esprit du SEIGNEUR l'a conduit comme un cheval. Il remet les péchés. S. Jean, XX, 23: Recevez


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DU GRADE CINQUIEME 89 ------------------------------------------------------------------------------------------------

le Saint Esprit, tout ce que vous remettrez, etc., comme s'il disait: l'Esprit remettra, non pas vous. Il
révèle les mystères, S. Jean XVI, 13; c'est pourquoi il est et s'appelle l'auteur de toute sainte révélation
et vision et le maître des choses cachées. Il donne la Foi, I, Corinth., 11. Il excite les pieux mouvements,
S. Paul, aux Rom., VIII, 26. Il enseigne les fidèles, S. Jean, XVI, 13. SOMMAIRE: Par la vertu
et l'assistance de cet ESPRIT, tu pourras TOUT. Sers-le Théo-Sophiquement et il te dirigera LUI-MEME,
toi et tes entreprises dans l'ORATOIRE et le LABORATOIRE. C'est pourquoi l'ESPRIT DE SAPIENCE est appelé
Multiple et Multiforme, vers. XLIX et CXXXIV, et ceci peut être suffisamment prouvé de tout ce qui a
été dit. C'est pourquoi S. Paul, I, Corinth. XII, 4, etc., dit: Il y a des Divisions des Grâces, mais il n'y
a qu'un même Esprit. Et il y a des divisions dans les sujets (ministrationes), mais il n'y a qu'un même
SEIGNEUR. Et il y a des divisions dans les opérations, mais c'est vraiment le même DIEU qui opère
TOUTES CHOSES en TOUS. En effet, à l'un est donnée la manifestation de l'Esprit, pour en faire usage; à
un autre est donné par l'Esprit le langage de la Sapience; à un autre, le langage de la Science selon
le même Esprit; à un autre la Foi dans le même Esprit; à un autre la grâce d'opérer les guérisons,
par le même Esprit; à un autre le don des miracles; à un autre le don de Prophétie; à un autre le
discernement des Esprits; à un autre le don de parler diverses langues; à un autre l'interprétation
des langues. Mais c'est le même Esprit qui opère toutes ces choses, en se divisant en chacun, selon
qu'il le veut. Et, S. Paul, 1, Cor. VII, 7: Chacun reçoit de DIEU son don particulier, celui-ci d'une manière,
celui-là d'une autre: que le nom de IEHOVAH soit béni dans les siècles des siècles. Amen. J'ajoute: Cet ESPRIT
DE DIEU est triplement FAMILIER aux Sapients. 1?Divinement; immédiatement; par l'Influence, la Lumière
et le Mouvement; médiatement, Bibliquement et même associé à l'humaine chair; 2?Macro-
Cosmiquement dans la Nature; (qui est RUACH ELOHIM, Genès. I, OU l'Ame du Monde), Catholiquement,
c'est-à-dire par l'universelle vertu ou opération dans la Pierre des Philosophes; ou Particulièrement
dans chacune des Créatures tant Spirituelles que Corporelles et dans toutes les choses qui viennent
de celles-ci, par tout l'univers créé; 3?Micro-Cosmiquement, dans l'Homme, et même Somatiquement
c'est-à-dire corporellement ou immatériellement, dans le Corps et l'Esprit en raison de la quinte
Essence, simplement par l'Anima ou Mens, qui est une particule du Souffle Divin. Parcours soigneusement
tout cet Amphithéâtre (toi qui es sottement Philosophe) et tu trouveras ensuite ici plusieurs
éclaircissements sur ces sujets. Phy pour le diable avec sa familiarité très-pernicieuse et très-pestilentielle.
Encore Phy. En DIEU nous vivons, nous nous mouvons et nous sommes (comme l'enseigne
S. Paul d'après Aratus (Arator?) Actes des Ap. XVII, 28) et de qui nous sommes la race; ne profanons
donc pas les Temples de DIEU que le CHRIST s'est lui-même consacrés par son sang; mais que
l'Esprit de DIEU habite en nous. I, Ep. aux Cor. III, 16.

CCXXIV. %+ Et je l'ai préférée aux vers. 8. CCXXIV. Je l'ai préférée aux sceptres (*1)
royaumes et aux trônes et j'ai méprisé et aux royaumes, et je l'ai estimé pour les richesses en comparaison d'elle. rien les richesses auprès d'elle.
Je l'ai préférée aux Royaumes, etc.] Voy. vers. XLV, CCLXVII, CCCXVIII et CCCXXVII. La SAPIENCE vraie doit être préférée à bon droit à toutes les choses et les trafics mondains; puisqu'elle est la seule qui
découvre et explique les secrets de la nature; elle donne les trésors inépuisables, elle unit aux Anges
bienheureux, elle conjugue avec DIEU, elle rend vraiment heureux et béat. Elle donne TOUT, les Biens
aux bons, les maux aux mauvais (et ils en sont dignes).

CCXXV. Je ne lui ai pas comparé vers. 9. CCXXV. Je ne lui ai certes pas comparé
la %+ pierre précieuse, parce que la Pierre Précieuse parce que l'or tout l'or, en comparaison d'Elle n'est opposé à elle n'est qu'un peu de sable et qu'un peu de sable, et l'argent sera estimé l'argent comparé avec elle est estimé de % la houe. Elle.

En pierre précieuse] On pourra non ineptement soupçonner que notre Sapient parle de la Pierre des Philosophes à cause de la conjonction causale qui suit: Parce que tout l'or, etc. En effet une des
vertus de cette Pierre, entre beaucoup d'autres, lorsqu'elle est rituellement appliquée, est de transmuer


(*1) Combien il faut travailler pour obtenir la Sapience. Job. XXVIII, 18.

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90 INTERPRETATIONS ------------------------------------------------------------------------------------------------

les métaux inférieurs en supérieurs, c'est-à-dire en Argent et en Or. Comme de la boue] Dans
toute la force du terme; en effet qu'est-ce que l'argent (toute erreur des hommes dissipée), sinon
un limon blanc, formé de terre et d'eau en excès, et l'or, un limon rouge formé d'eau et de terre en
excès, puis congelé et rendu fixe? Il est un sapient dicton du Sapient: Quiconque est admirateur de
l'or hait la disposition à la vertu et les arts honnêtes.

CCXXVI. Je l'ai aimée plus que le vers. 10. CCXXVI. Je l'ai aimée plus que la
salut et la beauté et je me suis proposé santé et la pulchritude des formes, et % j'ai souhaité extrêmement d'en jouir que sa LUMIERE est inextinguible. comme lumière parce que sa splendeur ne peut être supprimée.
De l'avoir pour Lumière, etc.] Car elle est la Lumière luisant dans les ténèbres, qui vient dans le Monde et que le Monde n'a pas connue. S. Jean, I. Il est Sapient avec le sapient, celui qui se propose
de l'avoir pour Lumière; c'est pourquoi Syrach dit au dernier chapitre de l'Ecclésiastique:
J'ai étendu mes mains en haut et sa sapience a lui dans mon âme et a illuminé mes ignorances. Je t'en
prie, ô Hhochmaél, SAPIENCE de DIEU, lumière et lampe de l'âme, par mes mains et mes pieds, sois
mienne, dans l'un et autre Oratoire (Micro et Macro-Cosmique) et dans le Lab-Oratoire. Daigne. ô
toi, lumière des nations, lumière des coeurs, illustrer mon coeur du rayon de ton illumination,
chasser les ténèbres des ignorances de mon esprit, disposer mes actions et mes labeurs, influer
en eux la bénédiction de l'heureux succès et me montrer et me communiquer la vérité en toutes
choses. Amen. Voy. vers. LXXVIII.

CCXXVII. (En effet) elle est %+ facilement Sap VI. CCXXVII. Elle est facilement perçue
vue de ceux %+ qui l'aiment, vers. 13. de ceux qui l'aiment et trouvée par
et %+ est trouvée par ceux %+ qui ceux qui la cherchent. la cherchent.

Facilement vue] O béatissime vision et même DEI-fique, de voir la SAPIENCE dans le Livre de la Sacro- Sainte Ecriture; dans la Nature, et mentalement en soi-même! Quoi de plus heureux! Quoi de plus
bienheureux! Néanmoins ceci ne peut naître dans le coeur par les objets mondains; ce ne peut être
engendré seulement que par les Dieux. Voy. versets LII, CXCV, CCXVIII. Qui l'aiment] Car DIEU attire
celui qui marche vers lui. Voy. versets CXLV, CLX. Est trouvée] C'est pourquoi Salomon, Ecclés. VII, 25,
dit en gémissant: grande est sa profondeur, ou bien: profonde, profonde! (car c'est ainsi qu'on lit
en Hébreu) qui la trouvera? c'est comme s'il eût dit: O combien il est difficile de trouver la
SAPIENCE entre tant et de si nombreuses folies de ce monde immonde, séduisant et détournant de la
droite ligne de vie de la vérité. Il faut trouver la SAPIENCE, parce qu'elle descend plutôt Divinement
qu'elle n'est acquise humainement (c'est-à-dire par l'humaine prudence, par le raisonnement,
la fantaisie ou la spéculation). LE SEIGNEUR donne la SAPIENCE. Prov. II, 6, et Bienheureux ceux qui la
trouvent. Prov. III, 13. Elle ne sera donc trouvée que par un petit nombre. Par lesquels donc, je t'en
prie? Voici la sapiente réponse du Sapient. Ceux qui la cherchent] Comment? en Orant par les jeûnes,
dans la Crainte de DIEU, en vivant Théo-Sophiquement et en Laborant sapientement selon les Lois
et la Doctrine de cet Amphithéâtre. Elle sera trouvée par ceux qui dès le matin veillent pour elle,
vers. CLX, et qui ne la tentent pas, vers. CCXVI. Car DIEU vend TOUTES CHOSES (comme il est dit en Proverbe)
contre les labeurs. Les Dieux (Elohim) aident les mains qui font Théo-Sophiquement violence,
vers. XCII, avec quelques-uns des suivants. Toutefois, ce n'est pas à cause de nos mérites et de notre
sainteté que brille sur nous la splendeur de la si vénérée Divinité et Lumière (Numen et Lumen) mais
par un DON de DIEU miséricordieux. Consulte ici le dernier chapitre de Iésu Syrach que je te recommande
tout particulièrement.

CCXXVIII. %+ Elle préoccupe vers. 14. CCXXVIII. En devançant elle s'offre
ceux qui la désirent, de sorte qu'elle à connaître à ses fidèles. se montre à eux la première.

+@



image

+@
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DU GRADE CINQUIEME 91 ------------------------------------------------------------------------------------------------

Elle préoccupe] Voyez l'explication de ceci, ci-dessus, vers. CXLIV.
CCXXIX. %+ Celui qui, dès la vers 15. CCXXIX. Celui qui, dès le matin, se
LUMIERE aura veillé pour elle, ne lèvera pour elle ne travaillera pas; car travaillera pas, car il la trouvera il la trouvera assise à sa porte. %+ assise à ses portes.

Celui qui, dès la Lumière] Comme il est dit aux versets XCVI et CLXX; et ceci est annoté encore en certains autres passages de ce Prologue. Assise à ses portes, etc.] Auxquelles? à celles de tes Sens, de
ta Raison, de ton Intellect et de ton Ame. Car elle se donne médiatement et immédiatement à tous
ceux qui la choisissent et s'appliquent suivant la loi de cet Amphithéâtre, à l'entendre, la voir et
l'observer parlant et enseignant dans les Livres de la Sacro-Sainte Ecriture, de la Nature et de soi-
même. Dieu veuille que tous les hommes sentent et comprennent la Sapience les assistant et se présentant
d'elle-même à eux! O combien cela serait excellent pour eux!

CCXXX. %+ Donc, occuper d'Elle vers. 16. CCXXX. Car la cogitation reçue
ses cogitations, c'est le sens consommé, d'elle, c'est la perfection de la prudence, et qui veillera pour elle sera bientôt et qui veillera pour elle sera en sécurité. immédiatement en sécurité.
Occuper d'Elle ses cogitations] Voy. versets XVIII et CXLII. De même que ceux qui veulent contracter un mariage commencent par entretenir une conversation amicale, de même ceux qui recherchent
l'union conjugale de la Sapience Eternelle reçoivent d'elle de pieuses, saintes, très belles et très
aimables cogitations, et offrent aux yeux de leur âme une image très belle de la Sapience, telle que
le Sapientissime Roi l'a dépeinte dans les premiers chapitres des Proverbes, et au livre VII de la
Sapience. Ces cogitations, engendrées de la plénitude de la Sapience, sont le lien et l'accouplement
doués de la vertu magnétique céleste; elles sont les sources des allocutions et des soliloques de la
Divine Sapience; et la vraie Sapience est à un tel point caressante, familière et humaine que son
amateur ne reste jamais sans une suavissime réponse; mais elle répond par une voix interne,
occulte, intellectuelle et mentale; quelquefois même par un baiser de jocondité et par un mouvement
divinissime, comme l'atteste le Cant. des Cant. I, vers. 1: Qu'il me baise du baiser de sa bouche,
car son fruit est doux à ma gorge.

CCXXXI. %+ Parce que les dignes Vers. 17. CCXXXI. Parce que les dignes d'Elle,
d'ELLE, Elle-même tourne, les cherchant, Elle-même les cherche en tournant; et et dans les voies ELLE se montre dans les voies se montre bénévolement à eux avec hilarité, et dans toutes à eux-mêmes, et en toute cogitation choses la Providence s'offre à eux. s'offre à eux.
Parce que les dignes d'elle, etc.] Voyez l'explication de ceci au verset CXLV.
CCXXXII. Donc, son commencement vers. 18. CCXXXII. Donc son commencement
est %+ le vrai désir de la DISCIPLINE. est la vraie recherche de l'érudition; le souci de l'érudition, %+ l'amour.
Le vrai désir de la DISCIPLINE] Car celui qui aime la discipline, c'est-à-dire l'admonition, la correction, la répréhension et la déhortation pour sortir de la voie mauvaise, de la voie vicieuse, celui-là
aime la science; mais celui qui hait les incrépations est insipient. Prov. XII, 1. Telle est aussi la DISCIPLINE
de DIEU dans la tribulation et la croix; elle nous envoie et permet Divinement celles-ci afin
qu'elles nous appellent à la pénitence, et que nous éprouvions en elles la consolation Divine par
laquelle nous sentons que nous sommes aimés, enseignés et défendus par IEHOVAH. La vexation donne

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92 INTERPRETATIONS ------------------------------------------------------------------------------------------------

l'intellect dit Esaias, XXVIII, 19. D'où S. Paul: La Tribulation produit la patience; la patience la probation,
c'est-à-dire l'agnition de la volonté de DIEU envers nous. Celui qui n'est pas tenté que sait-il,
disait avec raison la pieuse Antiquité. Sois banni de notre Oratoire et de notre Laboratoire, toi qui
repousses la castigation; je t'annonce que jamais tu ne deviendras Christiano-Kabbaliste, Physico-
Mage ou Physico-Chimiste; tu resteras un sophiste. En acceptant patiemment sa croix, on porte en
même temps celle du Christ; on le suivra lui-même en l'imitant; on s'ouvrira cette porte des vertus
et on entrera au REGNE PERPETUEL DE LA SAPIENCE; en fuyant la Discipline on se la fermera. On parviendra
aux splendeurs augustes par une voie et une porte étroites. Il importe que nous soyons
d'abord avec le CHRIST dans les Enfers avant d'ascendre avec lui dans le Ciel. L'amour] Nulle conjonction
et copulation ne peut avoir lieu sans l'intervention de l'amour et du saint désir. Car ceux
qui sont imbus de l'amour mérétriciel, c'est-à-dire mondain et vain, sont indignes de la conjonction
de la Sapience Céleste. Crois-moi, ceux qui veulent les choses terrestres ne peuvent avoir les choses
célestes. Et quiconque aime est digne d'être aimé. Et vraiment ce saint amour de la Sapience est la
flammule de l'Esprit Saint, allumée par les prières assidues. Celle-ci brillant en nos coeurs ouvre la
voie qui mène à la Sapience Céleste. Car aimer la Sapience, c'est réellement l'acquérir. La Sapience
Divine est tellement fidèle dans l'amour, qu'elle ne peut donner son saint amour à l'amant qui ne
l'aime pas en retour et qui ne satisfait pas le saint désir de son amour.

CCXXXIII. %+ Donc le soin de la vers. 19. CCXXXIII. L'amour, l'observation de
DISCIPLINE est la dilection; et la dilection ses lois; et l'observation des lois est la est la garde de ses LOIS; la garde de ses conservation de l'immortalité. lois est la consommation de l'incorruption.

Donc le soin de la DISCIPLINE] Ici apparaît, qui, quelles, et quand sont les fructuosissimes utilités de la CRAINTE DE DIEU.

CCXXXIV. %+ Et l'incorruption vers. 20. CCXXXIV. Ensuite l'immortalité fait
fait l'homme proche de DIEU. que nous accédons proche de DIEU.
L'Incorruption fait que, etc.] L'Homme, régénéré par la rejection du Binaire (vers. CXVIII, devient proche et ami de DIEU qui est l'ENTITE éternelle et immortelle, et lui est conjoint et uni; tant dans
cette vie que dans la vie future. Car bienheureux les purs de coeur: parce qu'ils verront DIEU. S. Matth.
V, 8.

CCXXXV. Ainsi le DESIR DE LA SAPIENCE vers. 21. CCXXXV. La recherche de la Sapience
conduit %+ au ROYAUME ETERNEL. conduit donc au Royaume.
Au ROYAUME ETERNEL] C'est-à-dire de DIEU. Si vous cherchez par dessus tout ce Royaume (dont le commencement est dans cette vie et le complément dans la vie future) et sa Justice, TOUS les autres
dons, c'est-à-dire les trésors immenses et les fruits infinis de la SAPIENCE se donneront à vous. Ce
Règne est le Sabbat des Sabbats, la Jubilation ultime (suivant la Doctrine des Kabbalistes, résumée
par nous dans la seconde figure de cet Amphithéâtre) et la Terre des vivants, c'est-à-dire l'immortalité
qui est la vie éternelle où nous éprouverons des joies très douces et très suaves en voyant la
gloire de DIEU face à face, ou en jouissant de DIEU lui-même, de l'éternité dans l'éternité. SOMMAIRE:
Cherche d'abord Catholiquement le Catholicon Tri-un (comme l'enseigne notre Amphithéâtre)
qui est de posséder l'Agnition de DIEU, de te connaître Toi-même et principalement dans la Nature
et l'Art excellent, c'est-à-dire, j'ose l'affirmer, la Pierre Philosophale; alors donc, si tu Ores chrétiennement
et si tu Labores sapientement (diversement suivant les diverses circonstances) TOUTES CHOSES,
spéciales ou particulières, en toutes choses possibles (s'il plaît à DIEU, vers. 1) te seront accordées.
Reçois le Royaume de beauté et le Diadème de splendeur de la main du Seigneur, parce que sa
droite te couvrira et son bras saint (ψ) te défendra. Sap. V, 17. Tu habiteras dans l'aide du Très-Haut

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DU GRADE CINQUIEME 93 ------------------------------------------------------------------------------------------------

et tu permaneras dans la protection de DIEU. Psaum. XCI, 1, tu seras protégé par la main de DIEU et
tu verras les merveilles de DIEU. Sap. XIX, 8. En tout temps et en tout lieu, DIEU t'ASSISTERA. Ibid.
vers. 20.

CCXXXVI. %+ Entrant (ainsi) dans Sap. VIII, CCXXXVI. Entré dans ma maison je
ma maison, je dormirai avec Elle. Sa vers. 16. dormirai avec Elle et sa fréquentation
conversation n'a pas d'amertume et son n'a nulle acerbité et son intimité nul intimité aucun ennui, mais %+ de ennui, mais de la joie et du plaisir la joie et du plaisir (vers. 18) %+ Je (vers. 18). Je la cherchais en tournant tournais, la cherchant afin de me afin de l'attirer auprès de moi. L'assumer à moi.

Entrant dans ma maison, etc.] Comme Daniel entra dans sa maison, Daniel, II, 17 et VI, 10. Il faut noter que: Toutes les assistances de la SAPIENCE sont ou publiques ou privées; il s'agissait autrefois
des publiques: maintenant des privées; en indiquant la délectation privée qui élit domicile avec la
SAPIENCE en exerçant Théo-Sophiquement ses méditations et soliloques dans la maison de l'Oratoire,
tant externe ou visible, (qui est le Sanctuaire Monastique, appelé ainsi à cause de la Monade ou
Unité), qu'interne et invisible qui est celui du coeur pénitentiellement purifié et de l'âme Divinement
illuminée, vers. CCXXIII. En entrant aussi dans la maison du Laboratoire Physico-Chimique. Nous
sommes avertis ici comment notre Ame, loin de la contagion secrète des choses terrestres, adhère
profondément à DIEU par les secrètes contemplations; de sorte que dans l'intérieur même de son
lit, en jouissant Christiano-Kabbalistiquement, Divino-Magiquement et Physico-Chimiquement des
délices supercélestes Macro et Micro-Cosmiques, elle peut clamer (en ovation) de bouche et de coeur
avec Esaias XXIV, 16: Mon secret est à moi, mon secret est à moi. De la joie et du plaisir] La joie
interne, la joie arcane, la joie connue de ceux-là seuls qu'elle atteint, et qui, enfin, ne s'évanouit pas
et ne s'efface pas avec les joies du Monde, mais s'accumule dans la joie éternelle. Je tournais la cherchant,
etc.] Où cela? Dans la LOI DU SEIGNEUR, dans le Livre de la Nature et dans Moi-même. Et comment,
je te le demande? En l'aimant, versets XVIII, CXLII et CXLVI. En craignant DIEU, vers. CCX; en veillant
à ses portes et en observant aux portes de sa ville, vers XLVIII. En ayant foi en elle, vers CCXVI, en la
désirant ardemment, vers CCLX, en veillant pour elle dès la Lumière, vers. CCXXIX. En la choisissant,
en l'invoquant, vers. CCXXIII et CCLI. En me proposant de l'avoir pour lumière, vers. CCXXIX et de me
l'attirer pour la vie commune, vers. CCCVII. De même, de même pour Nous qui accomplissons tout ceci
suivant les Lois et la Doctrine de cet Amphithéâtre, la SAPIENCE vraie se montrera aussi. Cherchons-
la donc maintenant Théosophiquement; elle préoccupera ceux qui la désirent, vers. CXLIV.

CCXXXVII. %+ Ne parle pas Eccl. V, CCXXXVII. Ne te hâte pas par ta (*1)
témérairement, et que ton coeur ne vers. 3. bouche, et que ton coeur ne se presse
soit pas rapide à proférer des Discours de proférer des paroles devant devant DIEU: parce que DIEU est dans le DIEU; parce que DIEU est dans le Ciel, Ciel et toi sur la Terre; c'est pourquoi, et toi sur la Terre; c'est pourquoi que que soient rares tes discours. soient rares tes paroles.
Ne parle pas témérairement.] Le scrutateur des coeurs aime l'allocution du coeur intime, pur et sincère, suivant le Psaum. XIX, 15. Et les Paroles de ma bouche seront telles qu'elles te complaisent, et
la méditation de mon coeur sera toujours devant ta face, ô Seigneur mon adjuteur et mon rédempteur.
Ton discours se formera donc de ce que tu diras à DIEU dans le fond de ton coeur et non des lèvres;
et il est mieux à propos que tu converses avec DIEU par de soupirs projetés de l'intimité de ton
coeur, que par des paroles téméraires. Car les soupirs des hommes pieux procèdent du Saint-Esprit
quand il gémit en nous; les paroles, le plus souvent viennent de l'humaine fantaisie, et grande est
la différence entre les paroles de l'Esprit et les paroles de la bouche.


(*1) Ne rien prononcer témérairement auprès de DIEU.

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94 INTERPRETATIONS ------------------------------------------------------------------------------------------------

(*1) CCXXXVIII. (Et) si tu as voué quelque vers. 3. CCXXXVIII. Lorsque tu auras voué chose à DIEU, ne temporise pas un voeu à DIEU, ne tarde pas à le lui pour le rendre, car la promesse infidèle rendre parce que DIEU ne place pas son et folle lui déplaît; mais ce que bienfait dans les fous; donc, ce que tu tu auras voué, rends-le. as voué, rends-le.
Si tu as voué quelque chose à DIEU, etc.] Le Sapient parle d'un usage de l'Ancien Testament. Car les hommes pieux avaient établi l'usage de promettre à DIEU des Sacrifices eucharistiques, dans les
grandes difficultés. Comme Hanna, I, Samuel, I, vers. 11, lorsqu'il demandait un fils à DIEU, voua et
promit qu'il le consacrerait lui-même au Seigneur; comme aussi Iephthé, Juges, XI. 30. Vouez et
rendez à votre Seigneur DIEU, dit le Psalmographe, Ps. LXXVI, 12 (vulg. LXXV). Et une fois que quelque
chose est sorti de tes lèvres, tu l'observeras. Deuter. XXIII, vers. 23. De semblables voeux proviennent
du souverain amour de DIEU de son très saint désir et de la sincère gratitude de l'âme; aussi ils
doivent être rendus à DIEU sans délai. Ainsi le Patriarche Jacob ayant vu en songe l'échelle céleste
voua à DIEU, lorsqu'il fut réveillé, de construire en ce lieu même une maison de DIEU, c'est-à-dire de
propager lui-même l'agnition et le vrai culte de DIEU et la doctrine du Messiah, Genès. XXVIII, 20.
Nous avons voué à DIEU, dans le Nouveau Testament, le voeu de l'obédience filiale dans le Baptême,
et nous rendons ce voeu à DIEU par la sainteté et la justice, la foi, la pénitence et l'humilité. Nous
définirons donc ainsi le voeu du Nouveau Testament: Le voeu est l'obligation de rendre les honneurs
marqués dans la première table de la loi, et qui sont: la crainte de DIEU, la foi, la dilection, la patience,
l'invocation, l'action de grâces, la confession et la prédication du Nom Divin. Ces voeux doivent être
ponctuellement rendus à DIEU par tous les Chrétiens. Mais il est des voeux spéciaux, puisque nous
sommes obligés, outre la libéralité accoutumée envers le prochain, à un certain bienfait particulier
et singulier par lequel l'honneur de DIEU et le salut des Hommes soient amplifiés; et ceci, sans
nulle hypocrisie, ni témérairement, mais par une intime et sincère gratitude de l'âme, à cette fin que
le bienfait reçu de DIEU que nous obtenons par des prières rejaillisse aussi sur le prochain.

CCXXXIX. Bien meilleur est de ne vers. 4. CCXXIX. Mieux est que tu ne voues
rien VOUER que %+ de ne point rendre pas, plutôt que tu voues et que tu ne après le VOEU, les choses promises. rendes pas.
De ne point rendre les choses promises] Dans quelle disposition les voeux doivent être faits, cela a été dit dans le verset précédent. J'ajouterai maintenant ceci: si tu voues quelque chose à DIEU, soit dans
le culte de la première table comme au Ps. XXII, 23: Je narrerai ton nom à mes frères; item. Ps. LI,
15: J'enseignerai tes voies iniques; soit dans les oeuvres de Miséricorde de la seconde Table, ce que
tu dois vouer et rendre est comme le témoignage de ta gratitude envers DIEU, et le sceau de ton
oraison par quoi tu engages ta foi et ta gratitude envers DIEU. Car si tu violes ta foi et ne la tiens pas,
certainement tu détermineras DIEU à retirer de toi son Bienfait et sa libéralité et à te demander compte
de ses biens.

(*2) CCXL. %+ Les victimes des impies Prov. XV, CCXL. Le sacrifice des impies est sont abominables au SEIGNEUR; vers. 8. l'abomination de IEHOVAH, mais l'ORAISON
les VOEUX des justes lui sont placables. des droits est ce qui lui plaît.
Les victimes des impies sont abominables] Il faut remarquer cette différence des vrais et des faux cultes. Les hypocrites offrent à DIEU les seules pratiques externes de son culte, l'audition de la parole, la célébration
des fêtes, l'usage des sacrements, les prières prolixes, les superbes et précieuses aumônes,
sans nulle foi et intégrité de la bonne conscience. Donc toutes les oeuvres de ceux-ci sont abominables
aux yeux de DIEU; parce qu'elles proviennent d'un coeur pervers et non purifié. Mais les adorateurs
du vrai DIEU qui accomplissent ses oeuvres avec une foi sincère plaisent tellement à DIEU en tout et
dans les plus petites oeuvres, que le courant des eaux fraîches produit par la charité et qu'ils sont
admis à puiser, prend sa source de DIEU, dans ses trésors inépuisables et provient du sanctuaire même
de DIEU.


(*1) LE VOEU. Deuteron, XXIII, vers. 21.
(*2) Ecclés. XXXIV, vers. 23.

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DU GRADE CINQUIEME 95 ------------------------------------------------------------------------------------------------

CCXLI. %+ L'Erudit dans le VERBE Prov. XVI, CCXLI. Celui qui comprend la chose
trouvera les Choses Bonnes, et qui vers. 20. trouvera le bien, et le confiant en
ESPERE en le SEIGNEUR est bienheureux. IEHOVAH est bienheureux. Prov. XXVIII, Prov. XXVIII, vers. 25. %+ Qui vers. 25. Qui a foi à IEHOVAH serez engraissé. ESPERE dans le SEIGNEUR sera guéri.

L'Erudit dans le VERBE] C'est-à dire la Doctrine de la Sapience, et comment elle doit être recherchée par la crainte de DIEU, comment elle doit être acquise par les prières assidues, comment on doit s'unir
et copuler avec elle par l'Amour et le désir. O glorieuse doctrine, et verbe Saint, plein de béatitude,
plein de graisse, et gras de tous les biens temporels et éternels! Qui espère dans le Seigneur] Le fruit
de cette espérance est la félicité perpétuelle. Psaum. CXLVI, 5. Bienheureux celui de qui le DIEU de
Jacob est l'aide, et dont l'espérance est dans le Seigneur DIEU lui-même; et qui le sert avec foi dans
l'éternité. Très fou et très malheureux est celui qui s'enorgueillit de sa confiance dans sa propre
sapience, son industrie, ses talents et ses oeuvres; car l'Esprit de Sapience s'éloignant des choses
mortelles, elles entraînent dans la mort et deviennent des poisons et des fléaux pour ceux qui les
possèdent.

CCXLII. Ceux qui se CONFIENT en lui Sap. III, CCXLII. Ceux qui placent leur foi
comprendront la VERITE, et les vers. 9. en lui, comprennent la vérité; et les
fidèles dans la dilection se reposent en fidèles en charité permanent en lui; Lui, parce que le don et la paix est parce qu'il a grâce et miséricorde envers pour ses élus. ses saints et qu'il prend soin de ses élus.
Comprendrons la VERITE] Ainsi nous dit la SAPIENCE incarnée, S. Jean, VIII, vers. 31: Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes Disciples et vous connaîtrez la vérité. La vérité, dis-je, TOUTE,
dans les choses Théo-Sophiques, Juridiques, Physiques, Physico-Médicales, Physico-Chimiques,
Physico-Magiques, Hyperphysico-Magiques et Christiano-Kabbalistiques, en et par la Sacro-Sainte
Ecriture, le Livre de la Nature et Toi-Même, Divinement oint de l'huile de l'Esprit de SAPIENCE; en
Orant et Laborant. Prie donc le SEIGNEUR, afin que les gouttes de l'ESPRIT DE LA SOPHIA super-Céleste
tombent en pluie et soient distillées par le SEIGNEUR même dans le réceptacle de ton Ame, pénitentiellement
lavée et mondifiée; et qu'en étant enivré et abreuvé (Toi qui es follement infatué de ta prudence)
tu suives sapientement tout ce qu'elle te suggérera ELLE-MEME; afin que, l'assistant, tu permanes dans
la vérité et que la vérité permane en toi. Car, sans la direction de l'éternelle vérité, tu ne goûteras
jamais la vérité des choses Humaines et Divines ni ne seras sapient.

CCXLIII. %+ Loin des impies est Prov. XV, CCXLIII. Car IEHOVAH est loin des
le SEIGNEUR; et il exaucera les ORAISONS vers. 29. impies; mais il exauce l'oraison des
des justes. justes.
Loin des impies est le SEIGNEUR] C'est la souveraine misère de ne pas jouir de la présence de DIEU et la souveraine béatitude d'avoir DIEU présent et propice. Les impies sont frustrés dans l'exaudition de
leurs prières et rien n'est plus misérable et malheureux. De même que la perdition et la disgrâce des
sujets est extrême, quand ils sont repoussés de la face du Roi, malgré leurs supplications, de même
c'est la perte extrême que de n'être pas écouté de DIEU. Et le contraire est la souveraine consolation
que notre Sapient chante ici avec le Psaume CLV, 18: Proche est le SEIGNEUR de tous ceux qui l'invoquent;
de tous ceux qui l'invoquent dans la vérité. Il fait la volonté de ceux qui le craignent, et
écoute leur déprécation et les rend saufs.

CCXLIV. %+ Qui décline ses Prov. XXVIII, CCXLIV. Qui détourne son oreille
oreilles pour ne pas entendre la LOI, vers. 9. afin de ne pas entendre la loi, son
% oraison même sera SON abomination.
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96 INTERPRETATIONS ------------------------------------------------------------------------------------------------

Qui décline ses oreilles] Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende ce que l'Esprit de VERITE dit aux fils des hommes; qu'il décline du mal et fasse le bien: qu'il craigne DIEU et accomplisse la justice;
et qu'il obtempère bénévolement à celui qui le reprend; autrement il n'obtiendra ni n'accomplira
rien de bon, soit dans l'ORATOIRE, soit dans le LABORATOIRE. Car, celui qui aura décliné ses oreilles
de peur d'entendre la SAPIENCE, parlant, enseignant et admonestant dans la SACRO-SAINTE ECRITURE, le
Livre de la NATURE et SOI-MEME. Son ORAISON sera exécrable] L'Oraison qui est acceptée de DIEU doit être
un sacrifice projeté du coeur pénitent, contrit et humble; autrement elle est abominable à DIEU. Car si
l'arbre déplaît comment le fruit pourra-t-il plaire? Et de plus, la vie immaculée est toute une oraison
auprès de DIEU, un sacrifice agréable, un culte très agréable à DIEU. C'est par l'oeuvre, non avec les
paroles que tu dois parler devant DIEU; s'il en est autrement notre oraison sera dans le péché.
Psaume CIX, 7.

CCXLV. Celui qui cache ses scélératesses vers. 13. CCXLV. Celui qui couvre ses iniquités
ne réussira point; mais celui ne sera jamais heureux; mais qui les aura confessées %+ et s'en celui qui les confesse et les abandonne retire, obtiendra MISERICORDE. obtiendra MISERICORDE.
Et s'en retire] Il est entièrement nécessaire dans la conversion et l'investigation de la vraie Sapience, de se délivrer des fautes contre la conscience, de purifier le coeur, l'âme, l'esprit, le corps, et
qu'il devienne ainsi le vase de la Miséricorde et de la Grâce de DIEU, l'habitacle de l'Esprit-Saint,
l'Organe salutaire de DIEU. LAVEZ-VOUS, soyez purs; que tous les profanes soient loin d'ici, que rien
de ce qui est pollué n'entre; que rien de contaminé ne s'approche de la montagne de DIEU; sanctifiez-
vous; demain vous verrez la gloire du Seigneur. Ainsi Esaias commence, non sans raison, sa prophétie,
chap. I, 16, par ces paroles: Lavez-vous, purifiez-vous, ôtez de devant mes yeux la malice de
vos cogitations, cessez d'agir perversement et apprenez à bien faire; alors enfin, venez à moi; quand
vos péchés seraient comme l'écarlate, ils deviendront blancs comme la neige et la laine. Que tout notre
être τὸ ὁλὸκληρον ὑμω̑ν) dit l'Apôtre, votre corps (σω̑μα), votre âme (ψυχὴ) et votre esprit (πνεὖμα) soient
saints. I, Ep. Thessal. V, 23, et de nouveau, Ep. aux Rom. XII, 1: Je vous obsècre, par la miséricorde de
DIEU, que vous exhibiez votre corps, hostie vivante, agréable à DIEU, etc.

