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Réfer. : 1911 .
Auteur : Roger, B. et Camacho, J.
Titre : Typus Mundi.
S/titre : .

Editeur : Editions du Tenuel. Xxxxx.
Date éd. : 1997 .
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**** A T T E N T I O N ****

Ce document étant sujet à droits d'auteur, n'est composé que du début, et des tables éven-
tuelles. Reportez-vous aux références ci-dessus
pour vous le procurer.

**** A T T E N T I O N ****



NOTA BENE:

Nous avons pensé utile d'attirer l'attention du lecteur sur le fait que les commentaires placés sous les gravures
XVII et XVIII ont été croisés dans cette édition, par
rapport à l'édition originale de 1627 à Anvers, que ce
soit volontaire ou non.
Vous pouvez par ailleurs consulter sur ce site, cette édition princeps.

Note du traducteur.

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T Y P U S M U N D I
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(c) Bernard Roger et Jorge Camacho

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T Y P U S M U N D I
nouvellement commenté par Bernard Roger et Jorge Camacho




EDITIONS DU TENUEL
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AVERTISSEMENT

E st-ce Pierre Dujols de Valois qui le
premier rappela, au début de notre
siècle, l'existence de ce précieux
ouvrage? Ce ne fut alors, dans son
Hypotypose ou "explication placée
sous" les emblèmes du Mutus Liber,
signée Magophon, qu'une courte
évocation au sujet de l'artifice majeur du
Grand Oeuvre, parmi ses commentaires
sur la troisième planche.

Quelques années plus tard, Fulcanelli
notait le parallèle entre le thème d'un
caisson du plafond de la chapelle, à
l'hôtel Lallemant de Bourges, et celui de
la cinquième figure du Typus Mundi.

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Et dans la seconde préface aux Demeures Philosophales, Eugène
Canseliet consacrait deux pages à ce
"très rare petit volume que Fulcanelli
tenait lui-même en grande estime," dont
il reproduisait dans l'introduction à son
Alchimie deux emblèmes.

Les auteurs des textes, latins, français et flamands, ont donné leurs noms à la
fin de l'ouvrage. Il s'agit de neuf Pères
de la Compagnie de jésus. De l'artiste
qui composa les gravures, Philippe de
Mallery, on sait qu'il naquit à Anvers en
1600 mais on ignore l'année de sa mort,
comme reste inconnue l'année de la
mort de son père Charles, lui-même
graveur.

Les gravures de Philippe de Mallery ne semblent pas avoir été exécutées
pour illustrer les textes, mais plutôt les
textes écrits pour commenter les
gravures. C'est en tous cas ce que
suggèrent en langue Latine les auteurs
eux-mêmes, lorsqu'ils affirment dans
leur avertissement Ad Lectorem qu'il
leur "a plu d'illustrer les emblèmes par
des vers": "emblemata versibus illustrare

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placuit". Nous tiendra-t-on rigueur de
faire accompagner ces emblèmes de
nouveaux et brefs commentaires, d'un
autre point de vue que celui auquel
semblent avoir voulu se placer les
savants rhéteurs, selon la lettre?

Selon la lettre, et comme le précise le sous-titre de l'ouvrage, l'objet des
poèmes, dans les trois langues, est de
mettre en garde, par cette "Image du
Monde," contre les "Calamités et les
Périls" dont est menacée l'âme, en cette
terre que les emblèmes représentent
par le signe bien connu de la boule
crucifère, et de montrer "l'antipathie"
qui oppose les deux Amours, l'Amour
de Dieu et l'Amour des hommes: sur la
majorité des gravures, ils apparaissent
sous l'aspect de deux enfants ailés
occupés à des jeux étranges, dés la
planche III où la table, sur l'estrade où
se joue le drame, dissimule dans
l'ombre de sa nappe un visage, centre
des cinq sens, comme pour inviter les
lecteurs attentifs à rechercher ici des
sens cachés.

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Personne ne manquera de remarquer sur les images la présence de paysages,
d'objets ou d'animaux, de détails
anodins sans rapport avec la direction
mystico-morale donnée par le sous-titre
de l'ouvrage, comme par les textes en
trois langues dont nous avons conservé
ici l'avertissent "Au Lecteur" et les
quatrains en français, ainsi que les
légendes des gravures en langue latine.

