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Réfer. : 1300 .
Auteur : Limojon, Alexandre-Toussaint.
Titre : Le Triomphe Hermétique.
S/titre : L'Ancienne guerre des Chevaliers. Entretien d'Eudoxe et de Pyrophile.

Editeur : Atlantis.
Date éd. : 1958 .
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**** A T T E N T I O N ****

Ce document étant sujet à droits d'auteur, n'est composé que du début, et des tables éven-
tuelles. Reportez-vous aux références ci-dessus
pour vous le procurer.

**** A T T E N T I O N ****



Alexandre-Toussaint LIMOJON Chevalier de Saint-Didier



LE TRIOMPHE HERMETIQUE
o u
LA PIERRE PHILOSOPHALE VICTORIEUSE
I. - L'ancienne guerre des Chevaliers. II. - Entretien d'Eudoxe et de Pyrophile sur l'ancienne guerre des Chevaliers. III. - Les six clefs de la Philosophie secrète.

Préface, notes et traduction de citations latines
par Eugène CANSELIET


pict


VENUS Anadyomène et MERCURE
Supplément à la revue « ATLANTIS ), 30, rue de la Marseillaise, Vincennes

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Comité d'Honneur et de Patronage d'Atlantis depuis sa fondation en 1926 MM. Maréchal LYAUTEY; Edmond HARAUCOURT; Paul VALÉRY; Charles LE GOF-*
FIC, Georges DUHAMEL; Claude FARRÉRE; Fernand GREGH, de l'Académie française. Pierre TERMIER; Fortunat STROWSKI; Paul CHABAS; Paul LANDOWSKI, de
l'Institut.
Sylvain LÉVY, J.-H. ROSNY Aîné: Pierre MILLE: Philéas LEBESGUE; Jean
MALYE, GRANDIDIER; Fernand BALDET; Jules TOUTAIN; Louis GERMAIN; RIO; Louis ROLlIN; Louis MARIN; Paul RIVET; Docteur CLAOUÉ. Victor-* Emile MICHELET; Camille MAUCLAIR; Gabriel BOISSY; P. LECOMTE DU NOUY; Jean GATTEFOSSÉ; René GATTEFOSSÉ; Mario MEUNIER; José GER-* MAIN; Nicolas POLITIS; P. ROUSSEL-DESPIERRES; Philippe NEGRIS; A. RUTOT: Gustave BARROSO; Prince Matila GHYKA; Louis ROUGIER; Daniel RUZO. ----------------------------- O ------------------------------*

ATLANTIS L'Association Atlantis constitue un centre d'étude des traditions occidentales. Elle tend à rechercher, à travers les légendes, les symboles, les religions
et les philosophies, la Tradition primitive, sur laquelle il est nécessaire
de s'appuyer pour obtenir une rénovation spirituelle permettant de préparer
les Temps nouveaux vers lesquels l'humanité marche à grands pas.
Cette renaissance permettra à l'esprit humain de concilier à la fois la science et la religion, et, s'inspirant d'un idéal esthétique, remettra en
valeur les qualités chevaleresques, seules capables de permettre à l'homme,
comme aux peuples, de retrouver les normes d'une saine vie spirituelle
indispensable à la nature humaine.
L'Association a pour but, par tous moyens à sa disposition, d'assurer la diffusion de la revue Atlanlis, des oeuvres de son fondateur Paul Le Cour
et de tous écrits manifestant les mêmes préoccupations. Elle entend maintenir
et faire connaître la pensée et les idées de Paul Le Cour et de ses
émules, par la revue Atlantis, par des conférences, des voyages, des manifestations
culturelles et par tous moyens propres à favoriser l'édition ou
la réédition d'ouvrages ou manuscrits inédits.