CCXLVI. %+ Par la miséricorde Prov. XII, CCXLVI. Par la miséricorde et la
et la vérité, est rachetée l'iniquité; vers. 6. vérité, est rachetée l'iniquité, et dans
et dans la CRAINTE DU SEIGNEUR on s'éloigne la crainte de IEHOVAH on s'écarte du du mal. mal.
Par la miséricorde et la vérité] La miséricorde signifie autant la miséricorde de DIEU envers nous, que notre Charité envers le prochain. Et c'est ici cet esprit de vérité, ayant rectement le sentiment de
DIEU, attribuant à lui seul la louange de la vérité, qui selon les promesses qu'il nous a faites, pardonne,
se présente, porte secours et communique les secrets à ceux qui l'invoquent, en esprit et vérité,
révèle les mystères, comble de Biens et de Dons innombrables et infinis. Salomon apprend à
décliner du mal, à ceux qui craignent DIEU (d'une crainte filiale qui est l'ipsissime amour, vers. CCX),
qui le croient et croient en lui, qui aiment le prochain de tout coeur. Sois donc miséricordieux et sincère
envers le prochain, afin que tu sois comblé par DIEU, de la Miséricorde et de la Vérité Divine.

CCXLVII. Ceux-là errent (donc), Prov. XIV, CCXLVII. N'errent-ils pas, ceux qui
% vers. 22. pensent le mal? Mais la miséricorde et
la MISERICORDE et la VERITE préparent la vérité à ceux qui pensent le bien. les biens.

Qui accomplissent le mal] Le fruit ne peut pas être plus excellent que sa semence; tout ce que sèmera l'homme, il le récoltera de même. Archelaüs, Roi de Macédoine, parce qu'il avait tué trois héritiers
légitimes et envahi le royaume, fut enfin tué par un adolescent qui lui perça le foie de son glaive; c'est

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DU GRADE CINQUIEME 97 ------------------------------------------------------------------------------------------------

pourquoi on fit ce vers sur lui: « En frappant les autres il s'est atteint lui-même au foie ». La
miséricorde et la vérité sont deux pédissèques et compagnes fidèles pour tous ceux qui honorent la
pitié et la Crainte de DIEU.

CCXLVIII. %+ Celui (donc) qui suit Prov. XXI, CCXLVIII. Celui qui recherche la
la JUSTICE et la MISERICORDE, trouvera vers. 21. justice et la miséricorde, trouvera vie,
vie, justice et gloire. justice et gloire.
Celui qui suit la justice, etc.] Qui sème la justice récoltera les fruits de justice qui sont: la gloire, l'honneur, la félicité, la joie de la bonne conscience et la vie; mais de l'injustice et de l'impiété rien
ne peut naître, que l'ignominie, l'infélicité, l'affliction de la Conscience et la fétide mort. C'est aussi
ce qu'a écrit le Comique Païen dans ce fragment: La Vertu est la plus belle des richesses; la Vertu
surpasse toutes choses; la Vertu contient réellement tous les biens en elle.

CCXLIX. J'étais un enfant %+ ingénieux, Sap. VIII, CCXLIX. J'étais un enfant doué d'un
et j'avais reçu du sort une vers. 19. naturel excellent, ayant reçu du sort
bonne âme. une bonne âme.
Ingénieux] Né avec un bon naturel ou non doué d'une nature mauvaise, et appelé par la vocation interne de la SAPIENCE; ευφυἰα (que nous lisons ici) signifie la naturelle bonté du génie et de l'âme,
ce que les Latins ont coutume d'appeler: indoles. Car Mercure ne se confectionne pas d'un bois quelconque,
c'est-à-dire le savoir ne s'acquiert pas par tous indifféremment, mais par celui qui y est né
apte et idoine. Que celui qui est ainsi Divinement appelé, suive obédientissimement, je le conseille,
ce à quoi la Providence l'entraîne, de peur qu'en répugnant à l'ordination Divine, il n'excite contre
lui la fureur du SEIGNEUR, Voy. versets XCVI et CLXX.

CCL. Et comme je devenais meilleur, vers. 20. CCL. Puisque vraiment je devenais
% bon, j'entrai dans un corps impollué. souillé.

Je vins vers un corps non souillé] Je me suis appliqué à la pureté du Corps, de l'Esprit et de l'Ame qui nous rend très familiers avec les Anges et capables de recevoir l'Esprit-Saint. Car il n'est pas de vice
auquel soit aussi directement opposé cet Esprit Hhochmaél, amateur de pureté, que l'impudicité; jamais
il ne se repose et ne se délecte autant que dans les âmes virginales purifiées par la lotion Théo-
Sophique. Car c'est l'Esprit DE SAPIENCE IPSEIQUE, incontaminé, vers. CXXXIV. Voy. versets CLVIII et
CCXVIII. Vêtus dès le matin nous nous lavons la face afin que rien de sordide ne s'y trouve, combien
plus grand doit être le soin de laver notre âme afin que nous l'offrions aimable et belle au SEIGNEUR.

CCLI. Et comme je savais que je ne vers. 21. CCLI. Puisque je comprenais (*1)
pourrais autrement être continent à %+ que je ne pouvais autrement moins que DIEU ne me donne cela, et que par lui être en puissance de moi- c'était déjà de la Sapience de savoir même, à moins que ceci ne me fut (*2) que ce don était de lui, %+ je donné de DIEU, et c'était déjà de la m'adressai au SEIGNEUR, %+ et lui Prudence, de comprendre que ce bienfait fis ma déprécation %+ et lui dis venait de lui, je m'adressai au du plus profond de mon coeur. SEIGNEUR, lui fis mon oraison, et lui dis de tout mon coeur:
Que je ne pouvais autrement que par lui] Parce que je ne pouvais autrement jouir de la SAPIENCE,

(*1) C'est de la Sapience, de savoir de qui la SAPIENCE est le don.
(*2) Donc la Sapience vraie est appelée d'en haut par les prières et les
voeux assidus.

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98 INTERPRETATIONS ------------------------------------------------------------------------------------------------

parce que je ne pouvais l'atteindre, l'acquérir ni la posséder par aucun autre mode, moyen ou voie
(quel que soit son nom). Ce n'est pas dans les livres de ceux qui philosophent Païennement, ni dans
les conjuratoires des Nigromanciens, ni par le diabolique esprit familier, ni humainement par l'acuité
du génie, par la raison orgueilleuse ou par tout autre mode humain, enflé de la Sapience mondaine
insipiente; mais auprès du DIEU unique, LE MEILLEUR, LE PLUS GRAND, qui seul, Théo-Sophiquement
(comme l'enseigne tout cet Amphithéâtre), quand et à qui il veut, donne la SAPIENCE, et de qui vient
tout don parfait, Ep. de S. Jacques, I, vers. 17. Notez ceci, vous qui cherchez sinistrement la Pierre
des Philosophes, LE MOUVEMENT PERPETUEL et les autres trésors de la SAPIENCE vraie; et (tant de fois
avertis) amendez-vous enfin. Fraternellement, je me rends utile aux fils de la Doctrine par ce mien
Amphithéâtre; qu'en retour ma mémoire soit toujours en bénédiction parmi eux. C'était déjà de LA
SAPIENCE de savoir, etc.] C'est vraiment de la SAPIENCE de savoir où il faut chercher la SAPIENCE, auprès
de qui, par quels auxiliaires, pourquoi, par quelle méthode ou voie; ce qui, enfin (avec la direction
de DIEU) a été Théo-Sophiquement et suffisamment démontré par nous (loin de nous la pensée de
nous en glorifier) dans notre Amphithéâtre (que se crèvent les entrailles des Momus). Que soit béni dans
les siècles des siècles le nom de IEHOVAH, qui, après de longues, innombrables, laborieuses et somptueuses
ambages des vanités et des ennuis (vers. CLXXXVII), loin des ténèbres des faussetés et des
erreurs, m'a conduit enfin peu à peu dans le refuge de la cognition de DIEU, de la Nature et de Moi-
même, par la norme de vérité de la Sacro-Sainte Ecriture, du Livre de la Nature et du témoignage de
la propre et droite conscience, selon le Corps, l'Esprit et l'Ame; dans l'Oratoire, en Orant Théo-Sophiquement;
dans le Laboratoire, en Laborant Sapientement, Divinement, Macro et Micro-Cosmiquement.
Halleluiah, Halleluiah, Halleluiah! Phy Diabolo, et pour ses desquamations. Le monde
immonde ne fait rien de sapient. Ne retire pas ton Esprit-Saint de moi, ô SEIGNEUR; rends-moi la joie
salutaire à toi-même, et confirme-moi par l'Esprit Principal, Kabbalistiquement, Magiquement et
Physico-Chimiquement, afin que je voie toujours la lumière de vérité dans ta lumière. Psaum. LI, 13.
Je m'adressai au SEIGNEUR] Non aux hommes; non aux écoles des Pseudophilosophants ni aux Esprits
malins, quand bien même ils se transformeraient eux-mêmes autant qu'ils le voudraient, en Anges
de lumière; non au diable lui-même, Astaroth, Bérith, Floron, (phy) Méphostophilos, Barro, Rémissès,
non aux soeurs hideuses et infâmes de l'infecte fétidité, aux bêtes pestilentissimes, toutes de la même
farine et très vicieuses et méchantes, non (simplement, et per se) à aucune Créature, qu'elle soit corporelle
ou spirituelle; mais à cette seule et unique ENTITE SPIRITUELLE, A L'ETERNEL SAPIENTISSIME, OPTIME,
POTENTISSIME, INFINI, IEHOVAH ELOHIM ZEBAOTH, Créateur des Esprits, du Ciel, de la Terre, de la Mer, de
TOUTES CHOSES, de tout ce que contient en lui l'Univers créé. C'est à cet unique et seul ESPRIT, qui FUT
dès le commencement du Monde, qui, maintenant et toujours, EST et SERA, qu'il appartient de donner
LA SAPIENCE, et à nul autre, sauf le cas d'une administration déléguée par le PREMIER. Car l'IPSEIQUE ne
donne pas sa gloire à d'autres, Esaias, XLII, 8, parce qu'il est le Fort, le Jaloux et ne peut souffrir de
pair. Et lui fis ma déprécation] L'amateur studiosissime de la Théosophie s'accorde avec le SEIGNEUR; il
s'approche, dis-je, de DIEU, l'Altissime, Omnipotent Créateur de tout l'Univers, seul et unique et non
autre. Et comment, diras-tu, par quelle méthode, par quelle voie? En orant, non nigromantiquement,
c'est-à-dire en consacrant diaboliquement et superstitieusement, en exorcisant ou en conjurant,
comme font les pseudokabbalistes. L'oraison en Esprit et Vérité suffira seule. Qu'elle s'en aille au malheur,
avec son maître et ses disciples, toute l'école pestilentissime, la Nigromancie, dont, par la quatrième
figure de cet Amphithéâtre qu'il faut soigneusement contempler, j'ai proposé l'abolition extirpatoire
Christiano-Kabbalistique et la réformation et l'instauration duratoire de la Vraie Magie, qui
est misérablement déformée par elle. NOTE: Le studieux de la vraie SAPIENCE choisit, cite et appelle
vraiment l'ESPRIT d'assistance et familier; mais qui et quel est-il? Réellement non autre que Hhochmahél,
c'est-à-dire celui de la SAPIENCE DE DIEU, de IEHOVAH lui même, vers. CCXXIII. Toi, mon fils, fais de même
et tu seras sapient, voy. versets XXVIII et CVI. Et lui dis du plus profond de mon coeur] Non superficiellement,
non légèrement ou négligemment (de bouche seulement, tandis que le coeur est bien éloigné, comme
a coutume de parler à tort et à travers le monde immonde), mais vraiment en Esprit et Vérité (réformé
tout entier, c'est-à-dire de Corps, d'Esprit et d'Ame, à l'exemple de l'Archétype, et le représentant par
la parole et les actes de la vie) de tout coeur, par l'âme élevée et sublimée en DIEU, ne pensant à rien sinon
à DIEU et à sa SAPIENCE. Observe, en Orant Théosophiquement ce mode et ce rite usité par notre Sapient
et par ses semblables (comme on pourrait le prouver par les Saintes Ecritures) dans les grandes et difficiles
circonstances, et par lequel la pieuse antiquité, en JESUS-CHRIST qui devait être crucifié et non crucifié
en vain, s'approchait de IEHOVAH pour converser avec lui; il se fera connaître à toi si tu considères
attentivement les dessins et les inscriptions des figures première, seconde et quatrième de cet Amphithéâtre.

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DU GRADE CINQUIEME 99 ------------------------------------------------------------------------------------------------

Il sera besoin ici de la CLEF secrétissime. Je te conseillerai pourtant de contempler par l'Esprit
Théosophiquement purgé ce qui est dit aux chap. XIX et XX, liv. III du de Verbo Mirifico du doctissime
Capnion; tu ne t'en repentiras point. L'homme pieux et docte n'a pas voulu (à cause des
légèretés des dérisoires et des fous) semer au vent les arcanes voilés et les symboles secrétissimes,
mais plutôt les susurrer à l'oreille, aux fils de la Doctrine. Il est certainement des images, des signes,
des notes et des symboles esquissés des choses supérieures par lesquels nous sommes portés à connaître
les substances, les vertus et les opérations d'en haut, Célestes et Spirituelles par un certain
sentier d'abstraction ou voie d'assimilation, ou par toute autre raison ou modes possibles à nous,
revêtus de chair. Que ces paroles suffisent au Sapient.

CCLII. DIEU de mes Pères et Sap. IX, CCLII. DIEU des Pères et SEIGNEUR (*1)
% vers. 1. de Miséricorde, qui as créé toutes choses
fait TOUTES CHOSES par ton VERBE, par ton verbe,
SEIGNEUR de miséricorde] La Miséricorde étant exercée, implore le DIEU de Miséricorde; la Justice, implore le DIEU Juste; la Puissance, l'Omnipotent. Vous donc, en qui est sa sollicitude, son soin, et qui
êtes avides des merveilles qu'elle doit accomplir, considérez soigneusement des yeux et de l'âme, les
NOMS DIVINS annotés par moi en la figure première de cet Amphithéâtre (plusieurs peuvent être recueillis
dans les Saintes Ecritures) et choisissez parmi cette assemblée, cette armée et presque cette légion de
Noms Sacrés, celui dont il convient le plus de faire pieusement usage suivant la nature particulière
des opérations auxquelles vous consacrez votre temps, car tout le choeur immense des Etres célestes
peut suivre Théo-Sophiquement ces symboles de la Divinité. Parce que, suivant le vers d'Homère,
aucun des Dieux secondaires n'ose rester en repos aux séjours célestes quand IOVIS est en mouvement.
Les Noms Divins, quoiqu'ils soient Hébraïques, et pour cela peu connus de quelques-uns sont cependant
très utiles, crois-le, pour ceux qui, avec une foi simple et sincère et une pure disposition, les
écoutent ou les entendent; il faut aussi, par eux, inviter les Anges qui sont favorables et ont le discernement,
à accomplir l'oeuvre. Voy. vers. CCXXIV. Plusieurs choses touchant ceci (avec permission
de DIEU) seront exposées en leur temps.

CCLIII. Et qui as constitué l'homme vers. 2. CCLIII. Et qui as fait l'homme par
par ta SAPIENCE %+ afin qu'il dominât ta Sapience afin qu'il dominât sur les la créature qui, par toi a été faite, choses par toi créées,
Afin qu'il dominât les créatures] Et même les Eléments, comme ont parlé droitement et physiquement les Philosophes chimiques. Car ceci était nécessaire afin que l'Homme qui est formé à l'image
de DIEU (dans la Justice et la Sainteté vraie, Ephès. IV, 24) et à sa similitude (à celle de DIEU un, par
l'unité de sa personne; à celle de DIEU tri-un dans ses Essences, par son Corps, son Esprit et son
Ame tous trois distincts) représentât l'Archétype Omnipotent, par la grande puissance de sa domination.

CCLIV. %+ Afin qu'il dispose vers. 3. CCLIV. Et qu'il administre le Monde
l'Orbe Terrestre en Equité et Justice, en Sainteté et Justice, et qu'il exerce le et qu'il juge le jugement dans la direction jugement en rectitude du coeur. du coeur.

Afin qu'il dispose l'orbe des Terres] Non seulement suivant la Loi écrite du DECALOGUE, mais aussi par celle de la Conscience (cette étincelle de la Justice Divine) de l'Homme, Divinement donnée par
ELOHIM le Créateur Juste. C'est le témoignage de l'Image de DIEU.

CCLV. Donne-moi %+ la SAPIENCE vers. 4. CCLV. Donne-moi la SAPIENCE assise (*2)
assise sur ton trône et que je ne sois avec toi sur ton trône, et ne me chasse pas réprouvé %+ parmi tes enfants: pas du nombre de tes serviteurs:

(*1) ORAISON de Salomon pour obtenir de DIEU la Sapience.
(*2) III, Rois, III, vers. 9.

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100 INTERPRETATIONS ------------------------------------------------------------------------------------------------

La SAPIENCE assise sur son trône] Si quelqu'un a, dans ses labeurs, la SAPIENCE assise sur le trône de DIEU, l'assistant, comment, je te le demande, pourra-t-il errer? Car elle est le séjour de IEHOVAH
depuis l'éternité; c'est pourquoi elle est l'assistrice de sa seule gloire, c'est-à-dire la SAPIENCE (dont
notre Sapient a traité dans ce Prologue) éternelle; autrement (combien il est inutile de me contraindre
à dire de telles choses), DIEU auquel tu ne refuseras pas (diaboliquement) d'être éternel eût été insipient,
fou et malsain de toute éternité. S'il en est ainsi comment l'insipient aurait-il pu autrefois créer
la SAPIENCE? Que IEHOVAH te reprenne, toi qui donnes l'occasion de penser ainsi, afin que tu n'oses parler
de même. Parmi tes enfants] Le fils du Roi convoite d'être compté parmi les enfants de DIEU; l'amant
de la SAPIENCE, parmi ses serviteurs; le Roi parmi ses ministres, afin qu'il serve sapientement DIEU
en toutes choses; c'est pourquoi il postule pour l'ESPRIT DE SAPIENCE.

(*1) CCLVI. Parce que je suis ton serviteur, vers. 5. CCLVI. Parce que je suis ton serviteur et le fils de ta servante, un et le fils de ta servante, un homme homme infirme et de peu de temps, et imbécile et de brève vie, et trop infirme % pour comprendre le jugement et les Jugement et des Lois. Lois.
Faible pour l'intellection, etc.] Tout homme est fou à moins que la SAPIENCE ne le conduise. Tout homme est menteur à moins que la Vérité Divine ne l'illustre et le régisse; aussi grand qu'il soit aux
yeux du monde immonde. Prends soin que IEHOVAH t'assiste dans les conseils.

CCLVII. %+ Et si quelqu'un est vers. 6. CCLVII. Car si quelqu'un est parfait
consommé entre les fils des hommes, entre les fils des hommes, si pourtant si ta SAPIENCE est absente de lui, il sera ta Sapience est absente de lui, il sera compté pour rien. estimé pour rien.
Et si quelqu'un est consommé, etc.] Comme s'il disait: Si quelqu'un (né, soit à la cour, soit aux champs) est extrêmement doué de la mondaine Sapience, soit de la Sapience fallacieuse et astucieuse
du courtisan ou de celle du sophiste étudiant et se jouant contre sa propre conscience par de très
faux et contentieux conclusioncules; néanmoins il est fou et nul et même une ordure (σκύβαλον) aux
regards de DIEU puisque la SAPIENCE DU SEIGNEUR est absente de lui. Voyez ce qui a été dit ci-dessus
de la femme étrangère et indigne.

(*2) CCLVIII. %+ Tu m'as élu Roi à vers. 7. CCLVIII. Tu m'as élu Roi de ton peuple ton peuple et juge de tes fils et de tes et juge de tes fils et de tes filles. filles.

Tu m'as élu Roi, etc.] A l'imitation de cette Oraison, quiconque est amant et studieux de la THEOSOPHIE peut et doit aussi former ses prières, en changeant ce qui doit y être changé (suivant la diversité
de la vocation de chacun), et dire: Toi, SEIGNEUR, qui m'as constitué Théologue, Jurisconsulte,
Médecin, Physicien, Gubernateur, Scolastique, Mécanicien, etc., et qui m'as ordonné d'édifier ton
Eglise, de rendre la justice, de sanifier les aegrotants, d'interroger le livre de la Nature, d'administrer
le droit et la justice, de former la jeunesse, de disposer ceci ou cela, etc., etc., donne-moi la SAPIENCE
afin que, etc.

CCLIX. Et tu m'as dit d'édifier un vers. 8. CCLIX. Tu m'as ordonné d'édifier
Temple %+ sur ta montagne sainte un Temple sur ta montagne sainte, et et un autel dans la cité de ton habitation, un autel dans la ville de ton habitation à la similitude de ton tabernacle à l'instar du tabernacle saint, que tu as saint que tu as préparé dans le commencement. préparé dès le commencement.

(*1) Psaum. CXV, vers. 16.
(*2) I. Paral. XXVIII 5, II. Paral. I. 9.

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DU GRADE CINQUIEME 101 ------------------------------------------------------------------------------------------------

Sur ta montagne sainte] Autrefois, non sans mystère sur la montagne, et maintenant, dans l'Esprit, veut être adoré le Père des Esprits. Accorde-nous bénignement, ô SEIGNEUR, d'élever nos coeurs en
haut vers TOI; afin que nous soyons capables d'ascendre mentalement à et en toi par ton VERBE,
Bibliquement, Macro et Micro-Cosmiquement écrit, comme par l'échelle de JACOB Amen!

CCLX. Et avec toi la SAPIENCE vers. 9. CCLX. Et avec toi est la Sapience (*1)
% qui connaît ton oeuvre, qui était présente présente lorsque tu façonnais l'orbe des lorsque tu fis le Monde, qui sait terres et qui savait %+ ce qui plaît ce qui est agréable à tes yeux et ce qui à tes yeux, et quelle rectitude dans est droit dans les précepte. les principes.

Qui connaît tes oeuvres] Car TOUTES CHOSES ont été faites par le VERBE (SAPIENTISSIME, vers. CLVI et CLXII); et sans lui, rien de ce qui est fait n'a été fait, S. Jean, I, 3. NOTE: Puisqu'on doit ajouter foi à tout
artisan dans les choses se rapportant à son art, et que TOUTES CHOSES ont été faites par la SAPIENCE; pour
cette raison choisis-la pour préceptrice en TOUTE CHOSE bonne; ajoute foi à la DOCTRINE de cette seule et
unique. C'est elle qui, par la Loi et la Doctrine de cet Amphithéâtre, te conduira dans la vérité
Physico-Chimique, Magique, Kabbalistique, TOTALE. Ce qui plaît] Pourquoi pas? Car elle est la SAPIENCE
DU PERE, l'assistrice de ses demeures et la conseillère de l'Eternel, depuis l'éternité.

CCLXI. %+ Envoie-la %+ des vers. 10. CCLXI. Envoie-la des Cieux sacrés,
Cieux, ton sanctuaire, et %+ du trône et envoie-la du trône de ta gloire, afin de ta Magnitude, afin %+ qu'elle qu'elle travaille présentement avec moi, SOIT avec moi et LABORE avec moi afin et que je comprenne ce qui est agréable que je sache ce qui est agréable à TOI. à toi.
Envoie-la] DIEU donne et envoie la SAPIENCE; non l'homme ou aucun livre (humain); elle est trouvée auprès de DIEU, non des hommes ou d'aucune autre créature, versets CLXVII et CLXXXVII Elle est
communiquée par l'Influence, la Lumière et le Mouvement du Soleil Divin. Clamons donc tous de
tout notre coeur: Cieux Divins, versez d'en haut votre rosée, et que les nuées laissent pleuvoir la
SAPIENCE DU SAPIENTISSIME; que s'ouvre la Terre de mon AME et que germe l'homme nouveau; et que,
réformé à l'exemple de l'Archétype, il vive dans l'éternité.
Des Cieux ton sanctuaire] MOSEH, Véracissime historien de toute la Nature, car il fut enseigné et conduit par la seule VERACITE, influence, lumière et mouvement du SOLEIL DE VERITE, dit dans la Genèse,
I, 1: Dans le principe créa ELOHIM, LE CIEL. CECI est, proprement et hébraïquement, suivant sa nature
et sa substance, l'appellation du mot SCHAMAIM, comme ESCHVAMAIM; FEU et EAU, Feu aqueux ou
Eau Ignée, en grec ΑΙΘΗΡ, Aither, comme αἰθαὴρ, de αἰθω, je brûle et άὴρ, esprit; ESPRIT ARDENT: Une
eau igni-spiritiforme; un esprit aéro-igniforme; une Eau-esprit igniforme (Ein Geistfewriges wasser; Ein
Wasseriger feweriger Geist; Ein feweriges Geistwasser) UN LATEX ETHEREEN, c'est-à-dire tout ce dont Aristote se
moque ineptissimement en reprenant les autres, afin d'établir ses propres faussetés sur l'éternité du
monde. CECI, ELOHIM le distribua triplement dans l'UNIVERSALITE des mondes.
Primo, INFERIEUREMENT, il s'infusa dans la TERRE et l'EAU, de sorte que ce fût non seulement le siège et le véhicule de l'AME du Monde (Anima Mundi), mais encore le MEDIUM qui conjoint et le LIEN qui
fait copuler et unit les deux extrêmes qui sont: la MATIERE première et la FORME, c'est-à-dire HYLE et
L'ANIMA MUNDI, la NATURE, RUACH ELOHIM; comme on peut le voir aux versets CLXII et CLXXXVII et
aux questions V et VI de la troisième partie de cet Amphithéâtre. Tout le globe inférieur est plein de
SCHAMAIM, Ciel ou Esprit Ethéréen; car il pénètre tous les Corps de la masse sublunaire; il est diffus
par et en TOUTES CHOSES par la volonté de DIEU; et l'on ne trouve rien (l'Expérience l'atteste), dans
tout l'orbe des Terres et la circonférence de l'Océan, qui soit privé de son étincelle. Ce mixte habite,
se trouve et réside dans les Eléments et leurs fruits; il y est coagulé et congelé, et même fixé dans
quelques-unes. CECI est le Feu Géant de la Nature, qui éprouve toutes choses, qui se délivre Physico-
Chimiquement des liens des coagulations et des fixations et se résout en ESPRIT, en se rendant
visible et s'exposant à tous les sens; en se séparant des superfluités auxquelles il est mêlé, il


(*1) Prov. VIII, 22. S. Jean, I, 3.

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102 INTERPRETATIONS ------------------------------------------------------------------------------------------------

s'épure et se restitue à sa primordiale liberté. C'EST LE CIEL INFERIEUR PREMIER, dont l'étincelle est
l'Alcool vini qui est Esprit, Eau et Feu. Dans toutes les choses qu'on peut examiner, les Laboratoires
des Physico-Chimistes manifestent et exhibent SCHAMAIM ou le CIEL, par un artifice nullement
inconnu des Physicosophistes. Mets un frein à ta langue pétulante, sophiste qui lis ou entends ceci;
et souviens-toi (avant que d'en être repris) d'étudier Physico-Chimiquement; de peur que tu ne
dises un jour (ce qui n'est pas d'un sapient): Je ne le savais pas. N'aie pas honte d'être un charbon,
car DIEU l'IPSEIQUE ne rougira pas, au temps de l'ultime jugement, d'être le Feu dans lequel les Cieux
s'abîmeront par un cataclysme immense, par la chaleur duquel se résoudront les Eléments et se
consumera la Terre et toutes les oeuvres qui sont en elle. II, Ep. de S. Pierre, III, 10. LE MONDE est JUGE
aujourd'hui PHYSICO-CHIMIQUEMENT par les philosophes; mais il sera JUGE THEOSOPHIQUEMENT PAR LE FEU au
jour ultime, par DIEU L'IPSEIQUE.
Secundo, SUPERIEUREMENT, non mêlé avec les Eléments et leurs superfluités, mais par et en soi (animé cependant par la NATURE) il congela, solidifia, constitua et façonna le corps dur et solide, c'est-à-dire
l'affermit. Car les CIEUX sont affermis par le VERBE DU SEIGNEUR et de L'ESPRIT de sa bouche (Ruach
Elohim, l'Emanation Divine, vers. CXXXVII), vient toute leur vertu, Psaum. XXXIII, 6. Son esprit a
orné les Cieux, Job, XXVI, 13. Car DIEU a dit: Genès. I, 6: Que soit fait RACHIA (c'est-à-dire l'extension
ou l'expansion solide, ferme et compacte); d'où les Latins ont fait le FIRMAMENT; les Germains
ont très bien dit: Eine Veste (une citadelle, un fort, firmament); car ceci est plus dur et plus durable
que ce qu'on pourra imaginer en airain ou en diamant; Les Cieux solidissimes ont été fondus
comme de l'airain, Job. XXXVII, 18; c'est pourquoi le firmament ne souffrira de diminution, ni par la
chaleur de sa lumière ou de son feu, ni par la vitesse de son mouvement, et encore moins sera-t-il
consumé avant que vienne le jour très-nouveau du SEIGNEUR. IEHOVAH a étendu ses Cieux, Esaïas XLIV,
24 et XLV, 12. Qui a étendu les Cieux comme une chose infime et leur a donné l'expansion comme un tabernacle
pour habiter. Esaias, XL, 22. Particulièrement Esaïas, XXXIV, 4: Et se desséchera, dit-il, toute
milice (ornement) des Cieux, et LES CIEUX se PLIERONT (COMPLICABUNTUR), (Werden zuzammen gerollet, c'est-à-
dire, ils deviendront rapprochés ensemble par un roulement) comme un LIVRE (LIBER), c'est-à-dire
l'écorce intérieure adhérente au bois, suivant le second sens du mot latin LIBER; et toute milice
d'eux tombera (comme tombe la feuille de la vigne et du figuier), dans le milieu des eaux (en
quelque interstice et séparation d'entre les eaux), et divisera les eaux d'avec les eaux: Et DIEU fit le
Firmament (de telle sorte qu'il soit comme une très ferme voûte (fornix) que DIEU éleva contre les
eaux et par laquelle il les retint dans la sublimité), et il divisa les eaux qui étaient sous le firmament
d'avec celles qui étaient sur le Firmament. Et cela fut fait ainsi. Et DIEU appela le Firmament
(RACHIA, Extension, Expansion) CIEUX (c'est-à-dire Schamaim; de la Nature et de la Substance des
Eaux ignées; de même que Rachia est tiré de la quantité et de la qualité externes c'est-à-dire de
l'extension et de la firmation de la matière). Nul donc ne doutera maintenant que les Eaux
véritables soient au-dessus du Firmament. Eaux qui êtes au-dessus des CIEUX, bénissez le SEIGNEUR, Daniel,
III, 60. Toi qui étends le CIEL (Schamaim, appelé Firmament) comme une lente; qui couvres par
les Eaux ses parties supérieures (la superficie la plus éloignée), Psaume CIV, 3 (vulg. CIII, 2 et 3).
Louez le SEIGNEUR, Cieux des Cieux; et que les Eaux qui sont au-dessus des Cieux (c'est-à-dire le
premier et le second) louent le NOM DU SEIGNEUR, Psaum. CXLVIII, 4. C'est à nous de rechercher Théosophiquement
quelles sont ces EAUX SUPERCELESTES; quel est leur genre, leur substance et leur
nature. Enseigné et guidé par l'Influence, la Lumière et le Mouvement du SOLEIL DIVIN, je dis donc, au
nom du SEIGNEUR, que les EAUX SUPERCELESTES sont d'un seul et même genre de substance, duquel
était ce LATEX Ethéréen brûlant incombustiblement et retrouvé du temps de nos pères, à Padoue en
Italie, dans un monument vétustissime, dans une urnule d'argile qui contenait deux ampoules,
l'une d'or et l'autre d'argent; dont la vertu de cette purissime liqueur entretint une lampe pendant
plusieurs années, comme l'ont annoté dans leurs collections d'inscriptions anciennes, Pierre Apianus
et Barthélemi Amantius. Hermolaüs Barbare rappelle également cette chose dans le corollaire
sur Dioscorides, où il traite des Eaux en général: « Il est, dit-il, une Eau Céleste, ou plutôt Divine des
chimistes, que Démocrites et Mercure Trismégiste ont connue, et qui est appelée tantôt Eau Divine,
tantôt Latex Scythique, tantôt πνευ̑μα, c'est-à-dire Esprit de la Nature de l'Ether, et Essence Quinte
des choses; c'est pourquoi l'Or potable et cette tant raillée Pierre des Philosophes qui n'a pas
encore été retrouvée (par les Chimi-Sophistes, j'imagine, dont tout le monde est rempli, et qui ne
sera jamais trouvée par eux; le contraire est suffisamment démontré des Théo-Sophes, dans cet
Amphithéâtre), et qui ne coûte que du sable. C'est encore ce même genre de latex, comme je le
pense (continue toujours le même), que signifie l'Epigramme trouvée tout récemment dans le territoire

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DU GRADE CINQUIEME 103 ------------------------------------------------------------------------------------------------

de Padoue, près de la petite place forte d'Este; ce monument de briques et partant très fragile
a été brisé par l'imprudence des mains rustiques et dispersé dans la terre. Voici cette Epigramme,
dans le goût des très anciens Païens, et qui est rapportée par Conrad Gesner, médecin de Zurich, à
la page 5 de son livre des Herbes Lunaires et des choses qui luisent la nuit:

Ne touchez pas, esclaves, au présent sacré de Pluton; Ce qui est dans l'urne est ignoré de vous. (*1) Car Maximus Olibius a enfermé dans ce modeste vase Les Eléments digérés et ordonnés par un grave labeur. Que celui qui en est le gardien use d'une telle abondance Afin que la récompense d'un si précieux latex ne soit pas perdue.
Dans cette urne, une autre urnule fut trouvée avec l'inscription de ces vers: sur lesquels voyez aussi la Préface du Livre des Remèdes secrets, d'Evonymus Gesner Philatrus:

Eloignez-vous d'ici, misérables valets. Que cherchez-vous avec vos yeux curieux? Loin d'ici avec votre Mercure à pétase et à caducée; Ce don très grand et sacré a été fait par le très grand Pluton.
C'est cela même. Un vieil auteur nous confirme la vérité de cette eau, dans l'APOCALYPSE DE L'ESPRIT DU MONDE SECRET, affirmant saintement entre autres choses, que cet Esprit (Schamaïm, Ciel) éthéréen,
existant dans le corps aqueux plus que parfaitement glorifié, peut brûler sensiblement dans une
lampe habilement construite, sans aucune diminution ou consomption de soi-même, à perpétuité. A
notre époque également, on a retrouvé dans des antres très anciens de la Germanie Inférieure et de
la Grèce, de semblables lampes, brûlant perpétuellement sans affusion d'aliment nouveau, par le
latex éthéréen, de très suave odeur, comme nous savons que les histoires et les hommes dignes de
foi l'ont attesté. La condition du Feu de ce latex super-Céleste est tant et si admirable et même
presque super Naturelle, qu'il brûle dans un vase très exactement clos, et que sa flamme s'éteint par
et dans notre air, lorsque le vase est ouvert. Es ist gar ein ander wasser und fewer als unsere gemeine wasser und
fewer, c'est-à-dire: c'est une eau et un feu d'une nature toute différente que notre eau et notre feu
ordinaires. C'est pourquoi les Philosophes Physico-Chimiques nous disent : Notre eau est un feu (car
Schamaïm est formé d'eau ignée Super-Céleste) qui consume plus ardemment les corps que notre feu
vulgaire. LE CREATEUR ELOHIM Omnipotent a ordonné et concédé de trouver cette eau vraiment admirable
et mirifique (à qui? au seul Sapient; et jamais aux Physicosophistes) même dans cette région
Elémentaire. Et où donc vraiment? Dans l'Unique, certes, et seule Mine de la SAPIENCE, cette Magnésie
des Sapients, qui est la Matière due et vraie de la Pierre des Philosophes; dans laquelle IEHOVAH
DIEU non-seulement a posé et sapientement réservé le Ciel, mais encore la Terre et l'Eau, c'est-
à-dire la matière première ou la semence de tout ce Monde, dans l'état primordial catholique dont
l'existence a duré jusqu'à ce jour, l'étincelle Catholique animée de l'AME DU MONDE (fig. 3 de cet Amphithéâtre,
quest. 7), de telle sorte que, en et par le sujet Macro-Cosmique Catholiquement synoptique,
en préparant Physico-Chimiquement, et même en traitant Christiano-Kabbalistiquement, sera
révélée et indiquée la cognition du Créateur et de celui qu'il a envoyé, JESUS-CHRIST crucifié; de la
Nature et de toute Créature, et par conséquent (car c'est conforme à la vérité), de celles qui sont au-
dessus du Ciel (savoir le premier et le second), c'est-à-dire des Eaux Super-Célestes, Schamaïm, des
Eaux Ignées ou du Troisième Ciel, tabernacle de DIEU et sanctuaire des Anges; et même la cognition
de soi-même; et il sera ainsi révélé au Théo-Sophe par le Livre de la Nature sypnotiquement Catholique,
combien est admirable la Sapience, la Puissance, la Bonté du Créateur. Je pourrais ici facilement
montrer de suffisantes causes de l'UTILITE de la Pierre Philosophale, Christiano-Kabbalistiquement
DIVINE (fig. quatrième de cet Amphithéâtre, où il est traité de l'URIM et du THUMIM), S'il était
faste de rompre le sceau céleste de l'occulte révélation et de divulguer les mystères de DIEU. Qu'il
suffise au fils de la Doctrine (à la Méditation Théosophique de qui je suis même d'avis de laisser
quelque chose) que je montre présentement et que cet Amphithéâtre enseigne en plusieurs endroits
(car il ne sied pas au Théosophe de trop philosopher non-seulement sur l'UTILITE des Cieux, mais
encore sur leur Substance, Essence et Nature) que les EAUX SUPERCELESTES (qui doivent être trouvées
par le Sapient dans la nature des choses inférieures) sont purissimes, subtilissimes, ignées, lucidissimes,
11
(*1) (Il parle du quadruple élémentaire, quadruplement élémentairement).