Ce lièvre discret qui vient manger l'herbe d'un pré derrière l'arbre d'Eden
sur la première figure; le tertre de la
quatrième, la tour de château fort à
l'horizon de la cinquième: ces tables,
ces chênes, ces fleurs, ces serpents, ces
escargots et ces pierres, les jeux de mail
ou de billard auxquels se livrent les
deux jeunes protagonistes, rien de tout
cela n'a été dessiné sans intention par
Philippe de Mallery, très savant semble-*
t-il. A moins qu'il ne faille y voir la
volonté d'un commanditaire inconnu,
et pourquoi pas, dans ce cas, de
quelque Rhéteur jésuite? Peut être dit
"rhéteur," au sens étymologique du
terme, celui qui a reçu la parole, et sait
la transmettre.

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Quoique dûment signé, le Typus Mundi reste d'une certaine façon
anonyme, comme le sont la plupart des
livres à clefs. Parmi les clefs contenues
dans celui-ci, les plus précieuses
paraissent être celles qui concernent la
pratique du Grand Oeuvre dont
beaucoup d'auteurs ont dit, avec autant
d'humour que de vérité, qu'elle était
un jeu d'enfants.

Dans le théâtre des jeux variés où s'opposent les deux bambins ailés dont
l'un a reçu une belle auréole, ces putti
ou fils de la grande pute Vénus, armés
comme il se doit d'arcs et de carquois,
nous avons tenté de souligner des
indications concernant certains points
de cette pratique, en espérant qu'elles
pourront amuser, plaire ou même être
utiles à quelques autres "étudiants de
science," nos Frères.

Et vale, comme dit l'avertissement latin Ad Lectorem, ce qui en français
contemporain peut se traduire par: "bon
vent!".

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*
pict

Vois l'épée qui perce le chêne.
C'est l'image du feu pénétrant la matière
pour modifier les propriétés des choses.
Voilà le fondement de notre Art.

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TYPUS MUNDI



AV LECTEVR.
CE tant dedale & renommé ingenieur
Archimede, a jadis faict voir à nos ançestres
en vne sphere christalline, parsemée
des flamboyants rubis des estoilles, vn prodigieux
racueil de la Celeste voute, au grand
estonnement de Iuppiter & tous les Dieux:
mais voicy à l'enuie d'Archimede dechifrée
en vn petit pourtraict la demesurée immensité
du monde; non pas embellie de
tant d'estoilles & astres, mais parsemée de
mille miseres & perils; & en oultre trauaillée
par vne continuelle antipathie de deux Amours.
I'espere que vous la contemplerez
d'vne benigne oeillade; & ferez accroistre
ce merueille, monstrant que le Microcosme
peut aisement comprendre ce Megalocosme.

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I




En tuant le mâle, la femelle le lance
vers son destin.
Mais il est dit que le soufre et le
mercure, principes générateurs des
métaux, étaient à l'origine une seule et
même matière.

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TYPUS MUNDI

pict

Sans l'aide d'Hercules, Atlas porteur des astres,
Eust mis le ciel en piece, les Dieux en mil desastres:

Et quoy? supportera du monde le grand pois Vn vermolu pommnier? no~, no~; mais bie~ la croix.
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II




Notre matière naît du combat, de la
mortification et de la ruine de deux
natures contraires. "Celui qui ignore
le moyen de détruire les corps, dit
Huginus A Barma, ignore aussi le
moyen de les produire".

**** A T T E N T I O N ****

Fin du texte de ce document, ce document étant sujet à droits d'auteur.
**** A T T E N T I O N ****



Il a été tiré de cette édition du
TYPUS MUNDI cinquante exemplaires de tête se répartissant comme suit:
Un exemplaire comportant une eau-forte signée et un dessin original de Jorge Camacho avec une suite de la gravure numéroté 1 Quarante neuf exemplaires comportant l'eau-forte signée de Jorge Camacho numérotés de 2 à 50 Et cinq cent cinquante exemplaires non numérotés Le tout constituant l'édition originale de l'ouvrage.

L'eau-forte a été tirée dans les ateliers de Visat-Dupont à Paris


Achevé d'imprimer en octobre 1997 sur les presses de Artes Gra~ficas Giron à Huelva, España, pour les Editions du Tenuel
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