Les études paraissant dans la revue n'engagent que la responsabilité de leurs auteurs.
ADHESIONS A ATLANTIS, comportant le service de la Revue (publication bimestrielle. Un numéro double pendant les vacances):
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Les adhésions partent traditionnellement du 21 septembre. Insigne de l'Association (Trident or sur fond azur): 200 F Cheques postaux: Atlantis 1159-91, Paris.
33, rue de la Marseillaise, VINCENNES. Téléphone: Daumesnil 31-95
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Alexandre-Toussaint LIMOJON Chevalier de Saint-Didier




LE TRIOMPHE HERMETIQUE


LA PIERRE PHILOSOPHALE
VICTORIEUSE



Traitté
plus complet & plus intelligible, qu'il y en ait eu jusques ici, touchant
LE MAGISTERE HERMETIQUE

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A l'occasion de la publication intégrale du Triomphe Hermétique de Charles Limojon, présenté par notre excellent ami Eugène Canseliet,
alchimiste, unique disciple de Fulcanelli, et depuis plus de vingt-*
cinq ans collaborateur d'Atlantis, nous présentons ici le programme
de la Collection « Alchimie et Alchimiste » qu'il dirige aux Editions
de l'Omnium littéraire.


COLLECTION « ALCHIMIE ET ALCHIMISTES » (Publiée sous la direction d'Eugène CANSELIET.) DEJA PARU EN DECEMBRE 1957:
N° I
---- F U L C A N E L L I LE MYSTERE DES CATHEDRALES& et l'interprétation ésotérique des Symboles hermétiques du Grand Oeuvre. Nouvelle édition de luxe, numérotée de 1 à 1000, augmentée de 20 pages et de 3 hors texte. Préfaces d'Eugène CANSELIET, 39 planches
hors texte. Prix: sur Lafuma 6000 F et 7500 F; sur Madagascar:
10000 F; sur Japon: 60000 F.


EN SOUSCRIPTION:
N° 2 ET 3:
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F U L C A N E L L I LES DEMEURES PHILOSOPHALES et le Symbolisme hermétique dans ses rapports avec l'Art sacré
et l'Esotérisme du Grand Oeuvre.
Nouvelle édition augmentée de 40 pages et de 3 hors texte.
N° 4:
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En souscription à 10000 francs, en deux tomes, sur Lafuma. MICHAEL MAIERUS ATALANTA FUGIENS& Traduction par Eugène CANSELIET; reproduction de 50 gravures et 50 pages de musique. Texte en latin et français.
En souscription à 4000 F; édition de luxe à 6000 F.
Prospectus illustrés et catalogue général de 100 pages gratuits sur demande, par l'Omnium littéraire, 72, avenue des Champs-Elysées, Paris.
Les ouvrages peuvent être demandés directement à Atlantis, 30, rue de la Marseillaise, Vincennes. C.C.P. 1159-91 Paris.

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INTRODUCTION -----

DE L'ALCHIMIE OU PHILOSOPHIE HERMETIQUE DE LA PIERRE PHILOSOPHALE
Nous venons de découvrir un petit ouvrage très recherché, edité à Amsterdam à la fin du dix-septième siècle. Il est intitulé: Le Triomphe
hermétique ou la pierre philosophale victorieuse. Et, bien qu'il
porte en sous-titre: « Traitté plus complet et plus intelligible qu'il y
en ait eu jusques ici, touchant le magistère hermétique », il faut certes
l'avoir lu et relu avec grande attention dans son style de l'époque,
pour soulever les voiles de son hermétisme et découvrir la Pierre philosophale
victorieuse.
Nous nous proposons de le reéditer ainsi que la magnifique gravure hors-texte qui le concrétise.
Pour beaucoup, la recherche de la Pierre philosophale n'est qu'une chimie de mutations, une « Alchimie " qui doit leur permettre de transformer
du plomb ou de la matière vile en or. Ils suivent alors à la
lettre et dans les moindres détails matériels les « recettes » des traités
hermétiques qui les entrainent au coeur de labyrinthes inextricables
où ils demeurent prisonniers de leur folie. C'est ainsi que finissent
bien souvent ces pauvres ambitieux.
Nous avons connu, il y a trente ans, un jeune industriel marié, père de jeunes enfants, qui, après avoir englouti sa fortune dans un
laboratoire où il passait ses jours et ses nuits, attendant la conjonction
de Saturne et de Mercure ou autres planètes, pour allumer ses
alambics et opérer ses mélanges, finit par se loger une balle dans la
tête !
Il faut être bien fol, en effet, pour ne rechercher qu'à produire de l'or à profusion espérant ainsi être riche et... heureux !
C'est vouloir par là doubler le poids du péché originel qui pèse sur nos épaules. Péché dont nous héritons tous et dont notre vie ne
doit avoir d'autre but que de nous laver, mais non de l'aggraver.
L'Or alchimique est tout autre que l'or vulgaire et son éclat est bien plus éblouissant. Il l'est tellement qu'il aveugle ceux qui le recherchent.
Il est caché au plus profond de la matière philosophale; de la