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104 INTERPRETATIONS ------------------------------------------------------------------------------------------------

plus que parfaites et pour cette raison incorruptibles, perpétuellement fixes en soi, c'est-à-dire
permanentes; cependant liquides et fluides, inflammables, peu combustibles; l'USAGE qu'on en peut
faire est tel qu'elles sont et constituent Schamaïm ou le Troisième Ciel, dans la région super suprême,
qui est d'eau dans la superficie la plus rapprochée de nous, et de feu dans la plus éloignée; c'est un
feu flagrant, une eau ardente. Que signifie ceci? Ceci signifie que si l'Eau si nobilissime
existe, contre l'opinion et l'idée communes, dans celles-ci, c'est-à-dire les choses inférieures
bien que dans le seul Macro-Cosme synoptiquement catholique) et que le feu aqueux si admirable,
de substance et de Nature supercéleste est trouvé en elles Sapientement par le seul Sapient,
combien plus le doit-il être dans la région super suprême, c'est-à-dire au-dessus du Firmament, dans
le Monde (à cause de l'usage Divin susdit) hyperphysique. S'il n'en était pas ainsi, la Mine de
SAPIENCE ne représenterait pas par une image réelle le Macro-Cosme Catholique. Que jamais, entre
les Physico-Chimiquement Sapients, il ne soit pensé, encore moins établi ou enseigné le contraire.
JE POURSUIS: Dans LES CIEUX, par la vertu et comme par une certaine préhension ou puisement
(cochlea) du VERBE de IEHOVAH, dans la sublévation et (comme il est dit) la constitution du FIRMAMENT,
bientôt, aussitôt et sur-le-champ, il a existé en même temps un certain grand et haut intervalle entre
le Ciel et la Terre qui est appelé LOCUS; car de même qu'il n'est pas de montagne sans vallée, ni de
mains qui, étant d'abord jointes, sont disjointes ensuite et séparées, sans qu'il y ait d'espace médial
entre elles; de même le Ciel et la Terre ne peuvent exister sans cet interstice et cette distance, dès
qu'a été accomplie la sublimation de leur séparation, déduction et sécrétion mutuelle. Ezéchiel,
VIII, 3: L'Esprit m'a élevé entre le Ciel et la Terre. Il est nécessaire que, primitivement, ce lieu ait été
entièrement VIDE, et qu'ensuite il ait été rempli par les humeurs aqueuses, les vapeurs et les exhalaisons
qui s'évaporent continuellement chaque jour de la région inférieure (qui sont les matières
des divers météores) et qui tendent vers la région supérieure et même par les innombrables corps
terrestres puisqu'ils y séjournent, croissent en longueur et en largeur, aspirent et se meuvent. C'est
l'admirable Laboratoire Macro-Cosmique perpétuel, catholique, du DIEU admirable, où la Nature est
présidente et laborante. DIEU DIT en outre: Que soient faits les Luminaires dans le Firmament du Ciel,
(c'est-à-dire Rachia Schamaïm dans l'expansion du Ciel, ou de l'esprit éthéréen aqueux, affermi)
et qu'ils divisent le jour et la nuit; et qu'ils soient des signes et des Temps; et des jours et des années; afin
qu'ils luisent dans le Firmament du Ciel, et illuminent la Terre. Et il fut fait ainsi. Et DIEU fit deux grands
luminaires; le grand luminaire afin qu'il présidât au jour et le petit luminaire afin qu'il présidât à la nuit
et les étoiles. Et il les posa dans le FIRMAMENT DU CIEL, (c'est-à-dire dans Rachia, extension ou expansion
de Schamaïm affermi) afin qu'ils luisent sur la Terre et président au jour et à la nuit et divisent la lumière
et les ténèbres. NOTE: Comment les Astres sont des insignes (en hébreu AOT) c'est-à-dire des signes
qui indiquent, et presque un Alphabet dans le tome du Livre Céleste du Monde Majeur, par lesquels
DIEU (qui a paternellement soin de nous) nous parle de variées et grandes choses, et nous montre,
nous annonce et nous prédit les choses qui sont et qui doivent être, avant même qu'elles adviennent,
cela je te l'enseignerai ailleurs plus amplement (DIEU me le concédant). Voyez versets XXXV et CCCLIII.
Ici est le CIEL SECOND, Sublime, la Région vraiment éthéréenne. Ici se trouvent le Soleil, la Lune et
les Etoiles; qui sont en effet ses astres, PREMIER et inférieur (à sa manière); ce que savent et attestent
les Sapients. Ils se meuvent l'un et l'autre par un mouvement harmonique ou sympathique (l'un
envers l'autre), celui qui est inférieur comme celui qui est supérieur, et vice versa. C'est ce mouvement
qui persuade la certitude (comme je l'ai dit) des indications. DIEU est Admirable dans ses
oeuvres. SOMMAIRE: TOUTES CHOSES confluent, conspirent, s'accordent ensemble, Micro et Macro-Cosmiquement.
Enfin le Firmament du Ciel, au témoignage d'Esaïas, LI, 6 (les liens des coagulations
étant rompus par le FEU) se liquéfiera comme une fumée, car il sera réduit en ce qu'il était avant sa
congélation, solidification et firmation, c'est-à-dire sera libre ESPRIT.
Tertio, SUPRA-SUPERIEUREMENT, au-dessus de RACHIA SCHAMAIM, c'est-à-dire le Firmament du Ciel, il ne mêla point SCHAMAIM aux Eléments (comme dans le Premier) et encore moins le souilla de leurs excréments
et superfluités ni ne le congela et l'affermit dans un corps solide (comme dans le Second); mais
(par sa vertu Omnipotente) en les plus-que-parfaisant par et en soi, il constitua les EAUX SUPERCELESTES
telles que nous les avons décrites un peu avant, et PERMANENTES à perpétuité; et en manifestant leur
feu, toujours ardentes dans la superficie extrême, sans consomption d'elles-mêmes, et luisantes d'une
lumière candidissime jamais obscurcie par aucune fumée: Ici, c'est le CIEL Empyreum, lucidissime; et
même la LUMIERE inaccessible que (comme un lieu consentané à la Divinité), DIEU habite, S. Paul, I. Timoth.
VI, 16. C'est pour cette raison que Platon apprit des Brahmanes des Indes que la Quinte-Essence

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DU GRADE CINQUIEME 105 ------------------------------------------------------------------------------------------------

de la Divinité réside Divinement et a établi sa demeure dans l'Essence ignée. C'est peut-être
aussi pourquoi, au sens de S. Thomas d'Aquin (bien que l'auteur de l'Aurore des Philosophes
croie le contraire, chap. XIX) il dit sans nul blasphème que DIEU et ses Anges ne peuvent manquer
du feu de l'eau ardente mais qu'ils en font usage quotidiennement. Il n'en peut manquer
puisqu'il ne l'a pas voulu: il a voulu, au contraire, en user Souverainement, Supérieurement
et Inférieurement, pour siège et trône de sa majesté, et pour Médiateur convenant il ses usages
variés. Il en a plu ainsi au SEIGNEUR; que cela te plaise de même. ICI, c'est le CIEL ou les CIEUX
(Schamaïm) des CIEUX, Deuter. X, 14. III, Rois. VIII, 27 Psaum. CXV, 16. Néhem. IX, 6, le TROISIEME au
regard des deux autres l'inférieur et le plus inférieur encore; et dans lequel S. Paul, II, Corinth. XII,
2, attiré par l'Aimant (magnes) Divin a été ravi en Esprit; dans lequel il a entendu les paroles mystérieuses
qu'il n'est pas permis à l'homme de dire; c'est l'Immense, le Plus élevé, Deuter, IV, 32, l'Ultime
car la Sacro-Sainte Ecriture n'en mentionne pas d'ultérieur ou de supérieur. Αγιαστήριον, c'est-à-dire
sanctuaire de nos Anges, qui voient continuellement la face de DIEU notre Père. S. Matth. XVIII, 10.
C'est le Paradis de la félicité suprême, le Siège et le Trône des esprits bienheureux. O jour de joie
(pour me servir chrétiennement des paroles de Cicéron, traité de la Vieillesse) lorsque j'irai vers ce
concile et cette assemblée des âmes! Lequel? En haut, au Ciel où est le SEIGNEUR DIEU (HV) LUI-MEME,
Deuter. IV, 39. Vers lequel et au-dessus duquel N. S. JESUS-CHRIST crucifié est monté le quarantième
jour après sa Résurrection, ύψηλότερος οὐρανω̑ν, qui a été élevé au-dessus des Cieux, S. Paul, Hébr. VII, 26.
Qui est monté au-dessus des Cieux. Ephès. IV, 10. Qui siège à la droite de DIEU le Père, d'où il viendra, Act.
des Ap. I, 10. S. Matth. XXVI, 64, juger les vivants et les morts. S. Matth. XXV, 31. Act. des Ap. X, 14, et
le monde par le FEU, Esaïas, LXVI, 15;. II Ep. de S. Pierre, III, 7. C'est de ces mêmes CIEUX SAINTS,
Psaum. CII, 20 (vulg. CI, 19) dans lesquels le SEIGNEUR DIEU L'IPSEIQUE est élevé, Deuter. IV, 39,
Iosuah, II, 11. Eccles. V, 1; de ce Sanctuaire, de ce magnifique habitacle des Cieux, Deuter. XXVI, 15.
II, Paralipom. XXX, 27; de ce Saint, de ce Siège de sa gloire, Esaïas, LXIII, 15, de cette sainte Demeure,
Baruch, II, 16, de ce saint Temple de sa gloire, du Trône de son règne, Daniel, III, 53, que notre Royal
Théosophe demanda à IEHOVAH de lui envoyer la SAPIENCE; c'est de ce Même CIEL que nous demandons
dans notre ORATOIRE THEOSOPHIQUE, en Esprit et en Vérité, qu'il nous l'envoie vraiment par un
mode Théo-Sophique. COROLLAIRE: SCHAMAIM, c'est-à-dire le CIEL, clairement expliqué par notre Doctrine
enseignera très salutairement d'où provient la LUMIERE (en Hébreu AOR) Genès, I, 3, Fomentatrice
de la splendeur et de l'illumination, et même (par son mode de disposition) du JOUR, vers. CXXXIX:
il t'enseignera aussi comment des TENEBRES, II Corinth. IV, 6 (car Schamaïm ou le Ciel, et par conséquent
le CHAOS universel à cause de sa Lumière ignée interne non encore Divinement manifestée, était
ténébreux et non visible) par la force Divine reçue, constante et ferme, resplendit (non autrement que
se manifeste dans un lieu ténébreux le feu qui provient de l'Esprit de vin) et naquit le JOUR, sans
lequel l'Univers, cet oeuvre immense de DIEU, à cause de cette absence ou de ce manque de
LUMIERE, eût été obscur et ignoré de nous; comment chaque jour, travaille naturellement et se manifeste
par son art, UR ou LE FEU, lequel ne peut pas être sans chaleur, et qui par son Effet, exhibe et
démontre continuellement la CHALEUR; lui qui est certainement en toutes choses (car en toutes choses
existe vraiment Schamaïm animé par la NATURE) le gardien de toute Forme et de toute Espèce, le stimulant,
le Principe Naturel et Artificiel, Organique (tant internement qu'externement) et impulsif ou
moteur (κινητικόν) OU opérateur (ὲνεργητικὸν) constitué par DIEU, des Forces Naturelles dans les causes
des actions et de tout ce qui doit être produit et dirigé; et dans les choses de l'AME à laquelle (par le
moyen de Schamaïm) il dispense multiformément ses Dons (puisqu'il les contient à l'instar d'une
obstétrice fidèle, à laquelle il est Micro et Macro-Cosmiquement attribué; Pourquoi, ou à quel égard
la CHALEUR est et est dite Divine, Céleste, Elémentaire, Naturelle, naturée (insitus) ou innée, se rapportant
dans une certaine proportion à la seule chaleur des astres, d'où les actions des hommes
(DE LUI-MEME) sont si diverses; Dans quel sens (nullement vulgaire, en attribuant à chacun ce qui lui
est dû) on doit interpréter ces phrases des Philosophes: Le CIEL est animé; il agit dans les choses
Inférieures par l'Influence, la Lumière et le Mouvement; le Ciel est la principale cause pour laquelle
les Eléments, bien que de nature contraire les uns les autres sont mêlés et conjugués ensemble; il est
en relation avec la matière première comme l'homme avec son épouse aimée; il s'attache puissamment
aux choses inférieures; il engendre les Corps inférieurs dans la Terre non autrement que le Mâle transfuse
sa semence dans la femelle; il est l'auteur (parens) de toutes choses; il est l'Instrument par lequel DIEU
agit en nous; il est la cause de tout ce qui est engendré; il communique la Forme et l'Espèce, qu'il introduit
dans la matière préparée; il régit toutes les choses que contient ce monde; il féconde les semences;

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106 INTERPRETATIONS ------------------------------------------------------------------------------------------------

toute fécondité est répandue par le CIEL; et toutes AUTRES PHRASES semblables à celles-ci; ALORS TV
POURRAS RECTEMENT PHILOSOPHER DES SECRETS DE LA NATURE. Qui bien distingue, bien enseigne et bien apprend.
Du trône de ta Magnitude] LE SEIGNEUR a dit, Esaias, LXVI, 1: Le Ciel est mon séjour et mon siège.
Psaum. CIII, 19: LE SEIGNEUR a préparé son trône dans le Ciel Psaum. CXXIII, 1: Je lèverai mes yeux
vers toi, qui habites dans les cieux. Psaum. X, 4: Le SEIGNEUR a son trône dans le Ciel. S. Matth. VI, 9.
Notre Père qui es dans les Cieux. A noter: Du trône de la celsitude Divine, rien ne provient que de Divin,
que d'éternel; donc la SAPIENCE (Emanation Divine, vers. CXXXVII) est non créée, non formée,
nullement née ou faite à la manière des créatures, mais engendrée du Père Divin Eternel, Divine, Eternelle;
de sorte qu'il vaut mieux le croire Chrétiennement, par une âme fidèle, que d'essayer de le
comprendre par une imagination fanatique. Qu'elle soit avec moi, etc.] Afin que l'ESPRIT FAMILIER m'assiste,
vers. CCXXIII. Prie DIEU le TRES HAUT, ô Toi qui désires parvenir à la fin souhaitée de ton oeuvre
Physico-Chimique, afin que t'assiste le bon ESPRIT D'ASSISTANCE et que non-seulement il garde très fidèlement
ton oeuvre du très acharné ennemi diable, auteur de toute confusion; mais encore qu'il
t'exhorte aussi à Laborer sapientement; et qu'il te détourne de ce qui pourrait apporter quelque nuisance
à ton oeuvre, de peur que tu ne fasses quelque faute. On ne doit pas certes estimer pour peu, qu'il
préside au Laboratoire des Sapients; mais il faut entrer respectueusement dans l'Agiasterium et travailler
ainsi sous sa direction, de peur que tu n'offenses ton bon génie qui te garde, Toi et ton oeuvre
Les Porcs mondains ne me comprendront pas; les Philosophes seuls comprendront mon esprit et mon
sens et le suivront. Afin que l'ESPRIT D'ASSISTANCE soit mien, qu'il Ore avec moi; qu'il Labore avec
moi; qu'il institue sapientement, dirige, dispose, adjuve, amplifie, bénisse et rende heureux mon
Ame, mon Intellect, ma Raison, mes Cogitations et mes Sens et mes Actions et tous mes Labeurs,
versets XXVIII, CXLV, CLVIII, CLXXXI et CCXCII. Ceci est le grand mystère, Mysterium Magnum, de très peu
observé, sans lequel jamais, toi qui le donnes comme chrétien, tu ne parachèveras la Pierre des Philosophes
(bien que, en et par les Principes Naturels, selon la Méthode Naturelle tu te diriges artificiellement
et rectement vers la fin désirée) vers. CXXXII. Sois-le par la vie et les actes, toi qui veux
être estimé, dit et être Philosophe chrétien. C'est un Don de DIEU dont Hermès et les autres ont eu le
secret par inspiration Divine; qui se tient inébranlablement Macro-Cosmiquement sur le Corps, l'Esprit
et l'Ame: pour lequel, afin qu'il se répande Micro-Cosmiquement sur nous, il faut Orer Théosophiquement
de Corps, d'Esprit et d'Ame selon les Lois de la Doctrine de cet Amphithéâtre, et peiner
et laborer Kabbalistiquement, Magiquement et Physico-Chimiquement. Afin que IEHOVAH Tri-un, en
coopérant avec Toi-même tri-un, et à tes Travaux, en le suivant dans l'oeuvre Physico-Chimico-
Triuno-Catholique, juge digne de t'inspirer, de le combler de ses dons, de l'accorder de bien vouloir,
connaître, être et pouvoir, souviens-toi qu'il faut opérer Théosophiquement. Que celui qui peut comprendre
comprenne; j'en ai assez dit. Observe: Les Sciences et Arts excellents sont parfois nommés
INCERTAINS, non parce qu'ils sont incertains, par et en eux-mêmes, ou que quelquefois ceux qui présument
d'en traiter d'eux-mêmes les connaissent mal; mais parce que la VOLONTE DE DIEU FAIT DEFAUT
aux artisans opérateurs. En Dieu résident toutes les bénédictions. L'homme doit obtenir le bonheur de Dieu:
An Euttes Sagen ists alles gelegen. Man musz auch das Glück von Gott haben. Car pourquoi donc, je t'en prie,
pourquoi l'Omnipotent IEHOVAH, s'il peut te punir de sa malédiction Divine, ou te retirer (à cause du
péché) ce sien don, ou te priver des trésors et des fruits de la Sapience, pourquoi, dis-je ne le pourrait-il
lui qui a tout créé, qui intervertit lorsqu'il le veut, l'ordre de la Nature, de même qu'il a arrêté
le Soleil au milieu du Ciel selon la volonté de Iosuah et l'a empêché de redescendre pendant tout
l'espace d'un jour, Jos. X, 13. A la demande d'Ezechiah, DIEU réduisit l'ombre par les lignes par lesquelles
elle descendait déjà sur l'horloge d'Achaz, en rétrogradant de dix degrés, IV. Rois, XX, 11.
Les Trois Hommes Hébreux, Sadrach, Mesech et Abdenago, envoyés au milieu de la fournaise (Babylonique)
de feu ardent, ne furent pas touchés par le feu, Daniel III, 21 et suiv. Et tout ceci eut lieu
par le DIEU omnipotent qui a la Nature dans sa main Omnipotente, et la régit comme il veut. Il faut
donc obtenir de DIEU de VOULOIR pour nous. C'est ce que veut dire ce grand comte Pic de la Mirandole
(bien que pour cette parole il ait été tourmenté par un certain homme de grande autorité) lorsqu'il
s'écrie: C'est en vain que recherchera la Nature, celui que PAN (c'est-à-dire le DIEU de toute la Nature)
n'aura pas attiré. Ce qui peut se faire, Théo-Sophiquement dans l'Oratoire, DIEU aidant, selon les lois
et la doctrine de cet Amphithéâtre. Voy. vers. CXC. SOMMAIRE: Les Sciences et les Arts les plus secrets
sont et restent incertains, si, par la vertu de la plus noble opération jointe et subdéléguée du TRES
HAUT, et enfin par la VERTU DIVINE il ne sont pas animés et fortifiés. C'est ce que dit encore Salomon
(vers. CCCXXIX), lorsqu'il ordonne de recevoir la volonté du SEIGNEUR et d'habiter avec la
SAPIENCE, vers. CCC.

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DU GRADE CINQUIEME 107 ------------------------------------------------------------------------------------------------

CCLXII. %+ Car elle sait et comprend vers. 11. CCLXII. Car elle connaît et comprend
TOUTES CHOSES et me conduira toutes choses et me conduira modérément % dans toutes mes actions et me me gardera en sa Puissance. gardera dans sa gloire.
Car elle sait et comprend TOUTES CHOSES] C'est pourquoi étant faite ton amie, ta soeur et ton épouse, elle peut, elle veut sapientement t'instruire de toutes choses, parce qu'elle l'a promis, vers. CLXXXVII.
Elle dont tous les sermons sont justes; il n'y a rien en eux de dépravé ni de pervers, vers, XLII.
Sobrement] Non seulement sans ébriété mais même dextrement, avec sapience, suivant la ligne droite
de la vérité.

CCLXIII. %+ Et mes oeuvres seront vers 12. CCLXIII. Et mes oeuvres seront
agréables et je jugerai droitement agréables, et je jugerai droitement ton ton peuple et serai digne du trône de peuple et serai digne du trône de mon mon Père. Père.
Et mes oeuvres seront agréables, etc.] Quand donc, sinon lorsque la SAPIENCE aura Oré et Laboré avec lui-même. Ainsi, nous qui sommes Sapients en DIEU, nous pouvons TOUT ce que nous voulons; mais,
studieux de la Théo-Sophie, nous ne voulons que ce que veut DIEU LUI-MEME. C'est pourquoi quelque
chose que nous fassions selon les Lois et la Doctrine de cet Amphithéâtre, nous réussirons, comme
il est dit au Psaume I.

CCLXIV. %+ Car quel est l'homme vers. 13. CCLXIV. Car quel est l'homme qui (*1)
qui pourra savoir le conseil de comprend le conseil de DIEU? ou qui DIEU? ou qui pourra projeter sa cogitation comprend en son âme ce que veut DIEU? sur ce que veut DIEU?

Quel est l'homme, etc.] Par la même objection que ci-dessous vers. CCXCVII. A laquelle voyez la réponse, vers. CCLXVIII.

CCLXV. %+ Car les cogitations vers. 14. CCLXV. Car les cogitations des mortels
des mortels sont timides, et nos prévoyances sont timides et nos opinions fallacieuses. incertaines.

Car nos cogitations, etc.] En tant que nôtres, par elles-mêmes et absolument; car par nous-mêmes, tant que nous nous appuyons seulement sur notre Prudence, nous opinons mais ne savons pas.
Toutes nos cogitations, spéculations, ratiocinations, inventions et opérations sont incertaines si elles
ne sont pas animées et fortifiées par l'inspiration de la vérité et de la vertu Divines. Autrement il
n'existe que fantaisies.

CCLXVI. %+ Car le corps qui se vers. 15. CCLXVI. Car le corps sujet à la corruption
corrompt aggrave l'Ame; %+ et cette aggrave l'âme, et ce domicile habitation terrestre déprime les sens terrestre plein de soins déprime l'esprit. qui pensent beaucoup de choses.

Le corps qui se corrompt, etc.] De même S. Paul dit que l'homme externe est φθειρὸμενον, corrompu, et qu'avec ses exigences et ses besoins il corrompt et est corrompu. Donc l'USAGE du BINAIRE doit être
rejeté. Voy. fig. seconde de cet Amphithéâtre. Et cette habitation terrestre déprime, etc.] Notre âme, à
cause du péché, logée dans le corps corruptible et mortel, est tenue recluse comme dans une prison


(*1) Esaïas, XL, 13. Rom.. XI, 14. I. Corinth. II. 16.

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108 INTERPRETATIONS ------------------------------------------------------------------------------------------------

ténébreuse, de sorte que l'homme ne peut, en et par lui-même, avoir rectement l'agnition de DIEU et
la cognition de la Nature et de soi-même. C'est pourquoi il faut prier DIEU afin qu'elle soit attirée par
l'exercice Théo-Sophique en l'amour de DIEU (les affections de la chair étant pénitentiellement vaincues
et surmontées) à la contemplation et à l'étude des choses Divines, Spirituelles et Naturelles et
qu'elle soit Divinement extraite comme des profondeurs de la prison pour être placée au sommet de la
demeure, et qu'elle commence alors à contempler ce qu'elle ne pouvait pas voir de sa place précédente,
et qu'elle jouisse secrètement et à sa manière, du colloque dulcissime de IEHOVAH et des bons
esprits subdélégués par DIEU; qu'elle s'enivre du nectar Divin et qu'elle parvienne ainsi à la cognition
et à la fruition de tout l'UNIVERS, vers. CXLV. Nul ne comprendra ceci hormis le studieux fidèle
de l'Amour Divin.

CCLXVII. %+ Et difficilement vers. 16. CCLXVII. Et difficilement nous parvenons
nous estimons ce qui est sur la Terre; à former une conjecture sur ce et nous discernons avec peine ce qui qui est sur terre, et nous trouvons avec est devant nos yeux; ce qui est alors peine ce qui est dans nos mains; qui dans les Cieux, qui le connaîtra? donc alors connaîtra ce qui est dans les Cieux?
Et difficilement nous estimons, etc.] Voy. vers. CLXXXVII.
(*1) CCLXVIII. Et qui saura Ton sentiment vers. 17. CCLXVIII. Qui connaît ton conseil à % moins que tu ne donnes la SAPIENCE et l'ESPRIT SAINT DU PLUS HAUT DES CIEUX. que %+ tu n'envoies %+ ton Esprit Saint du plus haut des Cieux?
A moins que tu ne donnes l'ESP.] C'est la sapiente réponse du Sapient lui-même, à l'objection des versets CCLXIV et CCXCVII. Car le seul ESPRIT de DIEU et celui à qui LUI-MEME se découvre et se révèle, connaît
les arcanes de DIEU dit S. Paul, I. Corinth, II, 11. DIEU dans le Ciel est celui qui révèle les mystères,
les choses profondes et cachées, Daniel, II, 28. SOMMAIRE: Dans la SAPIENCE de DIEU nous savons, nous
comprenons et nous pouvons (IEHOVAH le voulant) TOUTES CHOSES. Et puisque chacun est le meilleur
interprète de ses propres paroles, où donc, je te le demande, puiseras-tu plus certainement et plus
véritablement une cognition vérissime de la Nature, de la Sacro-Sainte Ecriture et de Toi-Même que
dans la Vérité même ? Comment DIEU (qui est la vérité ipsissime) se donne à nous par les conseils, ce
nôtre Amphithéâtre te l'enseigne Théo-Sophiquement. Souviens-toi ici d'étudier Pythagoriquement; ne
te place pas, fils, avant le père, je t'en avertis fraternellement. Tu n'envoies] Rapporte ici les paroles de
la seconde figure de cet Amphithéâtre: Il conviendra donc que vous soyez d'abord pieusement lavés,
etc., et ce qui suit. Ton Esprit Saint] L'ESPRIT DE SAPIENCE versets CCXXIII et CCLXI. Non diabolique ni
mauvais; venant du haut des cieux et non des profondeurs de l'enfer; car c'est MEDIATEMENT, soit par
l'Ange de Lumière et non la bête des ténèbres, soit par les ORGANES Naturels ou Artificiels (car DIEU
agit par diverses MEDIATIONS envers nous, toutes également admirables, puisqu'il est lui-même Admirable)
fidèlement serviteurs de la SAPIENCE vraie dans cette scène mondaine, que nous percevons, connaissons
et comprenons le plus commodément et humainement les CHOSES DIVINES. Car les Sciences et
Arts excellents sont les ministres ou comme les Apôtres (qu'il me soit permis de parler ainsi pour la
cause que j'enseigne) de la SAPIENCE, qu'elle a envoyés dans le Monde, afin qu'ils prêchent aux fils de
la Discipline et de la Doctrine, fidèles héritiers aimés de la SAPIENCE, l'Evangile, c'est-à-dire la nouvelle
joyeuse et bonne, touchant les trésors mirifiquement inépuisables de leur SOUVERAINE.

CCLXIX. Et que soient corrigés les vers. 18. CCLXIX. %+ Car les voies de ceux
sentiers de ceux qui sont sur la Terre qui habitent la Terre ont été redressées et que les hommes apprennent ce qui et ils ont appris ce qui t'est agréable. t'est agréable:


(*1) L'ESPRIT de SAPIENCE est envoyé.

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DU GRADE CINQUIEME 109 ------------------------------------------------------------------------------------------------

Car les voies de ceux, etc.] Voyez versets XXVIII, LXXIV, CLVII, CLVIII, CLXXXVII et CCXCIV. Puisque c'est ainsi, et AINSI, c'est-à-dire par notre méthode et notre voie, qu'ont appris tous les autres, par
exemple notre Sapient et même tous les sapients (car il n'est nul grand homme sans le souffle Divin)
il nous faudra donc également insister sur leurs vestiges afin que suivant le même mode, nous
soyons instruits par le même ESPRIT DE SAPIENCE qui les a enseignés, et que nous soyons sapients. Car
tout ce qui est écrit a été écrit pour notre enseignement.

CCLXX. Car par la SAPIENCE ont été vers. 19. CCLXX. Et par la SAPIENCE ont été
guéris %+ tous ceux qui t'ont plu à conservés. toi, SEIGNEUR, dès le Principe.

Tout ceux qui t'ont plu, etc.] Puisque vraiment nul ne plaît à DIEU hormis celui qui habite avec la SAPIENCE, vers. CCC. Il nous faut étudier Théo-Sophiquement afin que nous habitions avec Elle; et
alors nous plairons à DIEU, nous serons aimés de LUI et nous obtiendrons TOUT en Orant et Laborant
dans la foi vraie suivant les Lois et la Doctrine de cet Amphithéâtre. La Foi ferme et pure est une
efficacissime chose pour l'âme.

CCLXXI. %+ Je T'ai demandé (en Prov. XXX, CCLXXI. J'ai postulé vers toi pour
outre) DEUX CHOSES; ne me les dénie pas vers. 7. deux choses; ne me les prohibe pas
avant que je meure. avant que je meure: CCLXXII. Mène loin de moi %+ la vers. 8. CCLXXII. Eloigne de moi la vanité
vanité et %+ les paroles mensongères. et la parole mensongère; tu ne me donneras Tu ne me donneras ni la mendicité ni la pauvreté ni les richesses; ni les richesses; attribue-moi ménage-moi la nourriture qui me convient: seulement ce qui est nécessaire à ma
vie.

Je t'ai demandé DEUX CHOSES] Le Roi très sapient considérant l'homme et la vie intérieurs et extérieurs demande à DIEU la gubernation de l'un et de l'autre. Pour l'âme, il choisit et demande l'éloignement
de la vanité et du mensonge; pour le corps la médiocrité de la fortune. Car l'homme
laissé seul à lui-même tombe dans les ténèbres et les erreurs de l'esprit et il s'abandonne aussi à la
félicité externe et au succès. Car, de la piété et de la crainte du Seigneur qui est la source de la
Sapience, flue toute l'incolumité de tout le corps et de la vie externe. Ainsi l'homme sera cet arbre
qui est planté le long du décours des eaux, qui donnera du fruit en son temps, dont la feuille ne
tombera pas; et toutes choses qu'il entreprendra prospérerons. Psaum. I, 3. La Vanité] Qu'est-ce que
la vanité sinon la Sapience mondaine immonde qui est folle, aveugle, téméraire, orgueilleuse, ignare
de DIEU, superstitieuse, idolatrice, contemptrice DIEU, séditieuse, cruelle, sanguinolente, audacieuse,
inhumaine, querelleuse, inquiète, hypocrite, philonique, impudente, incontinente, truculente, avare,
calomniatrice, menteuse, déceptrice, fausse, arrogante, bilingue, trompeuse et en somme non autre
que cette astuce et malice serpentine née avec l'homme naturel, et cette chute déplorable du protoplaste,
cette ruine horrible qui le conduit et l'entraîne toujours à la mort éternelle. Les paroles mensongères]
On s'oppose au Mensonge par l'Agnition et l'Invocation vraie de DIEU; car l'Agnition et
l'Invocation de DIEU sont les sources éternelles de la bénédiction et de la béatitude; mais le mensonge,
c'est l'ignorance de DIEU, l'idolâtrie, la superstition, le contemnement et la non-vocation de
DIEU; c'est l'abîme de la malédiction, temporelle et éternelle. Il ne choisit pas les richesses ni la pauvreté
parce que

Les âmes s'enivrent le plus souvent de la prospérité; Jésus l'éclatante loi du Monde était pauvre.
CCLXXIII. %+ De peur que, rassasié, vers. 9. CCLXXIII. De peur que, rassasié, je
je sois induit à te nier et à dire: ne renonce en disant: qui est IEHOVAH? Qui est le SEIGNEUR? ou qu'étant forcé et de peur que, me trouvant pauvre, je par la pauvreté je dérobe et que je dérobe et que j'assume en vain le nom parjure le NOM de mon DIEU. de mon DIEU.
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110 INTERPRETATIONS ------------------------------------------------------------------------------------------------

De peur que rassasié, etc.] Les biens médiocres de la vie sont choisis par le sapient. Les richesses et les biens sont les sources des maux, dit le Poète. Pharaon, du haut de sa souveraine puissance et opulence,
proféra imprudemment et arrogamment cette parole: Qui est IEHOVAH? C'est pourquoi il fut
englouti lui-même avec toutes ses richesses dans la mer Rouge parce qu'il avait tenté le Seigneur le
plus puissant et élevé, et que, dans l'endurcissement de son esprit il n'avait pas voulu le révérer, le
craindre et le reconnaître, après tant de prodiges supernaturels et pleinement divins. Ils errent donc
ceux qui, dans notre philosophie la plus secrète recherchent seulement des monceaux d'or; ceci est
d'un Insipient, non d'un Sapient. Car la Sapience est cultrice et amatrice de DIEU et non de l'or. Cette
Epouse Céleste est exempte de toute avarice, luxure, orgueil, forte et marche vêtue d'un habit simple,
vil, pourtant honnête et propre; elle use modestement des richesses et se prépare à supporter l'adversité;
ainsi elle amasse comme un trésor des Mystères Divins et Naturels; elle soutient la pauvreté,
les peines, les labeurs et ne cède pas facilement aux malheurs.