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matière vile et brute que nous pouvons rendre irradiante de transcendance
par notre labeur ascensionnel.
Travail patient et incessant comme cetui d'un « laboratoire » où dans le plus profond de nous-méme (labor-intimus), nous devons sans
cesse chercher à rendre notre âme aussi pure et brillante que l'or le
plus pur.
La Pierre philosophale, c'est encore la pierre de nos cathédrales. Pierre brute que nos compagnons bâtisseurs hermétistes sont arrivés
à rendre vivante et resplendissante de vérité par la lumière d'Aor;
par ce qu'ils y ont gravé et sculpté et qui, fruit de leurs patientes
recherches, demeure un enseignement de Vérité légué à la postérité.
Le « Grand Oeuvre alchimique » est bien une mutation. C'est l'opération qui transforme notre « Moi » en le dépouillant de la crasse qui le
nimbe depuis sa naissance, pour le rendre le plus possible irradiant de
lumière et de pureté par la Caritas qui est tout le contraire de la matérielle
thésaurisation... même de métaux précieux.

Ioan DIONYSIOS.

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EX libris hermétiste du XVIIIe siècle.
L'acacia symbolique avec le pélican, entre le Soleil et la Lune.
(Bois gravé de M. CHARBONNEAU-LASSAY.)
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P R E F A C E


DES CONDITIONS PRINCIPALES DU SUCCES HERMETIQUE
Qu'Atlantis consacre trois bulletins au traité d'alchimie, Le Triomphe hermétique ou La Pierre philosophale victorieuse, quand Le
Mystère des cathédrales sort dans sa nouvelle édition, à l'Omnium littéraire,
voilà bien qui m'apparaît philosophiquement remarquable.
Circonstance non fortuite sans doute qui s'explique par cette constatation,
à savoir que Fulcanelli professait, pour le petit livre d'Alexandre-Toussaint
Limojon, sieur de Saint-Didier; une très grande estime,
fréquemment exprimée dans l'ouvrage que Paul Le Cour, d'autre part,
fut le premier à apprécier, en le signalant à l'attention des savants et
des lettrés. Dès janvier 1927, en effet, Paul Le Cour publiait, dans la revue Æsculape, une chronique, illustrée de plusieurs dessins de Julien
Champagne fort bien reproduits et intitulée L'Esotérisme des cathédrales.
Voici le début de cet article, formulant, dans l'éloge, la prédiction
de cette rareté prohibitive qui devait se faire cruellement sentir
pour le chercheur :

« Ceux qui croient que l'éducation moderne a supprimé définitivement l'emploi des méthodes entièrement différentes de la méthode
scientifique et la croyance à une connaissance supérieure par ces
méthodes, se trompent étrangement.