Car ni les biens ni les flatteries ne l'enorgueillissent: ni les aspérités ne la brisent Mais les joies de la foi invincible, vraiment l'adjurent.
CCLXXIV. Après l'INDUSTRIE (enfin Eccl. X, CCLXXIV. Et %+ l'excellence de
vraiment) suit la SAPIENCE ! vers. 10. la rectification est la Sapience.

L'excellence de la rectification, etc.] Combien distorte et dépravée est la Nature humaine, les infirmités quotidiennes, hallucinations, ténèbres, erreurs, l'attestent suffisamment; c'est pourquoi une rectification
et émendation de la nature perverse doit être instituée pour chaque moment; c'est de cette nôtre
correction et rectification que la Sapience est la fin. La source de tous les maux naît avec nous, par
laquelle les hommes, se permettent toutes choses et dont ils ne désirent jamais l'émendation; c'est-à-dire
l'amour-propre ou philautia, par lequel chacun est naturellement ami de soi-même et se délecte dans
ses opinions. Mais cette maladie (morbus) en laquelle tous se complaisent avec excès est vraiment la
source de toutes les erreurs et de tous les délits dans la vie. Par conséquent la réformation de la nature
et de l'amour-propre est complètement nécessaire si, admirateur de la SAPIENCE, tu désires aspirer
à la LUMIERE de la SAPIENCE vraie.

Ainsi, toi, fils de la DOCTRINE, qui par la grâce de IEHOVAH as ainsi obtenu la SAPIENCE ou quelques-uns de ses DONS super excellents.
CCLXXV. Donne (aussi) au Sapient Prov. IX, CCLXXV. Donne au Sapient l'incrépation
l'occasion, et la SAPIENCE lui sera augmentée; vers. 9. et il sera plus Sapient; enseigne
enseigne le juste %+ et il se le juste, et il augmentera la Doctrine. hâtera de recevoir.

(*1) Et il se hâtera de recevoir] Même avec une immense action de grâces et avec la rémunération due à son labeur. Ce sont les SIGNATURES des héritiers fidèles et aimés de la SAPIENCE. Car ceux qui sont
oublieux des bienfaits veulent, fils, se placer avant le père, dasz das Ey will klüger seyn denn die henne.
C'est l'oeuf qui veut en remontrer à la poule (proverbe allemand); ceux-ci sont des ingrats, de la
maison desquels ne s'éloignera pas le mal.

(*2) CCLXXVI. Ne parle (donc) pas Prov. XXIII, CCLXXVI. Ne parle pas aux oreilles % vers. 19. du fou, parce qu'il condamnera la Prudence
qu'ils mépriseront la Doctrine de ton de tes discours. discours.

Aux oreilles des insipient, etc.] De peur que tu ne fasses oubli de ce précepte, je t'en avertis fraternellement. Car ce n'est pas auprès de tous, ni en tout temps, ni complètement qu'il convient et est


(*1) La signature du Sapient.
(*2) Où et pourquoi les Sapients ne doivent pas parler.

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DU GRADE CINQUIEME 111 ------------------------------------------------------------------------------------------------

indifférent de parler et de prophétiser des mystères, des arcanes et des secrets de DIEU, de l'Homme,
de l'Esprit et de la Nature; et ce n'est pas non plus entièrement sûr; mais (comme il a déjà été dit
souvent) il faut considérer à qui, quand et combien. Car beaucoup doivent parler mais peu doivent
établir. Il faut ménager le temps, le lieu, les personnes. Prends garde aussi, comme en avertit un
certain homme Religieux, que quelque Saturne n'aperçoive tes livres témoignant des arcanes de peur
que (ce qui s'adresse à un grand nombre qui ont oublié ce précepte) tu ne sois ignominieusement
jeté et foulé aux pieds des boeufs. Plût à Dieu qu'il est toujours lui-même la mémoire de ceci! Ne
projette pas les perles aux pourceaux obsédés du diable. Il est profitable de se taire souvent en temps
et lieu.

CCLXXVII. Le Père du juste exulte vers. 24. CCLXXVII. Le Père du juste exultera
de joie: %+ qui engendrera le Sapient en exultant, et celui qui engendre le se réjouira en lui. Sapient se réjouira en lui.
Qui engendrera, etc.] Non seulement le fils suivant la nature, corporellement engendré de sa semence: mais le fils de la Doctrine et de la Discipline, sapientement engendré par la Doctrine, l'institution et les
préceptes salutaires. Voy. verset XXXIV. Cette phrase est usitée parmi les Sapients: ô mon fils, ô mon
fils!

CCLXXVIII. %+ L'oreille qui Prov. XV, CCLXXVIII. L'oreille qui écoute l'incrépation
écoute les incrépations de vie demeurera vers. 31. de vie, demeurera au milieu
au milieu des Sapients. des Sapients.
L'oreille qui écoute] De même que par la porte des oreilles est entrée l'inobédience et la malice dans le coeur de l'homme, de même en écoutant la voix de l'admonition et de la castigation, la Sapience
entre dans l'esprit. Et, de même qu'en écoutant la voix du diable, tout le coeur de l'homme est Corrompu
et souillé, de même, en écoutant la voix de DIEU dans le Livre de la Sacro-Sainte Ecriture, de
la Nature, et dans soi-même, le coeur de l'homme est libéré de la corruption, de la putrescence diabolique
et de l'ignorance. Car DIEU orne et récompense l'étude de la Sapience, en cette vie par la plus
grande lumière, intelligence, science, cognition des choses spirituelles et naturelles, conseil, force de
foi, consolation et succès dans la gubernation publique et domestique, et après cette vie par des récompenses
immortelles.

CCLXXIX. Celui qui rejette %+ la vers. 32. CCLXXIX. Qui néglige la Discipline
DISCIPLINE méprise son âme; mais qui méprise son âme; mais qui entend l'incrépation acquiesce aux incrépations %+ est possède le coeur. possesseur du coeur

La Discipline] De même que celui qui néglige la médecine, hait et méprise la santé du corps, et est l'ennemi de cette vie corporelle; de même celui qui néglige la discipline qui est la médecine de l'âme
est ennemi et homicide de son âme. Et de même que ceux qui craignent le Seigneur et qui déclinent
du mal, auront la santé pour l'ombilic et l'irrigation des os, Prov. III, 8; au contraire, pour ceux qui
méprisent la Discipline et la Crainte du Seigneur viendront l'invétération, la langueur et le ver rongeur
de la conscience. Psaum. XXXII, 3. Est possesseur du coeur] C'est-à-dire est le dominateur de ses
affections, colère, haine, joie, tristesse, crainte. volupté; et si quelqu'un apprend à régir et modérer
rectement ces affections, assurément celui-ci agira prudemment en toutes choses et avec la possession
et la modération de son coeur, il possédera la gloire et l'honneur.

CCLXXX. %+ L'indigence et Prov. XIII, CCLXXX. La pauvreté et l'ignominie
l'ignominie à celui qui déserte la DISCIPLINE; vers. 18. à ceux qui s'éloignent de la correction,
mais celui qui acquiesce à la mais qui garde l'incrépation aura l'honneur. remontrance sera glorifié.

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112 INTERPRETATIONS ------------------------------------------------------------------------------------------------

L'indigence et l'ignominie] L'homme naturel qui s'éloigne complètement des voies de la Sapience vraie, la Sapience elle-même le corrige indéfiniment d'innombrables corrections afin qu'il retourne
dans sa voie et qu'il soit délivré de sa folie innée et congénitale. Si l'homme sapient admet cette
correction, il sera orné par la Sapience correctrice de beaucoup de récompenses parmi lesquelles sont
les richesses honnêtes et légitimes et même les honneurs; si vraiment l'homme fat repousse la discipline,
la Sapience s'éloigne de lui et la pauvreté et l'ignominie, fille de l'impiété lui succèdent alors.

CCLXXXI. %+ Car celui qui instruit Prov. IX, CCLXXXI. Qui corrige le dérisoire,
le dérisoire se fait lui-même injure, vers. 7. reçoit lui-même l'ignominie, et qui reprend
et qui reprend l'impie se fait lui même l'impie reçoit lui-même sa tache. une tache.

Celui qui instruit le dérisoire] Il faut donc examiner prudemment quels sont ceux auxquels nous confions les mystères, les arcanes et les secrets; de peur que le diable ne suscite le coucou ingrat.

(*1) CCLXXXII. %+ Ne reprends point vers. 8. CCLXXXII. Ne reprends donc pas le le dérisoire de peur qu'il te haïsse; enseigne dérisoire, de peur qu'il ne t'ait en haine; le Sapient et il t'aimera. reprends le Sapient et il t'aimera.
Ne reprends point le dérisoire] Laterem enim vel Aethiopem lavabis, tu laverais la brique ou le nègre, proverb. popul., tu perdrais ton temps et ta peine. Rappelle-toi ce que disent les Allemands: Le
Diable a mêlé tous les fous ensemble; il faudrait avoir beaucoup de temps à perdre pour entreprendre
de les instruire car tous les fous se croient sages. » Evite-les. Prends garde de donner aux chiens ce
qui est saint. Les Epicuriens et les athées deviennent plus furieux lorsqu'on les reprend; au contraire,
les pieux et dociles qui craignent DIEU profitent dans la Sapience et dans beaucoup d'autres dons
excellents.

CCLXXXIII. %+ Le dérisoire (en Prov. XIV, CCLXXXIII. Le dérisoire cherche la
effet) cherche la SAPIENCE et ne la trouve vers. 6. Sapience et ne la trouve pas; mais la
pas; la Doctrine des prudents est facile. science est facile à trouver à l'intelligent.
Le dérisoire cherche, etc.] L'homme de caractère sceptique et railleur n'est nullement capable de la Sapience. Car la SAPIENCE aime l'âme simple et avide d'apprendre; elle le nourrit de miel et de rayon
de miel, et l'enivre du nectar de la Sapience. L'Ame apte à la cognition, dit Ptolémée, est plus proche
du vrai que celui qui s'exerce dans la science avec toute l'ardeur possible. Cette aptitude d'esprit est
un don céleste; et c'est en priant qu'elle s'acquiert.

CCLXXXIV. %+ Sur la face du prudent Prov. XVII, CCLXXXIV. Dans le regard de l'intelligent
luit la SAPIENCE; les yeux des fous vers. 24. apparaît, la SAPIENCE; et les
sont aux confins de la Terre. yeux du fou sont à l'extrémité de la Terre.
Sur la face du prudent, etc.] C'est-a-dire: le visage du Sapient est modeste et les yeux inconstants des fous circomvaguent et sont des indices de légèreté; car le visage est le miroir de l'âme. Comme
dans les eaux resplendit le visage de ceux qui s'y regardent, ainsi les coeurs des hommes sont manifestes
aux prudents. Prov. XXVII, 19. Et connais avec soin l'état de tes brebis, et considère tes troupeaux,
Ibid., vers. XXIII. La Sapience de l'homme luit sur son visage, et le Potentissime change sa
face, Ecclés., VIII, 1. Donc explore Metoposcopiquement, Physignomoniquement, Chiromantiquement
les hommes, les disciples, comme autrefois Pythagoras. De même que toutes choses créées ont été
peintes et ornées par la Nature de certains signes et notes et sont ainsi les divins portraits de l'insigne


(*1) Signature du Sapient.

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DU GRADE CINQUIEME 113 ------------------------------------------------------------------------------------------------

Nature, dans une certaine proportion figure et mesure, ce pourquoi on peut porter un jugement sur l'esprit
interne et latent et sur les occultes propriétés des choses; de même cette propriété occulte des choses et cet
esprit latent se manifestent eux-mêmes par quelques signes certains et par des marques externes, et
suivant sa nature et son caractère impriment une signature, figure, proportion et indice, tels que les
Sapients peuvent les reconnaître; ces Signatures sont le commencement et comme l'alphabet et le
premier élément de la Magie Naturelle. Ainsi principalement ces signes doivent être connus dans le
visage et les habitudes de l'homme. Car la signature de toute la nature se retrouve dans le Micro-
Cosme. Ces caractères et notes hiéroglyphiques de la Nature possèdent un sens et une explication par
laquelle elles peuvent être judicieusement comprises par les Sapients et experts dans cette écriture et
littérature naturelle. Car la Nature ne ment jamais ni ne donne un faux témoignage d'elle-même;
elle ne déçoit pas ses chercheurs; de sorte qu'ils apprennent parfaitement à comprendre cette écriture.
Le Ciel a ses signes; le Feu, l'Air, l'Eau, la Terre, les Végétaux, les Animaux, les Minéraux, les
Métaux ont leurs signatures; les Anges ont leurs marques; tous les Prophètes, tous les Apôtres, tous
les Saints; même le Sauveur lui même a le signe du Fils de l'Homme, la figure de la Croix.

CCLXXXV. On comprendra l'enfant Prov. XX, CCLXXXV. Et l'enfant sera connu
% vers. 11. par ses oeuvres, si pure et droite est son
et droites sont ses oeuvres. oeuvre.
Par ses inclinations] Par ses actions, en tant que signatures et charactérismes naturels. NOTE: Les hommes grands et illustres sont suscités par trois modes: 1. Un feu d'une nature extraordinaire est
divinement excité en eux et par lequel ils sont portés à accomplir des choses glorieuses et qui les
désigne et les fait briller dès leur première jeunesse, comme on le voit dans le Patriarche Joseph,
en David, Salomon, Daniel, Iosias, etc. Ceux-ci sont choisis dans l'utérus maternel pour être les instruments
de la Divine providence et les organes des oeuvres de DIEU. II. L'Influence naturelle des
astres et les fruits des astres, toutes les fois qu'ils parviennent à maturité, doivent présenter au
monde quelque bienfait naturel, et le produire de leurs trésors (car toute Sapience naturelle est dans
les astres); ils désignent donc, dès ce principe de sa conception un naturel quelconque d'où ils
forment des hommes illustres en divers arts, suivant les diverses facultés et les diverses fonctions
auxquels ils s'occupent. C'est ce que chante le Poète:

Le génie céleste surgit plus rapide que ses années Et supporte avec douleur la fuite du temps.
III. Le Ciel est quelquefois interne dans l'Homme, qui est illuminé alors par l'Esprit Saint ou par
des dons singuliers de l'Esprit Saint, acquis par la FOI et l'ORAISON. Ici est caché l'Esprit kabbalistique
et l'école de la subtile philosophie Théophrastique.

CCLXXVI. Qui marche frauduleusement Prov. XI, CCLXXXVI. Qui marche frauduleusement
révèle les arcanes; %+ mais vers. 13. révèle le secret, mais le fidèle
qui est fidèle cèle la chose confiée par d'esprit cèle la chose. son ami.

Mais qui est fidèle, etc.] Par la foi, l'oraison et la taciturnité sont acquis beaucoup de mystères célestes et d'arcanes naturels. C'est pourquoi Esaias chante, chap. XXIV, vers. 16: Mon secret est pour
moi, mon secret est pour moi. Et David, Psaum. LI, 8: les choses incertaines et occultes de ta Sapience
ont été manifestes pour moi. C'est pourquoi l'Apôtre S. Paul dit encore: Dans le Christ Jésus, tous les
trésors de la Sapience et de la Science sont cachés. Epit. aux Coloss. II, 3. Demandez donc, cherchez,
frappez. Ce sont les mots ἄρρητα, mystères ineffables, du paradis et du troisième Ciel dont parle
l'Apôtre, II, Cor. XII, 4.

C'est une excellente vertu de garder le silence Au contraire une grave faute de parler de ce qu'il faut taire.
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114 INTERPRETATIONS ------------------------------------------------------------------------------------------------

CCLXXXVII. %+ Qui révèle les Prov. XX, CCLXXXVII. Qui révèle le secret, s'avance
Mystères et marche frauduleusement vers. 19. frauduleusement et avec celui qui
et dilate ses lèvres, ne te mêle pas avec séduit par ses lèvres, ne te mêle pas. lui.

Qui révèle les mystères, etc.] Quiconque aspire aux choses les plus secrètes, soit divines soit naturelles, il est nécessaire qu'il s'assujettisse à la constance, la gravité et la taciturnité. C'est avec ceux-
ci que les bons Anges sont révélateurs des Mystères; ils fuient loin de tous les inconstants, légers et
bavards. Donc toi aussi, fils de Sapience, fuis de même les hommes légers et bavards de peur que tu
ne marches toi-même à la mort.

CCLXXXVIII. %+ Beaucoup vers. 6. CCLXXXVIII. Une multitude d'hommes
d'hommes sont appelés miséricordieux; où chacun prêche la miséricorde; mais un homme fidèle, qui (facilement) le mais l'homme sincère, qui le trouvera? trouvera?

Beaucoup d'hommes sont appelés miséricordieux, etc.] C'est-à-dire beaucoup d'hommes sont appelés saints et passent pour tels, mais le vraiment bon et fidèle, qui le trouvera? Car seul Dieu considère
les coeurs des hommes et discerne toutes les choses gardées et simulées des choses sincères et vraies.
C'est donc prudentissimement qu'il faut fréquenter les hommes. Car il n'est pas de plus grand mal
dans l'amitié que l'adulation, la flatterie et l'assentation. Sous quelque nom que ce soit, ce vice doit
être flétri; tout ce que disent les hommes légers et faux est en vue de la volupté; rien pour la
vérité. Cicéron, in Laelio.

CCLXXXIX. %+ Ne fais (donc) pas Prov. III. CCLXXXIX. Ne pense donc pas de
de mal à ton ami puisqu'il a confiance vers. 29. mal contre ton ami puisqu'il est en sécurité
en toi. avec toi.
Ne fais pas de mal, etc.] L'Esprit imbu de la vraie Sapience, et fils de la Sophia est le Médecin et non le destructeur de l'humaine société. Car l'âme capable de Sapience généreuse est l'amante de la
vérité et de la justice, l'ennemie vraiment de toute sophistique et injustice. Il faut surtout user
d'une parfaite équité (ἐπιεἰκεια) pour les délits secrets du prochain qu'il faut cacher et corriger; ce
n'est point lui créer de nouveaux pièges et de nouveaux maux. Nulle blessure n'est plus cruelle, dit
Sophocles, que d'être trompé par un ami. Souvent l'ami est pernicieux.

CCXC. (Car) %+ qui rend le mal Prov. XVII, CCXC. C'est comme pour l'épreuve de
pour le bien, le mal ne s'écartera jamais vers. 13 et 3. l'argent, et dans un creuset %+ que de sa maison. IEHOVAH éprouve les coeurs.
Qui rend le mal, etc.] De même que la gratitude s'allie à la vérité et à la justice que DIEU aime; de même que l'ingratitude est produite par le mensonge et l'injustice. Puisqu'il hait très fortement ces
maux et les déteste souverainement, nul doute que les ingrats doivent être punis de DIEU. Et cette parole de Xenophon est digne de mémoire: Les Hommes qui ne sont pas accoutumés à la gratitude envers ceux qui méritent bien, sont ensuite ingrats envers DIEU. Que IEHOVAH éprouve les coeurs.] Il scrute également les coeurs et les reins par le FEU de la croix et des tribulations. Car le FEU éprouve toutes choses. Et si DIEU trouve le coeur fidèle, certainement il lui révélera ses secrets et lui accordera ses dons et ses biens: Il sait quand et où il faut bénir ou s'opposer: (Er weisz wolwenn und wo er soll segnen oderhinderen).
Ici doit être insérée la figure du sixième grade.
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DU GRADE SIXIEME 115 ------------------------------------------------------------------------------------------------

VI
GRADE PROLOGETIQUE
SIXIEME EXPOSE
NOUVELLE VERSION PASSAGES CITES TRADUCTION ANCIENNE DE LA DES PROVERBES, ou SACRO-SAINTE DE L'HEBREU, VULGATE ECRITURE ET DE LA SAPIENCE, DU GREC CCXCI. %+ TOUS LES BIENS (atteste Sap. VII, CCXCI. Tous les biens se sont approchés
l'Homme Sapient) SONT VENUS à moi également vers. 11. de moi avec et en même temps
avec (LA SAPIENCE) elle, et d'innombrables qu'elle, et par ses mains d'innombrables honnêtetés %+ par ses richesses. mains.

Tous les biens sont venus à moi, etc.] Voy. versets CCCXIV, CCCXV, CCCXXXIV et CCCXXXVIII. Par ses mains] Par les labeurs manuels Théosophiques de la SAPIENCE dans l'Oratoire et le Laboratoire, selon les Lois
et la Doctrine de cet Amphithéâtre; non par la négociation mondaine immonde, vers. CCCXVII. C'est
pourquoi il est dit au Psaume CXXVIII, 2: Tu mangeras les labeurs de tes mains. C'est le torrent redondant,
la veine, la source de la SAPIENCE, Prov. XIV, 4.

CCXCII. Et je me suis réjoui en toutes vers. 12. CCXCII. Je me suis réjoui en toutes
choses, et %+ parce que cette choses, parce que la Sapience est leur SAPIENCE m'antécédait et j'ignorais auteur; et j'ignorais réellement qu'elle- qu'%+ elle est la mère de toutes ces même est leur mère. choses.

Parce que cette SAPIENCE m'antécédait, etc.] Comme s'il eût dit: Parce qu'elle était avec moi théoriquement et pratiquement, parce qu'elle Orait et Laborait avec moi, versets CCLXI et CCCII. Elle est la
mère de toutes choses] SOMMAIRE des SOMMAIRES: Qui n'est pas fils de la DISCIPLINE, c'est-à-dire de la
CRAINTE DU SEIGNEUR, n'a pas pour soeur ni pour épouse cette SAPIENCE vraie (mère de tous les Biens et
les Dons de DIEU); celui qui ne l'a pas pour amie Ore en vain, Labore en vain, parce qu'il ne puise
pas le Salut et la Volonté du SEIGNEUR, verset CCCXXIX, et, par conséquent, ne sera pas héritier des
Trésors infinis de la SAPIENCE. Puisque tout est dans la réduction à la simplicité de la Monade, il faut
donc y parvenir. Voy, versets CLVII, CLVIII, et CCXIII, et seconde figure de cet Amphithéâtre.

CCXCIII. %+ Car elle est un trésor vers, 14, CCXCIII. Car elle est pour les hommes
infini pour les hommes; ceux qui un trésor inépuisable; ceux qui en ont (*1) en ont usé sont faits participants %+ à usé sont unis d'amitié avec DIEU et sont l'amitié de DIEU, et sont recommandés recommandés à cause des dons de la % Discipline.

(*1) Amitié de DIEU.

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116 INTERPRETATIONS ------------------------------------------------------------------------------------------------

Car elle est un trésor infini, etc.] Parce qu'elle-même est Eternelle, Immense, Omnipotente, Infinie; et ses trésors, pour cette raison, sont inépuisables et infinis. Dés le commencement du monde elle a
toujours donné; elle donne aujourd'hui et c'est pourquoi elle ne veut et peut manquer de donner
avec largesse en tout âge. L'amitié de DIEU] De sorte qu'ils obtiennent la jouissance de DIEU Paternel.
Fraternel et Ami du souverain BIEN. Voy. seconde figure de cet Amphithéâtre. Car nous sommes
créés afin que nous connaissions, contemplions, aimions et vénérions ce Bien suprême, dans la
Sacro-Sainte Ecriture, le Livre de la Nature et le témoignage de la Conscience propre; en lui nous
sommes rachetés afin que nous en jouissions toujours. Cet unique peut remplir abondamment l'âme
toujours insatiable de l'homme. O cette fructuosissime amitié! NOTE: Puisque tous les biens que
possèdent les amis leur sont communs, que n'obtiendra pas de DIEU l'homme devenu ami de DIEU!
Il faut s'efforcer Théosophiquement de devenir l'ami de DIEU; alors, en jeûnant, Ore en Esprit et
Vérité; alors Labore sapientement dans les choses qu'enseigne cet Amphithéâtre; et IEHOVAH se montrera
à toi et te donnera sans retard. Car tu auras puisé le salut et la volonté en Dieu, ton ami, et en
la SAPIENCE, ton amie. La SAPIENCE est la conciliatrice de l'amitié qui doit être instaurée avec DIEU
parce qu'elle joint l'homme à DIEU dans la Crainte de DIEU et, ceci étant fait, il obtient de DIEU de
bien vouloir connaître, être et pouvoir dans les mystères Divins et les secrets de la Nature (Divinement,
par l'influence, la lumière et le mouvement, ou par le Maître Sapient que DIEU t'envoie ou
qu'il est lui-même pour toi, vers. XXXII) Voy. verset CCXCIX. A cause des dons de la DISCIPLINE] A cause
de la CRAINTE DE DIEU qui est le commencement de la SAPIENCE, vers. CCX qui nous confie à DIEU.

CCXCIV. %+ LUI-MEME m'a donné vers. 17. CCXCIV. Car DIEU m'a donné la cognition
la SCIENCE vraie des choses qui vraie des choses qui sont dans sont; %+ afin que je sache %+ la la Nature, afin que je comprenne la disposition de l'Orbe des Terres constitution du Monde et la force des et %+ les vertus des Eléments. Eléments.
LUI-MEME m'a donné] Voyez ci-dessus vers. CLXXXVII. Afin que je sache] Qui, quelles et quantes choses? Non seulement les mystères des choses Divines, mais vraiment TOUT, comme il sera démontré
par ce qui suit. Et comment? demanderas-tu encore. Immédiatement, te répondrai-je, et médiatement
suivant la très libre volonté de DIEU; et encore Théo-Sophiquement, Physiquement, Physico-
Médicalement, Physico-Chimiquement, Physico-Magiquement, Hyperphysico-Magiquement, Kabbalistiquement,
suivant la Loi et la Doctrine de tout cet Amphithéâtre. Les paroles que j'ai rapportées
sont peu nombreuses; cependant leur sens se répand de lui-même au loin. Tu demandes des Définitions;
vraiment je te les donne. La THEOSOPHIE est la Théologie, dans le Ternaire (c'est-à-dire Bibliquement,
Macro et Micro-Cosmiquement), Catholique, Mirifique, de IEHOVAH l'Admirable (verset CCVII. La voix de
DIEU en Tout, par Tout, de Tout, à Tout, vers. XXXV). LA PHYSIQUE est la cognition et tractation de l'un et l'autre
Monde, c'est-à-dire le Majeur en entier et le Mineur (selon le Corps et l'Esprit qu'il a reçus du Macrocosme)
par la Tradition, la Nature et l'Art, Universellement, par et dans la Sacro-Sainte Ecriture, la Pierre des
Philosophes et nous-mêmes; Particulièrement par et dans les parties de l'un et l'autre. La PHYSICOMEDECINE est
l'art de connaître le grand Livre de la Nature (Macro et Micro-Cosmiquement); afin que tu puisses lire
(*1) universellement que particulièrement) Toi-même dans le monde majeur et vice versa, le Monde
majeur en toi même; pour conserver la santé du corps humain et en expulser les maux (vers. CCXCVII).
La PHYSICOCHIMIE est l'art de dissoudre chimiquement par la méthode de la nature, de purifier et de réunir
convenablement les choses Physiques; l'Universel (Macro-Cosmiquement la Pierre des Philosophes; Micro-
Cosmiquement les parties du corps humain; qu'on se garde de verser la calomnie sur la première de
ces figures) et les particuliers, TOUTES CHOSES du globe inférieur. La MAGIE des Vétustissimes Sapients
(appelés Mages chez les Perses, Philosophes chez les Grecs, Sapients chez les Latins, Brahmanes chez les
Indiens ou Gymnosophistes suivant l'expression grecque; Sacerdotes et Mekubales chez les Egyptiens,
Prophètes et Kabbalistes chez les Hébreux, Chaldéens chez les Babyloniens et même les Assyriens,
Druides, Bardes et Semnothéi chez les Celtes gaulois) UNIVERSELLEMENT pratiquée est semblable à l'étude de
la Kabbale chez les Hébreux, souverainement parfaite et absolue puisqu'elle consistait pieusement et sapientement
dans le culte des Etres Divins, la tractation des Etres spirituels et la conversation avec eux, et l'investigation
des choses naturelles; Bien que ces derniers, les Hébreux, aient devancé considérablement les autres
dans cet exercice, au moyen de leur Guide plus bienfaisant. Et la PHYSICOMAGIE (l'oeuvre seul de Beresith,


(*1) Ici se rapporte la signature.

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DU GRADE SIXIEME 117 ------------------------------------------------------------------------------------------------

c'est-à-dire de la Sapience de la Nature, vers. CLXII) est la mirifique méthode pour pratiquer l'Art
Naturel (Macro et Micro-Cosmiquement). L'HYPERPHYSICOMAGIE (ainsi appelée en considération de la
Doctrine Naturelle) est la pieuse et utile conversation, tant en veillant qu'en dormant, médiatement
et immédiatement, avec les bons Anges, ces êtres flamboyants, ministres de DIEU, suivant l'administration
qui leur a été déléguée par DIEU. La KABBALE est la symbolique RECEPTION, Théo-Sophiquement
échue du sort, de la Divine révélation pour la salutifère agnition de DIEU et de Maschiah, pour la (*1)
cognition, l'union et la fruition des Formes qui ont été séparées de la Nature (dans le Macro et le
Micro-Cosme) et de nous-mêmes; et même pour l'intellection vraie de la Sacro-Sainte Ecriture; ou
immédiatement, ou par le médiateur convenable (par lequel nous puissions connaître les êtres divins)
tant Universellement que Particulièrement. Te voici instruit. Ce notre Amphithéâtre, Philosophiquement
expliqué donne abondamment aux fils de la Doctrine les Expositions nécessaires et suffisantes
Dieu aidant) en leur temps. Sois content de ce qui est ici présentement; garde-toi de calomnier ce que
tu ignores. Un Homme illustre et très versé dans les sciences les plus communes (mais dont je tairai
le nom pour ménager son honneur) a émis dans ses poèmes les jugements les plus froids et les plus
sévères sur la Magie, l'Alchimie et la Kabbale: Ein jeder judicirt von einem dinge wie er es verstehet, c'est-à-dire:
Chacun juge de toutes choses selon qu'il les comprend. Ceux-là méritent plutôt la miséricorde que la
répréhension. Car leurs railleries ne portent aucun préjudice à la vérité; puisqu'ils atteignent plutôt
l'abus (qui n'efface pas la substance de la chose) que l'usage légitime et vrai, comme si la faiblesse de
l'artisan devait tendre à l'indignité de l'art. Par le même procédé, on pourrait vraiment remarquer
des traces d'Hérésies dans les Saintes Ecritures (mais où avec juste raison?). J'AJOUTE: Quelqu'un
demandera: D'où prends-tu ce que tu nous proposes dans ce tien Amphithéâtre? Je réponds ingénument
avec notre Sapient (et même d'autant plus volontiers que je donnerai satisfaction à certains
Aristarques; non cependant que je veuille rien prétendre arrogamment par moi-même, ce que j'affirme
dans la meilleure et plus solennelle forme du droit) DIEU ME L'A DONNE, A MOI (le plus infime de
tous les Philosophes); JE L'AI REÇU DU SEIGNEUR, tant immédiatement que médiatement. Et comment
donc, je t'en prie? demanderas-tu encore. Je vais te le dire. Tu l'as entendu plus haut, c'est-à-dire
Théo-Sophiquement, Physiquement, Physico-Médicalement, etc, comme ci-dessus. Car moi, enflammé
par le feu Divin et par une grande ardeur de scruter les choses altissimes, j'ai recherché et examiné
par moi-même et par d'autre, (par emption ou commutation, etc.) selon que l'occasion ou le temps
ont permis de le pouvoir faire, tous les monuments sculptés, peints ou écrits (en ce pays ou à l'étranger)
des Philosophes des divers peuples, tant vétustissimes et anciens que Néotériques, symboliquement
ou mystiquement, hiéroglyphiquement, figurativement, énigmatiquement, paraboliquement,
allégoriquement, arcaniquement, secrètement ou manifestement; j'ai feuilleté, relu et relu encore les
Livres des Théo-Sophes, des Kabbalistes, des Mages, des Physico-Chimistes, c'est-à dire des vraiment
Sapients, et même des Sophistes et de ceux, non illuminés, qui ont philosophé Païennement;
et par des voeux et des soupirs licites et permis au chrétien, j'ai opté, invoqué, oré, et celui qui seul
est digne, JESUS la SAPIENCE du PERE m'a ouvert (la chose parle d'elle-même) non seulement les livres
que j'ai énumérés, mais encore le Livre de DIEU dans le ternaire Catholique qui est la Sacro-Sainte
Ecriture et le Monde, l'un et l'autre, majeur et mineur; il en a brisé les sceaux (verset CCXXIII et
figure seconde de cet Amphithéâtre) de sorte que, maintenant encore il m'explique et m'interprète
de jour en jour ce Livre des Livres. Depuis la quinzième année de mon âge j'ai élaboré infatigablement
dans l'officine de Vulcain, avec des frais (certes) non minimes, cependant (grâce à DIEU) efficaces;
seul et avec des compagnons, fidèles à moi, parfois infidèles, tantôt dextrement, tantôt sinistrement;
car quel est le bien qui jamais ne comporte de mal? Les uns m'ont enseigné, les autres
m'ont nui. J'ai observé ce que la Nature m'avait enseigné (par l'Art obstétricant); ô fructuosissime
Kabbale Physico-Chimique! J'ai annoté soigneusement mes sermons, mes labeurs et non seulement
les concepts de mon esprit pressentant, mais encore ceux des autres. Quand vous dormiez profondément,
ô hommes paresseux, j'ai veillé en laborant. J'ai médité avec soin, de nuit et de jour sur tout
ce que j'avais vu, lu, entendu, appris; debout, assis, marchant, couché, à la lumière du Soleil, de la
Lune, sur les rives ou les fleuves, dans les prés, les montagnes, les bois, les forêts, ou même à la lumière
de la lampe ou de la chandelle de cire, dans la chambre où j'avais fait brûler des parfums (pour
récréer les esprits animaux du cerveau), en me mouvant pathétiquement; je vécus et conférai (car je
pense qu'il faut apprendre non ineptement de tout le monde) avec les vieillards et les jeunes gens,
les Religieux et les laïcs (je ne parle pas puérilement ou sénilement mais scientifiquement) avec les
Princes et ceux qui sont nés dans la haute noblesse; avec les doctes et les indoctes, les simples et


(*1) La Divine étude de la Kabbale.

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118 INTERPRETATIONS ------------------------------------------------------------------------------------------------

ceux qui sont couverts d'une peau de renard, les prudents et les insipients; avec les rustiques et les
idiots, les riches et les pauvres; avec les Théo-Sophes et les Théo-Sophistes, les bons et les mauvais,
les blancs et les noirs; (pour m'en informer au moins et non pour approuver, car le mal n'est pas
dans la science mais l'usage seul damne) avec ceux qui sont exercés à la théorie et les contemplations,
puis avec ceux qui sont experts dans la pratique; avec les mécaniciens dont j'ai fréquemment visité
les officines, So wol mit den weit und tieffgelehrten (aussi bien avec ceux qui ont l'esprit épais et éloigné de
toute science) avec les matelots comme avec les montagnards (car il faut croire que chacun est expert en
son art): als hochgelehrten (qu'avec les doctissimes); avec les Juifs, les Chrétiens, les sectaires et même les
athées; je les ai écoutés tous, n'en méprisant aucun; j'ai fait bon visage avec ceux (suivant le conseil très
utile de Raymond Lulle) qui vont par le monde; car on peut trouver des biens non minimes auprès de
quelques-uns, car (je déclare la vérité) sous la pourpre, la soie et le brocart se cache souvent la folie; et
par contre j'ai trouvé plus d'une fois quelque Sapience sous le vêtement sordide. N'aie pas honte du Sapient
pauvre ou de celui qui est mal vêtu je te le conseille; secours le nécessiteux, tu ne t'en repentiras
point. J'ai consulté DIEU Théo-Sophiquement et je l'ai observé me parlant et me répondant dans la Sacro-
Sainte Ecriture, la Nature et moi-même; et par les avertissements et sous la conduite de son saint ESPRIT,
j'ai eu le don de discrétion des Esprits (S. Paul, I. Corinth., XII, 10) et le sens et la discrétion du
bien et du mal (S. Paul, Ep. aux Hébr. V, 14) afin que je retins ce qui était Bon (que je propose) et que
je rejette le mal (que j'ai expurgé). J'ai pérégriné longtemps; j'ai visité ceux que je croyais savoir
quelque chose par leur expérience ou valoir par leur jugement ferme, et non pas toujours en vain;
car par IEHOVAH, bénin envers moi, mouvant ainsi leurs coeurs, les disposant et inclinant, ils disputèrent
et conférèrent amicalement avec moi et sans voiles des choses mystiques les plus secrètes
(heureux, quelques-uns, d'avoir rencontré le fils de la Doctrine, attentif et altéré de vérité) ils
m'accordèrent sans regret de parcourir les Musées et les Bibliothèques, de contempler les Laboratoires,
d'inspecter leurs labeurs et avouèrent fraternellement qu'ils les avaient recherchés pendant nombre
d'années avec de grands frais et des travaux d'Hercule; ils me donnèrent en pur don des préparations
(parmi lesquelles, j'en atteste DIEU, par une ordination admirable, j'obtins de l'un d'eux le
LION VIRIDE catholique de DIEU, et le SANG DU LION, c'est-à-dire l'OR, non du vulgaire, mais des PHILOSOPHES;
je l'ai vu de mes yeux, je l'ai touché de mes mains, je l'ai goûté de ma langue, je l'ai olfacté de mes
narines; ô combien DIEU est admirable dans ses oeuvres!) des préparations, dis-je, desquelles j'ai fait
un fructuosissime usage envers mon prochain souffrant, dans les cas désespérés, et ils me révélèrent
sincèrement les moyens de les préparer (par l'inspiration de la miséricorde de IEHOVAH). Ainsi il
importe, suivant la doctrine de S. Paul, I, aux Thessalon. V, 21, de tout éprouver et de retenir ce qui est
bon. Ainsi il m'importe d'apprendre, d'apprendre encore, de philosopher; car la minime partie de
ceux qui sont dans les Universités des Académies, apprend et enseigne. C'est dans l'Université de
DIEU, Péripathétiquement c'est-à-dire circumambulatoirement qu'il nous faut étudier et apprendre.
C'est la méthode admirable par laquelle DIEU Admirable se donne à moi; c'est cette voie par laquelle
(comme je le sais très certainement et non par simple opinion) j'ai marché (verset XXVIII et CLVII). Qui
me l'a donnée, DIEU seul dis-je; immédiatement et médiatement; puis encore par subdélégation la
Nature, le Feu, l'Art, les Maîtres, tant vivants que muets, les biens corporels et spirituels, en veillant
et dormant (versets XXXII et CLVII. C'est pourquoi, en humilité chrétienne je chante à bon droit avec
reconnaissance avec la Bienheureuse Vierge: Il a fait pour moi de grandes choses, lui le puissant,
S. Luc 1, 49. Et je dis avec le Prophète Royal: Le SEIGNEUR est Misérateur et Miséricordieux, Longanime
et très miséricordieux. Il ne sera pas toujours irrité ni ne menacera dans l'éternité. Il n'a pas agi envers nous
selon nos péchés ni ne nous a rétribués selon notre iniquité. Parce qu'il a corroboré sa miséricorde sur ceux qui
le craignent, comme l'altitude de la Terre au Ciel. Autant l'Orient est distant de l'Occident autant il a éloigné
de nous nos iniquités. Comme fait miséricorde le père des fils, le SEIGNEUR est miséricordieux pour ceux qui
le craignent. Parce qu'il connaît notre figment, il s'est souvenu que nous ne sommes que poussière. Psaum.
CIII, vers. 8 et suiv. (vulg. CII). Croyez fermement qu'il est vrai et certain qu'en craignant DIEU
vous ne perdrez jamais son nom, qui par la pénitence chrétienne (qui est de craindre DIEU et de
s'éloigner du mal, vers. CLIX) renaît constamment du péché. Si quelqu'un, par hasard, s'offensait de
ce que j'écris et enseigne ici, il pourrait se reporter aux Laboratoires Philosophiquement instruits,
voir les travaux de l'Art et de la Nature et ensuite comprendre les formes, les essences et les propriétés
des choses avant d'écrire, en crevant d'envie, quoi que ce soit d'ineptissime contre les
arcanes de DIEU et la Lumière de vérité.
COROLLAIRE: Le Roi Geber (comme on peut le voir dans son livre de la Divinité) après avoir accompli
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DU GRADE SIXIEME 119 ------------------------------------------------------------------------------------------------

diversement et en vain de nombreux, variés et pénibles travaux en Alchimie fut enfin Divinement
instruit par la vision d'un songe (ce qu'il est très facile à DIEU d'accomplir et non impossible d'obtenir
pour le Croyant, en Orant et Laborant Théosophiquement) de la matière unique, vraie, dans la tri-unité
catholique, de la Pierre Catholique et unique des Philosophes (car il peut exister réellement autant
de Pierres que de choses, qui peuvent être considérées spécialement, mais néanmoins ne sont pas spéciales,
particulièrement et ne sont point particulières. L'Universel vient de l'universel; le particularisme
est un solécisme). L'Auteur du grand Rosaire a dépeint tout l'oeuvre jusqu'à l'achèvement bien
qu'il n'ait pas jugé à propos de s'étendre au delà du temps du LION; je sais, dit-il (enseigné par l'Influence
Divine, et conduit par la Lumière de la Nature), que l'Oeuvre parviendra nécessairement à
une telle substance. Et il est impossible de savoir ceci, sinon de le savoir par DIEU ou par le Maître qui
l'enseigne. Bernard comte de la Marche Trévisane ayant usé de la même méthode d'apprendre que
moi-même, pratiqua l'art pendant deux années avant de le conduire, par ses travaux, à la perfection
absolue. Le bon Lombard de Ferrare qui a écrit la Nouvelle Perle précieuse avant d'avoir complètement
préparé la Bénite Pierre Catholique, dit au chapitre XV de l'ouvrage cité: Nous avons vu les livres de
plusieurs Sapients, et nous les avons étudiés tant que l'a permis notre modique génie, bien que nous
ne nous soyons donnés que rarement à l'opération et au travail, etc. Voyez-le lui-même. De même
Denis Zachaire et plusieurs autres courant dans le même stade ont remporté (la Divine Clémence les
favorisant) la couronne de victoire (βραβει̑ον). Car il importe que dans cette étude la Doctrine précède
l'expérience et non le contraire; suivons les exemples de Rhasis, d'Avicenne et des autres philosophes
qui nous ont rapporté par écrit qu'ils l'avaient eux-mêmes connue avant de l'avoir expérimentée, par
une cogitation subtile, véhémente et longue. C'est par cette méthode que j'ai décrite et que DIEU m'a
donnée (pourquoi ne déclarerais-je pas la vérité sans nulle glorification), que je sais et écris; LUI
qui opère TOUT en Tous m'a donné la SAPIENCE afin que je sache quelques choses des secrets mystiques
et arcanes de la Sacro Sainte Ecriture et du Monde, l'un et l'autre; et bien que je ne sois pas
au suprême grade, je rends humblement grâce à DIEU pour celui auquel je suis parvenu (verset IV).
Car à chacun, dit S. Paul aux Romains, XII, 7, est donnée la manifestation de l'esprit pour l'utilité, etc. Car
c'est un seul et même Esprit qui opère toutes ces choses, se divisant en chacun selon qu'il le veut, et
dont le Nom soit Béni dans les siècles des siècles. Toutes choses ont leur temps, Ecclés. III, 1. Il a été
temps jusqu'ici d'apprendre par la méthode susdite; il est temps maintenant pour servir à ma mémoire,
d'écrire, peindre et annoter; il sera temps en dernier lieu (DIEU le voulant et me l'accordant) de produire
TOUTES CHOSES dans l'Oratoire et le Laboratoire, à la fin complète, et de transférer parfaitement
l'usage tri-un c'est-à-dire, Divin, Macro et Micro-Cosmique. Phy diabolo. DIEU le veuille. Amen. La disposition
de l'orbe des terres] La constitution du Monde. Comment a été fait le Monde, voyez verset CL avec
quelques-uns des suivants. Si tu considères attentivement l'ENTITE catholique tri-une, première, qui
est à la figure troisième de cet Amphithéâtre et ses reliques que DIEU a Catholiquement posées et
enfermées dans la masse particulière et a réservées au Sapient pour les usages Théo-Sophiques, tu
sauras traiter Physico-Chimiquement dans le Laboratoire; tout l'admirable artifice par lequel
L'ELOHIM CREATEUR a constitué (je ne dis pas créé) le Monde, t'apparaîtra. Ici apprends à connaître ce
qu'est la MAGNESIE Catholique du Monde Catholique, des Philosophes Physico-Chimiques. Si tu connais
l'un, tu connaîtras l'autre. Alors tu comprendras ce que j'ai annoté aux versets XXVIII, CLVII et
CLXII et dans la quatrième figure de cet Amphithéâtre, où j'ai traité de l'usage tri-un de la Pierre
Philosophique. Tu ne pourras considérer ceci à moins que tu ne sois Sapient. A cause de l'ingratitude
du Monde, je suis contraint à regret (DIEU m'en est témoin) à clore mes lèvres de mon doigt. Cependant
j'ai été fidèlement utile aux fils de la Doctrine par les figures seconde et troisième de cet Amphithéâtre,
et leur serai utile encore par ce qui suit. Car..... (1). Les vertus des Eléments] Et des fruits
qu'ils ont produits, Genès. I. Ceux-ci te seront enseignés ainsi que leur usage Physico-Médical, par
l'analyse Physico-Chimique préparatoire susdite.

CCXCV. %+ Le commencement et vers. 18. CCXCV. Le commencement, la fin, le
la consommation et le milieu des milieu du temps, %+ les vicissitudes temps, les permutations des vicissitudes des solstices, et %+ la variété des et les consommations des temps, saisons,
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(1) Voir la suite au tableau ci-contre.
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120 INTERPRETATIONS ------------------------------------------------------------------------------------------------

Le commencement et la consommation] Ceci par les Astres, comme en un Alphabet Céleste, peut être lu et su par un Maître exercé dans l'Astronomie et l'Astrologie. Les vicissitudes des solstices.] Les mutations
des versions, c'est-à-dire les conversions du Soleil qui sont deux; l'une hivernale par laquelle
il commence à s'approcher vers nous; l'autre estivale, lorsqu'il cesse de progresser plus loin, mais
commence à redescendre vers les Cercles inférieurs (qui ont été trouvés, au grand avantage de l'étude).
Les deux solstices sont appelés ἡλἰου τρὀπαἰ, versions du soleil, d'où les tropiques ont tiré leur nom. La
variété des saisons] Les commutations des temps. Consulte ici les Ephémérides de l'Air de Mizaldus
et le Prognosticon Meteorographicon perpetuum de Scultetus. Item, les observations et la pratique de
Bauwern. Rien ne manque pour chaque temps.

CCXCVI. %+ Les mutations des vers. 19. CCXCVI. %+ Le cours de l'année
coutumes et les divisions des temps, le et les dispositions des étoiles, circuit des années et la position des
étoiles;

Les mutations des coutumes, etc.] des Tempéraments des corps humains qui varient, se meuvent et s'inclinent suivant la disposition et la constitution du Ciel et des Constellations. Et même les actions
des hommes sont rendues par elles-mêmes plus faciles ou plus difficiles parce que toutes choses qui
sont sous le Soleil ont leur temps particulier destiné à certaines actions. Le cours de l'année.] Les
cercles ou circuits des années et les positions des Astres. Et cette conversion répétée du Soleil qui
forme les années, qu'on appelle vulgairement révolution des années.

CCXCVII. %+ Les natures des animaux vers. 20. CCXCVII. Les natures des animaux,
et %+ les instincts violents les instincts violents des bêtes, la force des bêtes %+ et la force des vents des vents et les cogitations des hommes, et %+ les cogitations des hommes, les différences des plantes et les facultés % des racines. et %+ les vertus des racines.

Les natures des animaux.] Voyez ce qui suit. Les instincts violents des bêtes] Les accès de férocité des bêtes sauvages. Certains renversent la disposition en prenant le genre pour l'espèce. Car θυμοειδὴς
Animus est cette partie, dans les bêtes comme dans les hommes, dans laquelle est le siège de la
colère (iracundia) ce qui s'entend: force irascible, dans les bêtes. La force des vents] Les générations,
les propriétés, les vertus et opérations des vents; la salubrité ou insalubrité de l'Air. Les cogitations
des hommes] Ceci, même à notre époque (j'en atteste la SAPIENCE elle-même) a été concédé par la
SAPIENCE vraie à quelques hommes pieux et bons (parmi lesquels la colonne de l'Empire Romain) (?)
non ignorés de moi, mais presque familiers, au moyen de ses pédissèques fidèles et aimées, c'est-à-dire
les Sciences et Arts excellents les plus secrets (vers. LXIV et CXC) et Théosophiques; je pourrais le
prouver par des témoignages vrais et certains, si je ne les réservais pour un endroit plus commode,
pour la CLEF secrétissime, peut-être, de cet Amphithéâtre. Mais diras-tu (comme au vers. CCLXIV), DIEU
seul qui est καρδιογνώστης, scrutateur des coeurs, connaît ces choses. C'est vrai. Le Sapient lui-même
te répondra sapientement au verset CCLXVIII. Les différences des arbrisseaux, etc.] La Doctrine de la
SIGNATURE des choses naturelles (qui est l'ART HERMETIQUE) est fort bien à sa place ici; car par les signes
indicatifs Divinement imprimés et axés en elles, elles parlent aux hommes, leur déclarent les facultés
et les forces et s'exposent à eux telles qu'elles sont. C'est par cette science que fut conduit Adam, le
premier parent de nous tous, et il imposa à tous les êtres animés de la Terre et à tous les volatiles
du Ciel, leurs noms essentiels et propres. Genès II, 19. C'est par son aide que Salomon (la lumière de la
Nature s'étant levée en lui) put disputer sur les végétaux, depuis le cèdre qui est sur le Liban jusqu'à
l'hysope qui sort de la muraille, et disserter des animaux domestiques et des oiseaux et des reptiles
et des poissons. III Rois, IV, 33. Celui qui refuse d'apprendre cet ALPHABET PHYSICOMEDICAL dans le livre
de la Nature restera borgne (monoculus) et claudicant en médecine. C'est lui que Philippe Théophraste
Paracelse (qui est vraiment l'Asclepiades germain comme en témoigne réellement Pierre Ramus) a tiré
des ténèbres de l'oubli et remis très fructueusement en lumière: Jean-Baptiste Porta, Napolitain l'a

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DU GRADE SIXIEME 121 ------------------------------------------------------------------------------------------------

expliqué d'une autre manière dans les Phytognomoniques; moi (après Paracelse, le premier de tous,
et les Phytognomoniques de Porta n'étant pas encore connus ni vus en Germanie) je l'ai publiquement
enseigné et défendu en l'An du Christ 1588, le vingt-quatrième jour d'Août, dans vingt-huit
thèses imprimées en poursuivant (IEHOVAH souverain aidant) le grade de Docteur en Médecine, sur le
conseil et décret de l'amplissime collège Médical dans l'Académie de Bâle; et je le défendrai de toutes
mes forces pour la gloire et l'honneur du DIEU admirable (avec l'aide de lui- même) tant que je vivrai.
Ce ne sont point bagatelles qu'enseigne le Physicien en traitant des SIGNATURES des choses naturelles;
mais ce sont bagatelles au contraire que vendent les bagatellistes. Les vertus des racines] L'analyse
Physico-Chimique peut considérablement prêter secours en ceci.

CCXCVIII. %+ Et j'ai appris toutes vers. 21. CCXCVIII. Et j'ai même connu toutes (*1)
les choses qui sont absconses et imprévues; les choses qui sont cachées et non encore % dévoilées, car la Sapience, ouvrière de de toutes choses me l'a enseigné. toutes choses me l'a enseigné.
Et j'ai appris toutes les choses qui sont absconses et imprévues] Mystiquement, arcanement, secrètement dans la Sacro-Sainte Ecriture, dans la Nature et enfin dans la vie commune. Car la SAPIENCE,
ouvrière de toutes choses me l'a enseigné] Tant médiatement qu'immédiatement par des révélations, et
en dormant et en veillant; même par des oracles. Et par qui, par quels moyens, je t'en prie, ou
comment? Tu recevras une réponse suffisante, dans tout ce Prologue, passim, et dans la figure quatrième
de cet Amphithéâtre. Enseigne-moi, je t'en conjure, Ruach Hhochmahel Esprit de la SAPIENCE; de
DIEU (versets I et CCXXIII, car je désire, je choisis, j'ai soif d'être enseigné, institué et informé par
toi seul (désormais comme jusqu'à présent). Vous qui êtes percontateurs des mystères de DIEU, investigateurs
des secrets cachés de la Nature, et même de toutes les choses qui sont absconses et imprévues,
je vous avertis fraternellement, dis-je, de ne vous jamais approcher des Esprits malins nigromantiques,
familiers et diaboliques, qui se transforment en Anges de Lumière. II Ep. aux Corinth.
XI, 14; fuyez, fuyez (je vous le conseille) ceux-là; avec l'étude de la SAPIENCE vraie viendront à vous
TOUS les Biens (verset CCXCI). Cherchez-la elle seule et unique par la Loi et la Doctrine de cet Amphithéâtre.
Laissez la Sapience noire avec son infernal maître. Apprenez à chercher Daniéliquement les
révélations des choses cachées auprès de DIEU, ce dont vous trouverez la méthode, au chap. II, 17 et
suivants de Daniel. Item, fig. quatrième de cet Amphithéâtre.

CCXCIX. Et puisque (LA SAPIENCE) vers. 27. CCXCIX. Puisqu'elle est Unique, elle
est %+ une, %+ elle peut TOUT, et peut tout, subsistant en elle-même, elle permanent en elle-même, rénove toutes rénove toutes choses, et se transférant choses; et %+ se transfère %+ parmi dans chaque âge dans les âmes saintes, les nations dans les Ames saintes et forme les Amis de DIEU et les Prophètes. constitue %+ les Amis de DIEU et %+ les Prophètes.

Une] Elle est l'unique, vraiment catholique du DIEU Un, omnipotent, c'est-à-dire universelle; c'est pourquoi elle peut TOUT en TOUS et en TOUTES CHOSES. C'est une chose merveilleuse, digne d'observation,
que pour cette raison elle peut TOUT puisqu'elle est UNE ou unique. O merveille au-dessus de
toute merveille, TRI-UNE, Universelle, verset CCCIII. Parmi les Nations, etc.] DIEU ne fait pas acception
de personnes; mais elle est reçue de lui en toute race, peuple ou nation qui le craint et accomplit la
Justice (c'est-à-dire décline du mal et fait le bien, Psaum. XXXVII, XXVII). Actes des Apôtres, X, 34 et
35. Ceci est la Religion Catholique, vers. CLXXXIV. C'est ce que l'Ecclésiaste, XII, 13, entend par tout
homme. Celui qui se placera sous sa sujétion, même si, vivant sous la loi ancienne, il n'a pas été circoncis
ou dans la loi nouvelle il n'a pas été baptisé (je parle de ceux qui ont vécu ou vivent hors de
l'assemblée visible de l'Eglise; car ce n'est pas la privation des sacrements qui damne, mais le mépris;
et le Baptême ne se donne pas seulement par l'eau, mais par la flamme, c'est-à-dire le Feu de
l'Esprit du DIEU admirable dont les voies sont imperscrutables et que nous devons admirer; car rien


(*1) La SAPIENCE DE DIEU révèle les arcanes mystiques et les secrets.

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122 INTERPRETATIONS ------------------------------------------------------------------------------------------------

de ce qui est formé à l'image et il la similitude de DIEU n'est abandonné) sera fait Ami de DIEU et,
participant de la SAPIENCE vraie; par l'efficacité de la SAPIENCE Eternelle de l'Omnipotent, de la Miséricorde
qui devait (autrefois) s'incarner, et qui s'est incarnée (dans la plénitude du temps) c'est-à-
dire de JESUS-CHRIST qui devait être et a été crucifié, du Sauveur Catholique en tous. Les exemples
peuvent en être donnés, non païennement, non impiement, bien que parmi les Païens ou impies
on en trouve d'innombrables. Ceux-ci, s'ils n'eussent pas été amis de DIEU n'eussent jamais possédé
par la grâce Divine, les trésors inépuisables de la SAPIENCE (dont l'énumération se trouve ça et là
dans ce Prologue). Se transfère] Elle est donc vraiment (comme nous l'avons allégué plus haut d'après
Capnion) le Spiraculum de DIEU et l'Illustration Divine, donnée par DIEU, envoyée et non apprise par
quelque art humain; bien que je ne désapprouve pas certaines cérémonies Théo-Sophiques, c'est-à-
dire Divino-Magiques faites en vue de l'obtenir de DIEU, desquelles il est souverainement néfaste de
parler publiquement. Les Amis de DIEU] Puisqu'un ami, ainsi que l'a dit rectement Cicéron au livre
de l'Amitié, est comme un autre soi-même, il est vrai également comme l'enseigne Capnion au livre
de Verbo Mirifico, que l'homme uni à DIEU est presque un DIEU humain ou un homme Divin. Voyez
vers. CCXCIII. Tu pourras, mon frère, étant fait ami de DIEU, rempli de l'Influence de la Lumière et
du Mouvement de l'Esprit de SAPIENCE, tu pourras, dis-je, attirer à toi ipsissime (que l'envie soit loin
de ce discours) et avoir pour dévoués ou Hermès Trismégiste, ou Bezeleël, Achaliab, Pythagoras,
Socrates, Platon, Démocrites, Hippocrates, Geber, Calid, Haly, Morien, Parménides, Homère, Virgile,
Ovide, Raymond Lulle, Arnauld de Villeneuve, Isaac, Ulmannus, Bernard le Trévisan, Paracelse,
Zachaire, etc., de sorte que tu n'auras plus à rechercher l'aide ou le conseil de leurs livres et de leurs
manuscrits dont auparavant, à cause de ton ignorance tu étais admirateur. Car tu bois au même Océan
de SAPIENCE que tous ces Sapients; c'est pourquoi de même que jusqu'ici tu en as suivi d'autres, de
même plus tard tu seras toi-même suivi. Tu seras enseigné par le Pimandre, c'est-à-dire l'Esprit de la
Divine puissance (Théo-Didactiquement), de sorte que tu pourras dire avec David, au chap. XXIII du
IIe Livre des Rois (Samuel), vers. II: L'Esprit du Seigneur a parlé par moi et son discours est sur ma langue.
Les Philosophes ne sont pas des auteurs, mais seulement des interprètes de la Nature et de son Grand
Livre; l'un en est plus pénétré que l'autre; mais chacun suivant ce qui lui a été donné. Car si tous les
livres et manuscrits de ces philosophes étaient complètement détruits, néanmoins, les Sciences et les
Arts pourraient être restitués par cette méthode Théo-Sophique. Car celui qui le premier a enseigné,
étant devenus amis, Lui et toi, il t'enseignera amicalement parce qu'il le veut, car il l'a promis; il
t'a toujours donné sans jamais t'abandonner; donc il peut toujours donner. Et si comme l'enseigne
par écrit un certain homme docte et pieux, Michael Neander, un jeune homme de seize ans peut
humainement, par sa méthode devenir parfait Philosophe Académique; combien il est préférable de se
soumettre à celui de qui vient tout bien et qui est dispensateur des dons, afin que tu deviennes (comme
l'enseignent de nombreux exemples) par sa méthode Christiano-Kabbalistique et Divino-Magique un
Théosophe parfait et absolu. Voy. versets X, CLXXXVII, CCCXLII. O SAPIENCE DE IEHOVAH, Hhochmahél, dont
les délices sont d'être avec les fils des hommes, CLVII. Lave-moi (vers. CCXXII) et je serai purifié; sois
à moi; réjouis-toi en moi et joins-toi à mon âme afin que je sois ami de DIEU, que je me réjouisse
en toi, et que je transmigre tout en DIEU. Constitué les Prophètes] Ceux qui reçoivent les révélations
Divines, et leurs interprètes qui prédisent les choses futures, sont réellement appelés Prophètes ou
Vaticinateurs. Donc les Prophètes sont induits à prophétiser par les apparitions et les institutions
des Anges, par les énigmes, les figures; par un verbe clair et exprès, par le souffle interne de l'Esprit
de DIEU, tant en veillant qu'en dormant, immédiatement et médiatement, et en recevant les oracles
de DIEU. Voyez Nombres, chap. XII et figure quatrième de cet Amphithéâtre. Tu diras: Comment
discernerai-je l'esprit? Ecoute; La discrétion des Esprits est un Don de DIEU, S. Paul, I. Corinth., X, 10,
Les signes de l'ESPRIT bon sont la VERITE de laquelle DIEU scelle tout ce qui est à lui (car c'est la VERITE,
sceau de DIEU, que tu ACHETERAS, fig. première de cet Amphithéâtre) et la PIETE, puisque l'étude de la
vraie piété conduit tous les hommes à l'observance du DIEU un; les signes de l'Esprit du Mal sont le
MENSONGE et la SEDUCTION qui éloigne du DIEU VRAI, et bien que, parfois cet esprit conseille, dise et
fasse le vrai, jamais ses signes ne combattent (quant à l'utilité et à la fin) avec la Loi divinement
rapportée dans la Sacro-Sainte Ecriture, la Nature et notre Conscience. Sur ceci voyez et lisez
chap. XIII du Deuteronome. Tout ce que tu fais, accomplis-le Théo-Sophiquement, et considère DIEU,
la Charité du prochain et la conscience propre; c'est là agir prudemment et envisager la fin. Tu
objecteras: Ce méchant fourbe qui se transforme en Ange de Lumière et séduit les imprévoyants et
les simples, s'immiscera toujours parmi les bons. Je réponds: nous savons par le verbe de DIEU qu'il

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DU GRADE SIXIEME 123 ------------------------------------------------------------------------------------------------

est du devoir des Bons Anges de DIEU, de défendre de leurs ennemis les pieux et ceux qui craignent
DIEU, et de les garder de tout mal. Psaum. XXXIV, vers. 8: Il enverra l'Ange du Seigneur dans le circuit
de ceux qui le craignent et il les délivrera. Psaum. XXXV, vers. 4, 5 et 6: Que soient confondus et couverts de
honte ceux qui cherchent mon âme. Qu'ils soient renversés et confondus ceux qui pensent de mauvaises choses
contre moi. Qu'ils deviennent comme la poussière à la face du vent, l'Ange du Seigneur les pressant. Que leur
voie soit glissante et de ténèbres, et l'Ange du Seigneur les poursuivant. Et Psaum. XCI, vers. 10 et suivants.
Le mal n'aura pas accès près de toi et le fléau n'approchera pas de ton Tabernacle. Parce que il t'a recommandé
à ses Anges afin qu'ils te gardent dans toutes tes voies. Ils te porteront dans tes mains de peur que tu ne heurtes
ton pied contre la pierre. Je marche donc me confiant en eux et en priant DIEU et en observant DIEU me
répondant.

CCC. %+ Car DIEU n'aime personne, vers. 28. CCC. DIEU n'aime personne, si ce (*1)
si ce n'est celui qui habite avec la SAPIENCE n'est celui qui habite avec la Sapience. .

DIEU n'aime personne si ce n'est, etc.] Cette parole du Sapient a frappé (j'en atteste DIEU) mon âme lorsque je la lus. DIEU bon, qu'est ceci? DIEU n'aime personne sinon celui qui habite avec la SAPIENCE;
qui marche dans ses voies; qui aime DIEU de tout son coeur et son Prochain comme soi-même; qui
par dessus et avant toutes choses cherche le règne de DIEU; qui craint DIEU et opère la justice; c'est-
à-dire le THEOSOPHE qui seul est la demeure de la SAPIENCE vraie, obéissant à sa mirifique souveraine
s'étant donné tout entier (de Corps, d'Esprit et d'Ame) à elle seule et la servant; ou au moins la
recherchant, vers, I. Elle recherche tout homme. Nul ne peut servir deux maîtres: la SAPIENCE
Eternelle et le monde immonde. On a coutume de dire, dans cette étude si pieuse et si sainte, si
honnêtement fructueuse, pour le prochain et pour nous-mêmes: Lorsque le monde est ami (Freund),
DIEU est ennemi (Feind), et vice versa. S. Jacques. IV, 4.

CCCI. %+ Lorsque les voies de Prov. XVI, CCCI. Lorsque les voies de l'homme
l'homme (homo), seront agréées du SEIGNEUR, vers. 7. (vir) seront agréées de IEHOVAH, il rendra
il convertira aussi à la paix ses aussi pacifiques ses ennemis. ennemis.

Lorsque les voies de l'homme seront agréées, etc.] Afin que tu plaises au SEIGNEUR, marche dans les voies de la SAPIENCE (verset VII). Car nul n'aime DIEU sinon celui qui habite avec la SAPIENCE, vers. CCC.
Et alors le SEIGNEUR contraindra tes ennemis à former la paix avec toi; ou il les dispersera par
l'Esprit de sa puissance, comme il est dit, Sapience, XI, 21. C'est pourquoi Achor, chef des enfants
d'Ammon, Judith, V, 17 et 19, disait: Nul n'a insulté à ce peuple sinon lorsqu'il s'est éloigné du SEIGNEUR
son DIEU. Et toutes les fois qu'ils ont fait pénitence pour s'être éloigné du culte de leur DIEU, DIEU
leur a donné la force de résister.

CCCII. (Car) %+ elle est Doctrice Sap. VIII, CCCII. Car elle est habile et initiée
de la DISCIPLINE de DIEU, et électrice de vers. 4. dans la science de DIEU et électrice de
ses ouvrages. ses ouvrages.
Elle est Doctrice, etc.] Doctrice, électrice et inventrice de la science des oeuvres de DIEU, et comme une Prêtresse ou Maîtresse artificiosissime tant des mystères de la Sacro-Sainte Ecriture et des secrets
de la Nature qu'il faut rechercher et retrouver, que de la DISCIPLINE c'est-à-dire de la CRAINTE DE DIEU,
versets XIV, V, et CCVIII.

CCCIII. Et %+ si l'on souhaite les vers. 5. CCCIII. Que si la possession des richesses
richesses dans la vie, quoi de plus est désirable en cette vie quoi de (*2) riche que la SAPIENCE et qui a fait plus riche que la SAPIENCE, parmi toutes TOUTES CHOSES. choses sont faites?

(*1) Afin que DIEU nous aime, cherchons la SAPIENCE.
(*2) LA SAPIENCE donne TOUTES CHOSES.

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124 INTERPRETATIONS ------------------------------------------------------------------------------------------------

Si l'on souhaite les richesses, etc.] Non toutefois pour que tu t'enorgueillisses ou que tu fasses mondainement quelque immonde chose; mais afin que tu vives honnêtement et que tu sois l'Eleemosynaire
ou dispensateur des aumônes de DIEU, et dans ce grand hôpital, subvenant à ton Prochain nécessiteux.
Si tu choisis à cette fin les richesses, cherche la SAPIENCE vraie; elle te donnera par les sapients
labeurs de tes mains, dans le LABORATOIRE de la SAPIENCE, d'où, à ton tour, tu pourras aussi donner,
comme DIEU. Voyez versets CCXCI, CCCXVII et CCCXIX. Les richesses obtenues par les travaux de la SAPIENCE,
sont un Don de Dieu, verset CCCXXVI. Qui a fait TOUTES CHOSES.] Parce qu'il est TOUT en Tous et en Toutes
choses, vers. CCXCIX. Le sens de ces quelques paroles est très étendu, et même infini. Exerce Théo-
Sophiquement les travaux de l'Esprit suivant la Doctrine de cet Amphithéâtre; tu obtiendras des
merveilles. Voy. verset CXXXVII. Par la cognition, possession et fruition de ceux-ci, les vrais Philosophes
mépriseront le monde immonde. Rappelons cette phrase du Romain Morien: Tous ceux qui ont
TOUT avec eux, n'ont pas besoin de l'aide d'autrui. Et Théophraste Paracelse: Celui qui peut être à lui-
même n'est pas à autrui. C'est la liberté dorée.

CCCIV. %+ Si le sens oeuvre, qui vers. 6. CCCIV. Si la Prudence agit et produit
plus qu'Elle est %+ l'artisan des une oeuvre, qui est plus artificieuse qu'elle choses qui sont? dans la constitution des choses?
Si le sens oeuvre, etc.] Si l'on peut accomplir et effectuer quelque chose par le sens, la raison, la prudence, l'intellect et l'art, qui donc est, ou pourra être trouvé plus artificieux qu'ELLE (qui donne,
sait, comprend et opère TOUT dans les choses de la Nature? L'Artisan] Car elle est (comme le prouve
l'expérience) l'effectrice de toutes choses qui sont ou accomplissent les Biens, ou dans la Nature, ou dans
la vie. Tu lui confieras donc la direction de Toi-même, et aussi dans ton Oratoire et ton Laboratoire;
de sorte que l'Esprit familier te gouverne, t'enseigne, te conduise, te garde et te donne avec largesse,
de bien connaître, vouloir, être et pouvoir en TOUTES CHOSES.

CCCV. Et %+ si quelqu'un aime la vers. 7. CCCV. Et si quelqu'un aime vraiment
JUSTICE, les grandes vertus sont ses ouvrages; la JUSTICE, les vertus sont ses ouvrages; % car elle enseigne la Tempérance et la et la PRUDENCE, %+ et la JUSTICE Prudence, la Justice et la Fortitude, auprès et la VERTU, %+ auprès desquelles desquelles rien n'est plus utile aux rien n'est plus utile aux hommes hommes dans la vie. dans la vie.