« Il vient de paraître un livre fort curieux, admirablement présenté, et qui très vraisemblablement deviendra, à bref délai, une
rareté. Cet ouvrage, dont l'auteur se dissimule derrière le pseudonyme de Fulcanelli, a pour titre: Le Mystère des cathédrales. »
Fait curieux encore, Paul Le Cour ne manqua pas de citer un passage se rapportant à la planche Vl du Mystère des cathédrales, où se
voit la Salamandre, symbole de la Calcination; passage précisément
extrait du Triomphe hermétique. Ainsi lit-on a la page 44, dans la seconde partie du volume -- L'Entretien d'Eudoxe et de Pyrophile --,
laquelle constitue le commentaire du texte fort ancien traduit par
Limojon -- L'Ancienne Guerre des Chevaliers --, si riche dans sa brièveté
et sous son titre cabalistiquement évocateur:

« Le feu secret des sages est un feu que l'artiste prépare selon l'art...; ce feu n'est pas actuellement chaud, mais il est un esprit igné
introduit dans un sujet d'une mesme nature que la pierre; et estant

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médiocrement excité par le feu extérieur, la calcine, la dissout, la
sublime et la resout en eau seiche, ainsi que le dit le Cosmopolite. », Le feu secret est celui que qualifie de naturel le disciple Pyrophile (ami du feu), au cours de cet entretien avec son maître Eudoxe (également
en grec: de bonne réputation et de juste pensée) qui lui
déclare que ce feu est le plus grand mystère, parmi les mystères de la
Philosophie sublime, et que ceux-ci dépendent de l'intelligence de
celui-la. On retrouve cet élément inconnu à la base même du singulier appareil en étages offert par la planche gravée sur cuivre, qui se
déplie, après l'Avertissement, dans les deux éditions d'Amsterdam, et
qui s'y montre plus finement exécutée dans la première que dans la
seconde. Cette pièce précieuse manque à beaucoup de ces exemplaires hollandais encore en circulation, qu'il s'agisse du tirage d'Henri
Wetstein (1699) ou de celui de Jacques Desbordes (1710).

Combien apparaît instructive cette composition iconographique indiquant, en particulier et fort évidemment, la condition majeure de
toute réalisation philosophique, qui différencie, dans le domaine physique,
l'alchimie de la chimie ordinaire de nos actuels laboratoires. Peutêtre ai-je dévoilé moi-même plus qu'il ne convenait cet arcane de base,
lorsque les auteurs s'en montrèrent tant « envieux », parmi lesquels
très peu rompirent le silence en termes précis. A côté d'Esprit Gobineau de Montluisant se place ainsi Alexandre Sethon, dit le Cosmopolite,
qui, pour désigner la période de l'année la plus propre aux expériences,
déclara, de façon allégorique, que, dans une île charmante soumise
à Vénus, « on voyoit paistre dans la prairie des béliers & des taureaux,
avec deux jeunes bergers ».

C'est ce que nous rapporte et souligne, à la page 91, notre auteur en apparence anonyme, car, au vrai, Le Triomphe hermétique est signé
par le Chevalier de Saint-Didier de qui le nom est contenu dans l'anagramme
latine terminant l'ouvrage:

DIVES SICUT ARDENS S. -- SANCTUS DESIDERIUS.

Riche comme le feu, proclame cette devise qui nous ramène à la belle image en frontispice, où l'on voit donc ce fluide souterrain, ce
soleil terrestre et centrique du Cosmopolite, duquel il serait enfantin
de penser qu'il fût tout bonnement un immense foyer, susceptible de
s'éteindre peu à peu faute de combustible nouveau pour l'entretenir.
Dans Les Clefs de la Philosophie spagyrique (1), dont nous devons à René Alleau la réimpression par lui enrichie d'une excellente et judi-

1. Qui donnent la connaissance des principes et des véritable opérations de cet art dans les mixtes des trois genres. Texte conforme à l'édition de 1722, publiée chez Claude Jombert, rue Saint-Jacques, à Paris. Caractères, Collection « Quintessences », Paris, 1957.