Si quelqu'un aime la Justice, etc.] Si quelqu'un aime ce qui est juste et équitable (vers. LXXI), il possédera par le moyen de la SAPIENCE, ce qui est enseigné aux versets XXXIX et suivants. Car ELLE
réside aussi dans les hommes qui sont conformes et bien disposés par les vertus et les moeurs en les
aidant à étudier pour vivre conformément au Décalogue. La sobriété] Qui est la porte de toutes les
vertus. L'âme sèche est prudentissime; l'Esprit obèse tend en bas, non en haut. L'ivresse (crapula)
[par laquelle le Diable embourbe (concacat) les cerveaux des buveurs (bibulorum)] est plus infecte que
toutes les latrines, vers. LXXIX. Ecoute S. Paul, aux Ephés., V, 18: Prenez garde, dit-il, de ne pas
vous enivrer de vin dans lequel est la luxure; mais remplissez-vous du Saint-Esprit en parlant vous-mêmes
au SEIGNEUR du fond de vos coeurs par des psaumes, des hymnes, des cantiques spirituels; et en rendant
grâces en tout temps et pour toutes choses à DIEU et au Père au nom de notre SEIGNEUR JESUS-CHRIST. Le
jeûne chrétiennement institué, avec l'abstinence de l'excès de nourriture et de boisson et des voluptés
illicites, avec le deuil et l'humilité de l'âme, la confession des péchés et la précation s'efforçant simplement
d'obtenir la Divine Clémence, sont comme les balais par lesquels nous nous nettoyons et
purgeons pour la venue de l'hôte Sacro-Saint, dans son temple Catholique (figure seconde de cet
Amphithéâtre, et verset CCXVIII) tri-un, Micro-Cosmique, rénové. Car le JEUNE dompte la chair,
engendre l'humilité, met en fuite la témérité, allume la lumière de chasteté, aiguise l'Intellect, élève
l'Esprit, administre les conseils salubres, éloigne les maladies et obtient (par la grâce) la grâce
Divine. La Justice] Celle qui renferme en elle toutes vertus. Auprès desquelles rien n'est plus utile, etc.]
Car en vivant ainsi nous sommes constitués amis de DIEU; autrement point du tout; parce que la

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DU GRADE SIXIEME 125 ------------------------------------------------------------------------------------------------

SAPIENCE n'entrera point dans l'âme malévole, vers. CCXVIII. Car DIEU n'aime personne sinon celui qui
habite avec la SAPIENCE, vers. CCC.

CCCVI. Et si quelqu'un désire vers. 8. CCCVI. En outre, si quelqu'un désire
% l'usage de beaucoup de choses, elle connaît sait le passé et estime l'avenir; %+ elle ce qui est ancien et conjecture des sait les ruses des discours et %+ les choses à venir; elle comprend les ruses dissolutions des arguments; elle sait des discours et les explications des énigmes; % elle pronostique les signes et les qu'ils paraissent, et %+ ce qui doit prodiges, et les choses essentielles des arriver dans les temps et les siècles. saisons et des temps,
La multitude de la Science, etc.] Car si quelqu'un désire les Sciences cachées, les Arts secrets et l'Expérience des choses nombreuses, ELLE sait les choses passées, présentes et futures; mais non seulement,
Elle-même veut savoir ces choses, mais encore elle peut vertueusement, veut librement et se
réjouit amicalement de les révéler Théosophiquement au moyen de ses servantes les plus fidèles et
de ses vierges presque cabiculaires (vers. LXXIV et CCLXX) c'est-à-dire les Sciences et les Arts excellents
les plus secrets, suivant les Lois et la Doctrine de cet Amphithéâtre, à son véritable studieux, c'est-
à-dire son fidèle aimé, de les communiquer, les donner et d'inspirer ses travaux par un heureux succès.
Elle sait les ruses des discours] Les Subtilités de l'oraison et les solutions des énigmes, qui sont
les sentences obscures et implicites telles que les proposa à Salomon, la Reine des pays du Midi ou
de Saba, III. Rois, X, 1 et II. Paralip., IX, 1. Item des Paraboles, Allégories, Métaphores et autres
figures, vers. V. Les dissolutions des arguments] Parce qu'elle est la VERITE, qui s'accorde avec l'Expérience,
qui réfute tout syllogisme sophistique. Les signes et les monstres, etc.] Non seulement Elle les
sait; mais (comme je l'ai déjà dit) elle les dévoile aux hommes. Comment? Par l'annonciation de ses
vierges cubiculaires et qui sont (je déclare la vérité) quelquefois à moi familières; Chrétiennement au
chrétien. Ce qui doit arriver dans les temps et les siècles] C'est pour cela qu'elle peut constituer et constitue
les Prophètes (vers. CCCV).

CCCVII. %+ Je me suis donc proposé vers. 9. CCCVII. J'ai donc décrété de me l'adjoindre
% comme compagne habituelle de pour vivre avec moi, sachant ma vie, sachant certainement qu'elle qu'elle %+ me communiquera des sera pour moi la pourvoyeuse des biens biens et sera l'allocution mes ennuis. et la consolatrice des peines et des tourments.
Je me suis proposé, etc.] Je me suis proposé ce Divin et souverain bien. Tu me l'as proposé aussi à moi-même, ô Hhochmahel; je te prie afin que tu le tiennes ferme et fixe en moi. Amen. De m'adjoindre
pour vivre, etc.] Comme soeur et amie, vers. CVI. Je dois me l'assumer Epouse, vers CXLVI, me
l'associer afin que vienne en moi son Esprit familier, vers. CCXXIII. Dans le jardin de mon âme. Sachant]
Sachant certainement, et non opinant. Que le studieux de la SAPIENCE ne tombe pas dans la
Défiance de la SAPIENCE qui le doit assister; car il sera frustré sans obtenir le bien promis, vers. I et
CCXVI. Me communiquera des biens, etc.] Sachant que la SAPIENCE est l'assistrice du trône de DIEU (vers.
CCLV), qu'elle a été déjà faite mon Amie, qu'elle me sera donnée (par DIEU ami) dans les méditations et
les soliloques (versets XXVIII, CLVIII, CLXII, CLXX, CCCXXXVI, etc.) qui doivent être sapientement et fructueusement
institués par les travaux de la SAPIENCE; qu'elle est la conseillère sapientissime et fidèle consolatrice
en même temps, de mes soins et de mes inquiétudes. Car elle est le repos dans le travail, la
fraîcheur dans la sécheresse, la consolation dans les pleurs, comme chante avec raison l'Eglise. Sachant
que dans les doutes, elle se donnera en conseil, et dans les soins et les inquiétudes, en grande
consolation. Les seuls fidèles et experts comprendront ceci, dans lesquels les sens et affections ainsi
que la raison purement humaine étant endormis, la LUMIERE de l'AME Divinement allumée tombe sur
l'Intellect en mouvant la libre volonté de croire, ce qui est la VOIE NOBILISSIME DE LA CONNAISSANCE. Ce que
dans l'Oraison pour Archias, M. Tullius Cicéron écrit avec perfection sur les lettres, peut et doit avec

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126 INTERPRETATIONS ------------------------------------------------------------------------------------------------

beaucoup plus de raison être transféré à l'étude de la SAPIENCE vraie: Ces études, dit-il, nourrissent l'adolescence,
divertissent la vieillesse, ornent les choses favorables, prêtent consolation et refuge dans les choses adverses,
elles nous délectent chez nous, ne nous empêchent point au dehors; elles nous protègent en voyage, à la
campagne. Et si nous ne pouvons atteindre à elles ou si nos sens ne peuvent les goûter, néanmoins nous devons
les admirer, de même que nous le voyons dans les autres. C'est cela même. Très heureux donc, celui qui
habite avec la SAPIENCE et ELLE avec lui.

CCCVIII. %+ J'aurai à cause d'ELLE vers. 10. CCCVIII. J'acquerrai à cause d'elle,
de la lumière dans les assemblées, et, et la gloire dans le vulgaire et, jeune, jeune, de l honneur chez les vieillards. de l'honneur chez les vieillards.
J'aurai à cause d'elle de la lumière, etc] La raison en est que l'ignorance est mère de l'admiration; l'admiration engendre la lumière, la gloire, l'honneur. Car ceux que tu enseignes sont des ignorants.
Ensuite: puisque cette SAPIENCE est glorieuse, vers. CXLII, elle rend glorieux également les fils de la
Doctrine et de la Discipline et ses fidèles héritiers aimés (dont les commencements sont dans la vie
mortelle, et le complément dans la vie future) qu'ils soient jeunes ou vieux par l'âge, versets XXI et
XXV, tant parmi la plèbe que parmi les sénateurs du peuple à cause des Biens et des Dons de la
SAPIENCE, bénignement concédés à eux. Car ceux-ci sont en DIEU IPSEIQUE, QUI ETAIT, EST, SERA TOUT en
tous, notre vraie GLOIRE et victoire.

(*1) CCCIX. Et %+ on trouvera mon vers. 11. CCCIX. On trouvera mon acuité dans acuité dans le jugement et je serai admirable le jugement et je serai admirable devant % les puissants. et les faces des princes m'admireront.

On trouvera mon acuité, etc.] Qui jugera plus justement et avec plus d'acuité que celui qui a la SAPIENCE DE IEHOVAH dans ses conseils? Devant les puissants] Heureux, et trois et quatre fois heureux
les Puissants, s'ils admirent, écoutent, aiment les Sapients et leur obéissent. Alors ils seront ce qu'ils
doivent être. Car les Rois deviennent Sapients par la fréquentation des Sapients, vers. LXXIV.

CCCX. %+ Ils s'arrêteront, moi vers. 12. CCCX. Ils m'attendront, moi me taisant,
me taisant et me regarderont parlant; m'écouteront attentivement parlant, et lorsque je serai abondant en paroles et lorsque je m'étendrai longuement, % ils poseront leur mains sur leur leur bouche. bouche.
Ils s'arrêteront, moi me taisant, etc.] Attendant avec une grande expectation que je parle, certains de quelque chose de singulier. Garde-toi de penser, de ce que je proférerai quelque chose de singulier,
que rien ne puisse être dit, qui n'ait été dit déjà. O malheureux! ceci est un insigne argument de ta
défiance et de ta paresse. Comme si l'Esprit de SAPIENCE pouvait être épuisé de telle sorte qu'il ne
puisse ou ne veuille pas également aujourd'hui en toi comme dans les autres anciens trouver des
choses nouvelles et inouïes auparavant? Jusques à quand voudras-tu donc être esclave d'un autre
génie? Ils mettront leur main sur leur bouche] Cette apposition et admotion de la main sur la bouche
signifie l'attachement et l'affection souveraine, que les Grecs appellent φιληκρἰα, car ceux qui se
taisent ainsi sont dans le plus grand silence et la plus grande attention.

CCCXI. %+ J'aurai en outre par vers. 13. CCCXI. A cause d'elle j'obtiendrai
ELLE l'immortalité, et je resterai en l'immortalité et je laisserai ma mémoire mémoire éternelle pour ceux qui sont sempiternelle à la postérité. à venir après moi.


(*1) Fruits de la SAPIENCE.

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DU GRADE SIXIEME 127 ------------------------------------------------------------------------------------------------

J'aurai eu à cause d'elle l'immortalité] Car la SAPIENCE donne la gloire éternelle. Et si ce que dit le Païen est vrai: La muse des hommes dignes de louanges les empêche de mourir, combien cela est plus vrai
de notre Sapient? Car la mémoire du juste est accompagnée de louanges: le nom des impies pourrira.
Proverb. X, 7. La mémoire du Sapient est toujours en bénédiction. Car les livres sont des vases de mémoire
et la renommée perpétuelle des Sapients. Ainsi moi, Henri Khunrath, de Leipzig, Docteur en Médecine,
amateur de Théo Sophie, par cet Amphithéâtre (Los à DIEU) je laisserai à la postérité une bonne
et honnête mémoire parmi les bons; même dans le mépris du diable et de ses desquamations. Et bien
que je ne sois pas accompagné du fard du discours, sachez que j'ai recherché plutôt la vérité de la cause
que l'ornement de la locution. Je rends ainsi grâces à mon DIEU de ce que j'ai voulu montrer (grâce à
DIEU) ce signe de vertu, Sapience, V, 14.

CCCXII. %+ Je disposerai les peuples, vers. 14. CCCXII. Je gouvernerai les peuples,
% et les nations me seront soumises. soumises.

Je disposerai les peuples, etc.] Tant doctrinalement que politiquement. Et les nations me seront soumises] Parce que je suis Roi.

CCCXIII. Les Rois à redouter vers. 15. CCCXIII. Lorsque les Tyrans formidables
% m'entendront ils me redouteront; on verra que je suis bon %+ dans la on verra que je suis bon dans la multitude multitude, et fort dans la guerre. et courageux dans la guerre.
Me craindront, etc.] Je serai formidable à mes adversaires et ennemis, et la SAPIENCE (qui est avec moi répandra la terreur parmi eux, elle qui m'a été concédée à titre d'épouse par le SEIGNEUR. Dans la
multitude, etc.] En temps de paix j'apparaîtrai bon au vulgaire, à cause de la JUSTICE par laquelle les
hommes sont appelés bons, et fort en temps de guerre, à cause de la SAPIENCE qui est meilleure que les
forces du corps, vers. LXIII.

CCCXIV. %+ Ayant pensé à ces vers. 17. CCCXIV. Ayant donc considéré ces (*1)
choses en moi, et commémorant dans choses en moi par le plus grand soin de mon coeur, %+ parce que l'immortalité l'âme, considérant que l'immortalité est est dans la cogitation de la dans la cognation de la Sapience, SAPIENCE,

Ayant pensé à ces choses en moi, etc.] Non légèrement, non superficiellement, mais studieusement et soigneusement dans mon coeur, en pesant toutes ces choses, c'est-à-dire les trésors, les labeurs, les
fruits et utilités de la SAPIENCE, dans la balance de l'âme. Notre Sapient a conjoint l'étude et la méditation
avec les travaux entrepris dans la SAPIENCE; ce en quoi il doit être studieusement imité de nous,
en Orant et Laborant en même temps. Parce que l'immortalité est, etc.] Il a placé ici un abrégé des
utilités de la SAPIENCE, desquelles il a été parlé prolixement dans les lignes précédentes.

CCCXV. %+ Et une bonne délectation vers. 18. CCCXV. Et une bonne délectation
dans son amitié, et des honneurs dans son amitié et des richesses inépuisables sans défection dans les oeuvres dans les oeuvres de ses mains, et de ses mains, et la SAPIENCE dans la Prudence dans son entretien et sa l'évolution de son langage et la grande collocution, et la gloire dans la communication réputation dans la communication de de ses discours. ses Discours.

Et une bonne délectation dans son amitié] Trois choses sont commandées ici au fils de la Sapience:

(*1) Fruits et utilités de la SAPIENCE vraie.

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128 INTERPRETATIONS ------------------------------------------------------------------------------------------------

1?L'Amitié de la Sapience Eternelle; 2?ensuite ses travaux; 3?enfin son entretien. Nul ne peut vraiment
être fait participant à ses travaux et son colloque avant d'avoir contracté auparavant avec elle-
même une ferme et inviolable amitié, ce qui ne peut se faire que par l'abandon et la répudiation de la
Sapience mondaine immonde. Et enfin tu pourras puiser dans l'Amitié de la Sapience Eternelle, cette
délectation qui n'entraîne avec elle nul regret (άμεταμέλητα); dans ses travaux, les honnêtes richesses;
dans son colloque, la prudence et la gloire.

(*1) CCCXVI. %+ Bienheureux l'homme Prov. III, CCCXVI. Bienheureux l'homme qui qui trouve la SAPIENCE, et en qui la vers. 13. trouve la Sapience, et l'homme qui produit
PRUDENCE se trouve abondamment. en lumière l'Intelligence. (Il faut lire: et qui répand la Prudence).

Bienheureux l'homme, etc.] Qui, je te le demande, est plus heureux que celui qui trouve la SAPIENCE? Puisque, dans tout l'Univers, rien n'est plus parfait, plus excellent et plus utile que la SAPIENCE.
La raison en est qu'elle est donnée par DIEU. Elle-même fait les amis de DIEU, constitue les
Prophètes, donne la longueur des jours, les honneurs, les richesses, TOUTES CHOSES. Voy. versets CCCXIV
et CCCXV. Qui donc parmi les mortels ne la chercherait pas et ne l'aimerait pas toute sa vie? Que la
lèpre le dévore et qu'il soit chassé hors des limites du monde.

(*2) CCCXVII. Meilleure est son acquisition vers. 14. CCCXVII. Parce que meilleure est sa et son fruit %+ que la négociation négociation que la négociation de l'argent; de l'or et de l'argent %+ le plus son produit est meilleur que l'or. excellent et le plus pur.

Que la négociation de l'or, etc.] Que la négociation mondaine, qui est financière, usuraire, dissolvante, déceptoire, etc., qui contient tous les maux; instituée par un exercice infatigable, en vue des seules richesses
pécuniaires, or et argent. La SAPIENCE s'acquiert seulement par la pratique mentale Théo-Sophique,
d'inspiration Divine, dans l'un et l'autre Oratoire; des fruits de SAPIENCE non infimes sont produits
par la négociation Sapiente des travaux manuels. Hermès, ch. I, dit: Dans un temps aussi long je n'ai
pas manqué d'expérimenter que je n'ai pas engendré cette science et cet art par un travail de l'Ame; mais je l'ai
reçue par l'inspiration vive de DIEU seul, qui a jugé digne de me les découvrir à moi son serviteur. Et un peu
après: Rendez grâces à DIEU qui vous a enseigné cette science (médiatement et immédiatement), car il aime
ceux qui sont reconnaissants. Le plus excellent et le plus pur] Car le SOUVERAIN BIEN (DON DE DIEU) pour
l'Homme réduit à la simplicité de la Monade, ou s'étudiant Théosophiquement à s'y réduire, confère
certainement l'Agnition, la Cognition, la Cognation, l'Union et la Fruition de IEHOVAH, de la CREATURE
et de la NATURE, et de l'HOMME LUI-MEME, c'est-à-dire Catholiquement TOUTES CHOSES; et en lui, ter-tri-un
consiste la BEATITUDE plus que parfaite, vraie souveraine Catholique, fructueusement durable, ici et
dans l'éternité. Car tous les mystères de DIEU (ceux qu'il veut nous faire savoir) et les secrets de la
Nature, toute raison des coutumes et des justes Lois, toute connaissance des choses passées, présentes
et futures, jaillissent, émanent, et sont dérivés en nous de la source inépuisable de la SAPIENCE
éternelle seule vraie; ils sont admirablement révélés et transmis à nous par ses discours des Livres
de la Sacro-Sainte Ecriture et par les merveilles du Macro- et Micro-Cosme, et sont entendus, vus,
observés par les Fils de la Doctrine et de la Discipline. Il n'est pas facile à tout homme d'aller à Corinthe,
ni au Sanctuaire de la SAPIENCE! Il faut Orer Théo-Sophiquement, Laborer Sapientement; il
faut courir avec grand effort dans le stade de l'Oratoire et du Laboratoire, Christiano-Kabbalistiquement,
Divino Magiquement et Physico-Chimiquement, selon les Lois et la Doctrine de cet Amphithéâtre.
Le βραβει̑ον ou prix de la victoire sera décerné au victorieux, non à celui qui dort du sommeil
des vices ni au paresseux.

CCCXVIII. Elle est plus précieuse vers. 15. CCCXVIII. Elle est plus précieuse
que toutes choses; et %+ toutes que la perle et toutes les choses désirables choses qui sont désirées ne valent pas par toi ne l'égalent pas. à lui être comparées.


(*1) Eloge de la SAPIENCE.
(*2) Dons et fruits de la SAPIENCE.

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DU GRADE SIXIEME 129 ------------------------------------------------------------------------------------------------

Toutes choses] Mondaines dont la gloire est vaine; car la Sapience est connue et recherchée pour elle-même; parce qu'en elle sont les choses internes, l'Or et l'Argent, et non externes, et en même
temps l'inquisition de la vérité. Car c'est par les Labeurs de la Sapience, c'est-à-dire Christiano-
Kabbalistiques, Divino-Magiques et Physico-Chimiques que s'acquiert la Pierre des Philosophes qui
donne le Soleil et la Lune, en et par soi, auxquels sont ajoutés tous les autres arts, non pour eux-
mêmes, mais pour les choses étrangères, l'Or et l'Argent. C'est pourquoi la SAPIENCE par elle-même,
de sa fontaine perpétuelle de Bénignité, donne avec très grande largesse (suivant le mode qui a été
dit) les richesses innombrables, le trésor infini, les Biens et les Dons susdits de l'Ame, du Corps et de
la Fortune. Voyez versets XLV, CCXXIV et CCCXXVII.

CCCXIX. %+ La longueur des vers. 16. CCCXIX. La longueur des jours est
jours est dans sa droite et les richesses dans sa droite, et les richesses et la et la gloire à sa gauche. gloire à sa gauche.
La longueur des jours] Car au moyen de la PHYSICO-CHIMIE (qui est dans le siècle la fidèle pédissèque de la SAPIENCE vraie et comme la vierge cubiculaire près des secrets de la Nature), cette SOUVERAINE
donne largement et bénignement au fils industrieux de la Discipline les Essences précieuses et subtiles,
salutairement efficacissimes des Végétaux, des Animaux et de leurs parties, des Minéraux, des
Pierres, des Gemmes, des Pierres et des Métaux, et la PIERRE DES PHILOSOPHES, très véritable Médecine
catholique de notre restauration et de notre conservation; de l'usage médical desquels provient légitimement
la longueur des jours. Les RICHESSES, également par la force mirifique de la Bénite Pierre
catholique susdite, par laquelle les métaux inférieurs sont réellement convertis en métaux supérieurs,
c'est-à-dire en Argent et en Or et fructuosissimement transmués, en essence et en forme. La GLOIRE,
enfin, par l'usage Christiano-Kabbalistiquement Divin de la Pierre plus que parfaite. Voyez la figure
quatrième de cet Amphithéâtre. Il faut observer: De ce que la droite est plus digne que la gauche,
il faut de beaucoup préférer le sain et long état de la vie aux richesses pécuniaires. Voy. vers CCCXXVI.

CCCXX. %+ Ses voies sont belles vers. 17. CCCXX. Ses voies, voies délectables
et tous ses sentiers pacifiques. et tous ses sentiers, la paix.
Ses voies sont belles] Toute belle est la SAPIENCE ma soeur, à cause de la vérité dans la Doctrine et les Labeurs; et de l'utilité qui provient de ses fruits. Elle est pacifique ou plutôt la paix elle-même, parce
qu'elle apaise fructueusement l'inquiétude de l'âme envoyée par DIEU lui-même à l'homme, même
touchant les choses Physico-Artificielles (sur quoi on peut voir la troisième partie de cet Amphithéâtre,
num. I, Preuve 5), remplit suffisamment le désir ardent et rend l'homme tout entier tranquille
et quiet, et pacifique de la vraie paix (vers. XXII) internement et externement.

CCCXXI. %+ Elle est l'arbre de VIE vers. 18. CCCXXI. Elle est l'arbre de vie pour
pour ceux qui L'auront approchée; et ceux qui l'approchent, et bienheureux bienheureux celui qui La tiendra. ceux qui la tiennent.
Elle est l'arbre de vie] Selon le Corps, l'Esprit et l'Ame; dans cette vie et dans la vie future. On peut même entendre par cet Arbre de vie, la cognition de DIEU, de soi-même, de la Nature, car ces trois
cognitions sont les fruits de la SAPIENCE. Donc de cet effet et conséquence (comme d'une signature indicatrice)
il faut juger aussi et conclure que les Théo-Sophes exerçant sapientement les Travaux de la
SAPIENCE (c'est-à-dire Christiano-Kabbalistiques, Physico-Magiques et Physico-Chimiques) sont
ainsi immatriculés (car ceux-ci saisissent et tiennent la SAPIENCE avec ses fruits) dans le catalogue
des justes. Car le fruit du juste est un arbre de vie, Prov. XI, 30. Passivement et activement. C'est
une grande consolation pour celui qui donne Théo-Sophiquement son temps à la Kabbale, à la Magie,
à l'Alchimie. C'est la certification de la vocation divine.

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130 INTERPRETATIONS ------------------------------------------------------------------------------------------------

CCCXXII. (Car) %+ la SAPIENCE a Sap. X, CCCXXII. Parce que la Sapience a
ouvert la bouche des muets et a rendu vers. 21. ouvert la bouche des muets et qu'elle a
disertes les langues des enfants. rendu disertes les langues des enfants.
La SAPIENCE a ouvert la bouche, etc.] L'Eloquence vraie est conjointe avec la Sapience; et elle naît de la cognition infaillible des choses vraies. Car, où ces choses, tirées des trésors Spirituels, Naturels et
Divins de la Sapience vraie, font défaut, la pénurie de ces choses, ou rend l'homme inhabile dans
les notions ardues, ou porte l'âme à se répandre en vaine et folle causerie et vaniloquence,
odieuse à DIEU, aux Anges et aux hommes. La fausse éloquence est née de cette astuce serpentine,
et a pour but de tromper les âmes des hommes par les attraits, les couleurs et les persuasions des
paroles.

CCCXXIII. Avec moi (dit ultérieurement Prov. VIII, CCCXXIII. %+ En ma possession
la SAPIENCE ELLE-MEME) est le CONSEIL vers. 14. est le Conseil et la Sapience, je suis l'Intelligence;
et l'EQUITE; mienne est la PRUDENCE; mienne est la fortitude. mienne la FORTITUDE.

En ma possession est le Conseil et la SAPIENCE] Non pas des sapients insipients de ce monde immonde, régnant impiement çà et là dans l'Etat Ecclésiastique et Politique, par l'astuce du diable, ou Païennement
en certaines écoles contre la SAPIENCE vraie (qui enseigne par la simple vérité et vraie simplicité,
ou Théo-Sophiquement, ou Physiquement, ou Physico-Chimiquement, ou Physico-Magiquement,
etc., en et par les livres de Sacro-Sainte Ecriture, de la Nature et de l'Ame pure) orgueilleusement
(ô douleur!) selon les rêveries de certains Païens, et séduisant impunément la jeunesse. A la
SAPIENCE Eternelle seule appartiennent le Conseil, la Sapience, la Prudence et la Fortitude; sans le
souffle de l'Esprit de laquelle nul ne sera jamais véritablement Sapient, Philosophe, précieux dans
le Conseil, Prudent, Fort; sans l'inspiration et l'illustration de laquelle il n'est nulle doctrine vraie,
solide et saine.

CCCXXIV. %+ Par moi règnent vers. 15. CCCXXIV. Par moi règnent les Rois,
les Rois, et les fondateurs de Lois décernent et les princes décernent la justice. les choses justes.

Par moi] Par ma Loi qui est l'étincelle de ma SAPIENCE et de ma Justice, et à cause de cela conforme à moi-même. Je suis moi même ma Loi, la Justice, la Vérité, le Salut et l'Ame du Royaume.
Moi, j'institue les Magistrats, et j'opère les mutations des empires selon ma volonté.

CCCXXV. Par moi %+ les Princes vers. 16. CCCXXV. Par moi les Princes dominent
commandent; et les puissants décernent et les princes et les juges de la la justice. Terre.
Les Princes commandent] Mot à mot, principiabunt, princifient, c'est-à-dire remplissent les devoirs des Princes, des Souverains et des Empereurs. Les Hébreux qui de nos jours vivent en Allemagne, traduisent
dans la langue de ce pays: le Roi a régné, der künig hat geküniget. Tous les Princes règnent-ils
vraiment par la SAPIENCE? Non, mais ceux-là seulement (comme il est dit au verset CLX) qui l'aiment
et qui veillent dès le matin pour elle; non ceux qui aiment les débauches et les ivresses (comessationes
et potationes) et qui ont leur ventre pour DIEU; qui simulent des Dieux et qui vivent dans la
Bacchanale.

CCCXXVI. Avec moi sont %+ les vers. 18. CCCXXVI. Avec moi sont les richesses
richesses et la gloire, la justice et les et la gloire les choses stables et la justice. oeuvres superbes.

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DU GRADE SIXIEME 131 ------------------------------------------------------------------------------------------------

Les richesses et la gloire, etc.] Les biens nombreux et grands; les richesses non seulement de toujours, et durables dans l'éternité, mais aussi pécuniaires et temporelles. D'où il est évident que les
richesses ne sont pas condamnables en elles-mêmes, puisqu'elles sont un Don singulier de la SAPIENCE
provenant des travaux de la SAPIENCE. Contemplez, je vous en prie, au moins l'usage d'une oeuvre
Physico-Chimique, Catholique (je me tais volontiers maintenant sur les oeuvres Kabbalistiques et Magiques),
ou des fruits transmutatoires, annoté véritablement dans les troisième et quatrième parties
de cet Amphithéâtre, vous admirerez les forces et les Secrets de la SAPIENCE dans la Nature (par
l'art) et vous serez affirmés dans la Vérité par la vérité des Trésors Naturels de la SAPIENCE Eternelle,
vous qui êtes étudiants théoriquement et pratiquement de la SAPIENCE vraie. Voyez versets XXX,
CCCXIV, CCCXV, CCCXIX.

CCCXXVII. %+ Meilleur est mon vers. 19. CCCXXVII. Meilleur est mon fruit
fruit que l'or et la Pierre précieuse; et que l'or et l'obryzum, et mon produit ma race, que l'argent pur. que l'argent pur.
Meilleur est mon fruit, etc.] Suivant le témoignage de DIEU lui-même, Liv. III. Rois, III, 3. Où on lit: Or Salomon aima le SEIGNEUR, marchant dans les préceptes de David son père, excepté qu'il immolait
dans les hauts lieux et brûlant des parfums. LE SEIGNEUR apparut à Salomon en songe, en Gabaon, pendant la
nuit, en disant: Demande ce que tu veux que je te donne. Et Salomon dit: Tu donneras donc à ton serviteur
un coeur docile, afin qu'il puisse juger ton peuple et discerner entre le bien et le mal. Ce discours fut donc
agréable aux yeux du SEIGNEUR de ce que Salomon avait postulé pour cette chose. Et le SEIGNEUR, dit à Salomon:
Parce que ton verbe a postulé pour ceci et que tu n'as pas demandé pour toi les jours nombreux, ni les
richesses, ni l'âme de tes ennemis, mais que tu as postulé pour la Sapience pour discerner le jugement, voici que
j'ai fait suivant tes discours, et je t'ai donné un coeur sapient et intelligent si bien qu'aucun n'aura été semblable
à toi auparavant et qu'aucun ne le soit après toi; mais je t'ai donné ce que tu n'as pas demandé, c'est-à-dire
les richesses et la gloire, de sorte que nul n'aura été semblable à toi parmi les Rois dans tous les siècles passés.
Si donc tu marches dans mes voies et gardes mes préceptes et mes mandements comme ton père a marché, je ferai
tes jours longs. Salomon s'éveilla donc et comprit ce qu'était le songe; et lorsqu'il vint à Jérusalem, il se tint
devant l'arche de l'alliance du SEIGNEUR et offrit des holocaustes et offrit des victimes pacifiques, et un grand
festin à tous ses serviteurs. Tout fruit de la SAPIENCE Eternelle est bon; le meilleur est celui qui est
Divin, parce qu'il dure au-delà des âges. Voyez versets XLV et CCXXIV.

CCCXXVIII. %+ Afin que j'enrichisse vers. 21. CCXXVIII. Afin que je rende ceux
ceux qui m'aiment, et que je qui m'aiment héritiers perpétuels, et que remplisse %+ leurs trésors. je remplisse leurs trésors.
Afin que j'enrichisse] Dans le Corps, l'Esprit et l'Ame; par les Biens et Dons du Corps, de l'Ame et de la Fortune comme on les appelle communément; Durables dans le temps et l'éternité. Leurs trésors]
Du Corps, de l'Esprit et de l'Ame et appelés de la Fortune. Internes et Externes; corporels et (*1)
spirituels.

CCCXXIX. Qui m'aura trouvée vers. 35. CCCXXIX. Car qui me trouve, trouve
trouvera la vie, et %+ il puisera la vie et puise la volonté de IEHOVAH. le salut du SEIGNEUR.

Trouvera la vie] Car elle est une source de vie; et si quelqu'un en approche et vient à elle et boit, S. Jean IV, 14, Esaïas LV, l, Apoc. XXI, 6, il trouvera non seulement la durée éternelle, mais aussi temporelle,
et en ce monde, par les fruits des labeurs Physico-Chimiques de la SAPIENCE. Car la longueur
des jours est dans sa droite. Voyez. verset CCCXIX. Il puisera le salut, etc ] Il sera reconnaissant au
SEIGNEUR, afin qu'il le comble de sa faveur et qu'il le remplisse de sa bénédiction dans tous ses travaux
et actions; de sorte qu'il obtienne ou acquière de IEHOVAH la volonté, c'est-à-dire de Bien vouloir,
connaître, être et pouvoir, selon sa volonté en toutes choses qu'il veut ou choisit en Orant et


(*1) Fin de la Sapience.

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132 INTERPRETATIONS ------------------------------------------------------------------------------------------------

Laborant Théo Sophiquement. SOMMAIRE: LE SEIGNEUR sera pour lui le promptuaire d'où il recevra
tout ce qui lui plaira. Voy. vers. CLXXXI.

CCCXXX. Mais qui %+ péchera en vers. 36. CCCXXX. Mais qui pèche contre moi
moi blessera son âme. Tous ceux qui méprise son âme; tous ceux qui m'ont me haïssent aiment la mort. en haine aiment la mort.
Péchera en moi] Celui-là pèche purement contre la SAPIENCE éternelle et commet un crime de lèse- majesté Divine, qui se rit grossièrement de sa Loi, de sa Doctrine et de ses admonitions tant fidèles
qu'amicales, et par contre méprise négligemment le témoignage de la conscience; il se fait injure à
lui-même (aveuglé par le diable), parce qu'il s'opprime tout entier, frustrant le Corps, l'Esprit et
l'Ame (Macro et-Micro-Cosmiquement) de la Bénédiction Divine.

CCCXXXI. %+ Par moi (en effet) Prov. IX, CCCXXXI. Car par moi seront multipliés
seront multipliés tes jours, et les années vers. 11. tes jours, et les années seront
seront ajoutées à ta vie. ajoutées à ta vie.
Par moi, etc.] Par ma Bénédiction et par les fruits des labeurs de tes mains (sous ma direction) dans l'Oratoire et le Laboratoire, desquels il a été parlé souvent dans ce Prologue.

(*1) CCCXXXII. Mon fils, (admoneste de Prov. III, CCCXXXII. Mon fils, que ces choses nouveau paternellement notre Sapient) vers. 21. ne s'éloignent pas de tes yeux; garde
que ces choses ne s'échappent point la Loi et la cogitation. %+ de devant tes yeux. Garde
%+ la LOI et le CONSEIL.

De devant tes yeux] Devant tes yeux, non seulement du Corps, mais aussi de l'Ame; de jour et de nuit, qu'elles soient observées par toi. La LOI] Dans laquelle la doctrine saine et la vérité se reposent
elles-mêmes.

CCCXXXIII. Et ils seront %+ la vers. 22. CCCXXXIII. Et ils seront la vie de
vie de ton âme et l'agrément de ton ton Ame et l'agrément de ta gorge. cou.

La vie de ton âme] Suivant la Loi et le Verbe de DIEU, la vie, c'est-à-dire DIEU, est restituée à l'âme de celui qui meurt chrétiennement, et qui était morte par l'infélicité extrême. C'est pourquoi, afin
que ton âme soit toujours vivante, garde la Loi et le Conseil de la SAPIENCE vive. Quelle autre chose
est la vie de l'âme, sinon DIEU, source de vie, le verbe du Père, Lumière et vie des hommes, et l'Esprit
du Père et du Fils vivifiant notre âme par la foi. Quoi donc est la mort de l'âme, sinon la séparation
de DIEU, source de vie, la perte du verbe vivifiant, la privation de la Lumière spirituelle à laquelle
succèdent les ténèbres spirituelles dans lesquelles habitent les esprits des ténèbres véhiculant
avec elles les erreurs et les horreurs infernales, qui sont les prisons de l'âme et les liens de la mort
externe.