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AVERTISSEMENT



On est assés persuadé qu'il n'y a déjà que trop de livres qui traittent de la Philosophie Hermétique; & qu'a moins de vouloir escrire de cette science
clairement, sans equivoque, & sans allegorie (ce qu'aucun sage ne fera
jamais) il vaudroit beaucoup mieux demeurer dans le silence, que de remplir
le monde de nouveaux ouvrages, plus propres à embarasser davantage
l'esprit de ceux, qui s'appliquent à pénétrer les mistères philosophiques; qu'à
les redresser dans la véritable voye, qui conduit au terme désiré, ou ils aspirent.
C'est pour cette raison qu'on a jugé que l'interprétation d'un bon
Auteur, qui traitte solidement de cette sublime Philosophie, seroit beaucoup
plus utile aux enfans de la science, que quelque nouvelle production parabolique,
ornée des plus ingénieuses expressions, que les Adeptes sçavent imaginer,
lorsqu'ils traittent de ce grand art, ou plustost lorsqu'ils écrivent pour
faire seulement connoitre a ceux qui possèdent comme eux, ou qui cherchent
le Magistère, qu'ils ont eû le bonheur d'arriver à sa possession. En effet la plûpart des Philosophes qui en ont escrit, l'on plûtost fait pour parler de
l'heureux succez, dont Dieu a beni leur travail; que pour instruire autant
qu'il seroit nécessaire, ceux qui s'adonnent a l'estude de cette sacrée science.
Cela est si veritable, que la plûpart ne font pas meme difficulté d'avouer de
bonne foy, que ç'a esté là leur principale veuë, lorsqu'ils en ont fait des
livres.

Le petit traitte qui a pour titre l'ancienne guerre des Chevaliers, a mérité sans contredit l'approbation de tous les sages, & de ceux aussi, qui ont
quelque connaissance de la Philosophie Hermétique. Il est écrit en forme d'entretien, d'une manière simple, & naturelle, qui porte par tout le caractere
de la vérité: mais avec cette simplicité, il ne laisse pas d'estre profond,
& solide dans le raisonnement, & convainquant dans les preuves; de
sorte qu'il n'y a pas un mot qui ne porte sentence, & sur lequel il n'y eust de
quoy faire un long commentaire. Cet ouvrage a esté composé en Alleman par un vray Philosophe, dont le nom est inconnu. Il parut imprimé a Leypsic en 1604. Fabri de Montpeiller le traduisit en latin: c'est sur ce latin, que fut faite la traduction Françoise imprimée a Paris chez d'Houry & mise à la
fin de la Tourbe Françoise, de la parole délaissée, et de Drebellius, qui
composent ensemble un volume. Mais soit que Fabri ait mal entendu l'Alleman, ou qu'il ait a dessein falsifie l'original; il se trouve dans ces deux
traductions des passages corrompus, dont la fausseté étant toute manifeste,
a fait mépriser ce petit ouvrage par plusieurs personnes; bien que d'ailleurs
il parust estre d'un grand merite.

Comme la verité, & la fausseté ne sont pas compatibles dans un même sujet, & qu'il estoit aisé de juger que ces traductions n'estoient pas fideles;

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il s'est trouvé un Philosophe d'un sçavoir & d'un merite extraordinaire, qui
pour satisfaire sa curiosité sur ce sujet, s'est donné la peine de faire une
recherche de plus de dix années, pour trouver l'original Alleman de ce petit
traitté, & l'ayant enfin recouvré, l'a fait exactement traduire en latin: c'est
sur cette Copie, que cette nouvelle traduction a este faite, avec toute la
fidelité possible. On y reconnoistra la bonté de l'original, par la verité qui paroist evidemment dans la restitution de plusieurs endroits, qui avoient
esté non seulement alterez, mais encore entièrement changez. On en jugera par le passage marqué 34, ou la premiere traduction dit comme le Latin de
Fabri. Mercurium nostrum nemo assequi potest; nisi ex mollibus octo corporibus, neque ullum absque altero parari potest. Il n'en falloit pas davantage, pour faire mépriser cet escrit par ceux qui ont assez de connoissance
des principes de l'oeuvre, pour en pouvoir distinguer le vray d'avec le faux:
les sçavans toutesfois jugeoient aisement, qu'une faute aussi fondamentale
que celle là, ne pouvoit venir d'un vray Philosophe, qui fais bien comprendre
d'ailleurs, qu'il a parfaitement connu le magistere : mais il falloit trouver
un sçavant zelé pour la découverte de la vérité, & en estat, comme estoit
celuy-ci, de faire une aussi grande recherche, pour trouver l'original de cet
ouvrage; sans quoy il estoit impossible d'en retablir le vray sens.