(*2) CCCXXXIV. %+ Alors tu connaîtras Prov. II, CCCXXXIV. Alors tu connaîtras la la JUSTICE et le JUGEMENT est l'EQUITE vers. 9. justice et le jugement et les rectitudes
et %+ tous les bons sentiers. et tous les bons sentiers.
Alors] C'est-à-dire lorsque tu chercheras sapientement la SAPIENCE comme une richesse et que tu l'auras scrutée et creusée comme pour des trésors, vers. CCXX, et que tu auras devancé le soleil et


(*1) Par les lignes suivantes, le verbe de DIEU et son conseil nous est
promis prospèrement.
(*2) Fruits et utilité de la SAPIENCE.

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image

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DU GRADE SIXIEME 133 ------------------------------------------------------------------------------------------------

que tu auras adoré à l'Orient de sa lumière, vers. CLX, Tous les bons sentiers:] Tant dans les choses
corporelles, naturelles, humaines et séculières, que spirituelles, hyperphysiques, Divines et éternelles.
TOUS les biens viendront à moi ensemble avec elle, dit le Sapient, vers. CCXCI.

CCCXXXV. %+ Alors tu marcheras Prov. III, CCCXXXV. Alors tu marcheras avec
fiducialement dans ta voie, et ton vers. 33. confiance dans ta voie, et ton pied ne
pied ne heurtera point. heurtera point.
Alors tu marcheras fiducialement] Si DIEU, dans notre vie est pour nous, qui sera contre nous? S'il te soutient, qui te terrassera? Reçois donc maintenant chrétiennement de tout ton coeur la promesse de la
victoire. Applique-toi maintenant à être un membre vivant de la SAPIENCE de DIEU incarnée, imitant
Théo-Sophiquement l'Archétype suivant la Loi et la Doctrine de cet Amphithéâtre; et ainsi, faisant
partie du Corps, tu pourras tout sur la Tête. En toi-même tu n'es qu'un imbécile; mais en lui tu
n'auras aucune faiblesse. C'est elle notre gloire, notre victoire. C'est la voie Théo-Sophique par laquelle
il faut obtenir de IEHOVAH de bien vouloir, connaître, être et pouvoir dans les choses Kabbalistiques,
Magiques, Chimiques, TOUT en TOUTES CHOSES.

CCCXXXVI. Si tu dors, tu ne craindras vers. 34. CCCXXXVI. Si tu es couché tu ne
point; tu reposeras %+ et ton craindras point, lorsque tu reposeras sommeil sera suave. ton sommeil sera suave.
Ton sommeil sera suave] Et, en dormant, dans le miroir de l'Ame virginale, c'est-à-dire purifiée par la lotion de la pénitence, des souillures des péchés, tu seras averti, enseigné, instruit, rempli
de la Doctrine loetifére par des Visions Divines. L'âme tranquille est comme un banquet perpétuel,
Proverb. XV, 15. Et S. Augustin nous dit: Le riche en conscience dort plus sûrement sur la terre que
dans la pourpre. Sur les Visions hypnotiques ou les Révélations somniales ou les insomnies Divines et
indicatrices des présages, contente-toi Laconiquement de ceci: L'AME, complètement libre de tous les
soins blâmables, sobre et saine dans un corps sain, Reine et Dominatrice de ses affections et des ses
vices, en puissance d'elle-même et pénétrée Théosophiquement d'elle-même, peut à bon droit entreprendre
de connaître et expliquer les secrets de tout l'Univers créé (parce qu'il est une particule de
la faveur DIVINE du CREATEUR de l'Univers), d'être unie aux Esprits Bons; de dénombrer les choses
passées, de contempler les Nouvelles, de prévoir les futures, enfin de se représenter Divinement
comme dans un miroir les mystères et l'auteur de toutes choses (par l'irradiation de lui-même).
SOMMAIRE: Notre Ame jointe à l'ESPRIT DE LA SAPIENCE DE DIEU, pénitentiellement lavée et purifiée,
Théo-Sophiquement élevée par les ailes et sublimée par le feu de l'amour Divin dans l'Agiostérium,
c'est-à-dire le Sanctuaire des bons Esprits ou des Anges de DIEU (ce qui peut avoir lieu pour l'homme,
tant veillant que dormant) comprend, en les recevant Kabbalistiquement, les choses Spirituelles,
contemple les choses supercélestes, voit beaucoup de choses Physiques en et par les hyperphysiques (non
seulement per se, mais encore par les sens et les choses sensibles intermédiantes); ses forces intérieures
étant endormies et absorbées, c'est-à-dire étant en extase ou extériorisation (excessus) ou rapt en DIEU souverain,
elle comprend les choses les plus élevées, c'est-à-dire Divines; elle voit et appréhende ineffablement
TOUTES CHOSES. L'exorde du Pymandre d'Hermès Trismégiste (qui étaient inspiré de l'Esprit Divin)
peut être rapporté ici à cause de l'excellence de sa Doctrine: comme je pensais à la Nature des choses,
dit-il, et que je dirigeais toute l'acuité de mon Esprit vers les choses supérieures, les sens du corps étant déjà
endormis comme il advient à ceux qui, par excès de nourriture ou par fatigue, sont plongés dans le sommeil,
subitement il me sembla apercevoir quelque chose d'immense par la magnitude du corps qui, m'appelant par
mon nom, s'écria de la sorte: Que désires-tu, ô Mercure, apprendre et comprendre? Je suis Pymander, Esprit
de Divine Puissance; vois ce que tu veux; car je serai partout avec toi. Et moi je désire apprendre la nature
des choses et connaître DIEU. Et Pymander répondit: Je t'apprendrai à me connaître et moi en toutes les
choses que tu auras choisies. Ayant dit ceci, il changea de forme et me révéla subitement l'universalité des
choses. S. Cyprien, Epîtres, lib. IX, Epître 9: Je me souviens, dit-il, de ce qui m'a été montré et que
le SEIGNEUR m'a trouvé digne de recevoir la révélation, et ces visions ne doivent pas être tenues pour ridicules et
ineptes comme il advint pour Joseph, dont les frères disaient: Voici notre songeur. Ce sont celles-ci vraiment.

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134 INTERPRETATIONS ------------------------------------------------------------------------------------------------

Et ce jugement des frères sur leur frère? Il est assez scommatique! Je ne suis pas étonné
si mes frères mondains portent ce même jugement sur moi. Quoi qu'il en soit, il reste pourtant certain
que ceux auxquels DIEU se révèle (soit médiatement, soit immédiatement ne doivent pas être
tenus pour de vains songeurs. Cicéron dit: Il est en nous quelque chose qui présage et devine. Quoi donc?
L'Ame (mens) qui présage les biens et les maux. Il en est plusieurs exemples tant dans notre Age que
dans l'antiquité, que je réserve pour un endroit plus commode; pour lequel j'en réserve un grand
nombre, avec ample déduction. J'ajouterai, pour parachever, ce passage du livre Epidorpidum de
Jules-César Scaliger, sur la vérité des songes:

Qui nie les songes véritables, rêve lui-même en parlant, Car nous avons plus d'une fois observé et très fréquemment Qu'il est bien rare de passer une nuit sans songer.
Très instruit de la vérité, je parle non pour ma propre cause, mais pour celle des Thomistes. O qui est plus heureux que celui qui est libéré de tous soins!

CCCXXXVII. %+ Tu ne seras pas vers. 25. CCCXXXVII. Tu ne craindras pas
épouvanté par une terreur soudaine, une épouvante soudaine, ni qu'elle ni par l'irruption des puissances des vienne par la désolation des impies. impies.

Tu ne seras pas épouvanté] Tu ne seras pas terrorisé, en dormant ou en veillant par des larves de spectres, que je sais obséder beaucoup d'hommes considérés comme grands et puissants dans
le monde (même de notre temps); ni tu ne seras stimulé par les furies de la conscience mauvaise.
Grande est la force de la Conscience. Les Biens sont la douce nourricière de la vieillesse; les maux
rongent les misérables jusque dans la moelle. Quelle volupté ne manque, là où règne la tranquillité;
nulle tristesse ne fait défaut, où est le mal. Rien n'est plus doux pour l'homme que la tranquillité de
l'âme. Lis la Sapience, chap. XVII, versets 10 et 11; chap. XVIII, vers. 17.

CCCXXXVIII. %+ Car le SEIGNEUR vers. 26. CCCXXXVIII. Parce que IEHOVAH sera
sera à ton côté et gardera que ton pied ta confiance et gardera ton pied de la ne soit capturé. capture.
Car le SEIGNEUR sera, etc.] Car IEHOVAH est le mur, c'est-à-dire le CERCLE de feu des Théo-Sophes (qui surpasse de beaucoup celui qui est peint ou figuré par les pseudomages) entourant d'une inclusion
défensoire ceux qui le craignent; repoussant les spectres effrayants (terriculamenta) des ennemis, et
mettant complètement en fuite toutes les parties adverses. L'Ange du SEIGNEUR est dans le circuit de
ceux qui le craignent, Psaum. XXXIV, vers. 8 (vulg. XXXIII, 7). Ne soit capturé] Par la force, l'astuce
ou la fausse doctrine des adversaires; de peur que tu ne sois séduit par les fourberies sophistiques du
diable et que tu ne dévies de la ligne droite de la vérité. C'est pourquoi implore le conseil et l'aide du
SEIGNEUR DIEU omnipotent afin qu'il te fasse obtenir les oeuvres de Bereshit et de Mercavah, c'est-à-
dire la cognition des choses humaines et divines (par la Philosophie et la Théologie) dans l'Oratoire
et le Laboratoire, suivant la ligne droite (je parle avec Morien), c'est-à-dire la voie linéaire de la
vérité, heureusement, sans aucune déviation. Ceci s'accomplira rectement, suivant que tu l'auras
rectement voulu toi-même. Selon que tu le crois toi-même, et que tu Ores et Labores, ceci
adviendra pour toi. Tu avoueras enfin qu'il a été de la miséricorde de DIEU que nous ne soyons pas
engloutis.

CCCXXXIX. La SAPIENCE a libéré des Sap. X, CCCXXXIX. La Sapience %+ a
douleurs ceux qui l'ont observée. vers. 9. libéré ses adorateurs des tourments.

A libéré des tourments] Car premièrement la Sapience imbue et orne l'âme de la cognition de beaucoup
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DU GRADE SIXIEME 135 ------------------------------------------------------------------------------------------------

de choses divines et humaines, d'où l'âme est réconfortée d'une suave joie. Car plus l'âme de
l'homme ascend et s'élève dans la cognition de DIEU et de la Nature, plus elle est remplie d'une suavité et
d'une joie profondes; d'où l'âme est de plus en plus enflammée de l'amour du Créateur et UNIE à DIEU;
d'où la tranquillité et la sérénité naît dans la conscience. Ensuite la Sapience libère son adorateur
des tourments, comme elle a délivré Joseph de la prison; lorsque les rayons de la Sapience ayant
brillé et éclaté en lui par l'interprétation et l'exposition du songe du Roi, il fut libéré de sa prison et
érigé et élevé à la dignité royale.

CCCXL. %+ Honore (donc) le SEIGNEUR Prov. III, CCCXL. Honore IEHOVAH de tes richesses,
de tes biens et des prémices de vers. 9. et des prémices de tous tes produits.
tous tes fruits. (*1)
Honore le SEIGNEUR, etc.] Non le diable, en vivant mondainement. D'une âme reconnaissante avoue que c'est de DIEU que te proviennent les Dons et les Biens que tu as reçus, que tu reçois et que tu
recevras. Car c'est ce que signifie le rite des prémices à offrir, Deuter. XXVI. Et ainsi l'action de
grâces est une invitation à donner davantage, tant dans les choses spirituelles que séculières. C'est
sur ce fondement qu'est construit le second corollaire de la troisième figure de cet Amphithéâtre: de
la DIME. Tu honoreras le SEIGNEUR, si étant Eleemosynaire de DIEU dans ce grand hôpital, tu exerces
en pensée et en acte les oeuvres de Miséricorde avec joyeuse action de grâces envers ton Prochain
nécessiteux, au moyen des Biens et des Dons concédés à toi par la Clémence Divine et favorable.
Donne à tous, sinon à la Chrétienté ou à la Religion, au moins à l'Humanité; en ceci tu imiteras
l'Archétype, le Tout Puissant et le Très-Haut qui, tant pour les mauvais que pour les Bons fait lever le
Soleil, et donne la nourriture et le vêtement à TOUS, entièrement, universellement et particulièrement.
DIEU aime celui qui donne avec hilarité, S. Paul, II Corinth., IX, 7. Aime les Pieux dans le Christ,
les impies à cause du Christ qui nous a tant aimés, même étant ses ennemis, qu'il s'est offert tout
entier en sacrifice pour nous racheter. Aime les premiers parce qu'ils sont bons, et non moins les
autres afin que tu les rendes bons. Il importe de haïr les vices, non les hommes. Qui obturera son
oreille à la clameur du pauvre et clamera lui-même ne sera pas écouté, Prov. XXI, 13. Car il sera
mesuré par la même mesure avec laquelle il aura mesuré, S. Matth. VII, 2.

CCCXLI. %+ Et tes greniers seront vers. 10. CCCXLI. Et tes greniers seront remplis
remplis et tes pressoirs regorgeront de jusqu'à saturation et tes pressoirs vin. seront remplis de vin jusqu'à rompre.
Et tes greniers, etc.] Le SEIGNEUR fera descendre sur toi la pluie du soir et la rosée du matin de sa Bénédiction, afin que les aires de tes granges soient remplies Macro et Micro-Cosmiquement, selon
le Corps, l'Esprit et l'Ame, Externement et Internement. Et DIEU te constituera, comme Israël, sur
une terre magnifique, afin que tu manges les fruits des champs, que tu suces le miel de la pierre et
l'huile du rocher durissime. Le Beurre du troupeau et le lait des brebis avec la graisse des agneaux
et des béliers, et les boucs avec la fleur du froment, et que tu boives le plus pur sang de la vigne.
Deuter. XXXII, 13 et 14.

CCCXLII. %+ Bois l'eau de ta citerne Prov, V, CCCXLII. Bois l'eau de ta citerne et
et ce qui coule de ton puits. vers. 15. ce qui coule du milieu de ton puits. (*2)

Bois l'eau] Comme s'il était dit d'user de tes Biens et de tes Dons, non-seulement externes, mais aussi internes, bénignement concédés à toi par DIEU; et que tu ne sois pas l'esclave ou le singe des
Opinions d'autrui, et que tu veuilles jurer par les paroles et sentences de quelque maître déviant des
sentiers droits de la vérité, c'est-à-dire insipient, soit Théologien, Jurisconsulte, Médecin, Physicien,
Chimiste, Mage, Kabbaliste, quelle que soit sa renommée devant le monde, par l'autorité ou l'Antiquité.
Les grands hommes, crois-le bien, commettent de grandes erreurs: Un homme illettré est droit
et ne commet pas d'hérésie en comparaison de ceux qui sont mal instruits et qui dévient de la bonne
13
(*1) Tobie, IV, 7. S. Luc, XIV, 13.
(*2) Elle veut que nous vivions de nos propres travaux sans en faire part
aux autres.

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136 INTERPRETATIONS ------------------------------------------------------------------------------------------------

route. L'antiquité n'exempte pas de la folie. Lors donc qu'il aura été concédé à quelqu'un Divinement
illuminé, de philosopher Théo-Sophiquement, qu'il use et jouisse du pouvoir de la liberté Philosophique,
suivant son génie et son talent; qu'il entende, voie, observe en chaque chose, IEHOVAH
parlant, enseignant et répondant dans la Sacro-Sainte Ecriture, dans le livre de la Nature et dans soi-
même. Puisqu'il n'a jamais été de vrai Pythagoricien, comme l'atteste un homme doctissime, qui
n'ait pas connu les Dieux (Elohim), de même, dis-je, nul ne sera jamais Davidicien qui n'entende le SEIGNEUR
parlant en lui-même, Psaum. LXXXV, 9, et jamais de vrai chrétien qui ne goûte en soi l'onction
de l'Esprit-Saint de la SAPIENCE. DIEU ne fait pas acception de personnes, mais (selon la doctrine
de la Religion Universelle, vers. CLXXXIV et CCCIV) dans toute nation celui-là est reçu de lui, qui le
craint et opère la justice, Actes des Ap., X, 35. Ne te défies donc pas, mon fils, de TOI-MEME, c'est-à-
dire de ta personne en Orant en esprit et vérité et en vivant Théo-Sophiquement, par l'onction venue
du Saint-Esprit, vers. X. Chacun de nous, la grâce Divine opérant, influant et donnant, doit et peut
connaître la Doctrine de la vérité; et pour pouvoir l'enseigner et l'apprendre aux autres, il faut non
seulement qu'il la voie par les yeux d'autrui et l'entende par les oreilles d'autrui; mais il faut qu'il la
reçoive de DIEU lui-même. De même qu'il est avantageux à chacun, pour la sustentation de son corps
et celle de sa famille, d'avoir à la maison des provisions de nourriture, de même il faut toujours tenir
prête la Doctrine de vérité dans le Sanctuaire de son âme Divinement illuminée, où l'on puisse la
consulter pour soi et pour les autres. Voici que mon génie me tire l'oreille, m'avertissant des lacérations
et des railleries des moqueurs (nasuti). Que ferai-je? Dois-je retenir la vérité? A Dieu ne plaise,
car je sais que c'est la condition de la vérité d'avoir toujours des antagonistes suscités par le diable,
foulant aux pieds la vérité mais ne pouvant la supprimer. La vérité (Ἀλήθεια) trouble beaucoup les
fous.

CCCXLIII. Que tes fontaines se dispersent vers. 16. CCCXLIII. %+ Que tes fontaines
dehors; dérive les eaux dans dérivent dehors et divise tes eaux dans les places publiques. les places publiques.
Que tes fontaines dérivent, etc.] Exerce chrétiennement les oeuvres de charité envers ton Prochain nécessiteux, par les fruits de tes labeurs. N'oublie pas les Lazares. Donnez et il vous sera donné: quand
est-il advenu que vous n'ayez point reçu?

CCCXLIV. %+ Possède-les seul, vers. 17. CCCXLIV. Qu'elles soient à toi seul,
et que les étrangers n'y participent et pas d'étrangers avec toi. pas avec toi.

Possède-les seul] Tout bien est réellement communicatif, mais non, sans distinction, communicable, parce que toutes choses ne conviennent pas à tous, mais suivant qui, quand et combien, comme
S. Grégoire de Nazianze et nous-même l'avons si souvent allégué. Les Talmudistes observent ceci:
Quand même tes amis seraient nombreux, tu en trouveras à peine un sur mille à qui tu doives révéler les arcanes.
Garde même ta bouche close pour qui couche en ton sein, de peur que tu ne sois contristé
le lendemain, puisque tu ne sais ce que chaque jour apporte. Imite le CHRIST qui dit à ses disciples
(je dis ses disciples): Il vous a été donné de connaître le mystère du royaume de DIEU; mais pour les autres
en paraboles, afin que voyant ils ne voient point, et entendant ils n'entendent point. S. Luc, VIII, 10. Morien
Romain, Philosophe chrétien, se souvint de ce précepte lorsqu'il s'écarta du sentiment du Roi Calid;
il passa sous silence le plus haut Bien de la Nature et de l'Art; il ne lui révéla point réellement l'Art
et la Science. Alanus dit de ceci: Mon fils, mets un chapeau sur ta bouche pour ne pas nuire à toi-même.
C'est pourquoi si je parle secrètement de certaines choses des plus secrètes, garde-toi d'être en colère
contre moi; il ne convient pas au Philosophe de transgresser les préceptes des sapients, de peur que
les arcanes ne s'avilissent et qu'il excite contre lui la Malédiction Divine.

CCCXLV. (car vraiment) %+ le fruit Sap. III, CCCXLV. Car le fruit des bons travaux
des bons travaux est glorieux, et la racine vers. 15. est glorieux et la racine de la
de la SAPIENCE ne finit pas. Prudence ne meurt pas
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DU GRADE SIXIEME 137 ------------------------------------------------------------------------------------------------

Le fruit des bons travaux] Des travaux des hommes c'est-à-dire de ceux qui s'étudient de toutes leurs forces, la SAPIENCE de IEHOVAH conduisant et enseignant, à se réduire à la simplicité de la Monade.
Ceux-ci sont comme l'arbre qui est planté le long du cours des eaux qui donne son fruit en son temps,
et dont la feuille ne tombe pas; et TOUTES CHOSES, qu'ils feront, quelles qu'elles soient, prospérerons.
Voy. le Psaum. I en entier. Par les actions de ceux-ci (non des fous) et par leurs travaux et actions
il leur sera inspiré de DIEU de bien vouloir, connaître, être et pouvoir; de même que Zadith, fils aîné
de Hamuel l'a indiqué à un petit nombre (en traitant de l'oeuvre Physico-Chimico-Catholique); nous-même nous l'avons un peu expliqué çà et là dans l'exposition de ce Prologue. Que celui qui peut comprendre, comprenne. Ici se cache un très grand arcane, observé par un petit nombre. Dieu veuille que par mon admonition si fidèle les fous deviennent Sapients.

Ici doit être insérée la figure du septième grade.

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138 INTERPRETATIONS ------------------------------------------------------------------------------------------------

VII
GRADE PROLOGETIQUE
SEPTIEME EXPOSE
NOUVELLE VERSION PASSAGES CITES TRADUCTION ANCIENNE DE LA DES PROVERBES, OU SACRO-SAINTE DE L'HEBREU, VULGATE ECRITURE ET DE LA SAPIENCE, DU GREC CCCXLVI. %+ Ne te délecte pas Prov. IV, CCCXLVI. Ne marche pas dans les
dans les sentiers des impies, que la vers. 14. sentiers des impies, et ne marche pas
voie des mauvais ne te plaise point. dans la voie des mauvais.
Ne te délecte pas, etc.] Quand tu auras enfin monté à ce septième grade de la Sapience, prends garde de ne pas être entraîné par les habitudes et les affections des hommes mauvais comme par un
torrent; recherche la constance des Anges, afin que les attraits mondains ne fassent dévier ton coeur
comme les femmes idolâtres ont fait dévier le coeur du Roi Salomon.

CCCXLVII. %+ Fuis loin d'elle, vers. 15. CCCXLVII. Laisse-la, n'y passe pas
n'y passe pas; décline et ne t'y arrête décline loin d'elle et passe. pas.

Fuis loin d'elle] Joseph fuyait la mérétricule par amour de la chasteté, en lui laissant son manteau. Fuis aussi, toi, ce monde immonde; de peur que tu ne spolies et dépossèdes ton âme immortelle
de sa gloire éternelle, de ses voluptés et délices immortelles et de ses richesses éternelles, à cause
d'une vaine gloire, de hideuses voluptés et d'une honteuse avarice.

CCCXLVIII. (Car) il est une voie qui Prov. XIV, CCCXLVIII. Car une voie est droite
est vue droite par l'homme et dont la vers. 12. devant les hommes; et la fin, voie de la
fin %+ mène à la mort. mort.
Mène à la mort] Car si tu abandonnes la Sapience elle t'abandonnera en retour et te rejettera dans les ténèbres profondes, dans les erreurs des conseils, dans l'infélicité des succès, dans le précipice de la
mort. Quand bien même tu verrais droite la voie de la volupté et des honneurs, la fin, cependant en
est calamiteuse: car les voluptés sont brèves et momentanées et jamais sincères; mais toujours sont

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DU GRADE SEPTIEME 139 ------------------------------------------------------------------------------------------------

mêlées de chagrins et de remords de conscience, et laissent après elles les afflictions de l'âme et les
maladies du corps.

CCCXLIX. Mais le sentier des Justes Prov. IV, CCCXLIX, Mais le sentier des Justes,
procède comme une Lumière splendide, vers. 18. comme %+ une Lumière brillante, progresse
et croît jusqu'au jour parfait. et illumine jusqu'au jour parfait.
Une lumière brillante] Cet astre phosphorescent se levant dans les coeurs des hommes pieux est le Christ Jésus, vraie lumière illuminant tout homme qui vient en ce monde; c'est lui qui chasse les
ténèbres de l'esprit, qui allume la lumière de la foi, la flamme de la charité, le rayon de l'espérance,
l'astre de l'humilité, la fulguration de la mansuétude, la splendeur de la piété, l'étincelle de la crainte
Divine, la Lumière de l'oraison, l'étoile de la patience invincible, l'étoile de la miséricorde, la foudre
de la justice, jusqu'à ce que cette nuit ténébreuse de la chair s'évanouisse et que le jour ou la lumière
de la Nouvelle Jérusalem luise complètement

CCCL. %+ La voie des impies est vers. 19. CCCL. Car la voie des impies est
ténébreuse; ils ne savent pas où ils comme des ténèbres; ils ne savent où ils se précipitent. tombent.
La voie des impies est ténébreuse] Donc, de même que la lumière croît dans les pieux, les ténèbres et les fureurs croissent dans les impies. Car toute la vie des impies est une nuit pleine de l'ignorance de
DIEU et des biens permanents, et même de toute cette vie nouvelle par laquelle l'Homme est devenu
Lumière dans le Christ Jésus. Donc, de ces ténèbres, erreurs et fureurs des impies, rien ne peut en résulter
que ruines perpétuelles et inopinées, jusqu'à la mort extrême.

CCCLI. (Car) %+ La VIEILLESSE est Sap. IV, CCCLI. La vieillesse est honorable, non
vénérable, non (toutefois) par la longueur vers. 8. parce qu'elle a obtenu la longueur de la
de la vie ni par le nombre des vie, ni par le nombre déterminé des années accomplies. %+ Mais le sens années, vers. 9. Mais les cheveux blancs de l'homme sont ses cheveux blancs. sont pour les Hommes, la Prudence; et (*1) vers. 9. et le temps de la vieillesse est le temps de la vieillesse est la vie sans la vie immaculée. nulle tache. Prov. XVI, vers. 31. %+ La vieillesse Prov. XVI, vers. 31. La vieillesse est est une couronne de dignité; elle une couronne de gloire, elle est trouvée se trouve dans les soies de la JUSTICE. dans la voie de la Justice.
La vieillesse est vénérable] La dignité et l'autorité de la vieillesse ne proviennent nullement de ce qu'elle est estimée à cause de la longueur de la vie ou du long espace des années, mais plutôt par la Sapience
et la Prudence qui constituent l'ornement de cet âge et par la vie nullement déformée par la
tache des crimes énormes, c'est-à-dire pure et intègre, purement et chastement passée. Ainsi deux
choses constituent la véritable vieillesse et l'ornement des années de la vieillesse, c'est-à-dire la PRUDENCE
et l'INTEGRITE ou pureté de la VIE. Cet âge n'en refuse pas de si jeunes, que nous ne puissions
également bien, et quelquefois un peu mieux discerner que certains vieillards ineptes, puisque ce
n'est pas de l'âge mais du génie et de l'inspiration Divine que provient l'Intelligence. Ce n'est pas le
nombre des années et la multitude des jours qui donnent la Science vraie; mais c'est le génie (Ingenium)
qui, célestement infusé de l'Esprit du SEIGNEUR, prête la SAPIENCE, même aux enfants; ce qui,
dans le livre de Job, chap. XXXII, vers. 6, est attesté par plusieurs raisons, d'Héliu, fils de Barachiel
de la race de Buz. Lorsque Samuel était petit enfant, il reçut l'Esprit du SEIGNEUR, Samuel III. La Sapience
Héroïque, la vertu et la félicité étaient en David un effet spécial de la présence de l'Esprit de
SAPIENCE et des opérations particulières de l'Esprit Saint. Car c'étaient non seulement des dons de la
nature; mais la Lumière du Fils de DIEU était dans son âme et un ardent mouvement de l'Esprit-


(*1) Quelle vieillesse doit être honorée.

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140 INTERPRETATIONS ------------------------------------------------------------------------------------------------

Saint dans sa volonté et son coeur. C'est lui qui, n'ayant pas encore vingt années, fut oint par Samuel
sur l'ordre de DIEU et rempli de l'Esprit-Saint (I. Rois (Sam.) XVI, vers. 13); et si dans cette circonstance
tous les sapients de ce monde immonde eussent prêté assistance à Samuel, ils eussent jugé sans
aucun doute que les plus âgés d'entre les fils d'Isaï eussent été plus aptes à la gubernation, de même
que Samuel lui-même fut déçu au commencement par l'apparence extérieure; mais DIEU n'ayant
égard ni à l'âge ni à la nature ni à aucune autre prérogative charnelle, transmit la royauté à David
adolescent, l'éleva, le fortifia, le garda, l'aida, tandis que ses autres frères furent moins estimés; et
David supporta patiemment la jalousie de ceux-ci. C'est ce qu'il dit de lui-même, II Rois (Samuel),
XXIII, 2: L'Esprit du Seigneur a parlé par moi, et son discours est sur ma langue. Et, Psaum. CXIX, vers.
99 et 100 (Vulg. CXVIII). J'ai compris au-dessus de tous ceux qui m'enseignaient, parce que tes témoignages
c'est ma méditation. J'ai compris par-dessus les vieillards, parce que j'ai cherché tes mandements. Et verset
CXXX. La déclaration de tes discours illumine et donne l'intellect aux petits. Salomon dans sa jeunesse
reçut la SAPIENCE, III Rois III, 12. Daniel, enfant de douze ans, est rempli de l'Esprit-Saint. Aux
quatre enfants, Daniel, Anania, Mizael et Azaria (Daniel, I, 17), DIEU donne la Science et la Discipline
en tout livre et toute sapience; et à Daniel l'intelligence de toutes visions et songes. Et toute
parole et intellect de la Sapience, sur lesquels le Roi les interrogea, il les trouva dix fois mieux en eux
qu'en tous les devins et mages qui étaient dans l'étendue de son royaume. Iésus, fils de Syrach dit:
Lorsque j'étais encore jeune, avant que je m'écarte, j'ai recherché ouvertement la SAPIENCE dans mon
oraison; dès ma jeunesse je la cherchais. Ecclésiastiq., chap. ultime, vers. 18. L'Apôtre S. Paul ne
veut pas que Timothée (qui était jeune) soit méprisé à cause de sa jeunesse, I. Corinth. XVI, 11. Et
Ierémias entendit du SEIGNEUR: Ne dis point: parce que je suis un enfant; car tu iras partout où je
t'enverrai et tu parleras de tout ce que je te demanderai, Ierém. I, 7. Et dans l'Ecclésiast., IV, 13, il
est dit: Mieux vaut l'enfant pauvre et sapient que le roi vieux et fou qui ne sait pas prévoir pour l'avenir.
Et tous ces exemples sont vraiment pris à la source de la Sacro-Sainte Ecriture. Et s'il nous était
permis, DIEU bon, de nous étendre aussi à tous les autres, quel champ nous serait ouvert ici pour
discourir. Mais nous en rapporterons seulement quelques-uns. Lorsque Alexandre le Grand (par le
nom et par les actes) était encore jeune, il y eut en lui une admirable force de la Nature, par laquelle
aussi il surpassait en prudence les vieillards les plus sapients, à cause d'une sagacité de génie par
laquelle il pouvait juger parfaitement des choses présentes et prévoir les éventualités futures. Lorsque
les Vénètes envoyèrent des hommes imberbes vers l'Empereur d'Orient et que le Tyran fut indigné
comme s'ils eussent été envoyés par outrage, l'un d'eux lui répondit intrépidement: On ne doit pas
proférer un jugement sur les hommes et leur doctrine d'après leur âge seul, car s'il en était
ainsi, les boucs se trouveraient dans une condition meilleure que celle des hommes. Celui que
la vertu élève ne doit pas être méprisé, quand même il est jeune par lui-même. Quels et
combien de grands chefs d'armée, de notre temps: Mauritius Nassovius, Sigismundus Transylvanus,
Donb Iohana Austria, etc., nés par un singulière influence pour ces actes, ont pré-
excellé, jeunes, contre des vieillards, ceci ne peut être obscur pour personne, hormis pour celui
qui est tout à fait ignare de la cognition historique. Car DIEU, le Très-Haut et le Tout-Puissant Souverain
Monarque du Monde, lorsqu'il a dessein de stabiliser ou de transférer les royaumes mondains,
excite de la même manière les organes par lesquels il confère l'autorité, c'est-à-dire la Crainte, la
Justice, la Sapience, le Conseil, la Félicité des succès, et dont nul parmi les mortels, même très puissant,
ne peut empêcher les desseins. Car ses héros sont revêtus et armés d'une force invincible et
supernaturelle. Les noms, les faits et gestes de ceux-ci sont inscrits au ciel corruptible; c'est pourquoi
les Astronomes habiles (non point par exemple ces vulgaires sophistes calculateurs, mais ceux qui
connaissent l'art des Mages venus d'Orient) peut véritablement et parfaitement rechercher tous faits
et gestes et les exposer avec plus d'assurance encore que par les lettres, quand bien même tous
les livres historiques seraient détruits, ce qui pourra paraître incroyable aux ignares. Au contraire,
les noms, les faits et gestes des Héros de l'Eglise dont la vertu s'est puissamment manifestée
dans la jeunesse de leur corps et de leur âge, comme ceux de Joseph, Samuel, David, Salomon,
Daniel, ne sont points inscrits dans le ciel corruptible, mais dans le ciel éternel, où ils peuvent être
lus par tous les élus. C'est pourquoi donc, on ne doit pas rechercher le nombre des années en présence
du naturel excellent, ni considérer l'âge en celui qui brille par la vertu et qui a la force en ses
mains. es paroles de Valère Maxime, liv. III, chap. I, viennent fort à propos: il est inique de croire qu'il n'est pas encore à propos d'honorer celui qui est déjà mûr par la vertu. Et notre époque n'est
pas complètement destituée d'exemples. Car il en et (grâce à DIEU) et on pourrait encore en

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DU GRADE SEPTIEME 141 ------------------------------------------------------------------------------------------------

trouver quelques-uns aujourd'hui dans lesquels le génie et la rapide prudence des choses est
venue avant la barbe, comme chante le Poète Aulus Persius, Satire IV: Jeunes par le corps, vieux par
l'esprit. Au contraire, les Allemands disent: On considère le vieillard comme un fou, principalement
parce qu'ils sont tous remplis de sottises. De même disent-ils encore: La vieillesse ne combat jamais
contre la folie. Et: Le vieillard est deux fois enfant. Pourquoi? parce que le délire croît avec la vieillesse
comme on dit en proverbe. Mais les sens de l'homme sont ses cheveux blancs, etc.] Ces paroles sont précieuses
et dignes de remarque et qu'il faut jeter aux vieux fous à longue barbe qui méprisent et plaisantent
grossièrement la jeunesse Théo-Sophiquement Sapiente et Prudente. Ceux qui sont instruits
par des dons héroïques, possèdent avant les années, une âme et des qualités viriles. La vieillesse est
une couronne de dignité, etc.] Ceci est très vrai, même chez les païens, car Ovide dit: VI. Fast.