L'endroit, qu'on vient de remarquer, n'est pas le seul, qui avoit besoin d'estre redressé. Si on prend la peine de confronter cette nouvelle traduction avec la precedente, on y trouvera une fort grande difference, & plusieurs
corrections essentielles. Le passage 35 n'en est pas une des moindres, et comme cette traduction a este faite sur la nouvelle copie Latine, sans avoir
voulu jetter les yeux sur celle qui avoit déja este imprimée en François; on
a eu le plaisir de remarquer ensuite, tout ce qui ne s'est pas trouve conforme
à la première. Les parolles & les frazes entieres, qui ont esté adjoutées en quelques endroits de celle-cy, pour faire une liaison plus naturelle, ou un
sens plus parfait, sont renfermées entre deux crochets (), afin qu'on distingue
ce qui est, d'avec ce qui n'est pas du texte, auquel l'autheur de cette
traduction s'est tenu scrupuleusement attache: parce que la moindre addition,
sur une matiere de cette nature peut faire un changement considérable,
& causer de grandes erreurs.

La beauté, & la solidité de cet escrit meritoient bien la peine qu'on y fist un commentaire, qui rendist plus intelligible aux enfans de la science,
un traitte qui peut leur tenir lieu de tous les autres. Et comme la methode des entretiens est la plus propre pour éclaircir, & pour rendre palpables les
verités les plus relevées; on s'en est servi icy, avec autant plus de raison
que l'autheur sur lequel est fait le commentaire, a escrit de cette mesme
manière. On trouvera dans l'entretien d'Eudoxe & de Pyrophile, qui explique celuy de la pierre avec l'or & le mercure, les principales difficultez éclaircies
par les questions & les reposes qui y sont faites sur les points les plus
essentiels de la Philosophie Hermétique.

Les chiffres qui sont à la marge (1) de ces deux entretiens, marquent le rapport des endroits du premier avec ceux du dernier où ils sont expliquez.
On remarquera dans cet ouvrage une entiere conformité de sentimens avec
les premiers maistres de cette Philosophie, aussi bien qu'avec les plus sça-


1. Ils sont en réalité inclus dans le texte.
**** A T T E N T I O N ****

Fin du texte de ce document, ce document étant sujet à droits d'auteur.
**** A T T E N T I O N ****




Ouvrages de Paul Le Cour Fondateur de la revue Atlantis (Sorbonne, 24 juin 1926) ---------
A LA RECHERCHE D'UN MONDE PERDU, L'Atlantide et ses traditions.
2e édition (derniers exemplaires) d'un très bel Ouvrage illustré .. 660 F Usu veterao nova. Le réveil de l'Atlantide. L'origine des civilisations est-elle américaine ? Importance du Yucatan. Le symbolisme iconographi- que. L'écriture et le langage. Houracan. Les allées couvertes de Pornic. La tradition atlanto-boréenne. La métaphysique. Le monothéisme duel. Aor-Agni. Le Verbe. L'immortalité de l'âme. L'éthique. L'hermétisme, etc
L'ATLANTIDE, ORIGINE DES CIVILISATIONS .............................. 390 F
Où faut-il chercher l'Atlantide ? L'Atlantide et l'hyperborée. Les Aço- res, vestiges de l'Atlantide. L'expansion des Atlantes, leur science, leur religion.
MANIFESTATIONS POSTHUMES, Mes rapports avec les invisibles .......... 390 F
Un ouvrage capital, correspondant au premier degré de la Connai- sance, ilustré de photographies ectoplasmiques prises et développées par l'auteur, et exposant les résutats de son enquète de dix années dans le domaine de la métaphysique.
HELLENISME ET CHRISTIANISME ......................................... 360 F
Jésus était-il Juif ? Jésus était Gaël. Juifs et Chrétiens. Christianisme et Judaïsme. Manichéisme et Johannisme. Ce que le Judaïme a emprumté à l'Hellénisme. La langue sacrée. Conversion des Juifs. L'antisémitisme. Relativité et Géocentrisme. Celtes et Grecs. L'ésotérisme de la Bible.
L'EVANGILE ESOTERIQUE DE SAINT JEAN (illustré) ...................... 600 F
Son origine. Ses enseignement. Rapports avec l'Hermétisme et le Gnos- ticisme. L'Apocalipse. L'église de Pierre et celle de Jean. L'évangile de l'Ere du Verseau.
SAINT PAUL ET LES MYSTERES CHRETIENS. Préface de Gaston
LUCE .............................................................. 500 F Paul mystique et gnostique. Sa conversion. Son enseignement. Le Christianime primitif. La Charis. Saint Paul et les protestants. Restau- ration des mystères helléno-chrétiens.
DIEU ET LES DIEUX. Préface de Camille MAUCLAIR ...................... 500 F
Dieu existe-t-il ? La hiérarchie des Dieux. Le Dieu suprême. Les Dieux solaires et planétaires. Le problème du mal. Le démiurge et son retour. Le culte solaire. La Gnose. Preuves par l'Hermétisme. L'Orphisme et le Pythagorisme. La future religion.
LE SEPTIEME SENS, L'AISTHESIS, ou Le chemin de la Connaissance et
de l'Amour ........................................................ 500 F Le sens global dans la Nature et dans l'Homme. Le siège de l'Aisthé- sis. L'Aisthésis et les différentes intuitions. La mystique et l'action. L'in- tuition esthétique. La morale et l'éducation esthétique. Idéal ésthétique et chevaleresque.
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MA VIE MYSTIQUE, ou Les mémoires d'un Onagre ........................ 500 F
Astronomie et sciences psychiques. Etudes métapsychiques. L'Occul- tisme et ses dangers. . Création de la Socièté d'Etudes Atlantéenne. Voya- ges à Rome, Florence, en Grèce, en Crête, en Turquie, aux Açores, en Allemagne, en Afrique du nord. Chevalerie Johannisme, etc.
Pour paraître courant 1959: L'ERE DU VERSEAU, ou Le proche avenir de l'humanité (4e édition).
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133. L'Ere atomique.- 134. Le Coeur et le Cerveau.- 135. Evolution
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138. Le Bouddhisme. - 139. Le Lamaïsme. - 140. L'Islamisme. -*
141. Le Judaisme et la Kabhale. - 142. Le Christianisme.- 143. Les
Atlantes en Afrique. - 144. Solve et Coagula. - 145. Celtisme et Drui-
disme. - 146. Magnétisme et Hyperborée. - 147. Deus Absconditus. -*
148. Métapsychisme et Spiritisme. - 149. De Poséidon à Ioannès. -*
150. A la recherche d'un Ordre perdu: Le Temple et ses traditions. -*
151. L'Idéal esthétique et l'éducation. - 152. Attraction et Répulsion. -*
153. Iona - 154. La Mère. - 155. Au Maroc. - 156. Occultisme et Her-
métisme. - 157. Dante Johannite. - 158. Pro Europa. - 159. Le Monde
en expansion. - 160. L'Emeraude. - 161. Le quatrième sens: L'Odorat.
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tuaires poséidoniens, Eleusis. - 166. En Turquie. - 167. Sanctuaires
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truction de l'Arche. - 170. La Chaîne d'Or. - 171. Paul Le Cour. -*
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trinitaires: le trident. - 182. Symboles trinitaires: la fleur de Lys. -*
183. Le Symbole de la Croix. - 184. Introduction à la chevalerie du
Christ-Roi. - 185. Brocéliande et le Graal, légende celtique et inca. -*
186. Une Chevalerie va naître. - 187. Queste chrétienne. - 188. Bourges,
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bi-frons. - 191. La Pierre Philosophale, I. - 192. Léonard de Vinci. -*
193. La Pierre philosophale, II. - 194. De la Vraye Astrologie. - 195.
La Pierre philosophale, III. - 196. Druidisme et Christianisme.


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