Grande était autrefois la révérence pour les cheveux blancs, Et les rides des vieillards avaient leur prix.
Mais la vieillesse de qui? Le Sapient répondra: De celui qui se trouve dans les voies de la justice.
Car deux hommes furent trouvés par Daniel dans les voies de l'injustice, et quoique vieillards ils
furent dignement lapidés. De quel profit et utilité est la vieillesse si la probité et la constante intégrité
de la vie ne lui sont pas jointes, et si les hommes ne vieillissent pas dans la probité et la
Sapience? Le jeune homme vraiment sapient est, je l'avoue, un oiseau rare; cependant il a été
trouvé, il est trouvé aujourd'hui encore, et il sera trouvé.

CCCLII. Il est de proverbe %+ que Prov. XXII, CCCLII. L'enfant suivant sa voie,
l'Adolescent suivant sa première voie, vers. 6. même lorsqu'il sera vieux ne s'en éloignera
même lorsqu'il sera vieux ne s'en éloignera point. point. Ibid. XXVII, vers. 22. Car si tu broyais Ibid. XXVII, vers. 22. Quand tu broierais le fou dans un mortier comme du blé, le fou dans un mortier, comme le frappant avec un pilon, tu n'éloignerais une tisane, frappant sur lui avec un pas de lui sa folie. Et, de même pilon, tu ne lui enlèverais pas sa folie. Ecclés. 1, vers. 15. Le pervers ne peut Car, Ecclés. I, vers. 15, les pervers sont être dirigé et le défectueux ne peut être difficilement corrigés, et le nombre des nombré. fous est infini.

L'adolescent suivant sa voie, etc.] Les esprits de malice, de ruse, de dol, de perversité, de mensonge, d'orgueil, de débauche, de colère, de blasphème, d'envie, de calomnie, d'astuce, infestent les
esprits des enfants dès l'âge le plus tendre. Donc, s'ils ne sont élevés dans une bonne discipline,
dans la piété et la crainte du Seigneur, ils conserveront l'empire de cet esprit malin et son siège dans
l'âme insipiente. Et même par ces scandales et obstacles, ils émigrent et passent dans les âmes des
enfants. C'est pourquoi notre Sauveur, S. Matth. XVIII, 16, a voué à l'exécration ceux qui donnent aux
enfants des occasions de scandale. Car de même et très certainement, les esprits malins sont chassés
des possédés, principalement si en même temps dans l'intimité de son coeur, le possédé prie et soupire:
(car jamais l'esprit des ténèbres ne peut soutenir une telle force et esprit de prière) ainsi réellement
par l'exercice de la piété et de la crainte divine, les enfants sont prémunis contre l'infestation
hostile des esprits malins. C'est pourquoi les esprits imposteurs et impurs s'efforcent avec opiniâtreté
et par leur seule puissance d'occuper la première place dans l'homme et de prendre racine dans la
volonté corrompue par le vice naturel, la faute originelle et par les affections impures avant que
n'advienne la force supérieure et céleste de l'éducation pieuse. Ensuite, de même que les semences
croissent et grandissent quotidiennement dans les champs, et parviennent enfin à l'état de fleurs et
de fruits, de même les semences des vices naturels, n'étant point impédimentées, croissent de jour
en jour et se fortifient avec l'âge. Et de la même manière également, si les semences de la piété et
de la crainte de DIEU, par une droite éducation sont semées dans les âmes, elles croissent également
et se résolvent en fleurs de piété et fruits des bonnes oeuvres.

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142 INTERPRETATIONS ------------------------------------------------------------------------------------------------

CCCLIII. %+ Le moqueur n'écoute Prov. XIII, CCCLIII. Le dérisoire n'écoute pas
pas lorsqu'on raisonne. vers. 1. l'incrépation.

Le moqueur, etc.] Le subsannateur, le demi-savant précoce, le mondain immonde, qui, indifférent, méprise la crainte de DIEU et les corrections fidèles des amants de DIEU, préférant à ceux-ci (contre les
Lois de l'Ecole des Théo Sophes) ceux qui vivent mondainement. Par la raison que les hommes mauvais
ne pensent pas au jugement de DIEU, qui cependant apparaîtra horriblement et assez tôt (puisque
suffisamment bien) aux illusoires, et qui administre la justice même en cette vie, par le ver de la
conscience qui les ronge âcrement.

CCCLIV. %+ Réponds donc au fou Prov. XXVI, CCCLIV. Réponds donc au fou selon
selon sa folie, de peur qu'il ne se voie vers. 5. sa folie, de peur qu'il ne soit sapient à
Sapient. ses yeux.
Réponds donc au fou, etc.] Puisque les causes probables t'invitent à répondre, une réfutation peut être modestement opposée, qui contienne des choses utiles et salutaires aux pieux lecteurs et auditeurs,
de sorte que quelques-uns soient affermis ou sanifiés. Il ne faut pas combattre avec les adversaires
par des injures ou des sarcasmes, et ainsi ne pas répondre au fou en usant de sa folie,
de peur qu'on te juge semblable; car la victoire n'est pas placée dans la calomnie, mais dans la
vérité.

CCCLV . %+ Il vaut mieux, (certes) Prov. XVII, CCCLV. Rencontrer une ourse privée
rencontrer une ourse à qui on a ravi vers. 12. de ses petits est mieux à propos que
ses petits qu'un fat confiant en sa folie. le fou dans sa folie.
Il vaut mieux, etc.] Ceux qui sont plus avides de la dispute que de la vérité et défendent opiniâtrement leur propre opinion et censurent très odieusement ceux qui s'en écartent. Tu te souviendras donc
d'avoir égard au temps:

Lorsque la fureur est en marche cède-lui: Car toute violence est difficile à réprimer.
CCCLVI. %+ La voie du fou est Prov. XII, CCCLVI. La voie du fou est droite à ses
droite à ses yeux. Mais qui est Sapient vers. 15. yeux; et qui obtempère au conseil est
écoute les conseils. Sapient.
La voie du fou est droite, etc.] Chacun veut aller où il veut; c'est pourquoi le monde est plein de fous. C'est pourquoi tout homme déraisonnable qui n'est pas soumis à une règle doit être hérétique
et non dans la droite voie. Oui certainement. Que le Sapient rougisse de parler sans le témoignage de
la Sacro-Sainte Ecriture, du Livre de la Nature et de la conscience droite. Chacun flatte ses propres
vices et embrasse les opinions conçues en son âme comme le singe embrasse ses petits.

CCCLVII. Qui (justement) reprend un Prov. XXVIII, CCCLXVII. Qui reprend l'homme qui
homme, trouve (à juste titre) grâce vers. 23. rétrograde trouve mieux grâce que celui
(chaque fois) qu'ensuite il se trouvera qui flatte par la langue. près de lui, mieux que celui %+ qui
déçoit par les flatteries de sa langue.

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DU GRADE SEPTIEME 143 ------------------------------------------------------------------------------------------------

Qui déçoit par les flatteries de sa langue, etc.] Alexandre le Grand, discernant un adulateur d'un fidèle ministre, disait: Hephaestion est φιλαλέξανδρον, ami d'Alexandre; mais Craterus est φιλοβασιλέα,
ami du Roi. Et bien qu'il aimât Hephaestion, il tint Craterus en plus grand honneur et estime. Car
le premier était aimé à cause des flatteries; mais le second était jugé digne d'honneur à cause de la
vertu.

CCCLVIII. L'homme %+ qui contemne Prov. XXIX, CCCLVIII. L'homme repris qui endurcit
avec une tête dure celui qui le vers. 1. sa tête sera soudain frappé et
corrige, il lui surviendra une chute jamais ne sera guéri. soudaine dont la guérison ne suivra
jamais.

Qui contemne celui qui le corrige] Tite Live, Liv. III, Decad. 3: J'ai souvent observé dit-il, qu'un homme prenait conseil de lui-même sur le parti à suivre; un second obéissait ponctuellement à celui qui l'avertissait;
mais celui qui ne décidait rien par lui-même et n'obéissait point non plus n'était qu'un petit génie.
Puisque la première disposition de l'âme nous est interdite, il faut observer attentivement la seconde
et tandis que nous apprenons à commander, il nous faut au contraire nous habituer prudemment
il obéir dans notre âme.

CCCLIX. %+ Qui marche dans un Prov XIV, CCCCLIX. Qui marche dans sa rectitude
chemin droit et craint DIEU est méprisé vers. 2. craint IEHOVAH, mais ceux qui pervertissent
de celui qui marche dans une leurs voies le méprisent. voie infâme.

Qui marche dans un chemin droit, etc.] C'est-à-dire qui, en craignant le Seigneur institue sa voie et sa vie droitement et sapientement; tandis que le contempteur de DIEU perd sa voie et sa vie et s'expose
à un péril extrême. Lorsque Telamon, père d'Ajax, lui eût dit de combattre avec vigueur, mais de
demander la victoire à DIEU, Ajax répondit comme un homme insensé et superbe: Que les lâches pouvaient
vaincre avec l'aide de DIEU, mais lui sans aucun DIEU; et ainsi il pervertit sa voie, détruisit sa
vie parce qu'il s'était confié désespérément à ses propres forces.

CCCLX. Les justes abominent %+ les Prov. XXIX, CCCLX. L'homme inique est l'abomination
hommes impies, et les impies abominent vers. 27. des justes; mais la voie droite
ceux qui sont dans la voie droite. est l'abomination des impies.
Les hommes impies] L'impie est celui qui est étranger à la cognition de DIEU, contempteur de DIEU ou hypocrite, inconstant dans la foi, Esaias, LVII, vers. 20. Les impies sont comme la mer bouillonnante
qui ne peut se reposer. Impie est celui qui, par la foi, la vie, les moeurs et l'âme, est étranger
au verbe de DIEU. Ceux-ci sont abominés par l'homme juste et pieux, doué et illuminé de la vraie foi,
transformé en l'image du Christ, par la vie, l'esprit et l'âme. Car de même sont extrêmement opposées
et se combattent l'Image de DIEU et l'image du diable; de même l'homme juste qui porte l'Image de
de DIEU et du Christ, est opposé à l'impie en qui est l'image de Satan; et vice versa.

CCCLXI. %+ La simplicité des Prov. XI, CCCLXI. La perfection des droits les
justes les dirigera et la supplantation vers. 3. conduira; mais la perversité des prévaricateurs
des pervers les ruinera. les perdra.
La simplicité des justes] Le Psaume XXXVII est une explication très claire de cette sentence; lis-le en entier.

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144 INTERPRETATIONS ------------------------------------------------------------------------------------------------

CCCLXII. La fortitude du simple, Prov. X, CCCLXII. La fortitude pour le parfait
voie du SEIGNEUR et %+ la peur pour vers. 19. est la voie de IEHOVAH et la peur
ceux qui font le mal. pour ceux qui commettent l'iniquité.
La peur pour ceux qui, etc.] Tu vois ici la différence entre la bonne et la mauvaise conscience. Cicéron dit dans l'oraison pour Milon: Grande est la force de la conscience dans l'une et l'autre partie;
de sorte que ceux qui n'ont rien commis ne craignent pas, tandis que ceux qui ont péché voient toujours la
peine se dresser devant leurs yeux. La force de la conscience et la force οὐσιώδεις ou critique, ne peuvent
dans l'homme, être complètement éteintes ou effacées de l'Ame.

CCCLXIII. %+ Qui craint l'homme Prov. XXIX, CCCLXIII. La crainte des hommes
bientôt tombera; qui espère dans le vers. 25. dresse un piège, et qui a foi en IEHOVAH
SEIGNEUR sera surélevé. sera exalté.
Qui craint l'homme, bientôt, etc.] Lis le Psaume CXLVI (CXLV) en entier.
CCCLXIV. (Car) %+ toute parole Prov. XXX, CCCLXIV. Toute parole de DIEU est
de DIEU est un bouclier pour ceux qui vers. 5. éprouvée comme par le feu; elle est un
espèrent en lui. bouclier pour ceux qui espèrent en lui:
Toute parole de DIEU, etc.] Observe ici, apprends et réponds dans l'intimité de ton coeur; que le sermon de DIEU te soit un bouclier, et ajoute foi à la Vérité et aux promesses Divines. Car il est dit clairement
que le sermon de DIEU est embrasé et purifié, c'est-à-dire sans scories, sans dol, sans fausseté,
et qui doit certainement accorder la victoire aux croyants. Tu en as des exemples dans l'Ep. de
S. Paul aux Hébr. I. Le Psaume XIX, chante insignement aussi l'Eloge du Verbe Divin, vers. 9 (vulg.
XVIII, 8). Droites, les Justices du Seigneur, réjouissant les coeurs; lucide, le précepte du Seigneur, illuminant
les yeux. Vers. 10 (9); Sainte, la crainte du Seigneur, permanent dans les siècles des siècles; vrais,
les jugements du Seigneur et ils sont justifiés. Vers. 11 (10). Ils sont plus désirables que beaucoup d'or et que la
pierre précieuse, et plus doux que le miel et le rayon de miel Vers. 12 (11). Aussi ton serviteur les garde; et
en les gardant, une grande récompense.

CCCLXV. %+ N'ajoute rien du tout vers. 6. CCCLXV. N'ajoute pas à ses paroles
à ses paroles, de peur que tu en sois de peur que tu en sois repris et répréhensible repris et trouvé menteur. comme menteur.
N'ajoute rien du tout, etc.] La raison en est que tout homme est menteur; seul, DIEU est la source limpide de la vérité; c'est pourquoi c'est la Loi de DIEU immaculée, qui convertit les âmes; c'est le
témoignage fidèle de DIEU qui donne la Sapience aux petits enfants. Psaum. XIX, vers, 8. Le Verbe
Eternel de DIEU, dès le commencement, vrai de la vérité même, irrépréhensible, et recrée les âmes des croyants.
Car il renferme l'agnition de DIEU et du Sauveur; et cette agnition est la vie éternelle, S. Jean, XVII, 3.
Et c'est vraiment la Règle et la norme de vie, immaculée, sincère, intègre, parfaite, ne contenant
rien d'inique ni de vain, écartant les âmes des erreurs, détournant du mal, instaurant l'image de
DIEU; elle est fidèle, non trompeuse, parce que DIEU tient ses promesses; elle accorde la Sapience aux
rudes, aux indoctes et aux fous, selon le monde (I, Ep. aux Corinth. II) et tranquillise la conscience;
elle montre les vrais cultes de DIEU, les promesses infaillibles; et avec ses sacrements, la foi, l'espérance,
la dilection, l'humilité, la patience, l'invocation et la glorification du nom Divin.

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DU GRADE SEPTIEME 145 ------------------------------------------------------------------------------------------------

Sache-le! Chaque fois que je lisais, dès l'âge le plus tendre, les paroles du Prologue ci-dessus dans les livres du Roi Sapient, toujours cette pensée se présentait en mon âme (sans aucun doute par
la monition de la voix de DIEU parlant en moi): Ce sont de grandes et presque incroyables choses
que tu lis ici, touchant les fruits et les trésors de la SAPIENCE; cependant point du tout fausses,
feintes ou mensongères. Ah! comment parviendras-tu à leur cognition? DIEU sait, car je ne pourrais
le dire, jusqu'à quel point j'ai été altéré de vérité; J'invoquai donc DIEU, afin qu'il me montrât la
VERITE; et RUACH HHOCHMAEL, L'ESPRIT DE LA SAPIENCE DIVINE m'a conduit par la méthode que j'ai exposée
au verset CCXCIV. Dans l'UNIVERSELLE vérité de choses que j'ai traitées dans cet Amphithéâtre Universel.
Gloire à DIEU in excelsis, de ce qu'il aura manifesté de telles choses aux amateurs de la Théo-
Sophie, héritiers fidèles et aimés de la SAPIENCE Eternelle, seule vraie.

JE PARACHEVE cet Oeuvre par ces quelques
paroles de la Doctrine du
SAPIENT
Ne recherche rien davantage, mon Eccl. XII, Prends garde, mon fils de chercher
fils (dit le Roi Sapient); il n'y a nulle fin vers. 12. davantage; il n'y a pas de fin à faire à faire plusieurs livres, et la fréquente plusieurs livres, et la doctrine nombreuse méditation est l'affliction de la chair. est l'affliction de la chair.
Ecoutons (donc) tous ensemble la fin vers. 13. La fin de tout ce discours est à
de ce parler. Crains DIEU et observe ses entendre; crains DIEU et garde ses MANDEMENTS; Car c'est là tout l'homme. mandements, parce que ceci est tout l'homme.
Et toutes choses qui se font, DIEU les vers. 14. Parce que DIEU produira toute oeuvre
produira en jugement à cause de toute en jugement qui portera sur toute chose faute; soit pour le mal, soit pour le cachée, soit pour le bien, soit pour le bien. mal.

C'est pourquoi, ô mortels,

Mieux vaux aller à une maison de Ecclés. VII, Mieux vaut aller à une maison de
deuil qu'en une maison de festin car en vers. 3. deuil qu'aller à une maison de festin;
la première on est averti de la fin de car en la première est ce qui est tous les hommes et l'homme vivant la fin de tous les hommes, et le voyant pense à ce qui sera. il le place sur son coeur.
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146 INTERPRETATIONS ------------------------------------------------------------------------------------------------

Vanité (donc) des vanités, dit rectement Ecclés. I, Vanité des vanités dit vraiment
l'ECCLESIASTES vanité des vanités, vers. 2. l'Ecclésiastes; vanité des vanités, et
et TOUT est vanité; tout est vanité;
Je le dis, Moi HENRI KHUNRATH, DE LEIPZIG, fidèle amateur de THEOSOPHIE et DOCTEUR en l'une et l'autre MEDECINE, avec tous les fils fidèles de la DOCTRINE, en général et en particulier, de TOUT ce qui est, se
trouve, existe, se lit et se fait en dehors et sans l'assistance de la SAPIENCE ETERNELLE, seule vraie, et
de sa DOCTRINE orthodoxe, et de son ETUDE Philo-Sophique.

J'AI DIT.

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J'A J O U T E

Maintenant donc, VOUS ô mortel, en cette page FINALE, vous qui adorez IEHOVAH et auxquels la SAPIENCE tient un peu au coeur, tant de fois avertis par MOI, amateur et fils
fidèle et aimé de la THEOSOPHIE (que toute envie soit loin de cette affirmation) par l'inspiration
et la grâce de DIEU (de qui j'ai toujours été sujet et, Laus à IEHOVAH je le suis encore en
ce présent Oeuvre que j'offre aux hommes) dans cet AMPHITHEATRE par le Catholicisme
simple de la VERITE; et le simplicisme catholique de la VERITE, CHRISTIANO-KABBALISTIQUEMENT
DIVINO-MAGIQUEMENT, et même PHYSICO-CHIMIQUEMENT, soit par l'Ecriture ou la Peinture,
non sophistiquement fausses ou impudemment mensongères, mais telles que, saintement,
gravement et irréfragablement le confirment la Sacro-Sainte Ecriture Biblique, le livre
(*1) universel de la Nature et la Conscience de l'homme Divinement infuse, par la méthode tri-
une, telle que nul avant moi jusqu'ici (sans inane gloriation; pourquoi ne me serait-il pas
permis d'avouer la vérité) ne l'avait montrée orthodoxement et graphiquement, je vous en
prie dis-je, ne méprisez pas la DOCTRINE de la SAPIENCE ETERNELLE, seule vraie, et la DOCTRINE
aussi saine que salutaire fondée dans la Sacro-Sainte Ecriture Biblique, le Livre


(*1) Cicéron, oraison pour Milon et Orais. 3 contre Salust Grande est la
force de la conscience. Quintilien, liv 5. La conscience aux mille témoignages.

+@



%

+@
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DU GRADE SEPTIEME 147 ------------------------------------------------------------------------------------------------

Macro-Cosmique de la Nature, et la Loi Divinement écrite dans nos coeurs; mais ascendez maintement Théosophiquement VERS et DANS cet AMPHITHEATRE DE LA SAPIENCE ELLE-MEME, et à la PORTE de celui-ci par l'ECHELLE de ses sept Grades; en lui, observantissimes des SEPT LOIS qui y sont jointes, entrez avec une dévotion non hypocrite, et contemplez-LA soigneusement des yeux tant de l'Ame que du Corps, purifiés tant pénitentiellement que rituellement des sordides séductions des rudesses et des fantaisies de l'esprit; et vous marcherez sapientement, dis-je, vers votre salut, et temporel et éternel, AMEN.


J'A I D I T

QUI EST BIEN INSTRUIT DE LA DROITE VOIE:
A DEJA PARCOURU UNE BONNE PARTIE
DU DIFFICILE ITINERAIRE.

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148 INTERPRETATIONS DU GRADE SEPTIEME ------------------------------------------------------------------------------------------------

A M O M U S E T Z O I L E.
L'h o m m e i n t e l l i g e n t a u x i m p e r t i n e n t s.

Il est facile de critiquer (μωμει̑σθαι) et difficile d'imiter (μιμει̑σθαι).
Chacun peut blâmer ce qu'il lui est impossible d'égaler.
Tu peux ceci mieux; or celui qui peut faire mieux qu'il le montre donc. Si tu es encore dans le bon chemin, si tu conviens que tu te trouves mieux imprégné de la science, alors je ne mérite aucun blâme. Et de ce que tu me dois, il faut en retour te montrer reconnaissant.
Il est injuste de juger de tout un livre par une petite partie, avant que tout le livre soit bien connu et soigneusement examiné.
HENRI KHUNRATH, de LEIPZIG, fidèle amateur de la THEOSOPHIE et DOCTEUR de l'une et l'autre MEDECINE.
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ISAGOGE A LA PREMIERE FIGURE DE L'AMPHITHEATRE 149 ------------------------------------------------------------------------------------------------

םקדוֹשׁם םקדוֹשׁם םקדוֹשׁם
(QADOSH, QADOSH, QADOSH)

יְחוֹחָ צֶכָאוֹת (TETRAGRAMMATON TSEBAOTH)

Q U I E T A I T; Q U I E S T; Q U I S E R A .
PLEINS SONT LES CIEUX, PLEINE EST TOUTE TERRE DE LA MAJESTE DE SA GLOIRE.
חלְלוִיחָ ; חלְלוִיחָ (HALLELU-IAH; HALLELU-IAH)
חלְלוִיחָ (HALLELU-IAH)
I.
L A V E Z-V O U S, S O Y E Z
P U R S.
II.
יְחוֹחָ (TETRAGRAMMATON) U N E F F E C T E U R D E T O U T E S C H O S E S; A Y E Z-L E E T V O U S A U R E Z T O U T E S L E S P U I S S A N C E S M I N I S T R A N T E S.
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150 ISAGOGE A LA ------------------------------------------------------------------------------------------------


III.
A U P R E M I E R D E S E T R E S S O I E N T L E S V O E U X E T P R I E R E S; A U X I N F E R I E U R S L E S H Y M N E S.
IV.
S I P A R Q U E L Q U E C I R C O N S T A N C E L A P E T I T I O N E U T P R O C E D E
V E R S L E S E T R E S I N F E R I E U R S Q U E C E N'E N S O I T P A S L E B U T F I N A L
M A I S E N R A I S O N S E U L E M E N T D E L'A D M I N I S T R A T I O N D E L E G U E E
P A R L E P R E M I E R D E S E T R E S

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FIGURE SECONDE DE L'AMPHITHEATRE 151 ------------------------------------------------------------------------------------------------

I S A G O G E
ou
I N T R O D U C T I O N B R E V E
A LA FIGURE SECONDE
DE CET AMPHITHEATRE
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IL NOUS CONVIENDRA donc, d'abord pieusement lavés et pénitentiellement purgés, de nous offrir, et, suppliants, par la foi sincère, de nous recommander à la Déifique Lumière;
et les sens séditieux complètement fermés et réprimés, et l'âme quiète et pure de toute
passion, tant immédiatement que médiatement, aussi bien en dormant qu'en veillant,
d'attendre patiemment cette manne rorante et tombant d'en haut de la SAPIENCE Eternelle
et supercéleste, et cette pluie nectaréenne et d'eau et de feu distillant goutte à goutte sur
la terre, et descendant dans nos coeurs, nos âmes, nos forces et nos esprits, c'est-à-dire
dans le Corps, l'Esprit et l'Ame ou le TERNAIRE MICROCOSMIQUE ressuscité ; et ainsi d'être DIVINEMENT
embrasés, illustrés, illuminés, sanctifiés; de JOUIR de יְחוֹחָ, de SUPPORTER (PATI)
LES CHOSES DIVINES; et même d'être ineffablement ravis en DIEU, et presque DEIFIES. Nous
devons donc louer et adorer (principalement dans les SOLILOQUES quotidiens et surtout
ceux du matin) cette MER immense de MISERICORDE et cet OCEAN infini de toute BONTE duquel
jusqu'à nous, dérivent les rayons, distillent les ruisseaux et émanent les fleuves divinissimes,
non seulement du VERBE mirifique JESUS CHRIST (יְחשוחָ ΧΡΙΣΤΟΥ) CRUCIFIE et des
noms sacrés de יְחוֹחָ et de tous les verbes (qui sont pour nous les demeures sensibles de la
DIVINITE et même les monuments commémoratifs qui nous les enseignent; et aussi les
stimulants, les adjuvants et les allégements des passions de l'AME et de l'ESPRIT en nous,
et les promoteurs énergiques d'une opération admirable, en nous, et hors de nous) qui
désignent et exhibent ensemble la DIVINITE (NUMEN); mais encore de toutes les choses admirables
(car יְחוֹחָ seul a fait les choses admirables). O heureux, trois et quatre fois
heureux celui qui est ravi en admiration, méditation, et perception de celles-ci. Nous
sentons ainsi la DIVINITE (NUMEN) souveraine réellement présente; nous entendons véridiquement,
14
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152 ISAGOGE A LA ------------------------------------------------------------------------------------------------

nous voyons suffisamment, nous observons fructueusement יְחוֹחָ l'admirable,
parlant mirifiquement et en NOUS et en la NATURE et en l'ECRITURE; nous consultons sans
tromperie les bons ANGES qui nous assistent amicalement, nous avertissent fidèlement,
nous enseignent familièrement par l'ordre bénin de יְחוֹחָ et nous conduisent sûrement
dans nos voies. C'est pourquoi, inclinés jusqu'à terre, cet hymne a été; dûment proféré par
NOUS avec d'autres non différents de celui-ci, sur le mode et l'accent Ionique, du fond de
l'âme enflammée d'ardeur pour les choses sacrées:


Et générateur et artisan de toutes chose, Roi des êtres supérieurs, Lumière du génie, espoir des hommes, Tremblement de l'ombre ténébreuse du Phlegethon, Amour incrédibile des habitants des cieux, Peur invincible des habitants du tartare, Religion célèbre des enfants de la terre,

אְלֶחינו אֲדׄנָינו אֲדׄנָי (Elohinou Adonaïnou Adonaï)

Βασιλεύς παντοκρατωρ προτογλυεθλός

(Roi, Omnipotent, Nourricier)

DIEU un, DIEU le même, DIEU nourricier
En descendant d'en haut, pénètre en NOUS.
TOI, TOI, TOI,

Demeure ici, Excite les inertes Avertis-nous des choses erronées Enseigne-nous les choses vraies.

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@

FIGURE SECONDE DE L'AMPHITHEATRE 153 ------------------------------------------------------------------------------------------------

LOI INTRODUCTOIRE
V.
Q U E L E S A N G E S (ΑΓΓΕΛΟΙ Q U I V O L E N T V E R S יְחוֹחָ E T E N S U I T E V E R S N O U S S O I E N T P O U R N O U S
R E V E R E N C E E T C R A I N T E.

VI.
Q U E S O I T E N V E R S E U X L'O B E I S S A N C E E M P R E S S E E S E L O N L'A P P R O B A T I O N C O N N U E.

VII.
S I V O U S O S E Z T R A I T E R D E L E U R S M Y S T E R E S S A C R E S Q U E C E S O I T
O U V E R T E M E N T A U X D I G N E S
O B S C U R E M E N T A U X P R O F A N E S.

Ensuite:
C O N N A I T R E יְחוֹחָ
par LA SACRO-SAINTE ECRITURE, LA CREATURE et aussi par SOI-MEME; et encore par sa lumière, immédiatement levée en ton âme, Théosophiquement, Naturellement, Kabbalistiquement.
TE CONNAITRE TOI-MEME, PAR LE LIVRE De la Sacro-Sainte Ecriture, de la Nature de tout l'Univers qui est, et Macro-Cosmique c'est-à-dire universel, et Micro-cosmique, ou de Toi-même; selon ton Corps et ton Esprit; et enfin de TON AME, conjointe à DIEU, Théo-Sophiquement, Physiquement, Physico-Médicalement, Physico-Chimiquement, Physico-Magiquement, Hyperphysico-Magiquement, Kabbalistiquement.
@

I S A G O G E
ou
I N T R O D U C T I O N B R E V E A L A F I G U R E T R O I S I E M E
de l'Amphithéâtre.
C O N N A I S L A N A T U R E

UNIVERSELLEMENT
et
PARTICULIEREMENT
par le LIVRE
DE LA SACRO-SAINTE ECRITURE; ET DE LA NATURE ELLE-MEME
qui est, et le Monde majeur, universel; et le Monde mineur c'est-à-dire l'homme, selon son corps et son esprit.
Enfin
ou médiatement, par les ANGES, ou immédiatement dans le miroir de ton âme purgée
par
D I E U L U I-M E M E Théo-Sophiquement; Physiquement; Physicomédicalement; Physicochimiquement; Physicomagiquement; Hyperphysicomagiquement; Kabbalistiquement.
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ISAGOGE A LA FIGURE TROISIEME DE L'AMPHITHEATRE 155 ------------------------------------------------------------------------------------------------

I.
LA PIERRE DES PHILOSOPHES EXISTE; car CELLE-CI:
1?L'EXPERIENCE, maîtresse de toutes choses, suffisante même seule, l'atteste infailliblement; n'est-ce pas être plus que fou, que de lui résister? Celle-ci (bien que préparée par
d'autres) LE PONTIFE ROMAIN et SA MAJESTE IMPERIALE l'ont reconnue vertueusement efficace;
beaucoup de Rois, dans tout l'Orbe des Terres, l'ont vue, et même quelques Electeurs de
l'Empire Romain; certains Princes, Comtes, Barons, Nobles et (à cause de la vertu et de
la doctrine) Docteurs, qui étaient dans l'intimité de ces nobles, l'ont vue; et même dans
toute nation Judaïque, Païenne, Chrétienne, et même Turque, beaucoup de tout état et de
tout ordre, tant Ecclésiastiques que Politiques, lettrés aussi bien qu'illettrés, l'ont vue de
leurs yeux (étonnés par le miracle de la Nature produit par l'Art) l'ont touchée de leurs
mains. J'en parle savamment. Je cite tous ceux-ci comme témoins; toi, chercheur de
physico-chimie, interroge les amants de la vérité; ils attesteront volontiers, pour renforcer
la vérité, que la chose est véritablement ainsi.

2?LA RAISON, vraie et certaine, ductrice fidèle des sages, la confirme gravement; elle qui, en dirigeant l'esprit, l'empêche d'entrer en tel chemin étroit ou tortueux, mais l'admet
promptement dans un autre plus ample.

3?LES SAPIENTS, dont le nombre et si grand, les auteurs gravissimes (desquels il existe çà et là des monuments se rapportant à ce sujet) tous ensemble, harmoniquement, l'ont
affirmé non témérairement même avec les serments les plus sacrés; qui sont tous véridiques
(parce que ces hommes sont doctes et bons) et considérés comme tels jusqu'à ce
que le contraire soit suffisamment prouvé sur eux-mêmes. Et pourquoi pas? Puisque l'on
doit croire tout artiste dans ce qu'il enseigne sur son art, pourquoi ne devra-t-on pas, en
cette matière, ajouter foi à eux-mêmes plutôt qu'aux ignorants? Car les artistes, de toute
sorte, savent parfaitement et vérissimement disserter, parler et juger de la nature de leur
oeuvre.

4?LA NATURE, adjutrice (ministra) jamais oisive de DIEU dans la machine de ce monde, nous l'enseigne fidèlement de jour et de nuit par des voies et modes nombreux dans ses
opérations (comme le rapportent les Théosophes et le confirment les experts) et nous en
donne une ferme assurance.

5?L'ESPRIT (MENS), étincelle la plus haute et la plus lucide de l'âme (animus) humaine, Divine et immortelle, que DIEU a douée d'une constitution telle, que par le désir inhérent
à sa nature et par toutes les forces qu'elle peut déployer, elle tend et appète sans cesse
vers les choses suprêmes et optimes; or cet aiguillon de la bonne convoitise (car elle vient
de DIEU), cette impatience de l'âme (seuls les experts la connaissent), ce désir ardent de
posséder la PIERRE DES PHILOSOPHES, s'il n'était pas dans la nature des choses, il faudrait
donc que DIEU L'IPSEIQUE l'eût inséré en vain en ceux (car je ne parle pas ici des vicieux) qui

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156 ISAGOGE A LA ------------------------------------------------------------------------------------------------

soit plus prudents, plus sapients et plus religieux que les autres. Cependant il n'a rien
fait en vain!

6?LA CONFORMITE TYPIQUE, vraiment admirable (dans la Nature) de cette PIERRE avec la Sacro-Sainte Trinité Divine; avec tout l'Univers créé; et même avec le λόγος incarné de
DIEU, c'est-à-dire Maschiah promis et envoyé; et aussi avec les sacrements et les mystères
si hauts et si profonds de la religion chrétienne, et qui oblige justement tout homme sain
d'esprit à la croire et à la déclarer véritable. J'aurais honte de parler contre la vérité. Seuls
les savants peuvent le comprendre. En vérité, en vérité je vous le dis: si l'un existe, l'autre
existe également.

7?Enfin (puisque le CREATEUR, comme l'atteste S. Paul aux Rom. 1, veut être connu de la CREATURE) DIEU, par quelques-uns de ses organes (car DIEU ne donne pas tout à un seul)
auxquels il l'avait bénignement accordé dès le commencement du Monde, a pu et voulu
(l'expérience atteste ce vouloir) et il veut encore (parce que sa miséricorde est éternelle)
que soit connu du genre humain combien est admirable la Sapience, la puissance infinie,
la bénignité immense du CREATEUR, etc., c'est-à-dire quel est DIEU LUI-MEME considéré
comme modèle mirifique, non seulement par la CREATURE, par le monde majeur, seulement
per se ou simplement et dans ses parties, indistinctement, par une cognition particulière;
mais aussi par le FILS du monde majeur (qui est l'interprète de l'art, c'est-à-dire de la
PHYSICOCHIMIE) dans le sujet catholique, catholiquement, abondamment et explicativement;
et ensuite que le genre humain apprenne clairement à connaître יְחוֹחָ Tri-un, auteur de
tant de biens et de dons; à l'admirer et le vénérer seul, à le collouer avec une âme
reconnaissante, à le méditer profondément et à se conjoindre et se réunir inséparablement
avec son ipséité. Donc, de même qu'il était du sapientissime יְחוֹחָ de juger qu'il fallait
choisir et trouver cette voie comme étant la plus commode pour parvenir à le connaître; de
même il est de nous d'approuver, d'aimer et de suivre ce qu'il a choisi lui-même; de le
comprendre salutairement LUI-MEME (ainsi qu'en son Fils, interprète de la Sacro-Sainte
Ecriture) par le fils de la nature, ce style Physico-Chimique, DIEU l'ayant ordonné ainsi
dans le Livre et le Miroir de la NATURE (que nous avons certainement, catholique et splendidissime
dans la PIERRE des Philosophes) proposés par DIEU à nous; de voir et connaître
utilement aussi le MONDE, et de même qu'il doit être rénové par le feu à la fin de ce monde
(saeculum) comment et par qui il a été construit dans le principe par le feu; et enfin de nous
connaître fructueusement NOUS